CONVERSE, UNE CAMPAGNE POUR SOUTENIR QUATRE ARTISTES SOLAIRES

Avec sa nouvelle campagne inspirée et inspirante, Converse continue à encourager et à soutenir la jeune communauté créative et met un grand coup de projecteur sur quatre femmes dont le parcours, l’ambition et l’envie d’avoir un impact positif sur le monde nous a motivées comme jamais.

L’indémodable marque de baskets reste intimement connectée à la nouvelle génération, la culture urbaine et les mouvements artistiques. Dernière initiative en date, la mise en place de Studio 70, imaginé comme une plateforme dédiée à la créativité. Car Converse aime les créatifs, les aide à concrétiser leur vision et les accompagne fidèlement. C’est exactement le sentiment que nous avons eu en papotant avec Crystal, Elena, Marissa et Morgane, quatre créatives et artistes rencontrées en toute décontraction lors d’un shooting photos dans les jolis bureaux parisiens de Converse. Rencontre.

Les filles, et si on se présentait ?

Crystal Murray : Salut ! Je suis au lycée en train de passer mon bac et à côté j’ai un groupe avec mes meilleures amies qui s’appelle Gucci Gang. On a aussi créé une plateforme qui s’appelle Safe Place permettant aux femmes de parler ouvertement de sujets qui les concernent personnellement. Depuis 3 ans, je fais de la musique. Mon premier single « After Ten » est sorti il y a quelques semaines.

Elena Mottola : Je suis Elena, j’ai 21 ans. Mon copain, Pierre Kaczmarek, et moi avons créé la marque Afterhomework (qui a défilé lors de la dernière Fashion Week parisienne, ndlr). J’adore la création et le stylisme.  

Marissa Seraphin : Je bosse dans la mode depuis plusieurs années en tant que styliste et mannequin. Je viens de réaliser mon premier film, un docu-reportage sur les orangs-outans. J’ai vécu 1 mois avec eux dans la jungle indonésienne.

Morgane Ortin : Moi, je suis la fondatrice du compte Instagram Amours solitaires qui compile de beaux messages d’amour. J’ai commencé par des captures d’écran de textos échangés avec mon copain de l’époque. Puis, le projet est devenu très vite participatif. Le livre Amours solitaires a été publié à l’automne dernier.

Morgane Ortin
Crédits : Louise Carrasco pour Paulette

Étant toutes les quatre créatives et artistes, comment définissez-vous votre art ?

M.O. : Pour moi, Amours solitaires est entre l’art et le social. C’est un projet qui apporte des choses aux gens et peut avoir un impact fort. Je me considèrerais personnellement plutôt comme un chef d’orchestre car j’ai composé mon livre à partir des nombreux messages reçus de toute la France.

C.M. : Pour l’instant, je me définirais comme une jeune artiste qui se découvre musicalement. Je fais des rencontres, des découvertes et j’absorbe les énergies pour faire une musique nourrie de diverses influences, tout en restant très personnelle. J’essaie d’être la plus vraie possible. D’ailleurs, le clip de mon single « After Ten » montre bien mon univers, mon chez moi, mes potes. Il a été filmé par les Bardos qui me connaissent depuis longtemps.

Crystal Murray
Crédits : Louise Carrasco pour Paulette

À ce propos, est-ce important pour vous de montrer le processus de création derrière l’œuvre finale, de lever le voile sur le backstage ?

E.M. : Je trouve très cool de montrer comment on arrive là où on est. Du coup, je suis super honnête et j’explique step by step comment tout se passe. Je m’intéresse beaucoup aux gens et j’ai envie de savoir comment ils font et où ils en sont. On n’a pas forcement le temps de tout montrer, c’est vrai, mais si j’ai le temps, je le montre.

M.S. : C’est très intéressant de montrer comment un travail est créé, par où on est passé et pas juste le produit final. Le chemin emprunté est passionnant et parfois même plus intéressant que l’arrivée. C’est ce chemin qui nous fait grandir et évoluer, qui nous fait rencontrer et tisser des liens avec des gens exceptionnels.

Rencontres qui se font de plus en plus grâce aux réseaux sociaux d’ailleurs. Pensez-vous qu’ils favorisent le partage du réel ou nourrissent plutôt une recherche de la perfection ?

M.O. Je pense qu’il y a autant d’usages des réseaux sociaux que d’humains. Les réseaux sociaux, c’est vraiment la base d’Amours solitaires. J’ai décidé d’en faire un miroir non pas du parfait mais de l’intime. J’ai voulu montrer à quel point on peut révéler les intimités, sans les flouter, même quand c’est parfois triste.

E.M. : C’est vrai. Tout dépend de l’utilisation qu’on veut en faire. Tu peux montrer les paillettes et aussi ce qu’il y a derrière. Les gens montrent plus les paillettes, c’est sûr (rires). On montre le positif car on vend aussi une image.

M.S. : Je trouve que cette recherche de la perfection est une vraie obsession de notre société actuelle. Montrer qu’on a une vie parfaite, un corps parfait. Les réseaux sociaux sont certes l’un des meilleurs outils de communication du moment, mais il y a un coté malsain derrière tout ça. Je m’inquiète pour les adolescentes qui suivent toutes ces « Insta-girls » pensant qu’elles sont parfaites alors quelles ne le sont pas. J’aimerais qu’elles sachent qu’il ne s’agit pas de la réalité, mais seulement d’une certaine réalité, celle que l’on veut bien montrer.

Marissa Seraphin 
Crédits : Louise Carrasco pour Paulette

Quelles sont vos plateformes préférées pour communiquer et partager vos projets ?

M.O. : Instagram a été mon premier canal de diffusion. J’ai créé le compte « Amours solitaires » pour ne pas oublier et vraiment lutter contre une certaine évanescence de la communication digitale. Mais, passer sur le papier s’est imposé par mon envie de travailler sur la mémoire. Le livre est aussi né d’une petite frustration de ne pas connaître la suite des messages publiés, d’où l’envie d’orchestrer une histoire continue.

C.M. : @wearesafeplace est né sur les réseaux sociaux. On voulait rendre la parole visuelle et retrouver l’esthétique de notre génération à travers un compte Instagram  pur et joli. On a reçu des messages bouleversants grâce aux réseaux sociaux. On peut parler de moments durs. Mais les filles, elles sont là, elles sont belles et elles sont fortes.

Vous avez toutes une identité visuelle très personnelle. Est-ce que votre look est aussi un moyen d’expression ?

M.S. : Absolument. C’est pour moi un moyen de montrer mon gout pour les couleurs et pour la vie. J’exprime ma joie de vivre et ma fantaisie, tout simplement. J’aime être extravagante et sortir du commun. Ça me met de bonne humeur et je communique ma bonne humeur aux  gens que je croise dans la rue. La vie est belle ! C’est tellement fun de s’amuser en s’habillant.

C.M. : Moi, j’adore le vintage. Mon style m’est d’abord venu de mon frère qui était très streetwear. Donc je m’habillais un peu comme lui avec des bombers. Je me suis doucement féminisée par la suite. Ma mère, qui s’habille toujours très classe, m’a donné un conseil mode que j’ai gardé : « Quand tu ne sais pas comment t’habiller, enfile un costard. » Et aujourd’hui, je suis venue en costard (rires). Sinon, la mode c’est aussi être juste bien dans ses baskets… Converse (rires) !

L’engagement est aussi une valeur que vous partagez sous différents aspects. Pourquoi est-ce important de s’engager en 2019 ?

M.S. : Parce que si nous voulons garder notre belle planète, nous devons agir maintenant. Nous devons la protéger, c’est urgent. Je suis trop sensible à la cause animale, surtout les espèces qui sont en train de disparaître, pour ne rien faire.

EM : On me pose beaucoup de questions sur l’éco-responsabilité en ce moment. J’ai l’impression que c’est à la mode et que certains en font un argument marketing. Afterhomework, étant une petite marque qui achète des tissus de fin de stock, s’inscrit naturellement dans une démarche éthique d’upcycling. Mais, c’est un processus naturel qu’on ne revendique pas pour autant.

M.O. : Pour moi, tout message est politique, même un message artistique. On peut avoir l’impression qu’il ne s’agit que de messages d’amour, mais il y a quelque chose derrière. Un positionnement féministe fort. Le fait de ne jamais dire si c’est un homme ou une femme qui écrit un message montre qu’on est tous égaux face à l’expression de l’intime. Vouloir libérer la parole, valoriser la sensibilité et créer un espace de bienveillance sur Internet sont aussi des combats sous tendus par « Amours solitaires ».

Elena Mottola
Crédits : Louise Carrasco

Pour finir, auriez-vous un petit conseil pour les lectrices de Paulette qui aimeraient se lancer dans un projet fou ?

M.S. : Juste, allez-y ! Il ne faut pas trop se poser de questions. Avec de la motivation et du cœur, on y arrive toujours.

M.O. : Oui, vraiment. Ne pas chercher mille an et y aller. Suivre ses instincts et se lancer même si tout n’est pas parfait. Il faut se décomplexer et y aller. 

E.M. : Ça peut paraître banal, mais restez soi-même c’est hyper important aussi !

C.M. : Go girls! Au moment où j’ai commencé à faire de la musique, je me suis dit : « Allez, aie confiance en toi ! And do your thing ! »

Une interview de PK Douglas

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