COUP DE COEUR : NAMELESS

On les avait rencontrés en 2011. Les 4 dandys de Nameless reviennent avec un nouvel EP davantage électro et s’apprêtent à faire danser dans les chaumières à la rentrée avec un album prévu pour l’automne. Autant dire qu’on va les écouter en boucle cet été, la voix suave du chanteur ne nous laissant pas de marbre à la rédac’…

Paulette : Vous avez sorti votre EP Nameless en 2011, qu’avez-vous fait depuis ?
Clément : On a fait plein de trucs, on a préparé l’album, que l’on a enregistré avec David Berlant et on a aussi bossé la scène.
Maxime : L’EP de 2011 on l’a fait en auto-prod ce qui nous a permis de monter l’équipe avec laquelle on travaille aujourd’hui, de rencontrer notre directeur artistique David Berlant et de pouvoir enregistrer dans de bonnes conditions un véritable album avec des gens qui aiment le projet.

Vous venez de sortir un nouvel EP, « Portrait », comment votre musique a t-elle évolué ?
Julien : Suite au premier EP on a passé pas mal de temps loin de Paris à récupérer toutes les influences de chacun. On est partis en se basant beaucoup sur les sons de synthé mais en rajoutant une touche un peu électro. Dans le studio de la Reine (13èmme arrondissement de Paris), où l’on a enregistré, il y a beaucoup de matos donc on a vraiment pu se faire plaisir.
Maxime : Le concept était d’utiliser des sons électro actuels mais entièrement joués, souvent tout est programmé sur ordinateur, le challenge était donc d’utiliser tous ces sons et de les jouer live.

“On aime faire danser les gens”

Il y a trois remixes du morceau « 7 days in the sun », pourquoi cette volonté d’en faire autant ?
Maxime : On écoute pas mal de remixes à côté, c’était pour se faire plaisir. Généralement, ça ouvre d’autres portes sur la vision qu’un dj peut avoir sur ton propre titre. Ça peut donner des idées pour la scène, pour la suite et ouvrir des pistes.
Julien : En concert, il y a pas mal de titres que l’on joue de manière encore plus électro que la version des albums, on aime faire danser les gens et les voir s’éclater !
Justement, vous pensez ça nécessaire de faire des sons plus électro pour la scène ?
Maxime : Non pas nécessairement. On a vraiment une formation live traditionnelle mais avec des machines en plus, on aime garder la liberté que l’on a quand on joue : tu peux faire durer sans le prévoir n’importe quelle partie d’un morceau. Et en même temps on veut intégrer la dimension club, c’est ce mix des deux qui fait notre univers.



Vous parlez beaucoup de relations, de femmes, vous n’avez pas peur d’avoir une image de groupe pour midinettes ?
Clément : Non pas du tout, on parlait tout à l’heure comment notre musique a évolué par rapport au premier EP. Ça a évolué dans le sens où on a voulu continuer à faire des portraits de personnes qu’on a croisées, aimées ou détestées. Le fait de toucher les femmes ne nous dérange pas, il y a des choses qu’on a écrites pour elles, en bien ou en pas bien (rires).
Il y a d’autres thèmes que vous n’avez pas encore abordés et sur lesquels vous aimeriez écrire ?
Maxime : Pour l’instant les choses se sont fait comme ça naturellement, quand on se retrouve pour trouver des idées, on  parle entre nous par exemple de quelqu’un que l’on connaît et on se marre, on raconte des blagues. Quand quelque chose d’intéressant ressort on se dit « eh tiens ! Si on en faisait une chanson », c »est un peu le fil conducteur de cet album. Mais on a évidemment plein de choses à découvrir encore sur d’autres thèmes.
Clément : Nameless c’est un groupe de potes parmi un énorme groupe de potes avec qui on évolue, donc forcément on va puiser notre inspiration sur ce que l’on connaît et ce qu’on est.



Vous écrivez toutes vos chansons en anglais, pourtant à vos débuts vous aviez fait une reprise de « Foule sentimentale » de Souchon. Est-ce que vous pensez écrire en français ?
Maxime : Ce n’est pas fermé, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Si on écrit en anglais c’est pour la mélodie, par exemple on intègre une chanson si elle passe en seulement guitare/voix. On privilégie vraiment la mélodie. On n’a peut-être pas non plus le talent d’écriture en français que d’autres ont…
Il y a trois ans durant l’interview que vous aviez accordée à Paulette, vous nous aviez parlé d’un de vos clips qui a été tourné à la piscine Molitor. Vous en pensez quoi de cette piscine fraîchement rénovée ?
Clément : C’est beaucoup moins bien ! (rires)
Maxime : Forcément, elle sent moins la bière et le pipi. Mais ça coûte un max, c’est un peu dommage d’avoir fait croire à tout le monde que ça allait être un nouveau lieu, que les parisiens allaient pouvoir se le ré-approprier alors que justement c’est lorsqu’elle était désaffectée que c’était un lieu culte.

Une dédicace pour les Paulette ?
En choeur : Venez nous voir en concert le 10 juillet !


NAMELESS :: PORTRAIT (EP)
Concert :
10/07 : Le Point éphémère, Paris
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