COUP DE COEUR : SON LITTLE

Il s’appelle Son Little, il est Américain et sa voix nous transporte loin, très loin. Avec un doux mélange de hip-hop, R’n’B, soul, cet artiste déjà professionnel n’a rien perdu de son humilité, de son humanité et amour pour les gens qui l’entourent. En tournée partout en France en première partie de Selah Sue, Son Little est notre coup de cœur de ce frisquet mois de décembre…

 
Paulette : Hello Son Little, on fait cette interview en anglais ou en français ?
Oh j’aimerais bien en français, j’ai appris cette langue à l’école mais je n’ai jamais eu la chance de la pratiquer. Mais je peux dire des mots simples comme bonjour, bonsoir, merci…
 
D’où viens-tu ?
Je suis originaire de plusieurs villes américaines, je suis né à Los Angeles, j’ai vécu à New York et dans le Queens et ensuite dans le New Jersey, à Philadelphie exactement.
 
En quoi ces villes ont influencé ta musique ou t’ont inspiré ?
Je pense que chaque ville m’a inspiré. New York a la réputation d’une ville où tout va très vite, c’est un haut lieu du hip-hop et du rap et c’est une grande part de ce que je fais. On peut sentir une compétition féroce entre artistes et ça m’influence sur ma manière de chanter. Philadelphie est une ville plus traditionnelle et là où je vis dans le New Jersey, c’est un peu bizarre à vrai dire, je ne me sens pas pareil. Les lieux influencent ce que je suis, c’est différent quand je suis à la maison, en ville ou à la campagne. Pour résumer, je dirais que New York et Los Angeles m’ont appris à chanter, Philadelphie à jouer.
 
Chanter, jouer, écrire, ce n’était pourtant pas ton premier choix. Quand as-tu décidé de te lancer ?
Ça m’a pris une éternité. Au départ, je voulais être écrivain, dès ma plus tendre enfance. Je ne savais pas ce que j’allais écrire mais j’avais envie d’être romancier alors que je n’étais que tout petit, vers 4 ans. Et puis par l’écriture, j’ai commencé à composer des musiques, des poésies et même si à l’époque je ne me voyais pas comme un poète, aujourd’hui, oui.

 
Comment écris-tu ou composes-tu des chansons ?
J’ai toujours des mots dans ma tête qui se bousculent, je ne sais pas si c’est très censé de dire ça… (Rires). Mais ces choses sont dans ma tête, tout le temps, elles viennent d’un coup. Et même si je les oublie, elles reviennent très vite.
 
Qu’est-ce qui t’influence au quotidien ?
C’est plutôt, qu’est-ce qui ne m’influence pas ? Ce que j’écris, ça vient souvent de quelque chose que quelqu’un m’a dit ou d’un programme TV, ce que j’ai vu sur un écran, ça peut être dans un livre aussi. Tout m’inspire. Je crois que l’on ne peut pas être influencé par un autre écrivain mais que voir, sentir, expérimenter, c’est ça qui t’inspire.
 
La vie mais aussi l’amour, la passerelle est toute trouvée. De nombreuses de tes chansons parlent d’aimer, Cross My Heart, Your Love Will Blow Me Away When My Heart Aches, Alice, es-tu romantique ?
Oui, sûrement. (Rires). Mais ce n’est pas difficile de l’être ! Être amoureux, c’est difficile mais tomber amoureux, c’est simple. Et il y a tellement de choses à écrire sur ce sujet… Parfois, c’est plus facile d’écrire des sentiments que l’on ne pourrait prononcer ou que l’on ne veut pas dire car la personne n’est pas réceptive. Tu sais, je peux juste me promener en ville, voir quelqu’un au loin, avoir une idée et l’écrire.
 
 
Quand as-tu su que ta voix était puissante, que tu allais devenir chanteur ?
Je crois que j’étais la dernière personne à le savoir… Et surtout à l’accepter. Peut-être d’ailleurs que je ne l’accepte toujours pas. Tout le monde me le dit, j’écoute mais il faut encore me convaincre que j’ai une belle voix. Je n’en suis toujours pas convaincu. J’aime tout simplement chanter, écrire, c’est mon plaisir.
 
D’où vient ton nom de scène, Son Little ?
Il y a plusieurs explications. La plus simple, ça vient de mes amis qui avaient l’habitude de m’appeler Little Son (petit frère). Sinon, c’est venu au moment de l’écriture, je n’arrêtais pas d’y penser. Ça m’obsédait. Encore et encore, et un matin, je me suis réveillé et j’ai compris que c’était ce nom que j’aimais. Ce surnom.
 
Tu voyages partout en France ce mois-ci, en première partie de Selah Sue. Comment s’est passée votre rencontre ?
Je l’ai rencontrée le mois dernier, j’avais beaucoup entendu parler d’elle. C’est très drôle et intéressant d’être en première partie. Je l’observe en Belgique et en France, c’est incroyable l’accueil qu’on lui fait, c’est une grande artiste.
 
Est-ce difficile de faire la première partie ?
Ça peut l’être en fait. Les gens ne sont pas venus à la base pour t’entendre. Mais le défi, c’est de préparer la scène avant que l’artiste suivant n’arrive, qu’une belle atmosphère se créer. Et pour toi-même, tu veux que ce public qui ne te connaît pas, t’apprivoise. Pour moi, le principal est de chanter du mieux que je puisse, que les personnes venues au concert apprécient ce que je fais.
 
Comment peut-on décrire ta musique, c’est difficile car on entend des influences soul, hip-hop même rap…
Je pense que ma musique, c’est du R’n’B mais dans sa version vieille d’il y a 50 ans. Une guitare et une voix, un peu comme Tina Turner. Ça peut paraître curieux mais souvent, on associe la musique à du rock parce qu’on entend une guitare. Ou qu’un peu de batterie nous amène vers le hip-hop. Avec des paroles un peu abstraites, les gens imagent que c’est du folk. Donc au final, je crois que toutes ces choses peuvent ne faire qu’une et je pense que c’est du R’n’B pour ma part.
 
Quand tu n’écris pas, ne chante pas, ne joue pas, que fais-tu ?
J’adore le cinéma et je regarde énormément de films. C’est même une belle inspiration pour écrire. Une de mes chansons parle du livre et du film The Road (ndlr :  La Route, best-seller de Cormac McCarthy et film de John Hillcoat). Parfois, les films ont une portée sur le public encore plus forte que la musique. Il y a les personnages, le scénario et aussi de la musique dans les films. C’est captivant et forcément une source d’inspiration aussi pour l’écriture.
 
“Grâce à mon chapeau, mes idées ne s’échappent pas de ma tête”.
 
Tu ne quittes jamais ton chapeau ?
J’ai tellement de chapeaux. Mais celui que je porte, je l’aime vraiment bien. En fait, je suis un acheteur très rapide. (Rires). J’entre dans un magasin, je choisis, je l’achète et je pars. J’ai une règle sur les chapeaux, ce n’est pas de moi mais je partage l’idée : grâce à mon chapeau, mes idées ne s’échappent pas de ma tête. (Rires).
 
Ça signifie que Pharrell Williams, avec son immense chapeau, a beaucoup d’idées qui circulent ?
(Rires). Je crois que pour moi, vue que ma tête est toute petite, son chapeau est bien trop gros, ça ne m’irait pas. Et je préfère garder toutes mes idées le plus près de mon cerveau… Tu images avec un grand chapeau, ça serait le fouillis là-dedans !
 
Un mot de fin à nos Paulette ?
Déjà Paulette, c’est un très joli nom, je l’aime bien. Ce que j’ai envie de dire aux Paulette, c’est de toujours faire ce qu’elles ont envie de faire. Ou bien d’essayer. C’est la chose la plus importante dans la vie.
 
SON LITTLE : THINGS I FORGOT
Because Music

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