CLUB CHEVAL, QUATUOR DÉBRIDÉ


© Pascal Montary
 
Ils ont retourné le Grand Palais lors du Cinéma Paradiso en juin dernier. Leur second live, en clôture du Festival Calvi On The Rocks au mois de juillet, est venu confirmer le talent de Panteros666, Sam Tiba, Myd et Canblaster. Rencontre avec les deux premiers, juste avant leur passage sur scène.
 
Paulette : Vous êtes tous les deux habillés en noir, je m’attendais à des habits plus colorés pour vos lives notamment…
Victor : Oui c’est parce que dans Club Cheval on laisse un petit peu de côté nos identités solo pour ne former qu’un, à quatre. Vraiment.
 
Quel est votre rôle à chacun dans le groupe / style ?
Sam : Victor est à la batterie, son truc c’est les percussions…
Victor : Ca fait un peu groupe de salsa là ! Un petit côté queue de cheval (Rires.)…
Sam : Canblaster il est aux synthés, Myd c’est le cerveau du son, il s’occupe des basses et moi je suis centré sur les voix. Au-delà de ça on sait un peu tout faire…

 
Comment vous êtes-vous rencontrés tous les quatre ? Sur votre premier groupe, Sexual Earthquake in Kobe ?
Victor : Haha, là tu ressors les vieilles archives ! SEIK, c’est le groupe qui m’a permis de rencontrer Myd, alors qu’on était étudiants à Lille. On faisait de l’électro-punk. Mon rêve était alors de devenir une boîte à rythme humaine.
 
Vous sortez votre premier album à la rentrée “Discipline”. Pourquoi ce titre ?
Victor : On l’a appelé comme ça car c’est énormément de travail de faire un album à quatre. Quand tu étales une création, avec quatre exigences conjuguées, il faut être super contents… Donc ça a été une sacrée discipline.
Sam : Victor a dit un truc super deep du genre la discipline ça te fait accéder à une certaine forme de liberté, c’est ça. C’est comme quand tu as fini tes devoirs à l’avance et que tu peux aller jouer avec tes potes.
 
Ça fait quand même un peu maoïste sur les bords…
Sam : Ouais c’est plus Empire romain que Mao…
Victor : Nous note discipline c’est de faire de la musique électronique, c’est notre sport.
 

Si l’on prend le premier extrait de l’album, le morceau “From the Basement to the roof”, on observe différentes influences musicales. Quel est le mélange selon vous ?
Sam : Clairement de la house. C’est un gros mix entre de la house, r’n’b et de la soul. Presque “lounge” mais dans le bon sens du terme. Posey.
Victor : Ouais comme un transat’.
 
“DJ Kore est comme le cinquième membre du groupe.”
 
J’ai rêvé ou c’est bien le roi du Raï’n’B DJ Kore qui a produit l’album ? Ça fait quoi de bosser avec un mec qui a fait “C Cho ça brûle” de Magic System ou du Leslie ?
Victor : On avait besoin de mixer nos influences de musiciens européens avec le r’n’b et le pro de ça, c’est lui. Il nous a fait recommencer les morceaux vingt fois.
Sam : Il voyait beaucoup plus loin que nous, six mois après tu comprenais ce qu’il avait voulu dire dès le début.
Victor : C’est comme quand tu te fais un super pote au lycée, c’est pareil. C’était une vraie rencontre.
Sam : Il nous a permis de lâcher les chevaux. Sans lui, l’album serait sorti en 2029 !
Victor : C’est un père pour nous, il est comme le cinquième membre du groupe pour nous.
Sam : Faire cet album ça m’a complètement décomplexé sur la musique, il faut arrêter d’être sectaire.
 
“Le film Whiplash nous a traumatisés.”


 
Vous avez fait votre premier live au Grand Palais récemment, comment ça s’est passé, quelles ont été les réactions des gens ?
Victor : Hystériques ! Les gens étaient hyper contents, c’était un mystère ce live… On est quatre Djs à la base et on a fait le chemin inverse. On est devenu un vrai groupe, avec six synthés, quatre boîtes à rythme… Tout ça relié, ça fait un truc direct.
Sam : C’est un confort de ouf d’être Dj, tu viens avec ta clé USB sur scène… Avec le groupe, on a 8 valises de 40kg chacun, tu arrives 8h avant le concert pour faire les balances… C’est un autre monde.
Victor : Pour ce premier live on était tellement stressés qu’on a pas pu apprécier à 100%. C’est vraiment le Bac !
Sam : Mais je pense qu’on l’a eu !
Victor : Y avait personne pour nous mettre de notes de toute façon… Mais on est hyper exigeants avec nous-mêmes. On a regardé le film “Whiplash” pour préparer le live et ça nous a traumatisés.
Sam : Je suis persuadé que si on avait pas vu ce film pendant les répétitions, on aurait pas aussi bien réussi le live. Dès que quelqu’un fait une connerie, on crie dans le studio : “Whiplash !!!”
 
Vous avez un truc avant de rentrer sur scène ?
Victor : Ça nous gêne un peu de faire ça, on a essayé parce qu’on nous a dit qu’il fallait le faire… On a demandé à un pote en école de commerce de nous montrer ses trucs pour se chauffer entre équipe. Il nous a dit qu’il y en avait un qui balance une grenade en criant le nom de la ville et quand elle arrive sur toi tu fais semblant d’exploser… Donc pour l’instant on a choisi ça mais on est assez ouverts pour changer.
Sam : Ouais la dernière fois on était tellement stressés qu’on était tous des grenades, mais cette fois je suis confiant, ça va être trop bien !
 
Une chanson pour les vacances ?
Victor : N’importe quelle chanson des Pachanga Boys, ça marche super bien. C’est chic et agréable.
Sam : Moi j’aimerais bien écouter Darius, ça fait très “dawn”.
 
Une dédicace aux Paulette ?
Sam : On vous kiffe !
 
DISCIPLINE :: CLUB CHEVAL
Album à paraître en octobre 2015
Bromance records
 
Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *