COUP DE COEUR : PORTUGAL THE MAN

Photo, Nastassia Brame 
 
John Baldwin Gourley, Zachary Scott Carothers, Jason Sechrist et Ryan Neighbors forment le quatuor américain Portugal The Man. 

De passage à Paris, le groupe est venu présenter son sixième album, In The Mountain In The Cloud. Un opus qui oscille entre pop, flower power moderne et psychédélisme. À écouter de toute urgence !


Paulette : Vous êtes quatre et aucun d’entre vous n’est Portugais, vous aimez brouiller les pistes ?
Zachary : Au début on ne voulait pas forcément utiliser le nom d’un pays pour le groupe mais on aimait bien le concept d’être regroupés sous un même drapeau. Et puis Portugal ça peut aussi être un très joli nom pour un homme alors on a pensé à Portugal The Man.
 
Vous êtes originaires de Wasilla en Alaska mais avez déménagé à Portland en Oregon, pourquoi ? Parce que Portland est considérée comme une des villes les plus cool des Etats-Unis ?
John : Zach a dû quitter l’Alaska pour Portland au moment de ses études. Il a monté un groupe et m’a appelé pour que je vienne les rejoindre. Par la suite on a rencontré Jason et Ryan. C’était la première fois que je quittais l’Alaska et je suis content d’avoir atterri à Portland car c’est une ville à taille humaine qui ne me change pas complètement de l’Alaska. Je n’aurais jamais pu vivre à New York… Et puis surtout, à Portland, ils ont de la bonne bouffe, c’est pour cela qu’on reste là bas (Rires).
 

 
Meilleure que la cuisine française ?  
John : C’est difficile de faire mieux mais disons qu’à Portland il y a beaucoup de fermiers qui cuisinent bio et pour vraiment pas cher. La nourriture est saine et naturelle et ça fait plaisir de pouvoir se régaler avec des produits frais et peu onéreux.
 
Votre groupe est né en 2005 et vous sortez déjà votre 6e album. Vous allez toujours plus loin, toujours plus haut ?
Zachary : Exactement. Si on fait de la musique c’est pour aller jusqu’au bout et devenir des putain de grands musiciens. On ne fait pas ce métier pour devenir célébrissimes ou faire la fête tous les jours, nous, ce qui nous intéresse, c’est de prendre du plaisir en faisant ce qu’on aime et de continuer comme ça aussi longtemps que possible.
John : Pour cet album on a signé avec Atlantic ce qui nous permet de voyager énormément et d’avoir une carrière à l’international. Aujourd’hui, on se lève à Paris et demain on se couchera à Londres, que demander de plus ? C’est le pied !
Zachary (à voix basse) : Personnellement je préfère Paris, c’est mieux que Londres, mais chut hein ?
 
Comment fait-on pour écrire des morceaux psychédéliques comme les vôtres ?
Zachary : C’est John qui est notre compositeur officiel. Pour écrire les morceaux il ne se drogue pas, non, il retourne simplement dans sa famille au milieu de nulle part en Alaska. Le soir avant de se coucher il écrit et, quand il rentre de son périple on l’aide, on fait des démos acoustiques sur notre ordi avec Ryan and Jason puis on enregistre en studio.
 

 
Tu la trouves où l’inspiration, John ?
John : Aujourd’hui je la trouve dans les voyages, dans les différentes cultures qu’on découvre, dans la cuisine française par exemple… Avant j’écrivais sur ce que je connaissais. Ma famille élève des chiens de traîneaux et, avant, mon quotidien, c’était de les nourrir. Je parlais des courses d’huskies, du désert, du vide etc. Je tirais avantage de ce qui se trouvait autour de moi.
 
Avez-vous un album favori ?
En chœur : Dark Side of the Moon de Pink Floyd, le meilleur album de tous les temps ! Un chef d’œuvre.
 
Vous allez vous produire à Paris en novembre, connaissez-vous votre public français, vous avez hâte de le rencontrer ?
Zachary : L’an dernier on a joué à L’International à Paris, c’était génial, le public était super mais nous n’avons pas profité car à peine montés sur scène il fallait déjà repartir. J’espère que cette fois ce sera plus long et que nous prendrons autant de plaisir.
 
Une dédicace aux Paulette ?
Ensemble : La nuit dernière on est sortis en boîte et, si il y a bien quelque chose qui nous a frappés c’est que les filles les plus cool du monde sont à Paris. Sérieusement. Leur manière de danser surtout, cette sensation de liberté dans leur mouvement tout en se contrôlant un peu… C’était incroyable. Aux Etats-Unis la musique est beaucoup trop hip hop et les Américaines font vraiment trop attention à leur apparence.
 
Avez-vous dansé avec elles ?
Non, malheureusement, on a préféré les regarder. On n’était pas assez cool pour elles. On essaiera de faire mieux la prochaine fois…  

 

 
PORTUGAL THE MAN :: IN THE MOUTAIN
IN THE CLOUD
Atlantic
Disponible depuis le 19 juillet
 
Concerts :
21/11 : La Boule Noire, Paris
22/11 : Autum Falls Festival, Bruxelles
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