CES ARTISTES BADASS QUI ONT MARQUÉ NOTRE ADOLESCENCE

Chanteuses et parfois actrices, elles sont les symboles de nos années teenage. Des jeunes femmes qui nous ont appris à croire en nous, à se soutenir entre filles et à ne pas se laisser faire. Des artistes qui restent encore chères à nos yeux bien des années plus tard, et qu’on retrouve avec douceur le temps de quelques morceaux cultes. Hommage à cinq noms, incontournables. 

Les Spice Girls

On a cru à un miracle quand le girls band a annoncé se reformer lors d’une tournée en 2019. Et puis, Victoria Beckham s’est désolidarisée. Bon. Ça n’enlèvera pas notre émoi actuel, ni celui de 1997, quand on découvrait la sororité et le girl power de ce club des cinq qui a, mine de rien, contribué à façonner nos esprits féministes d’aujourd’hui. On se souvient d’ailleurs du jour où on a maîtrisé les parole de Wannabe à la perfection, couettes sur la tête et Buffalo à plateforme aux pieds pour les chanceuses (la moitié d’entre nous s’étant vu refuser l’achat par des parents un peu dépassés par le phénomène), se jurant qu’un mec ne viendrait jamais nous séparer. Depuis, on a grandi, mais on a toujours un peu envie de vivre dans un bus entre copines quand on mate religieusement Spice World.

Les Destiny’s Child

Survivor nous fout encore des frissons. Say My Name l’envie d’en découdre avec notre dernier date Bumble. Beyoncé Knowles, Kelly Rowland et Michelle Williams n’ont pas seulement interprété des tubes au succès planétaire, elles ont pavé la voie aux hymnes empouvoirés. Des titres qui redéfinissent l’aura des pop stars modernes et émancipent aussi leurs auditrices. Quand on écoutait les Destiny’s Child, on se sentait forte, maîtresse de notre destin et aussi prête à ne pas (plus ?) se laisser marcher sur les pieds par de potentiel.le.s amoureux.se.s peu scrupuleux.se.s. Et puis les tenues. LES TENUES. Des micro tops, micro jupes, micro shorts toujours assortis qui inspirent encore notre esthétique dix, voire vingt ans plus tard.

Gwen Stefani

Avant de voler en solo, Gwen Stefani chantait avec No Doubt. Elle sortait même avec le bassiste, Tony Kanal. Quand ils se séparent, elle écrit Don’t Speak, un hymne poignant qui parle à tous les coeurs brisés. Il lui manque, elle morfle, et rien que de l’entendre lui donner des explications la déchire. Quelque années plus tard, elle se lance dans sa propre carrière avec l’album à succès Love. Angel. Music. Baby., puis joue une scène dans Aviator avec un million de dollars de diamants vintage, une robe en satin et Leonardo DiCaprio à son bras. C’est ce qu’on appelle un jackpot. Elle enchaîne les créations et reprises, et se fait un nom à elle, qui reste dans les annales. De l’autre côté de l’écran, à 15 ans, on admire son style unique, sa musique, sa blondeur platine, son rouge à lèvres et sa réussite. 

J. Lo

On l’adule autant pour Love Don’t Cost a Thing et Get Right, que pour Coup de foudre à Manhattan et Un mariage trop parfait. En 2003, Jennifer Lopez est partout : sur MCM, sur Fun Radio, et surtout dans nos baladeurs dont le CD saute dès qu’il y a trop de vibrations (les trajets en voiture étaient longs). On ne comprend rien aux paroles – on a 13 ans, encore loin d’être bilingues – mais ça ne nous empêche pas de les chanter de façon (très) approximative en inventant des chorés plus ou moins réussies entre copines le mercredi après-midi. Dix-sept ans plus tard, J.Lo encense le Super Bowl (et nos petits coeurs de fans) avec Shakira, autre icône latina emblématique. 

Britney Spears

Britney n’est pas vraiment un exemple pour ses prises de position ni ses discours féministes. Mais on l’a suivie un peu comme une grande soeur depuis ses premiers titres, voire ses premières apparitions Disney, jusqu’à ses multiples publications sur les réseaux pendant le confinement. En passant, bien sûr, par sa phase autodestructrice post-Everytime qui nous a ouvert les yeux sur la pression sans pitié infligée aux artistes féminines dans le milieu. Britney, c’est le rêve américain et ses failles. La vulnérabilité dans un monde où tout doit briller. Et même si, souvent, ses légendes Instagram nous font tressaillir de gêne, on l’aime sans compter. 

Bonus : Lizzie McGuire

D’accord, Lizzie n’est pas réelle. Encore moins le personnage animé qui incarnait sa conscience à l’écran. On le sait (du moins on se le répète) : comme Gordo, Miranda, Ethan, Kate et les autres, elle n’existe pas. Elle n’est pas chanteuse non plus, sauf en Italie. Seulement les émotions et les expériences qu’elle vit, elles, sont authentiques. Premières amours, premières déceptions, premier soutif, premières ruptures amicales et confrontations parentales : on s’y retrouvait parce qu’on passait souvent par la même chose que nous.

D’ailleurs, l’actrice et interprète des impérissables Come Clean et So Yesterday, a récemment expliqué que c’est justement parce qu’elle « était Lizzie », sous-entendu qu’elle aussi, ressentait tout ce qui était abordé à l’écran, que la série a autant marché. Et nous, on s’accrochait aux épisodes comme à un guide de survie sacré de notre quotidien d’ado, entre barrettes papillons et t-shirt manches trois-quarts tie & dye. Un look encore gravé dans nos mémoires, qu’on portera pour déclarer notre flamme à Thibaut, le redoublant rebelle au scooter. 

Si l’échec sentimental fut cuisant, nos souvenirs du feuilleton, eux, sont encore empreints d’une tendresse particulière. La même que pour nos autres reliques culturelles de l’époque, d’ailleurs. Des chansons qui ont grandi avec nous, des paroles qu’on connaît encore par cœur et qui font le bonheur de notre petit groupe lors de karaokés endiablés (mais faux à se percer le tympan), des mélodies entêtantes et surtout : des icônes qu’on associe forcément à cette tranche de vie bouillonnante, entre enfance et âge adulte, avec une nostalgie toujours délicieuse. 

Article de Pauline Machado

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