CINOCHE : LA PROIE


À l’affiche cette semaine, La Proie, film d’action à la française signé Éric Valette, joue au chat et à la souris avec Albert Dupontel et Alice Taglioni. Entre cascades et scènes d’action, le film tient la route et nous embarque dans une histoire de flics, de bad boys et de pédophile. Action !
 
Le pitch, un braqueur s’évade de prison pour retrouver sa fille, kidnappée par son codétenu fraîchement libéré. Dans cette course contre la montre, Franck Adrien est ralenti par Claire Linné, policière de la Brigade des fugitifs. À la clé, une série de crimes découverts qui vont vite être mis sur le dos de la cible numéro 1. Et derrière ce contexte de chasseur vs gibier, une histoire d’intuition, de confiance et d’obstination.


Depuis Une affaire d’État, Éric Valette a muri l’idée de faire un film d’action, issu de son imaginaire. « J’ai grandi et développé une cinéphilie autour du cinéma de genre. Je regardais des westerns, des polars, des films d’aventure, c’est dans mon imaginaire et je ne pouvais pas penser faire autre chose », précise-t-il. Son objectif, divertir le public tout en proposant un véritable film d’action à la française.


À côté du duo Dupontel-Taglioni, on découvre deux nouvelles têtes dans des rôles bien plus sombres, à savoir Stéphane Debac et Natacha Régnier. D’après un scénario proposé au réalisateur par Luc Bossi et Laurent Turner, La Proie se distingue d’autres films d’action comme Le Fugitif ou À bout portant avec un casting très bien orchestré, tous les acteurs ayant un véritable rôle dans l’histoire racontée.


On découvre le côté sombre d’Albert Dupontel, véritable bad boy musclé prêt à tout pour sauver sa fille, même à s’oublier dans une course poursuite avec la police. Alice Taglioni, qui n’était pas dans le casting de départ, s’avère naturelle, convaincante, sûre d’elle. Éric Valette l’avoue, « Alice Taglioni, je n’y avais même pas pensé avant de la rencontrer. Je connaissais son travail, c’est une bonne comédienne, mais je l’avais rangé un peu comme tout le monde au rayon des grandes blondes parfois décoratives, dans des films hyper grand public ». Feuille blanche pour Stéphane Debac, inconnu au bataillon, qui éclaire l’action avec un côté « faits divers », histoire vraie.


En plus d’un casting adéquat, la carte d’un scénario sur plusieurs échelles avec plusieurs histoires, offre une vision décalée et très inspirée des faits d’actualité récents. On pense notamment à l’affaire Michel Fourniret et Monique Olivier, ce couple des Ardennes aujourd’hui jugé pour le viol et le meurtre de plusieurs jeunes filles. C’est dans une optique de coller à l’actualité, aux gens, au public qui vient voir ses films qu’Éric Valette a réalisé La Proie. Quitte à nous faire froid dans le dos…

  

LA PROIE :: ÉRIC VALETTE

Avec Albert Dupontel, Alice Taglioni, Sergi Lopez,  
Stéphane Debac, Natacha Régnier

Actuellement en salles

 
 
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