CONFINEMENT CHEZ PAULETTE, LA LISTE DE JULIETTE

Juliette, rédactrice en chef des Paulette Talks et directrice éditoriale print, partage ici ses tips pour vivre le confinement avec force. Plats gourmands, lecture et réconfort… Que fait-on chez Juliette ?

Un bouquin que tu as fini ? Je n’ai pas encore fini de bouquins en cette période de confinement car j’adore en lire beaucoup à la fois… En ce moment, je suis sur : Le placebo c’est vous de Joe Dispenza, Le complexe de la sorcière d’Isabelle Sorente (un roman très documenté sur les origines de la sorcellerie et de son impact sur les femmes aujourd’hui), Les ronces, le magnifique recueil de poésie de Cécile Coulon. Ah et The Blackwater Lightship de Colm Tóibín (que je lis en anglais, pour être au plus proche de la plume de ce romancier irlandais que j’admire énormément), Au-delà de la pénétration de Martin Page (le sexe, ce n’est pas que la pénétration !), et je compte enfin finir Sorcières de Mona Chollet ! Et peut-être enfin commencer Écritures de Stephen King, sait-on jamais – c’est Cécile Coulon elle-même qui me l’a conseillé. 

Un bouquin que tu ne finiras pas ? Dans tous ceux que j’ai mentionné ci-dessus ? Aucun, ils sont tous passionnants. Mais il y a bien un livre (ou plutôt une série de livres) que je ne finirai pas : Les chroniques des elfes de Jean-Louis Fetjaine. Un drôle de mélange malaisant (selon moi) de chefs-d’œuvre de la Fantasy et du fantastique. Donc nope, je ne le finirai pas !

Une playlist sur Spotify ? « Be my quarantine », une série de playlists par des artistes chanmées, comme Jeanne Added, Clara Luciani, Jain, Aloïse Sauvage, etc. Très cool !

Un plat que tu as cuisiné et qui déchirait (et où tu as la recette) ? Le banana bread au chocolat, de Il était une fois la pâtisserie ! Une valeur sûre. Sauf quand ma meuf pique mes bananes pour faire des smoothies, j’en laisse toujours bien noircir chez moi, en prévision d’une envie subite de banana bread. Ce qui arrive assez souvent, il faut bien l’avouer.

https://www.instagram.com/p/B_dNEA3ow6r/

Sinon, question plat, je fais assez souvent ma célèbre salade de ravioles : des ravioles de légumes déjà faites (un jour, je saurai les faire… Peut-être d’ici la fin du confinement ?), des olives noires coupées en deux, des dés de tomates fraîches quand c’est la saison, quelques lamelles de tomates séchées, des câpres, de l’échalote hachée, un peu d’huile d’olive, du vinaigre de cidre (+ un petit filet de vinaigre balsamique), sel et poivre ! Ça, c’est le menu de la flemme. 

Une idée de petit-déjeuner ? Les scones tout chauds ! Avec de la confiture, des fruits, une infusion de gingembre et de citron… J’ai étudié un an en Irlande, mes goûts en portent résolument encore les stigmates. 

https://www.instagram.com/p/B_ZI5YCBXQL/

Un compte food à suivre ? Piment Oiseau ! Elle cuisine de la viande (que je ne mange pas), mais propose plein de recettes originales inspirées (entre autres) de la cuisine asiatique et… alsacienne. Ultra inspirant. 

Promis, demain, je me lance dans ses petits pains bretzel. Promis. Demain.

https://www.instagram.com/p/B8Bn-X3n95b/

Et côté podcasts, quelque chose à recommander ? Tellement ! 

En food ? Bouffons, porté par la délicieuse Emilie Laystary.

En socio ? Extimité de Douce Dibondo et Anthony Vincent, à la fois doué.e et généreux.se, porteur.se d’un beau message : donner une visibilité, une voix, littéralement, aux personnes minorisées (par le racisme, la LGBTphobie, le sexisme, le validisme, etc.), et Kiffe ta race de Rokhaya Diallo et Grace Ly ; Les couilles sur la table de Victoire Tuaillon et Mansplaining de Thomas Messias, sur les masculinités ; YESSS par, entres autres, Anaïs Bourdet (de feu Paye ta Schnek) qui célèbre les victoires du quotidien contre le sexisme.

En littérature ? La Vagabonde, de mon amie Marie Stisi et Lea Schiavo.

En sport ? Championnes du monde, de Cléo Henin et Valentin Cassuto.

Pour rire ? À bientôt de te revoir, de Sophie-Marie Larrouy.

Une appli que tu ne regrettes pas d’avoir téléchargée ? Lyf Pay, haha ! Pour payer ma thérapeute à distance ! HEUREUSEMENT qu’on peut poursuivre nos séances ensemble, surtout là, pendant le confinement ! #anxiety++

By the way : c’est ok de « voir quelque qu’un » !

Un mantra ? Ce n’est pas vraiment un mantra, mais une phrase que je me répète souvent (et qui est mon fond d’écran de téléphone) : Power = Knowledge. Quand on a de la connaissance, peu importe le type de connaissance, on a du pouvoir.

Une commande Internet que tu as quand même osée ? Un gros panier de fruits et légumes bio et locaux, grâce à Biovor ! Je préfère éviter au maximum les sorties dans les magasins/supermarchés, tout en soutenant au maximum les producteur.rices locaux.ales ! Et je pense que je réitérerai l’expérience pendant et après le confinement.

https://www.instagram.com/p/B961X7kpqGh

Quelque chose qui te manquait, mais que tu as remplacé ? Ça m’a tout de suite manqué de flâner dans les librairies. Manque que j’ai remplacé par… la lecture. Il était grand temps, pour une fois, de m’attaquer aux livres que j’entasse chez moi ! Il y a des mini montagnes de bouquins dans ma chambre, dans mon salon, à côté de mon canapé, à droite de mon bureau, j’ai des bibliothèques remplies. Y’a de quoi faire.

Quelle appli pour l’apéro avec les copains ? Zoom ! Ou Meet.Jit.

Une activité manuelle à conseiller ? Le jardinage d’intérieur : passion boutures ! Et cuisiner – je passe ma vie de confinée à préparer les repas et attendre qu’il soit socialement acceptable d’en préparer un à nouveau ! 

Un rituel que tu n’avais pas avant ? Me faire un bon petit-déj tous les matins (quand j’ai faim – si ce n’est pas le cas, je respecte mon corps et je ne le force pas) devant une bonne série (Shameless, sur Prime), sur mon lit en utilisant mon nouveau plateau, tout beau, que je n’exploitais clairement pas assez avant le confinement. Ah et parfois, faire une séance de sport de bon matin…

Le mot pour la fin ? C’est pas grave de grossir en étant confiné.e.s chez soi, c’est pas grave de cuisiner à outrance (et ne pas cuisiner du tout), c’est pas grave de ne pas faire de sport. La période est bien assez anxiogène comme ça, pas la peine de se mettre la pression ni d’ajouter une pierre de plus à l’édifice de notre société grossophobe.

C’est vraiment ok de ne pas avoir de bodybeach à la fin du confinement ! Ce qui est ok, aujourd’hui plus que jamais, c’est de s’écouter. 

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