C’EST TON DESTIN

Paulette a rencontré le duo Destin, adepte de « hard variété » française et nouvelle pépite de la compil’ Kitsuné Parisien.

Destin, c’est le duo formé par Louis, étudiant en graphisme et Alex, compositeur de B.O. de films qui avait su déjà créer le « buzz » avec le projet Simone elle est bonne. Mais tout ça c’est du passé. Formé l’été dernier à Etretat (ça ne s’invente pas !), le groupe a conscieusement préparé une dizaine de titres et signé à la rentrée sur le prestigieux label Kitsuné avec leur tube en puissance, Adelaïde. Un coup du destin pour ces deux copains qui voulaient distribuer leur album dans les supermarchés discount.

Plongez sans attendre dans leur univers post-apocalyptique, quelque part entre le cyclotron et les Inconnus.

Paulette : Destin, c’est le meilleur nom de groupe au monde ! Comment l’avez-vous trouvé ?
Alexandre : On a écrit une chanson qui s’appelle Destin, mais je ne me rappelle plus si le nom nous est venu avant ou après cette chanson…
Louis : Si, le nom vient de cette chanson j’en suis quasiment sûr !
 
Quand et comment avez-vous formé le groupe ?
Alexandre : Cet été. On n’a pas voulu partir en vacances l’été dernier pour faire un disque. On est descendu dans la maison du grand-père de Louis à Etretat, et on s’est enfermé pour écrire des chansons.
Louis : Pour trouver l’inspiration en fait !
Alexandre : On s’était donné jusqu’à la fin du mois d’août et puis finalement on est allé très très vite. On est rentré à Paris mi-juillet pour tout enregistrer et le 8 août on est parti en vacances.
Louis : Tu es parti en vacances !
Alexandre : Oui et à notre retour, deux mois plus tard, en octobre, un ami nous apprend qu’on a été choisis par Gildas pour paraître sur la compil’ Kitsuné Parisien. En fait cet ami l’avait croisé quelques jours plus tôt dans la rue, lui avait envoyé notre démo et dès le lendemain, Gildas a accepté de nous signer.
 
C’était le destin !
Alexandre : C’est ça ! (Rires)
Louis : On était super étonnés, au départ on ne voulait pas du tout faire de la musique branchée mais quelque chose de super populaire au contraire. On avait même envisagé de distribuer le disque dans les supermarchés, on voulait éviter le côté « underground »… On a joué au Scopitone, on va bientôt jouer au Baron, on ne s’y attendait pas du tout !
 
Votre style, c’est la « hard variété française » voire de la « hard variété post-apocalyptique ». C’est quoi le concept ?
Alexandre : Oui, ça dépend du contexte ! Le « post apocalyptique » c’est en option !
Louis : Au niveau musical, on a des références en variété française et hard rock. Avant, on jouait tous les deux dans des groupes de hard rock.
Alexandre : Oui, moi j’ai commencé en 5e dans un groupe qui s’appelait Death Metal Symphony.
 
Ah ouais, moi en 5e je faisais du poney… Chacun son truc !
Louis : Ha ha.
Alexandre : Moi, si je n’avais pas été allergique j’aurais continué le poney, mais j’ai dû arrêter l’équitation à cause de ça ! Du coup, je me suis mis à la guitare.
  

Les prénoms de femmes inspirent pas mal de chanteurs. C’est pareil pour vous avec Adelaïde ?
Alexandre : Il existe déjà une chanson Adelaïde de Zabou Breitman et Arnold Turboust (il chante : « Adelaïde, vous êtes belle…« ).
Louis : Ça vient d’une fille qu’Alex avait rencontrée, et maintenant y a des nanas qui se font passer pour Adélaïde pendant nos concerts !
Alexandre : Oui, vendredi dernier on faisait un concert, et il y avait une nana qui faisait croire à tout le monde que la chanson avait été écrite pour elle, tout ça pour se faire payer des coups ! Manque de bol toutes les personnes à qui elle s’est adressée étaient des potes qui connaissent la vraie Adélaïde, ça n’a pas du tout marché !
Louis : Trop pas, y a un mec qui a marché ! C’est pas grave c’est la rançon du succès.
Alexandre : La vraie Adélaïde habite à New-York et elle n’a jamais voulu de moi.
Louis : On est dans un registre sentimental, on écrit uniquement des chansons d’amour et parfois, sur la fin du monde…
 
D’où le côté post-apocalyptique…
Alexandre : Voilà, enfin il faut dire que la fin du monde rime souvent avec la femme… (rires).
Louis : On peut dire que les thèmes de nos chansons oscillent entre les femmes et la fin du monde, c’est tout.
 
Vous y croyez à la fin du monde en 2012 ?
Alexandre : Absolument. On a déjà passé la semaine de l’apocalypse il y a deux ans à l’occasion du lancement du cyclotron. Sous Genève, il y a un énorme accélérateur de particules destiné à recréer les conditions du Big bang. Il y a eu une énorme guerre entre scientifiques et on a bien failli se faire aspirer dans le trou noir ! On flippe !
Louis : C’est pour ça qu’on a déjà des albums d’avance au cas où il se passerait un truc !
 
Quelles sont vos influences en musique ?
Louis : Je peux te citer Christophe, surtout Christophe, ensuite Balavoine, Souchon et une chanson de Louis Chedid, Ainsi soit-il
Alexandre : (Il le coupe) Parce que les autres sont vraiment nulles.
Louis : Alain Chamfort, Michel Polnareff… On s’est aussi beaucoup intéressé à une période un peu obscure de la chanson française, le hard rock français des années 80 avec des groupes comme Satan Jokers…
Alexandre : (Il enchaîne) Qui a écrit une chanson incroyable qui s’appelle (en choeur) Fils du métal ! Ou encore les Crash avec leur « tube » Money Money. Ce sont ces gens-là qui ont inspiré les Inconnus avec leur fameux sketch La douceur de vivre.
 
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2011 ?
Louis : Plein de meufs, plein d’argent, sortir un disque…
Alexandre : Oui trouver un label, sortir un disque !
 
Pour terminer, une petite dédicace aux Paulette ?
Louis : On vous adore, vous êtes magnifiques les filles !
Alexandre : Ouais venez à nos concerts on vous attend !
 
 
 

ANDRÉ & GILDAS :: KITSUNÉ PARISIEN
Disponible ici

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Prochain concert :
Le 21/03 au Baron – Paris

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