CHRONIQUE D’UNE MALADE CHRONIQUE

Le virus hivernal : nous le connaissons tous plus ou moins. Quelques rares chanceux dont le système immunitaire a été plus favorisé par la nature y sont moins familiers… 

Chaque hiver, toujours au rendez-vous, le virus arrive, il est là, il est partout, il s’agrippe aux barres de métro, aux poignées de porte, il est suspendu dans une atmosphère trop longtemps confinée. Il passe de mains en mains, de mains en bouches, de bouches en bouches pour certains. En effet le virus est très sociable : il aime vous côtoyer, et si vous êtes chanceux, il posera bagage pour quelques jours dans votre organisme.

Moi, le virus m’aime bien, il m’adore même. Il a fait de mon corps sa résidence secondaire hivernale. Tous les ans, dès le mois de novembre il revient et reprend ce qu’il considère maintenant comme sa  possession.

Alors, comme un coup de massue, après une incubation rapide, toutes mes forces m’abandonnent. Ma gorge se noue, mon nez devient un véritable fleuve qui ne cesse jamais de couler; là le virus devient maître. Accablée d’une immense fatigue, je me laisse alors tomber dans mon lit, pour n’en ressortir qu’une bonne semaine plus tard.

Nous ne sommes pas tous égaux devant la nature. Chéri par exemple, Georges, lorsqu’il est malade, au pire stade de sa « souffrance »  va éternuer deux ou trois fois, puis se plaindre d’un léger mal de tête, avant de repartir gambader tout frais comme un gardon. A l’inverse, en ce qui me concerne, la convalescence est plus lente, plus difficile. Pourtant, on peut dire que j’ai tout essayé !

La prévention ça me connait ! Dès le mois de septembre, je commence à me couvrir. Pulls, bonnets, écharpes et gants sont mes meilleurs amis. Des pro-biotiques, des vitamines, des fruits, j’en suis adepte. Quant au gel antibactérien pour les mains qui répugne tant de monde, il ne me quitte jamais…

Je ne lésine pas sur les médicaments et pourtant ceux-ci me paraissent au fil des années peu efficaces. Alors j’ai recours aux vieux remèdes de grand-mère. Le fameux grog, mélange de rhum, miel et citron, les tisanes au peppermint, les gargarismes, le bas autour de la gorge… Comment vous dire…  je qualifierais ces méthodes de légendes proches de l’ayurvedisme qui apaisent l’esprit sans pour autant changer quoi que ce soit à votre état.
 
Bref, rien ne marche vraiment. J’ai même essayé de ne rien prendre du tout (c’est pire !) et lorsque le petit rhume finit par se transformer en grasse laryngo-bronchio-pharyngite, je n’ai d’autre choix que de me tourner vers les antibiotiques, aujourd’hui si redoutés, mais qui restent, malgré tout, la cure la plus efficace. Ça vous fait ça, vous aussi, les Paulette ?
Après toutes ces tentatives vaines, il ne vous reste plus qu’à patienter au chaud, au lit avec une bonne tasse de thé brûlant. Que les purées au jambon moulinées maison que me préparait ma mère, petite fille lorsque j’étais malade, me manquent…
 
Ce matin, Georges est arrivé à mon chevet et ma tendu une plante verte, où étaient accrochés une boîte de Doliprane et un paquet d’Haribo. Il me dit « Voilà une plante médicinale pour te soigner ». Finalement, le meilleur des remèdes est certainement celui de l’amour…
 
>Retrouvez Claire sur son blog lespetitestoulousaines.blogspot.fr
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