COUP DE COEUR : MÉLANIE PAIN

©Photos by Marc Thirouin 
A l’occasion de son concert de ce jeudi à la Flèche d’Or, Mélanie Pain, une des chanteuses de Nouvelle Vague, nous présente son nouvel album Bye Bye Manchester. A découvrir en live dès ce soir !
 
Paulette : A l’écoute de ce nouvel album, on a la sensation qu’il est plus profond, plus intense que le précédent. Qu’en penses-tu ?
Mélanie Pain : La grosse différence, c’est que ce 2e album, je l’ai fait moi-même du début à la fin. J’ai écrit toutes les chansons, toutes les paroles. Je me suis enfermée, je suis partie à Manchester pendant deux semaines et j’ai essayé de sortir tout ce que j’avais dans le ventre. Je suis devenue chanteuse en étant interprète avec Nouvelle Vague et on me proposait tout le temps des chansons que j’arrangeais pour qu’elles me ressemblent. Mais là, c’est la 1re fois que j’écris. Donc oui, c’est beaucoup plus intense parce que ça vient vraiment de moi je crois.
 
Ton 1er album avait eu un joli succès. Est-ce que tu avais la pression en réalisant ce 2e album ?
Je me suis mise la pression parce que je devais tout faire toute seule. Heureusement, j’ai rencontré Albin de La Simone qui m’a aidé à tout recadrer. J’avais un peu la pression en lui faisant écouter mes morceaux… Et de suite, il m’a mise en confiance et il a été intéressé à l’idée que l’on travaille ensemble. Il a été la clé.
 
Albin de La Simone a donc joué un rôle important sur ton album ?
Déjà, il a réalisé l’album, il a choisi les musiciens et il a fait tous les arrangements. Il a aussi essayé de comprendre ce que je voulais faire, ce qui n’était pas facile. Il a vraiment été à mon écoute, car à un moment j’étais perdue, j’avais énormément de démos et je n’arrivais plus à savoir si c’était une chanson ou pas, un refrain… Parler avec lui m’a permis d’assumer ce que j’avais fait.
 
Tu alternes morceaux en français et chansons en anglais. C’est important pour toi de chanter dans ces 2 langues ?
Bizarrement, chanter en anglais pour moi, c’était très important avant. Aujourd’hui en live, je me rends compte que je ne chante quasiment que des chansons en français. J’assume beaucoup plus de chanter en français maintenant. J’ai aussi trouvé la manière de chanter du français qui me convenait. Mais c’est important de pouvoir passer d’une langue à l’autre, j’écoute beaucoup de musique anglo-saxonne. Et puis quand on écrit en anglais, on a un côté très décomplexé, alors qu’en français on a un côté prise de tête.
 
« J’AI UNE FASCINATION POUR MANCHESTER DEPUIS QUE JE SUIS ENFANT »

Tu évoques 2 villes dans cet album Miami et Manchester. As-tu des envies d’évasion ?
Tout l’album, c’est un peu ça. Avec Nouvelle Vague, j’ai découvert les voyages et c’est devenu une petite addiction ! Quand je reste trop à paris, mon niveau d’énergie redescend, j’ai besoin de partir, de bouger. J’ai toujours l’idée que je peux partir, je peux changer de vie, je peux recommencer ailleurs. C’est très important pour moi de savoir ça. Rien n’est fixé, tu peux toujours t’échapper, changer de ville. Le tout, c’est de savoir que c’est possible sans forcément le faire.  C’est mon moteur. Manchester, j’ai une fascination pour cette ville depuis que je suis toute petite. Ado, j’étais fan des Smiths et amoureuse de Morrissey. J’avais un poster dans ma chambre et tous les soirs en le regardant, j’avais le cœur qui battait ! Pour moi, Manchester, musicalement c’est énorme. J’ai toujours voulu aller là-bas, essayer de travailler là-bas. Miami, c’est le contraire. J’y fais quelques concerts, mais c’est la ville dont j’ai voulu immédiatement partir. Je n’ai vraiment pas aimé l’ambiance. Il y a donc une ville qui m’attire, une autre qui me repousse.
 
Tu es " tombée" un peu par hasard dans la musique. Avec le recul, qu’est-ce que ce changement de vie t’a apporté ?
Ma vie d’avant me paraît bizarre ! Je me suis tellement épanouie dans la chanson, dans les tournées, dans les voyages. Aujourd’hui en plus, j’écris mes chansons, ce sont mes textes, mes émotions que je vais chanter sur la scène de la Flèche d’Or ce jeudi. Je n’ai jamais vécu ça avant, c’est énorme. Je ne pourrais jamais revenir en arrière.
 
Tu collabores notamment au projet Nouvelle Vague. Participer à d’autres projets similaires, ça te tente ?
Oui ! Ça fait 8 ans que je collabore à Nouvelle Vague, mais je fais de moins en moins de concerts. C’est toujours un plaisir. J’aimerais bien faire partie d’un groupe ou d’un autre collectif. Mais pour l’instant, j’ai suffisamment de travail avec l’album.


 

Sur cet album, tu as collaboré avec Ed Harcourt sur un titre. Comment est née cette chanson ?
Je l’ai contacté via facebook. C’est ma spécialité ! Je lui ai dit que j’aimerais faire des chansons avec lui et il m’a invitée dans son studio. On a écrit 3 chansons en 3 jours et j’en ai gardé 2. C’est un mec qui a un talent incroyable, un bad boy romantique.
 
Tu as un côté rétro. Quelles sont tes influences ? Tes égéries ?
Je suis admirative des femmes des années 50 / 60 un peu à la Brigitte Bardot ou Audrey Hepburn qui sont à la fois belles et fragiles. Je me reconnais plus dans ces personnages extrêmement compliqués et rétro. Ce sont des femmes qui n’ont pas peur. Mais je suis de moins en moins rétro !
 
« MON DEUXIÈME PRÉNOM C’EST JOSETTE »

Une dédicace aux Paulette ?
Mon 2e prénom, c’est Josette. Donc à toutes les Paulette, les Josette : vive les prénoms en « ette ». Paulette a un côté tout de suite meilleure copine ! Donc à toutes celles qui ont un prénom en « ette » : bravo !
 
MÉLANIE PAIN :: BYE BYE MANCHESTER
Sortie prévue début 2013
 
 
Concerts :
05/07 : Flèche d’or, Paris
De septembre à décembre : un concert par mois
au Divan du monde

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