COMMENT SOUTENIR LA COMMUNAUTÉ LGBTQIA+ TOUTE L’ANNÉE ?

Nous sommes en plein Pride Month, aussi appelé dans la langue de Molière, le mois des fiertés. Chez Paulette, on pense qu’il est important de célébrer la communauté LGBTQIA+ toute l’année et pas seulement le temps d’un mois. Voici un petit guide simple, pour vous expliquer quoi faire au quotidien pour une société plus inclusive. Happy Pride, tous les jours !

Pour celleux moins familier·e·s avec ces termes, le Pride Month est un mois durant lequel le monde se colore d’un superbe arc-en-ciel, en l’honneur de l’ensemble de la communauté LGBTQIA+. Pour rappel, le sigle rassemble les lesbiennes, gays, bisexuel·le·s, transgenres, queers, intersexes et asexuel·le·s. Le « + » étant destiné aux personnes pansexuel·les ou bien ne sachant pas encore où se situer : « questionning ». Également concerné·e·s, les personnes non-binaires et minorités de genres.

Soutenir la communauté LGBTQIA+, ça commence par l’écoute !

Vous ne faites pas partie de la communauté, mais vous respectez leurs droits, leurs choix et leurs orientations, quels qu’ils soient ? Alors, vous pouvez vous considérer comme un·e allié·e de la cause (youpi, bienvenue !). Et que vous soyez allié·e·s ou concerné·e·s, vous pouvez agir. Tout commence par l’écoute. D’abord, si vous êtes allié·e·s, il est important de prendre conscience de votre privilège. Le quotidien d’une personne LGBTQIA+ est probablement différent du vôtre, tout comme son ressenti face à certaines situations. Alors, apprenez à écouter, sans jugement, pour mieux soutenir, aider. Être à l’écoute, être inclusif·ve, c’est savoir ne pas prendre toute la place. Quand c’est nécessaire, comme par exemple lors de rassemblements non-mixtes, sachez prendre du recul et faire un pas de côté.

Ne pas tout comprendre, c’est ok !

En tant que personnes cisgenres, hétérosexuelles et même en tant que concerné·e·s, nous nous devons de respecter les choix et les demandes de la communauté. Par exemple, il est essentiel de préserver le secret de l’orientation sexuelle de quelqu’un·e qui ne souhaite pas en parler. Même si les raisons ne nous semblent pas claires, respectez-les. D’ailleurs, comme le disent Julia Layani et Elise Goldfarb dans leur excellent podcast Coming Out : « Notre rêve, ce serait de vivre dans un monde où nous n’aurions même plus besoin de faire un coming out »

Il est également important de se rappeler que chacun·e vit sa situation à sa manière. L’oppression systémique des minorités provoque parfois des réactions de la part de la communauté qui vous semblent étonnantes ? Pour autant, en tant qu’allié·e·s, il est primordial d’accepter de ne pas tout comprendre. Comme le disaient nos consœurs du magazine féministe Réseaux, il faut « admettre que son savoir et son empathie ont des limites ».

Soutenir les associations

Tout est dit. Et elles sont très nombreuses, les fondations, organisations, associations à but non lucratif. En fait, elles sont essentielles, puisqu’elles permettent de faire valoir les droits de la communauté LGBTQIA+, d’éduquer, d’informer et de sensibiliser. Le soutien passe par les dons, mais aussi par le fait de devenir bénévole ponctuellement ou de manière assidue. Être bénévole, c’est intervenir dans des collèges, lycées pour déconstruire les préjugés et les stéréotypes. C’est aussi aider les appelant·e·s à répondre aux appels des personnes victimes ou témoins d’agressions. Le bénévolat s’illustre aussi par le fait de traquer l’homophobie en ligne, piloter et animer des évènements festifs…

Prenez le temps de parcourir les réseaux et sites web des collectifs tels qu’Inter-LGBT (fédération de plus d’une soixantaine d’assos LGBTQIA+), Acceptess T, SOS Homophobie, AIDES, le centre LGBTQI+, et bien d’autres pour rester informé·e·s.

Le soutien passe aussi par le fait de participer aux actions militantes, telles que la marche des fiertés, la journée mondiale contre le sida, les marches contre l’homophobie, la transphobie, etc. Et puis, au quotidien, par un simple relais sur les réseau sociaux du travail des auteur·rice·s , artistes et militant·e·s de la communauté LGBTQIA+, afin de contribuer à leur visibilité, en ligne et dans le monde réel. 

Article de Margot Hinry

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