En ce début octobre, LÕU YETU s’associe à la campagne Octobre Rose et crée tout un programme pour sensibiliser ses clientes au sujet du cancer du sein. 

« Le cancer du sein est une maladie qui touche 9 % des femmes, indépendamment de leur âge. Chaque année, ce sont environ 60 000 cas qui sont diagnostiqués », rappelle la marque de bijoux. D’où leur envie de participer au fameux Octobre Rose, pour sensibiliser les femmes au plus tôt, et éviter – entre autres – une prise en charge tardive. « LÕU YETU est une marque créée par les femmes pour les femmes, et cette cause nous touche particulièrement. Au mois d’octobre, nous nous associons au mouvement Octobre Rose pour sensibiliser au diagnostic, et aider à la prise en charge des patients », explique la marque. 

Différentes actions 

  • LÕU YETU et ses boucles en collaboration avec Octobre Rose
  • LÕU YETU et ses boucles en collaboration avec Octobre Rose

Pour l’occasion, LÕU YETU a préparé quatre actions. La première est le reversement d’1 euro à l’association Rose Up pour tout achat de bijoux. Ensuite, la création d’une « ligne de médailles mantra » – dont la gravure est offerte, et une boucle d’oreille créée spécialement pour l’occasion. La boucle est inspirée du fameux ruban rose, et tous ses bénéfices seront reversés à l’association. 

Et pour finir en beauté, LÕU YETU a aussi prévu un concert et un talk le 15 octobre avec Fanny Leeb, marraine du projet. 

Une marraine inspirante

https://www.instagram.com/p/CFpVneqhGvX/

Fanny Leeb, chanteuse française atteinte du cancer du sein depuis plus d’un an, est la marraine du projet engagé de LÕU YETU. Et le 15 octobre, après avoir donné son concert, elle restera pour rappeler « l’importance du dépistage » et « partagera son expérience ». 

La médaille et les boucles seront disponibles sur le site internet et en boutique – parée de rose pour l’occasion. Et concernant le reste des actions de LÕU YETU, vous aurez plus d’information – ainsi que des partages d’expérience, conseils et talks live – sur Instagram.

Suivons leur exemple : en ce mois d’octobre, soyons toutes solidaires !

Article de Clémence Bouquerod

Peu après le scandale Moha La Squale et #Balancetonrappeur, Angèle et Léna Simonne, sœur et copine de Roméo Elvis -lui aussi accusé, ont été harcelées sur les réseaux sociaux. Et non, ce n’est pas normal. 

Ces derniers jours, sur tous les réseaux sociaux et sous les photos d’Angèle, on a beaucoup retrouvé le commentaire : « Balance ton frère ». Référence au titre d’Angèle « Balance ton quoi », ce commentaire pose beaucoup problème. Déjà, parce qu’il n’est pas à vocation de dénonciation, mais bien écrit pour décrédibiliser Angèle, ouvertement féministe. Comme si elle était responsable des actes de son frère. Pardon ?

Des faits

Pour rappel, la semaine dernière, peu après le scandale Moha La Squale, un hashtag a été créé pour dénoncer les actes sexistes et agressions sexuelles commises par des rappeurs. Sous #Balancetonrappeur, plusieurs ont été accusés, notamment Jok’air ou encore Roméo Elvis. La jeune femme qui avait accusé le rappeur belge a d’ailleurs précisé son histoire sur StreetPress le 11 septembreIl l’aurait en réalité suivie dans une cabine d’essayage et touchée sans son consentement. 

Mais malgré les accusations qui accablent Roméo Elvis, beaucoup d’internautes ont réagi à contre-sens. Au lieu d’aller éduquer le présupposé agresseur, ils sont allés harceler Angèle, sa sœur, et Léna Simonne, sa compagne. 

…au sexisme ordinaire 

Déjà, apprendre que son frère ou son copain a agressé une femme, c’est assez choquant. Mais l’apprendre depuis les réseaux sociaux, cela en rajoute une couche niveau charge mentale. Alors qu’il aurait fallu compatir avec Léna Simonne et Angèle, qui, rappelons-le, n’ont aucune responsabilité concernant les actes de Roméo Elvis. Oui, oui, même si elles sont toutes les deux des personnalités publiques engagées dans le féminisme. Elles n’ont pas mérité ces humiliations.

Pour rappel, une personne féministe n’a pas toujours de pouvoir sur les pensées et les actes de sa famille ou de ses amis, ni l’influence dont elles rêveraient. On appelle ça l’utopie. Si on peut tenter d’éduquer ceux qui nous entourent, on est parfois impuissant face à leurs actes. Et quant il est question d’irrespect, de violence ou pire, d’agression sexuelle, notre sentiment de défaite se voit encore plus amplifié. Et là, recevoir des menaces et des reproches n’a jamais été aussi difficile à gérer.

Faire la morale OK, éduquer OUI mais harceler, non. Jamais.

Article de Clémence Bouquerod 

Entre lundi soir et mardi matin, trois femmes ont porté plainte contre le rappeur Moha La Squale pour séquestration, violences et agressions sexuelles.

Ce week-end, c’est Romyaka @Romf_, l’une des anciennes fréquentations de Moha La Squale, qui a été la première à témoigner dans une story Instagram. Par la suite, les langues se sont déliées et la jeune femme a partagé de nombreux témoignages anonymes. L’affaire s’est ensuite déplacée sur Twitter, où la polémique a pris de l’ampleur, toujours enrichie de nouveaux récits. 

Les accusations

Le rappeur de 25 ans, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, est accusé de violences physiques, verbales ou encore de séquestration. Dans son témoignage, Romy explique : « moi c’était juste qu’il était ultra-irrespectueux. […] Disons que même si moi ça a été, j’ai pas mal de gens que je connais qui ont vécu des trucs très graves vis-à-vis de lui. C’est un grand malade ». 

Et elle n’est pas la seule à le dénoncer. D’autres témoignages appuient ses dires. « Le premier mec à m’avoir agressée sexuellement dans ma vie c’était Moha La Squale. […] C’était tellement humiliant. […] C’était hyper violent », s’exprime @Safe-chaerin sur Twitter« J’ai passé deux ans avec Moha. Deux ans d’enfer, de violences physiques, psychologiques, de menaces, de cris, de larmes, d’interdictions en tout genre », raconte celle pour qui il aurait écrit le titre Luna, relayée dans les stories de Romy. 

Le dépôt de plainte

Lundi soir et mardi matin, trois victimes supposées du rappeur ont décidé d’aller porter plainte contre lui, déclare leur avocat Thibault Stumm. Mardi matin, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « violences volontaires », « menaces de mort » et « agressions sexuelles », et précisé que les investigations ont été confiées au « deuxième district de la police judiciaire ».

Pour l’instant, ni Moha La Squale ni son avocate n’ont répondu aux accusations. 

Depuis, d’autres femmes ont pris la parole. Après #MeToo ou #BalanceTonPorc, est créé #BalanceTonRappeur. Parmi les témoignages, une jeune femme accuse Roméo Elvis d’agression sexuelle. Si le rappeur a présenté ses excuses sur son compte Instagram, beaucoup d’internautes s’en sont pris à sa sœur, Angèle, s’attendant à ce qu’elle « balance son frère » et remettant en question son engagement féministe, ainsi qu’à sa petite amie, Léna Simonne, qui avait partagé le récit de Romy. Il serait temps d’arrêter de harceler les femmes de l’entourage d’un présumé agresseur, non ? 

Article de Clémence Bouquerod 

« Garçon manqué » est une locution qui signifie « fille qui a des allures de garçon« . Alors que les codes de genre s’effacent de notre société, quel est vraiment le sens de cette expression ? Manon raconte.

Quand les codes de genre perturbent l'évolution des enfants.
Crédit : S&B Vonlanthen on Unsplash
Quand les codes de genre perturbent l’évolution des enfants.
Crédit : S&B Vonlanthen on Unsplash

A l’heure où les codes de genre sont, plus que jamais, remis en cause, c’est quoi être un garçon manqué ? « Si on décortique l’expression, c’est quand même assez particulier », nous confie Manon, 26 ans. « D’abord, on qualifie généralement une fille de garçon, ce qui est déjà assez étrange, de porter un jugement sur le sexe, comme si l’on pouvait venir défier sa conception biologique. Ensuite, on a le terme ‘manqué’, soit comme si nous avions manqué quelque chose dans le sens de raté, en l’occurence là son genre ou ce qu’il devrait être. Soit peut être aussi dans le sens de quelque chose qui nous a manqué, donc là, le sexe d’un homme. C’est particulier quand on essaye de l’expliquer, non ?« 

« C’était bien d’être un garçon, ils étaient courageux et forts… »

Derrière les mèches rebelles de sa coupe courte, ses yeux noirs semblent témoigner d’une grande concentration. Elle réfléchit. Après chacune de mes questions, elle opère une introspection intérieure, comme pour se mettre en accord avec elle-même avant de réponde. Manon est une femme, hétérosexuelle et elle aime les chats. « Quasiment toute mon enfance, j’ai entendu cette expression, sans comprendre le sens. ‘Tu es un garçon manqué’. Petite, j’étais presque fière de l’entendre. C’était bien d’être un garçon. Ils étaient courageux et forts, ils réussissaient dans la vie, ils pouvaient devenir tout ce qu’ils voulaient. » Elle sourit nerveusement : « je ne veux pas choquer en disant ça. Je le ressentais réellement de cette manière quand j’étais jeune. Il n’y a que maintenant que je comprends l’horreur de ce que l’on met dans la tête des enfants« .

Le sens du terme

Alors, quand je lui demande ce que c’est réellement d’être un garçon manqué, Manon farfouille dans une boîte devant elle et me sort des photos d’enfance. Sur l’une d’elle, elle porte ces baskets blanches à grosses semelles des années 90 qui reviennent à la mode. Dedans, une paire de chaussettes hautes qui blousent sur ses chevilles. Un gros sweat vintage, similaire à ceux qu’on aime dénicher en friperies. Dessous, un short en jean noir qui lui tombe mi-cuisse. Elle change de photo. Sur la nouvelle, elle porte une salopette bleue en jean, une paire de baskets blanches qui ressemblent de loin à des Stan Smith et une casquette.

« Visiblement, c’est ça être un garçon manqué« , répond-elle. Dans le dictionnaire L’internaute, on apprend que « garçon manqué » est une locution qui signifie « fille qui a des allures de garçon« . Ainsi, je soulève la curiosité de Manon. « Avez-vous déjà entendu l’expression ‘fille manquée’ ? Aujourd’hui, je ne comprends pas que l’on puisse éduquer des enfants avec des codes de genre si prononcés. Surtout quand ça ne va que dans un seul sens. »

Une robe et des baskets

« Quand j’ai été plus grande, vers 12 ou 14 ans, au moment où l’on commence à se poser des questions sur notre identité, j’étais en désaccord avec moi même. Je ne savais pas si j’avais le droit de mettre des robes ou des jupes comme les autres petites filles. Je ne savais pas si je pouvais couper mes cheveux courts comme les petits garçons. Pourtant, j’aimais ces deux choses là. Je ne savais pas si je pouvais mettre des baskets ou si je devais porter des nu-pieds. Ce ne sont que des vêtements, que des cheveux, ça ne définit en rien mon genre ou mon sexe. Mais à 14 ans, je n’en savais rien. » Manon sort une nouvelle photo dans un éclat de rire. Sur cette dernière, elle expérimente la robe à fleurs violettes assortie à des baskets. « C’était ma tenue préférée, quelques années après« , continue-t-elle en riant.

Plus sérieusement, elle me confie être heureuse aujourd’hui. Non pas parce qu’elle peut porter des robes et des baskets librement, mais « parce qu’aujourd’hui les codes de genre bougent« . « Les vêtements et les cheveux ne cantonnent plus personne à une apparence de genre. Je suis heureuse qu’aujourd’hui les enfants puissent grandir en se posant d’autres questions que les miennes. Qu’ils apprennent à voir au-delà de l’apparence, et même au-delà du genre. » Manon jette un oeil aux photos qu’elle a posées devant elle. « C’est une époque compliquée sur tout un tas de points, mais c’est une très belle époque pour être un enfant« .

Article de Aurélie Rodrigo

Dans un style propre au photographe de rue JR, ils ont rendu hommage aux soignants en première ligne dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19.

L'Opéra Bastille de Paris placardé de quelques 500 visages de soignants.
Crédit :  @protegetonsoignant sur Instagram
L’Opéra Bastille de Paris placardé de quelques 500 visages de soignants.
Crédit : @protegetonsoignant sur Instagram

Quelques 500 visages, tous en noir et blanc, placardés sur l’Opéra Bastille à Paris. Depuis vendredi, ils sont là, ces portraits des soignants. Des hommes, des femmes. Médecins, infirmiers, anesthésistes… Certains arborent un sourire, d’autres non. Certains porte même le masque, symbole de cette lutte contre la pandémie de la Covid-19, celle qui ébranle le monde depuis le début de l’année.

Après les favélas brésiliennes, il se concentre sur un hommage aux soignants. Dans un style qui lui est propre, JR s’associe au collectif Protège Ton Soignant. Et le résultat est à couper la souffle. C’est une nouvelle étape de son projet international Inside Out, celle-ci pose ses valises dans la capitale de l’Hexagone. Jusqu’à la fin du mois, il sera donc possible d’admirer une tout autre version de la façade habituelle de l’Opéra Bastille à Paris, recouverte de ces 500 portraits géants.

https://www.instagram.com/p/CCYUYyToMtb/?utm_source=ig_embed

« L’art a le pouvoir de changer notre façon de voir le monde »

Inside Out, c’est « un projet global permettant de transformer les messages personnels en œuvres d’art » porté par l’artiste JR. Sa philosophie de vie? Rappeler que « l’art a le pouvoir de changer notre façon de voir le monde ». Il utilise la photographie comme vecteur de changement en mettant littéralement un visage à un problème. Son équipe parcourt le monde entier en prenant des portraits de personnes et en les imprimant sur du papier à grande échelle pour ensuite les publier dans les espaces publics. C’est ce qu’il a fait ici. Le problème? La Covid-19. Le visage? Ceux des milliers de soignants qui ont oeuvré sans faille durant cette crise mondiale.

Article de Aurélie Rodrigo.

Pour les deux ans de son titre, Angèle est revenue sur Ta Reine. Une occasion pour certaines militantes LGBTQIA+ de parler du sexisme racine de l’homophobie. Marie, l’une d’elles, témoigne.

Ta Reine a donné la voix aux couples lesbiens oubliés, à l'occasion des deux ans de la chanson, les militantes veulent se faire entendre. 
Crédit :  Brian Kyed on Unsplash
Ta Reine a donné la voix aux couples lesbiens oubliés, et à l’occasion des deux ans de la chanson, les militantes veulent se faire entendre.
Crédit : Brian Kyed on Unsplash

« Mais tu voudrais qu’elle soit ta reine ce soir, même si deux reines c’est pas trop accepté. » Alors que son tout premier album, désormais certifié disque de diamant, a été un véritable coup de projecteur pour la jeune artiste belge, Angèle revient sur un de ses titres. Comme une célébration anniversaire, elle s’est confiée sur Ta Reine dans une story Insta à l’occasion des deux ans de la chanson. Elle aborde notamment l’importance de ce titre à ses yeux, mais aussi l’écho qu’il a eu auprès de ses fans.

« Il y a deux ans, un soir de début d’été à Bruxelles, j’ai écrit cette chanson sur ce pianoEt ça fait longtemps que je ne l’ai plus chantée alors je ne me souviens plus de mes propres paroles. Elle a toujours autant d’importance pour moi, parce que ça m’a beaucoup aidée de l’écrire. Et franchement, ça a été une chance immense de pouvoir m’exprimer comme ça en chanson. Et puis de savoir que d’autres aussi. Ça, c’est une méga consécration ».

Angèle, dans une récente story Instagram

Quand sexisme et homophobie se confondent

Bien qu’elle n’ait encore affiché aucune étiquette quant à sa sexualité, Angèle se positionne souvent en faveur de la lutte LGBTQIA+, mais aussi en tant que féministe. Une « chose nécessaire » pour Marie. La jeune étudiante, admirative de la chanteuse, est lesbienne. « Un bien vilain mot« , souligne-t-elle en riant. En effet, Marie, 22 ans, mène déjà une vie de militante engagée. Pour elle, le monde évolue, l’homosexualité se démocratise, mais uniquement lorsqu’il s’agit de deux hommes. « Là aussi, ou plutôt là encore, il y a du sexisme. Comme si ce n’était pas assez difficile de ne pas être hétéronormée, il faut en plus que l’on nous barre d’obstacles. Pourquoi deux femmes ensemble ça choque tant que ça ? Pourquoi ce n’est pas rendu aussi visible que deux hommes ? », s’interroge-t-elle, très agacée.

« Je crois qu’il n’y a pas de bon genre pour être gay, quoi qu’il en soit c’est difficile. Mais là où on amputerait stupidement deux hommes d’une masculinité imaginaire façonnée et forcée par la société, on assimile deux femmes à un film de cul. » Marie s’arrête un instant, comme blessée par ses propres mots. La jeune femme semble frappée en plein visage par la réalité qu’elle dépeint une fois de plus. Habituée de ce discours, elle n’en est pourtant pas à son coup d’essai. « Je répète ça à chaque mobilisation, chaque discours, chaque manifestation, mais je ne m’y ferai jamais. Rien ne change à ce sujet, jamais. C’est une très bonne chose que quelques personnes médiatisées s’engagent en faveur des femmes gay.« 

Marie se dit « affligée » par le manque de visibilité donnée aux couples lesbiens. « Déjà, deux femmes ensemble sont assimilées à un fantasme macho et hétéronormé, par conséquent elles n’ont pas d’autre image. Elles ne sont pas vues comme un couple normal, elles ne sont même pas vues du tout ». Pour illustrer son propos, la jeune femme conclut sur une question. « Je suis sûre que vous remarquez, même inconsciemment, les couples d’homosexuels que vous croisez dans la rue. Croisez-vous beaucoup de couple de femmes ? »

Article de Aurélie Rodrigo

Deux députés se sont penchés sur quatre métiers du social principalement exercés par des femmes. Résultat ? Ils préconisent une revalorisation des salaires et des conditions de travail.

Deux députés planchent sur les métiers du social oubliés.
Crédit :  Georg Arthur Pflueger on Unsplash
Deux députés planchent sur les métiers du social oubliés.
Crédit : Georg Arthur Pflueger on Unsplash

Aides à domicile, assistantes maternelles, animatrices en maison de retraite ou périscolaires, accompagnantes… Ils sont peu considérés et en grande partie occupés par des femmes. Récemment, deux députés se sont penchés, dans un rapport, sur ces quatre métiers du social. Résultat, ils préconisent une revalorisation des salaires et des conditions de travail.

« Le présent rapport s’intéresse à quatre métiers qui tissent du lien entre les personnes, et ce « du berceau à la tombe » […] Nous mettons ces professions au féminin. Parce que, bien sûr, ces emplois sont très largement occupés par des femmes. Et c’est pour cette raison, à coup sûr, que ces quatre métiers souffrent d’un statut précaire, de revenus parcellaires. » C’est dans ces termes que les deux co-rapporteurs introduisent le rapport.

Des propositions concrètes

C’est d’abord un constat qui pose le décor. En effet, comme l’indique le rapport, plusieurs études montrent que ces métiers seront des « gisements d’emplois : la quantité sera là, mais pour quelle qualité ? Quelles conditions de travail, quels revenus, quels statuts ? dignes du travail qu’elles effectuent ?« , s’interrogent les rapporteurs. Et pour répondre à ces interrogations c’est une liste de 43 propositions qu’ils ont dressée. « Les propositions contenues dans le rapport sont nécessaires : hausse des rémunérations, revalorisation des grilles salariales, prise en compte de l’ensemble du temps de travail effectué. Il convient, également, de modifier l’organisation du travail afin de leur garantir des temps pleins, avec du collectif, des moments d’échanges, de formation. Et aussi, que la relation entre la salariée et la personne aidée, souvent purement interpersonnelle, s’opère davantage en équipe. »

Une lutte féministe portée par des hommes ?

Il y a cependant une chose étonnante à relever. Cette proposition est présentée par deux hommes. Surprenant puisqu’en termes de politiques sociales ce sont principalement des femmes que l’on retrouve à l’origine de telles initiatives. D’une part le député de La France Insoumise François Ruffin, d’autre part le député LREM Bruno Bonnell. Deux hommes qui portent une véritable lutte féministe. Les métiers concernés étant bien souvent encore exécutés gratuitement par des femmes au quotidien, ils ne semblent pas mériter une « bonne » rémunération dans l’inconscient collectif. Étrange paradoxe alors de voir un député LREM oeuvrer en faveur de la lutte féministe quand on assiste à un tel remaniement de la part du parti présidentiel.

Article de Aurélie Rodrigo

La marque Rouje s’associe à l’artiste Nina Koltchitskaia pour une collection inédite dont l’intégralité des fonds sera reversée à la Maison de Femmes de Paris.

Rouje x Nina Koltchitskaia, une collection inédite en faveur des femmes victimes de violences.
Crédit : Rouje Paris
Rouje x Nina Koltchitskaia, une collection inédite en faveur des femmes victimes de violences.
Crédit : Rouje Paris

« Rouje a toujours été une histoire de femmes », explique Jeanne Damas, « des collaborations, de la sororité, des parcours qui se mêlent ». À l’été 2020, cette idée se concrétise par un engagement concret en faveur de la Maison des Femmes avec l’artiste Nina Koltchitskaia.

« À l’origine, une rencontre entre Jeanne Damas et Dr Ghada Hatem, gynécologue, à l’initiative de ce lieu où sont accueillies les femmes victimes de violences. » Un projet unique, soutenu par Jeanne Damas et Rouje avec la vente d’une série d’objets, d’accessoires « réalisés avec la complicité de son amie et artiste Nina Koltchitskaia ».

Rouje x Nina Koltchitskaia

Ce sont donc, des paniers brodés à la main, des foulards de soie, des carnets ou des coussins, et même une édition très limitée de vases et pichets en céramique artisanale de Vallauris. Cette nouvelle collection sera disponible en ligne, et en boutique parisienne à partir du 18 juillet 2020. L’intégralité des bénéfices seront reversés à la Maison des Femmes de Saint-Denis qui oeuvre chaque jour contre les violences sexistes.

La Maison des Femmes

Depuis 2016, la Maison des Femmes accueille, à Saint-Denis, toutes celles qui en ont besoin. Un lieu où des professionnels reçoivent les femmes victimes de violences dans un cadre rassurant, pour les écouter, les conseiller, les soigner de façon anonyme et gratuite. La Maison des Femmes c’est aussi des groupes de paroles, des repas partagés, de l’aide à l’insertion à l’emploi, des ateliers divers… De l’atelier salsa à l’atelier self-défense en passant par un rendez-vous pour les femmes ayant obtenu l’asile, cet espace d’initiatives et de solidarité oeuvre sur tous les fronts, « pour celles qui en ont besoin ».

Article de Aurélie Rodrigo.

A l’heure où Instagram s’inscrit comme un porte-parole de notre société, les langues se délient. Les comptes qui dénoncent, qui portent des témoignages, ou recensent ces mots qui blessent, fleurissent sur le réseaux où l’image est reine. Rencontre.

Ces nouveaux comptes Instagram qui relayent des témoignages se multiplient.
Crédit : Alex Bracken on Unsplash
Ces nouveaux comptes Instagram qui relayent des témoignages se multiplient.
Crédit : Alex Bracken on Unsplash

Il est assez tôt ce mardi matin quand elle décroche son téléphone. Sa voix tremble déjà, je n’ai fait que la saluer. Elle sait de quoi nous allons parler, comme un accouchement douloureux mais nécessaire, elle prend une grande inspiration et s’excuse. Marion* a fait entendre son histoire à travers ces nouveaux comptes sur Instagram. « Il s’agit de profils qui ne publient que des citations, le plus souvent sur fond uni. Généralement ils ont des thèmes : témoignages sur le sexisme tout court, ou à l’école, dans le milieux professionnel (…), sur la charge mentale aussi, ou simplement sur la vie des femmes. » Des citations porteuses de traumatismes le plus souvent, sous couvert d’anonymat. Ils sont de plus en plus nombreux, ces profils engagés. Les témoignages suivent, et inondent les fils Instagram.

Savoir que l’on est victime

« Il y a des sujets plus difficiles à aborder que d’autres, avec sa famille tout comme avec ses amis. Pourtant, avec le recul, j’ai réalisé que je n’étais très certainement pas seule dans ma situation et probablement que si quelqu’un m’en avait parlé, je m’en serais aperçu bien avant. » Pour Marion, le plus difficile « dans la position de victime« , c’est de se rendre compte que l’on tient ce rôle. Des phrases qu’elle appuie d’ailleurs avec beaucoup de fermeté dans sa voix. Un pic d’agacement peut être même, qui traduit une incompréhension de la part de la jeune femme. « C’est terrible de se dire que dans certaines situations nous sommes victimes, mais nous n’en n’avons pas conscience. A ce stade là, on est involontairement complice de ce qui se passe. Je ne dis pas que les victimes ont leur part de responsabilité, bien loin de là mon dieu… Je dis seulement qu’il faut le déclic de se le dire et pour ça, bien souvent, nous avons besoin d’aide.« 

Pour Marion, le déclic a été une simple série télévisée. « C’était vraiment une soirée banale où je m’installais dans mon lit chez mes parents après le dîner, devant Netflix. Je regardais ce genre de séries légères pour ados, même si je n’en étais plus une. Il y avait de grandes histoires d’amour et de plus petites amourettes, des fêtes entre amis, des bals de fin d’année, enfin du grand scénario américain. Puis, alors que je swipais Instagram sur mon téléphone à côté, une conversation a retenu mon attention dans la série. C’était une scène où deux copines discutaient des histoires d’amour et de sexe. Une réplique a raisonné dans ma tête.« 

« Il ne faut pas minimiser l’emprise des gens »

Il était son premier amour. Celui qui peut vous faire faire sentir des papillons dans le ventre et vous mettre des étoiles plein les yeux autant que de vous détruire. Celui pour qui l’on donnerait la lune et les étoiles, pourvu que ce soit le bon. Quelquefois celui avec qui on se construit, d’autres fois, celui avec qui l’on s’oublie. « Maintenant je le sais, c’était une relation nocive, il n’y avait rien de sain. Je me suis abandonnée à lui. J’avais 17 ans, puis 19 quand ça s’est terminé. Il était mon premier amour, ma première fois, ma première présentation familiale, il était mon premier échec aussi. » Marion marque une pause. Je la rassure, nous avons tout notre temps. Elle sourit dans un soupire, « ça peut paraître ridicule, mais il ne faut pas minimiser l’emprise des gens, ça peut être terriblement destructeur« .

Un récit difficile mais libérateur

Elle a écrit : « Quand il insistait, je finissais toujours par dire oui. Je n’avais pas envie de coucher avec lui. » C’était ça, son témoignage. Une quinzaine de mots qui la font encore pleurer aujourd’hui. « Je pense que ça peut paraître léger et dérisoire. Il était mon copain, il ne m’a pas forcée physiquement, il ne m’a pas violentée. Mais c’était tout aussi douloureux que de la violence physique, et c’est important de le dire. » Derrière ce témoignage, il n’y a pas seulement une mauvaise histoire passée. Il y a aussi un corps à se réapproprier, une sexualité à reconstruire et à comprendre de nouveau, le réapprentissage de la confiance, une travail de déculpabilisation énorme et même une nouvelle définition de l’amour à trouver.

« Je ne suis pas prête à prendre la lumière pour servir les grandes causes de ce monde. Je ne suis pas militante, je ne suis pas courageuse, je suis quelqu’un de fragile et je le sais. Peut-être d’autant plus depuis cette histoire… Je ne suis pas encore prête à parler de ça autour de moi, ouvertement, même 4 ans après la fin de cette histoire. Mais s’il y a quelque chose que je retiens de tout ça, c’est que l’on a besoin de dire au monde ce que l’on vit, on a besoin de témoigner, de porter nos histoires. Nous ne sommes jamais seul.e.s dans ces situations, quelles qu’elles soient, nous sommes compris, et même écoutés quelquefois. Nous devons connaître l’histoire des autres pour savoir que ça peut nous arriver, aussi.« 

« Si vous avez mal, dites-le »

Alors que nous vivons dans l’ère des réseaux sociaux, nous pouvons constater de nombreuses mutations sociétales sur ces plateformes. Celle de prendre la parole notamment. « Les réseaux peuvent être utilisés à bien, et ils le sont de plus en plus. Je suis très optimiste à ce sujet. » Pour Marion, ces nouveaux comptes Instagram sont un début de solution à certains problèmes -trop- souvent passés sous silence. « S’il n’y a qu’un seul message que je devrais faire passer, ce serait : surtout parlez-en, même anonymement sur les réseaux sociaux. Ne banalisons aucune situation qui nous font souffrir, si vous avez mal, dites-le.« 

Tour d’horizon de ces nouveaux comptes Instagram

  • Phrases Assassines dénonce les « violences ordinaires », il « lutte contre le silence et l’obscurité ».
https://www.instagram.com/p/CAa1t_qAh6y/
  • Paye ton poil relaye des témoignages sexistes et pilophobes.
https://www.instagram.com/p/CBsPpH3ApOK/
  • Dans la bouche d’une fille présente des situations de sexisme quotidien et dénonce les stéréotypes de genre.
https://www.instagram.com/p/CCBiiVYCAtd/
  • Les mots de trop, ce compte est tout nouveau et propose de sensibiliser contre les discriminations en école d’art.
https://www.instagram.com/p/CBbKXKaBiF3/

*Le prénom a été modifié pour des raisons d’anonymat.

Article de Aurélie Rodrigo

J’ai beau être féministe, égalitariste, tolérante et pleine d’espoir, quelquefois je n’y crois plus. Il y a des jours où les actualités, les gens autour de moi, les comportements et les réflexes inconscients me rappellent à une réalité certaine : je suis une femme et nous ne sommes pas tous égaux. Malgré les nombreux efforts et les avancés de notre société, ces jours-l, je perds espoir. Espoir que toutes les mentalités changent, que le sexisme ordinaire cesse, que les blagues déplacées ne soient plus qu’un mauvais souvenir.

Lettre ouverte à vous, les alliés de mon quotidien, inconscients de l'être. 
Crédit : Toa Heftiba on Unsplash
Lettre ouverte à vous, les alliés de mon quotidien, inconscients de l’être.
Crédit : Toa Heftiba on Unsplash

Sexisme banalisé

Récemment, lors d’un dîner avec des amis, il y a eu cette moquerie. Alors qu’une jeune maman se confiait sur la charge mentale, trop pesante, qu’elle endure toujours suite au confinement, son mari a ri. Devant tout le monde, il a rétorqué : « tu es bien contente que je ramène de quoi vivre, c’est normal que j’apprécie avoir le repas prêt en arrivant ». Elle est en train de perdre son emploi pour garder ses filles à la maison.

Hier, j’écoutais un podcast d’Arte Radio au sujet de ces hommes d’un certain âge qui refont leur vie en Thaïlande avec de -très- jeunes femmes. L’un témoignait, pour justifier son choix. Il a dit : « De toutes façons après un certain âge, les femmes à la maison elles, ont plus envie de rien, alors qu’à cet âge les hommes, ce sont des chauds lapins, faut pas s’étonner après… ».

L’autre soir, en terrasse avec des amis, l’une d’entre elle et moi-même nous surprenons à ne pas rire à une blague sexiste, nous nous faisons la remarque. La phrase suivante, cette même copine s’exclame : « ça vaaa, nous les femmes ont a juste besoin que l’on s’occupe de nous comme des princesses ». Et il n’y avait aucune ironie dans sa phrase.

Mes alliés, inconscients de l’être

Alors, quelquefois je perds espoir. Mais il y a quelque chose qui me rappelle très vite à la raison : les alliés de ma vie. Ceux qui le sont, sans le savoir. Ceux pour qui il n’y a pas de différence. Ceux qui y croient, des fois plus que moi. SheToutCourt, dont on vous a déjà parlé chez Paulette, propose une définition simple du mot allié. « Dans le féminisme, un allié se défini comme une personne qui va apporter son soutien aux femmes en lutte. Il peut le faire en amplifiant leur voix et contribuer à les rendre plus visible. Le plus souvent ce sont les hommes qui se sentent concernés par les enjeux féministes qui seront définis comme alliés. »

Ma conception de ce mot peut donc paraître erronée, mais je suis convaincue qu’il y a des alliés, inconscients de l’être. Et il y a trois points qui qualifient un allié, selon moi. Ces points, sur lesquels ceux qui partagent ma vie, me réconfortent dans mes moments de doutes.

La déconstruction

Le combat féministe, c’est d’abord un chemin vers la déconstruction. La déconstruction d’une société sexiste où l’on nous inculque des habitudes et des valeurs discriminantes, que nous reproduisons sans en être pleinement conscient.e.s. Ce pour quoi j’aimerais remercier le plus grand allié de ma vie, c’est d’abord pour ses tendances à essayer de comprendre. De se mettre à la place des autres. De se tromper, et de s’en apercevoir, puis de rectifier. C’est cette réaction qu’il a quand il se rend compte de ce qu’il est en train de me demander à l’instant même où il formule « comment je pourrais t’aider pour laver l’ap… ». Il s’arrête avant la fin de sa phrase, et corrige. « Je vais laver le sol ce matin… »

L’écoute

Je pense que devenir un allié c’est aussi apprendre à écouter. Pour la simple et bonne raison que lorsque nous sommes un homme, nous n’avons pas les même expérience de vie qu’une femme. Comprendre le féminisme c’est aussi connaître ses dessous. Et inévitablement pour déconstruire le féminisme, il faut savoir de quoi il s’agit et donc écouter. Comme tous les grands maux du monde, le sexisme peut être guéri par l’éducation, par l’apprentissage.

Les actes

Chaque jours, dans les détails de mon quotidien je vois ces alliés inconscients de l’être. Encore plus depuis que j’ai cette chronique en projet. A la maison, je ne peux pas dire connaître la charge mentale, il m’arrive de penser pour deux, lorsque j’organise une journée spéciale par exemple, mais pas plus que celui qui partage ma vie. Je n’ai pas la sensation de faire le ménage, nous faisons le ménage… Il en va de même lorsque l’on va boire un verre ou manger avec des amis. A ce moment de la conversation ou quelqu’un dit « moi mon manteau de moto je l’ai pris rose, ça fait beaucoup plus fille ! », je l’entends soupirer en me regardant. Plus encore, c’est lui qui réagit à ces remarques insultantes qui marient stupidement le cycle hormonale d’une femme à ses humeurs, pas moi.

Mais il n’y a pas que la personne qui partage ma vie que je compte parmi mes alliés. Il y aussi cet homme dans le métro qui a attiré mon attention en haussant la voix. Face à lui il y avait un homme et une femme, probablement en couple. L’homme n’arrêtait pas de jeter des phrases désagréables sur le repas qui ne serait pas prêt en rentrant, sur les enfants qu’il ne voulait pas entendre du week-end, et sur ses vêtements de sport qu’il allait falloir laver (…). Celui que j’ai ajouté à ma liste d’alliés s’est mêlé à la conversation en s’adressant à la femme : « Tous les hommes ne sont plus comme ça, vous êtes dans la trentaine, vous n’allez pas finir votre vie avec cette pression, la charge mentale c’est plus trop tendance, pensez à vous. »

Je ne vais pas énumérer tous les exemples qui me viennent à l’esprit, mais cet homme dans le métro avait raison, la charge mentale, « c’est plus trop tendance ». Il y en a partout, des alliés, seulement, les sexistes se font plus entendre. Surtout ne perdons pas espoir, merci à vous, mes alliés inconscients.

Une chronique de Aurélie Rodrigo

Et oui, cette année, l’été prend une saveur particulière, et avec lui, tous ses événements. Pas de festivals, pas de férias, pas de fête de la musique ni de défilé des Fiertés… Mais pourquoi annuler la fête pour autant ? Paulette a sélectionné pour vous les Prides virtuelles à ne pas manquer cette année!

Cette année, les festivités du mois des fiertés se déroulent sur la toile.
Crédit : Dayne Topkin on Unsplash
Cette année, les festivités du Mois des Fiertés se déroulent sur la toile.
Crédit : Dayne Topkin on Unsplash

A vos manettes

On vous en a déjà parlé, mais le jeu à succès Animal Crossing New Horizon inaugurera une île spéciale pour l’occasion. Grand symbole de rassemblements divers pendant la période de confinement, le jeu continu sur sa voie. La Global Pride Crossing est lancée depuis le 18 juin et sera en ligne jusqu’à la fin du mois. Véritable source d’inspiration, invitation à la liberté de tous ou encore grande fête virtuelle, chaque joueur pourra organiser son propre défilé des Fiertés, ou participer à ceux déjà proposés.

#GlobalPrideCrossing

« Il est plus que jamais important de se souvenir que le Mois des Fiertés est une période de fête mais aussi de réflexion et de solidarité. En ce moment, nous devons tous faire face à des défis émotionnels difficiles dans la vie réelle. Célébrer la fierté peut sembler compliqué pendant que des gens subissent de plein fouet l’oppression systémique de la communauté noire et bravent l’isolement du COVID-19. Mais aucun d’entre nous n’est seul. » C’est dans ces mots que l’iconique jeu Les Sims propose, lui aussi, d’organiser sa Pride. « À partir du 15 juin, nous lancerons notre Parade de la Fierté virtuelle. Mettez en ligne vos meilleurs looks de Sims sur le thème de la fierté sur nos réseaux sociaux et sur la galerie en utilisant le hashtag #SimsPride2020 pour tenter d’apparaître dans l’événement Célébration de la Sims Pride et sur la photo de groupe à la fin du mois. » Une nouvelle occasion de « jouer avec la vie, jouer avec l’amour« .

L’événement incontournable

C’est la Pride virtuelle des Prides virtuelles. Alors que l’European Pride Organisers Association (EPOA) annonçait, au début du mois, que quelques 500 événements LGBTQI+ étaient directement impactés par le coronavirus, elle planchait aussi sur une solution de secours. Ainsi, l’Interpride et l’EPOA ont imaginé la Global Pride. Une manifestation en direct, de 24 heures, qui prendra la forme d’un live streaming. Au programme : concerts, performances ou encore discours d’activistes et d’artistes queer du monde entier. Si beaucoup d’événements fleurissent sur la toile à l’occasion du Mois des Fiertés, celui-ci est sans doute le plus important. Une chose est sûre, l’esprit Pride se fera sentir sur la toile, le rendez-vous est donné le 27 juin.

https://www.youtube.com/watch?v=4HhzcnTFfjE

Dans la culture et le divertissement aussi…

La magazine musical américain Billboard s’associe au Hollywood Reporter pour un événement haut en couleur. C’est leur deuxième sommet annuel de la Fierté et il s’ouvre à l’occasion du mois de juin symbolique. Son objectif : célébrer l’influence de la communauté LGBTQiA+ à travers la musique, les médias et le divertissement. L’événement se tient ce samedi, à partir de 12h30. Il tournera autour de conversations sur le divertissement et sur l’importance de la représentation de cette communauté dans la musique, la télévision, le cinéma et davantage de sujets encore.

Un peu de sérieux

Toute la semaine se tient le #WorkPride. Ce rendez-vous prend la forme d’une conférence mondiale en ligne organisée par myGwork, composée de plusieurs événements pour les professionnels, les diplômés, les employeurs et plus encore. La conférence a pour mission de s’assurer que la communauté LGBTQiA+ est visible et célébrée dans le monde du travail aussi. Entre autres sujets, les séances porteront sur l’inclusivité, les groupes et réseaux de ressources pour les employés, le bien-être et le soutien.

Article de Aurélie Rodrigo

Cette année laissera un goût spécial à nos mariages de l’été. Certains ont décidé de se marier en comité très réduit, d’autres ont annulé, quelques-uns ont finalement opté pour la saison hivernale. Quoi qu’il en soit aucun rendez-vous ne se passera comme prévu. Voici notre sélection de cadeaux pour ces marié(e)s qui ont annulé.

Cette année, beaucoup ont du remettre la robe et le costume dans le placard, mais on ne les oublie pas!
Crédit : Marc A. Sporys on Unsplash
Cette année, beaucoup ont du remettre la robe et le costume dans le placard, mais on ne les oublie pas!
Crédit : Marc A. Sporys on Unsplash

C’est toujours leur journée!

C’était un jour très spécial, entouré de rouge dans le calendrier depuis un an au moins. Ils avaient très certainement choisi une date qui leur parlait. Ils avaient pensé chaque minute de cette journée dans le moindre détail depuis plus d’une année. Pas question de laisser perdre leur rendez-vous. Voici quelques cadeaux pour qu’ils passent, malgré tout, une journée inoubliable!

  • Pour bien commencer la journée, on opte pour un réveil cafetière : le petit déj’ au lit sans effort!
RÉVEIL CAFETIÈRE THE BARISIEUR - 339,00€
Réveil cafetière The Barisieur – 339,00€
  • Ca reste leur journée en amoureux… Pourquoi pas un coffret d’huile de massage?
Coffret de trois huiles de massage - 25,00€
Coffret de trois huiles de massage – 25,00€
  • Enfin, pour se consoler du buffet qu’ils ont goûté, re-goûté, et sûrement re-re-goûté, on remplace la pièce montée : coffret cadeau cacao et champagne.
Coffret cadeau cacao et champagne - 122,00€
Coffret cadeau cacao et champagne – 122,00€

Des souvenirs, quoi qu’il en soit

Et oui, comme on l’a déjà dit, c’était leur date. Alors, ne laissons pas ce jour au hasard. Il n’y aura évidemment pas de grands shootings de famille, ni de film souvenir mais rien n’empêche aux invités de rappeler aux mariés qu’ils ne les oublient pas! Pour un cadeau plus personnalisé, tout le monde peut envoyer un selfie aux deux tourtereaux, ça ne fera que deux fois plus de souvenirs!

  • Étape 1, les selfies. Étape 2 : pour garder tout ça au chaud, on leur offre une imprimante photo portable.
Imprimante photo portable - 139,99€
Imprimante photo portable – 139,99€
  • Étape 3 : l’album photo à remplir soi-même…
Album photo grand format - 26,99€
Album photo grand format – 26,99€
  • Étape 3 bis : et pour les plus originaux, une table souvenir où l’on peut glisser tous nos clichés préférés!
Table en bois personnalisable - 99,95€
Table en bois personnalisable – 99,95€

Comme un goût de lune de miel

Comme il n’y a pas que la jour j qui a été annulé, on leur (re)donne le goût du voyage. Que ce soit pour s’évader depuis la maison cette année, ou pour encore mieux préparer leur prochain voyage, on a tout ce qu’il vous faut!

  • Pour projeter le spectacle du ciel nocturne étoilé directement depuis leur chambre : le planétarium « STAR THEATRE ».
Planétarium "STAR THEATRE" - 139,00€
Planétarium « STAR THEATRE » – 139,00€
  • Un peu d’inspiration avec le poster 100 lieux à Visiter Avant de Mourir.
100 lieux à Visiter Avant de Mourir - 23,86€
100 lieux à Visiter Avant de Mourir – 23,86€
  • Et pour aller encore plus loin, notre guide du Routard préféré, Voyages: tout un monde à explorer.
Voyages: tout un monde à explorer - 35,00€
Voyages: tout un monde à explorer – 35,00€

Article de AR.