COUP DE COEUR : BEL PLAINE


Morgan, Antoine, Alexis, Ancelin et Vander forment le groupe Bel Plaine. Un quintet pop-folk tout droit sorti de Moonrise Kingdom. Rencontre.
Paulette : L’histoire de Bel Plaine s’est d’abord écrite à deux avant que vous n’intégriez d’autres membres. Est-ce que vous pouvez nous raconter la formation du quintet ? 
Morgan : J’ai rencontré Antoine le 31 décembre 2010. On avait tous les deux été invités à la même soirée mais on ne se connaissait pas. Juste avant de rentrer chez nous, on a échangé deux minutes sur un titre des Drums qui passait en fond sonore. On avait exactement la même conception de la musique. Sur un délire –on était bien bourrés- on s’est dit que notre résolution de l’année serait de créer un groupe tous les deux. Puis chacun est rentré chez soi et on ne s’est plus jamais revus… jusqu’à ce que je croise Antoine par hasard dans le métro quelques mois plus tard ! On allait encore tous les deux à la même soirée ! Le destin. On a rediscuté –sobres- de notre projet et, les jours d’après, on s’est revus régulièrement pour répéter, le groupe était né.

Antoine : Ensemble, on a trouvé la trame des morceaux que l’on joue aujourd’hui, on a du écrire "Summer Ends" le deuxième ou troisième jour qu’on s’est vus ! Puis, au fil des mois, on a eu envie d’apporter du son en plus. De temps en temps, on rencontrait des potes de potes qui nous faisaient part de leur envie de jouer avec nous, ça se jouait au feeling. Un jour, pour voir si ça pouvait coller entre nous tous, on a fait un truc un peu fou. L’été 2012, on est tous partis vivre pendant un mois dans une ferme, dans la région de Cahors.
 
Morgan : C’était très important que l’on s’entende tous, que l’on soit potes avant d’être membres d’un même groupe. Un groupe passe beaucoup de temps ensemble, il était donc primordial que l’on connaisse les bons et les mauvais côtés de chacun pour ne pas avoir de mauvaises surprises par la suite. Résultat, ça a matché tout de suite, cette aventure restera inoubliable.
 
Alexis : On était tous en harmonie, la ferme ressemblait à un véritable repère de hippies ! On prenait nos douches dehors, c’était vraiment chouette. Une expérience incroyable pour tout le monde.
 
Antoine : On était tout le temps torse nu, c’est ça l’esprit Bel Plaine, la nature, l’ambiance bucolique, la vraie vie quoi !
 
Vander : Il faut préciser qu’on n’était pas tout seul non plus, beaucoup de copains sont passés nous voir, certains sont restés une nuit, d’autres plusieurs semaines.

 

> Cette ferme était une sorte d’usine collective ?
Morgan : Exactement, c’est là bas qu’on a enregistré notre premier EP. On a tout fait pendant ces vacances : nos premières photos, notre premier clip, le teaser de l’EP, nos premiers concerts…
 
Alexis : Ah ça, on s’en souviendra de ce concert ! On s’est retrouvé à jouer, par solidarité, dans une soirée improbable où les habitants du village manifestaient contre la construction d’une prison. Le public était chaud bouillant, on en garde tous un super souvenir.
 
Morgan : La moyenne d’âge devait être de 55 ans. Evidemment on a tout filmé, c’était magique. Moi, je ne rêve que d’une chose, utiliser ces rushs ! J’aimerais bien les utiliser pour le clip du remix de "Summer Ends, fait par le groupe suédois Digalaux. Je pense que ça peut bien coller.

 

> Parlez-nous un peu de cet EP, Present…
Morgan : L’EP évoque l’insouciance, la nostalgie douce. Moi, mes séances de psy, c’est de repenser à des moments de pur bonheur que j’ai pu ressentir et c’est ça qui m’inspire pour écrire nos morceaux. On n’a pas du tout peur de tomber dans la naïveté. On assume complètement ce côté un peu régressif de l’EP.
 
Antoine : Nos mélodies sont pop mais disons que ce sont des mélodies à qui on a fait prendre un virage à 90 degrés.
 
Alexis : Cet EP, c’est vraiment un cadeau, on y a mis toute notre énergie, toute notre sincérité. On espère que le public appréciera.
 
Morgan : C’est comme quand tu es petit et que tu essaies de colorier l’intérieur d’un rond mais que tu débordes. On est conscient que ce n’est pas forcément parfait mais on y a mis tout notre cœur. 
 
> Vous parlez beaucoup de nostalgie, d’enfance, de vacances… Quels sont vos meilleurs souvenirs de vacances d’ailleurs ?
Morgan : Moi c’est une journée que j’ai passée en Islande. J’étais au milieu des fjords, dans un port de pêcheur abandonné. C’est la première fois que je ressentais la vraie béatitude, je me suis senti flotter.
 
Alexis : Je me rappelle de vacances où je faisais du vélo avec une fille qui portait une jupe bleue. Je roulais derrière elle et à un moment j’ai vu sa jupe voler, c’était magnifique.
 
Antoine : Je n’arrive pas trop à m’exprimer par les mots donc je ne sais pas si je vais être très clair mais je dirais que c’est une virée que j’ai faite à Atlanta, aux Etats-Unis. J’ai été impressionné de ces grands espaces, de cette culture si différente de la nôtre…
 
Vander : Et moi c’est la fois où je suis retourné à Pointe-à-Pitre, ma ville de naissance. Ça m’a beaucoup ému.


Quels sont vos projets ?

Antoine : L’album attendra, il faut que l’on prenne notre temps. On est ensemble depuis peu, on ne veut pas se précipiter. On a besoin de continuer à faire des EP.
 
Alexis : De très bons EP ! On peut vous dire qu’il y a du lourd dans les nouveaux titres qu’on vous prépare !
 
Morgan : On songe aussi à repartir vivre une aventure un peu similaire à celle de l’an dernier. Y a un plan en Aveyron qui est plus ou moins en train de se confirmer…
 
> Avant que l’on se quitte, pouvez-vous nous confirmer que vous n’êtes pas de grosses quiches en orthographe ? Pourquoi Bel Plaine et pas Belle Plaine ?
Morgan : On chante en anglais mais on est français, on voulait donc qu’il y ait une ambiguïté dans le nom, que l’on ne puisse pas cerner notre nationalité au premier abord. On cherchait un nom qui colle mais on ne trouvait pas. C’est comme quand tu cherches l’amour, c’est quand tu cherches que tu ne trouves pas. Et puis un jour, dans une friperie, j’ai trouvé un tee-shirt avec écrit "Belle Plaine" dessus. Il faisait la promo d’une soirée Barbecue dans un village américain. Quand j’ai lu le mot, j’ai tout de suite imaginé une grande vallée, la liberté, je me sentais respirer. Antoine a suggéré d’enlever le "le"-pur l’ambiguïté- et voilà !
 
> Une dédicace aux Paulette pour conclure ?
Alexis : Chaque fille qui dit "Paulette" à l’entrée lors du concert de ce soir aura droit à un bisou d’un des membres du groupe. Elle laissera son prénom sur une feuille qu’on aura laissée à l’entrée et, à la fin du concert, promis, on ira lui faire son bisou ! 
 
Morgan : Ouais, c’est une chouette idée ça, mais qu’elles n’oublient pas de préciser de qui elles veulent recevoir un bisou hein !
 
BEL PLAINE :: PRESENT (EP)
En écoute sur Spotify

 
Concerts :
21/02 : Point Ephémère, Paris
09/03 : Bellevilloise, Paris
 
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