COUP DE COEUR : BARBAROSSA


Barbarossa œuvre seul sur scène, derrière son piano et sur son pad. En solitaire aussi, l’anglais compose ses mélodies pop-folk, douces, intenses, et chante ses maux et sa lignée. Une voix pure, une barbe rousse bien fournie, un désir d’honnêteté et un certain charme à l’anglaise : c’est le secret de l’équation Barbarossa. Rencontre avec James Mathe à l’occasion de la sortie de son second album, Bloodlines.
 
Paulette : C’est quoi Barbarossa ? Peux-tu nous parler de ton projet ?
James : Barbarossa, ça a commencé en 2006, quand j’ai sorti mon premier album, Sea like blood. Ensuite, j’ai fait une coupure, et j’ai fait partie de plusieurs groupes : Johnny Flynn & the Sussex Wit, et Junip. Mon premier album était très acoustique. Je l’ai enregistré avec le label écossais Fence Records, et c’était super. Mais quand l’album est sorti, je me suis rendu compte que j’aurais pu faire encore mieux. Alors j’ai commencé à faire du clavier et du synthé, et j’ai eu envie d’explorer de nouveaux genres. Je voulais garder la simplicité et la pureté du son, mais en allant vers de nouveaux instruments. Mon but, pour cet album, c’était de trouver un son assez solide pour soutenir une chanson entière, et se connecter aux gens, leur transmettre une émotion. Ça m’a pris du temps et j’ai persévéré, même si ça a été difficile. Maintenant j’en suis fier, parce que l’album qui est né de cette recherche me représente complètement. 
 
Peux-tu nous parler de ton univers et de tes influences ?
Tout a commencé avec la soul, Stevie Wonder, Otis Redding… C’est tellement direct et pur ! Je crois que je ne m’en lasserai jamais. J’aime aussi le hip-hop, la dance, les années 90 et des choses plus modernes : LCD Soundsystem, Dirty Projectors. Tout ça s’est mélangé en moi, et je n’y fais pas référence directement, mais ça m’a nourri pour écrire mon album.

 
Pourquoi choisir un pseudonyme, Barbarossa, et pas ton vrai nom, James Mathe ?
D’abord, parce que je suis vraiment fier de ce que j’ai fait avec Barbarossa il y a six ans. Je ne voulais pas fermer cette porte là, je voulais continuer à chercher dans cette direction.  Et puis j’aime bien ce nom, je le trouve fort ! En plus, je peux me cacher derrière. J’ai un nom d’artiste et mon identité personnelle. Les deux se rejoignent parfois mais je tiens quand même à les dissocier. Et puis Paulette, il faut bien avouer qu’il y a beaucoup de trop de James sur la scène actuelle !
  
Quand tu étais petit, tu voulais faire de la musique ?
Et oui, ça a toujours été un rêve. Mais jusqu’à ce que je sois ado, je ne pensais pas que ça puisse devenir réel. Ça semblait trop beau pour être vrai, et je ne me sentais pas capable d’y réussir. Mais en grandissant, et en continuant d’écrire, je me suis rendu compte que c’était atteignable, et c’est même devenu ma réalité !
 
Comment as-tu appris à jouer et à écrire ?
J’ai commencé par apprendre le piano, et le solfège quand j’étais enfant, mais je détestais ça ! Mon professeur m’a appris des accords, et à jouer des chansons que j’aimais, à l’époque. Il m’a appris les bases, et ensuite je m’y suis mis tout seul. Je me sentais mieux dans ma chambre (rires). J’ai appris la guitare tout seul ensuite.

 
À qui aimerais-tu être comparé ?
Il y a des artistes que je respecte vraiment, dont j’admire la démarche. Je pense par exemple à Damon Albarn, James Murphy, Jack White… Ils restent fidèles à eux-mêmes et à leurs démarches, ils ne se laissent pas influencer par l’argent, ou par leur label.
 
Qu’est-ce qui te fait rire ?
La série Portlandia (ndlr : série comique avec casting du show américain Saturday Night Live) ! Et en général, c’est plutôt les gens et les comportements humains qui me font rire.
 
Ta plus grande peur ?
Ne pas réussir à écrire ! Écrire et faire de la musique, ça donne du sens à ma vie.
 
Une chanson importante pour toi ?
Une vieille chanson soul très puissante : It’s not that easy, de Reuben Bell !
 
 
Ce que tu aimes le plus ?
L’honnêteté ! Je déteste les gens qui s’écoutent parler. Pour moi, il faudrait que tout compte, et que tout soit important, d’une conversation avec un inconnu dans, à une chanson que j’écris ! J’aime ce qui est sincère.
 
Ton meilleur concert ?
J’ai fait un de mes meilleurs concerts à Paris figure toi ! Je faisais la première partie de Junip, au Trabendo, en mai dernier. C’était le dernier concert de la tournée, et c’était plein. Le public était super réceptif, c’était génial.
 
Une dédicasse aux Paulette ?
Les filles, j’espère que vous prendrez 30 ou 40 minutes de votre temps pour mettre votre casque, que vous écouterez l’album et que vous apprécierez !
 
BARBAROSSA :: BLOODLINES
Sortie le 9 septembre 2013
Memphis Industries
 
Concert :
21/09/13 : Flèche d’or, Paris
 
 
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