COLLEGE, UNE BOMBE RÉTRO FUTURISTE


Paulette a décidé de prendre des nouvelles de l’artiste David Grellier a.k.a College, quelques mois après l’immense succès de Drive. Et oui, peu de gens le savent, mais l’auteur de "A Real Hero" est un petit Frenchy !

Paulette : Comment s’est passé 2011 pour toi ?
College : Ce fut une très belle année ! Drive a vraiment été un truc extraordinaire. Ça m’a donné l’opportunité de travailler dans le cinéma, de voyager et de tourner à l’international. Je n’ai eu que de belles années depuis que je fais de la musique.
On m’a aussi proposé plein de choses. Pour l’instant, j’avance à mon rythme, je n’ai aucune deadline. Je déteste ça. Je ne sais pas encore quand va sortir mon nouvel album, mais ce sera certainement cette année…

En live ou en dj set, le public n’attend qu’une seule chanson : "A Real Hero". Comment le prends-tu ?
C’est cool. Quand je joue le morceau, il y a plus de réactions qu’avant ! Je ne suis pas lassé. Et à mon grand regret, je ne la joue pas très souvent avec Electric Youth en live à mes côtés.

Depuis quand composes-tu de la musique ?

J’ai commencé il y a un peu plus de dix ans, quand j’ai réussi à acheter mon premier ordinateur. Un copain m’avait prêté le sien pendant les vacances et j’avais trouvé ça génial. Du coup, j’ai travaillé tout l’été et je m’en suis acheté un. J’étais assez mauvais en musique. J’ai toujours composé avec un ordinateur.
 

"DES ARTISTES COMME MICKAEL JACKSON, CE NE SERA PLUS JAMAIS POSSIBLE."
     
Tu as déclaré une fois : "Je pense un jour composer de la musique du futur". Sébastien Tellier pense lui aussi qu’il détient le son du futur entre ses mains (cf. Technikart décembre 11-janvier 12). Que penses-tu de la musique actuelle ?
Ah ah c’était une plaisanterie ! Même si, un jour, je composerai effectivement la musique du futur (Rires). Je me complais un peu dans une sorte de nostalgie, plutôt que de regarder droit dans les yeux la réalité. L’imaginaire "du futur" qui s’est développé dans les années 80 est aujourd’hui "dépassé". Tout l’art en général est dans une forme d’apathie. C’est toujours l’impression que j’ai. Je me dis : "Merde ! Qu’est-ce qu’on pourrait faire de plus ? Tout a déjà été inventé."
J’aimerais bien savoir ce qu’écouteront les gens en boîte de nuit dans 200 ans. La musique a tellement explosé. Quand on regarde Lady Gaga ou Rihanna qui font une musique survitaminée, ce sont des bêtes de concours pop. Un mec comme Michael Jackson, ce ne sera plus jamais possible !


Raconte-nous ton enfance à Nantes.
C’est l’essentiel du projet College, j’ai eu une enfance très heureuse. J’ai grandi dans une famille modeste en banlieue. Ma scolarité a été un peu compliquée mais la réminiscence ce sont les copains, ce qui me faisait rêver plus jeune, une certaine société de consommation des années 80 où tout était possible. On n’avait pas encore vécu l’an 2000, le recyclage, les trucs à la mode comme ça. Une forme d’insouciance que j’ai connue m’influence tout le temps dans mes chansons. Je ne fais pas une musique moderne.
J’ai du mal à me détacher de toutes ces vieilles séries dont j’étais fan plus jeune. J’essaie de créer autre chose, mais toute l’imagerie, la fascination pour les Etats-Unis, est encore là. Parce que c’est ce que je vois aux Etats-Unis. Ça a toujours été un truc très français, on regarde l’autre côté de l’Atlantique en se disant que c’est toujours mieux en face.
 
Tu es à l’origine du projet Valérie Collective (Minitel Rose, Anoraak, Russ Chimes, The Outrunners, Maethelvin, etc). Comment as-tu eu l’idée de créer ce projet ?
Valérie est venue dans le prolongement du projet College fondé en 2005. C’était en 2007. Avec l’émergence de nouveaux médias comme Blogspot, et toutes les nouvelles technologies de  l’information et de la communication, j’ai pu monter mon blog sans avoir besoin de connaitre du monde. Ça me fait penser au début des fanzines dans les années 80.
On avait la possibilité de créer son univers, de partager les visuels des années 70-80, les vieux thèmes, les éléments graphiques intéressants à mettre en relation avec la musique. Le prénom de Valérie a un côté kitsch que j’assume complètement dans ma musique et dans mes recherches. Ma musique est très ancrée dans la nostalgie, le culte de tout ce qu’on a aimé dans notre enfance. Au fur et à mesure, un réseau s’est formé. Le blog c’était juste un moyen de partager des trucs qui me tenaient à cœur à la base.
 

"JE NE FAIS PAS DE MUSIQUE MODERNE"
Est-ce que tu es/étais un adepte des slows ?
Carrément ! C’était super dans les boums ! (Rires) Avec College, j’aime bien faire des morceaux très lents, parce que j’aime bien dans les soirées écouter des nappes. C’est beau aussi dans la lenteur. Certaines émotions peuvent passer dans la musique ralentie. Je pense à Alphaville, Forever Young. C’est un slow magnifique.
 
Peux-tu nous donner 5 chansons que tu écoutes en ce moment ?
Legowelt – Mystery Cruising
Bangkok Impact – Aspirin
Stephen Falken – The Wanderer
Antilles – You And Me 
The Hasbeens – I Fall To Pieces
 
  COLLEGE :: NORTHERN COUNCIL
Valerie Records

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Concerts :

23/02 : La favela Chic, Paris
17/03 : Chapelle Saint Jacques, Vendôme
24/03 : Festival Nouvelle Scène, Niort

 

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