COUP DE COEUR : RÖYKSOPP


Photos de
Sébastien Vincent pour Paulette
 
Ils sont deux, ils sont Norvégiens et ils font partie de la crème de la crème de l’électro. Eux, c’est Röyksopp, un brun et un blond venus du grand froid mais capables de réchauffer n’importe quelle foule avec les titres puissants et profonds. Pour leur dernier album, The Inevitable End, rencontre avec ces deux barbus pour Paulette.

Paulette : Bienvenue à Paris, qu’est-ce que vous connaissez de cette ville ?
Svein Berge : Je crois que c’est la capitale de la France… (Rires). C’est notre touche norvégienne. Plus sérieusement, on ne connaît que quelques trucs sur Paris.
Torbjørn Brundtland : Hier, on s’est promenés dans de beaux arrondissements, après ça, on connaît le voyage des Vikings vers ton pays… Ça risque d’être long !
 
Connaissez-vous quelques mots en français ?
Svein : Moi je connais Chabal !
 
Euh… “Ça va” tu veux dire ?
Sven Berge : Non, le “Chaval” ? “Cheval” ? Et aussi, “la vache” !
Torbjorn Brundtland : “Le chien” aussi. On aime les animaux.
Sven Berge : On arrive à lire en français et à comprendre quelques mots, en général. On n’est pas assez doués pour parler mais on a appris à le français à l’école.
 
C’est votre dernier album et c’est d’ailleurs son titre, The Inevitable End, qu’est-ce que l’on peut dire de cette fin ?
Torbjorn Brundtland : Ça va être plus simple pour nous d’en parler que d’essayer de nous faire comprendre en français… (Rires). On peut commencer par parler de l’album précédent, Do it again que l’on a fait avec Robyn et ensuite de ce dernier album The Inevitable end. On a fait ces deux albums au même moment, ils sont connectés, ils abordent les mêmes thèmes. De plus, je pense que pour The Inevitable End, on est allés plus en profondeur tout en restant très accessibles.
 
 
Pourquoi est-ce le dernier album ? Vous arrêtez ?
Svein : Oui, The Inevitable End, c’est le dernier album que l’on fait dans un format traditionnel. Il y a plusieurs raisons à cela mais la principale, c’est que nous avons déjà enregistré cinq albums en studio et que l’on a l’impression d’avoir dit ce que nous avions à dire. C’est pour cela que l’on a décidé d’arrêter de faire comme ça. On veut enregistrer de la musique sous d’autres formes.
 
Sous d’autres formes, ça signifie quoi exactement ? Ensemble ou séparés ?
Torbjorn : Disons que l’on a un but maintenant, c’est de faire de la musique pour les clubs, pour danser. Par exemple, on ne fera plus d’albums avec douze morceaux. On veut faire autant de musiques que l’on désire, dans la direction que l’on a prise, avec un concept en tête. Et si on souhaite l’enregistrer, que ça soit un morceau ou cinq, peu importe, il faut que ça vienne naturellement.
 
Est-ce que vous pouvez me parler un peu plus de vous, de la Norvège, de Tromso votre ville d’origine ?
Torbjorn : Avec plaisir ! Les paysages face auxquels on a grandi, tous ces espaces autour de nous, cette manière simple de prendre son vélo et de sortir de la ville qui nous a nourris. On a eu une grande liberté dans nos mouvements, nos actions pendant notre adolescence. On a su bien distinguer les bruits de la ville et ajouter à tout ça un côté industriel à notre musique.


 
Qu’est-ce que vous aimez en musique électro française ?
Svein : Oh il y en a tellement ! Les plus connus déjà, les Daft Punk évidemment, Ed Banger, mais aussi Air…
Torbjorn : Les Français ont lancé un beau mouvement, avec des sons forts de batterie, en compressions et ils ont surtout rendu très intéressante la musique électro faite à partir de batteries. C’est ce que le monde entier a regardé, a été inspiré par depuis 1998 ! Tout ça au bénéfice de l’électro, avec des sons plus forts, plus naturels, plus intenses.
Svein : Je crois que la musique électro française a été influencée aussi par la musique afro-américaine, disco et hip-hop, ça se ressent. Les basses sont toujours importantes. C’est très français je trouve !
 
Quand vous ne faîtes pas de la musique, que faites-vous au quotidien ?
Torbjorn : Moi quand je ne voyage pas, j’apprécie le fait de ne pas partir. J’aime sentir mes deux pieds sur le sol, c’est une sensation merveilleuse quand tu voyages beaucoup. J’aime me sentir connecté, avec mes amis, parler et réfléchir. Sinon j’aime regarder le ciel, l’océan, des trucs comme ça ! Ces petites choses me rendent terriblement content.
Sven Berge : On voyage énormément. On voit le monde, on rencontre pas mal de gens. C’est exactement ce que l’on aime faire, parcourir le monde et revenir chez nous, en pleine nature, comme une sorte de détox.
 
Sur Twitter, vous vous décrivez comme un “monstre norvégien à deux têtes”, on peut avoir plus de détails ?
Torbjorn : On a créé une chanson sur un monstre il y a bien longtemps… On l’a jouée une ou deux fois maximum, je ne me souviens plus.
Svein : Ça vient surtout du fait que l’on nous associe souvent à une seule et même personne. Du style, “j’aime le mec de Royksopp de Suède”. Bon, en fait, on est deux personnes et on est de Norvège ! Mais ce n’est pas grave, on joue de ça et au final, nous ne sommes pas importants, ce qui importe c’est notre musique. On a choisi monstre car freak était déjà pris par Rick James (Rires).
 
Un mot de fin à nos Paulette ?
Torbjorn : La vie est courte, essayez de réaliser ça et tout vous semblera plus facile pour organiser votre vie et savoir comment ne pas gâcher votre temps !
Svein : La vie est longue, vous devriez… Non je rigole ! (Rires).


 
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