L'appli qui va révolutionner notre quotidien voyait le jour le 8 avril. C’est Nabla. Elle est gratuite, regorge de précieux conseils médicaux concrets et s’adapte à chacune, selon nos besoins et nos demandes.

En fait, le concept est très simple : venir en aide rapidement, facilement et de manière professionnelle à toutes les femmes. Téléchargez l’appli, posez votre question ou découvrez les infos à la Une du jour. En 3 clics, des spécialistes vous éclairent. L’idée générale étant de proposer un service médical accessible à toutes, de partout. Il se veut continu, personnalisé et préventif. 

Pourquoi la santé féminine ?

Endométriose, grossesse, mycose vaginale, simple migraine à répétition ou même douleurs dans les doigts. Il n’est jamais simple d’obtenir des rendez-vous médicaux rapidement. Et surtout, quand il s’agit de la santé des femmes. Trop peu de spécialistes pour beaucoup de demandes.

Alors, on se tourne vers des blogs (nous tairons le nom de ces blogs « santé », qui pour un léger mal de gorge nous diagnostique les pires des maladies incurables). Parfois utile, parfois très alarmant. Mais la plupart du temps, on en vient à ne pas consulter, car à force de scroller sur des forums non mis à jour depuis 2013, on baisse les bras. C’est ici que Nabla entre en jeu et nous sauve la mise.

Des spécialistes diversifiés pour une communauté inclusive

Pour comprendre notre santé, notre corps et ses réactions, l’application propose un journal. Ainsi, il est possible d’enregistrer ses propres données (symptômes, cycles…) et de les suivre assidûment. Il est également possible d’enregistrer les conseils médicaux qui nous ont aidées. En effet, Nabla regroupe bon nombre de conseils et informations rédigés par des professionnel·le·s de santé de toutes les spécialités. Pour les citer, gynécologues, psychologues, médecins généralistes, sages-femmes, infirmières, nutritionnistes, kinésithérapeutes et ostéopathes sont disponibles pour répondre à nos demandes.

En lançant une application dédiée à la santé des femmes, nous souhaitons avant tout replacer l’écoute et l’empathie au cœur de la relation patiente-médecin.

Delphine Groll, cofondatrice de Nabla.

Dialoguer pour partager son expérience

Une fois connectée à l’application, chacune peut poser une question dans l’anonymat. Par exemple « Qu’est-ce que la respiration en pleine conscience ? » ou encore « L’épilation intégrale, est-ce risqué ? », ou bien « Comment garder le moral ? ». Le ou la professionnel·le de santé répond à la question par un bref résumé en plusieurs étapes et en plusieurs conseils détaillés. 

Aussi, les utilisatrices peuvent commenter sous la question, afin d’apporter des précisions, avis ou autre. Chaque témoignage de femme permet de faire avancer la recherche et d’aider quelqu’un d’autre. C’est une plateforme complète, moderne et très bienveillante. Parce qu’il n’y a pas de question bête, comme nous le répétait nos professeur·e·s des écoles (enfin, celleux qui étaient cool) !

La médecine de demain

Pour arriver à bout de ce projet, développer correctement son algorithme et permettre l’accès aux réponses les plus concrètes, Nabla a levé 17 millions d’euros auprès d’investisseur·se·s. Parmi elle et eux, le célèbre milliardaire Xavier Niel, la société Artemis (société d’investissement de la famille Pinault) mais aussi Rachel Delacour, Julie Pellet… 

D’ici quelque temps, Nabla sera équipé d’un service de télé-consultation proposant un rendez-vous médical sur-mesure avec les spécialistes partenaires. À l’avenir, une version premium de l’appli sera développée. Elle proposera un suivi médical avec des programmes ciblés pour chaque patiente désireuse de ce service. L’idée générale étant de proposer un service médical accessible à toutes, de partout, et se voulant continu et préventif.

Disponible sur l’app store dès maintenant.

Un article de Margot Hinry

Tous en bleu ! Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. En France, les troubles du spectre de l’autisme représentent entre 0,9 et 1,2 % des naissances. Le cinéma et le petit écran tentent de manière plus ou moins fidèle à la réalité d’aborder le sujet dans ses fictions. Voici la liste non-exhaustive de nos coups de cœur, à voir seul·e ou en famille lors de vos longues soirées confinées.

© Rock Staar for Unsplash
© Rock Staar - Unsplash

Il est important de commencer par vous préciser que l’autisme, c’est environ 7 500 des naissances chaque année*. 

Les troubles du spectre de l’autisme peuvent se manifester sous de multiples formes, là où la fiction se focalise très souvent sur des personnages Asperger. Ces dernier·e·s développent parfois des compétences exceptionnelles. Notamment en sciences, en musique, en informatique ou en mathématique. Il n’existe pas un autisme, mais bien des autismes, avec des symptômes tous très différents. Parler de ces troubles à travers des fictions est un pas vers une ouverture des consciences collective, mais il est essentiel de ne pas généraliser.

"Hors Normes", d'Olivier Nakache et Eric Toledano (2019)

C’est certainement le long-métrage qui se rapproche le plus de la réalité des personnes atteintes de troubles de l’autisme, de leurs familles et de leurs soignant·e·s. Si vous ne l’aviez pas encore vu, ce film vous fera verser des larmes, beaucoup de larmes. Presque semblable à un documentaire tant il est bien ficelé, il met en scène les superbes Vincent Cassel et Reda Kateb dans leur combat engagé au service des personnes autistes. Touchant, inspirant, rare et très humain, le scénario, qui mêle désillusions et espoir, est magnifique.

Le pitch, c’est deux hommes, Bruno et Malik, à la tête de leurs associations depuis 20 ans. À eux deux, ils forment des jeunes issus de quartiers compliqués, pour les insérer professionnellement et encadrer des cas de personnes qualifiées « d’hyper complexes”.

Ainsi, les réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache abordent ici l’état d’urgence de ces familles débordées par les souffrances de leur enfant autiste. Les troubles représentés sont si conséquents que les institutions françaises ne peuvent leur proposer d’accueil. Le récit d’un parcours compliqué et d’une lutte, au sein d’une administration froide. Mais également, d’une société encore trop peu encline à l’acceptation de personnalités hors normes. À noter que des personnes en réelle situation de handicap jouent dans le film. Enfin, Hors Normes est une histoire de bataille, d’empathie et d’amour. 

Disponible sur Prime vidéo à partir de 1.99 €.

Atypical (2017)

Changement de registre. Cette série américaine nous embarque dans le quotidien de Sam (joué par le jeune Keir Gilchrist), un lycéen de 18 ans. Il vit dans le Connecticut avec sa sœur, Casey, et ses deux parents, Doug et Elsa. Sam est atteint d’un trouble du spectre de l’autisme et souhaite trouver l’amour. Sa quête de relation amoureuse et d’indépendance oblige l’ensemble de la famille à faire preuve d’introspection envers ses propres démons. Nous sommes plongé·e·s au cœur du quotidien de cette famille pleine d’amour, d’incompréhension, de manque de communication, de rires, et de peine. 

Le père a énormément de mal à connecter avec son fils, depuis sa naissance. Au fur et à mesure des saisons (la quatrième est en cours de tournage et sortira cette année), la relation évolue, le père s’engage, à sa manière.

La maman quant à elle, est extrêmement protectrice. Et elle agit avec beaucoup de douceur, de compréhension et d’inquiétude. Aussi, la sœur Casey joue un rôle très intéressant. Elle seule se permet de pousser Sam dans ses retranchements, de le chahuter, de l’embêter.

La série rencontre un franc succès et met le doigt sur les qualités d’un trouble du spectre autistique. Mais aussi, sur les difficultés de communication, notamment avec les codes de séduction. Une série feel good à l’américaine, des personnages attachants, un pitch inclusif à la fois drôle et important. À binge-watcher au plus vite !

Disponible sur Netflix.

The Good Doctor (2017)

Vous aviez aimé Grey’s Anatomy et Docteur House ? Dans le même registre, il y a The Good Doctor. C’est un peu l’idée sauf que non. Non, parce que The Good Doctor n’est autre qu’un jeune chirurgien interne atteint du syndrome Asperger. C’est l’un des fameux troubles du spectre de l’autisme dont raffole la fiction. En effet, Shawn Murphy (joué par le génial Freddie Highmore) est représenté comme un génie et possède des capacités intellectuelles impressionnantes.

La série est loin d’être représentative de toutes les personnes atteintes d’un trouble autistique, mais elle reste touchante et positive. Shawn vous fera rire et pleurer. Son personnage est émouvant grâce à son histoire, ses réflexions et sa manière de se battre pour les gens qu’il aime.

Dans une interview, Freddie Highmore explique que ce rôle lui tient très à cœur. « Il a ouvert l’esprit de beaucoup qui avaient peut-être une idée un peu floue par rapport à l’autisme. La série génère des conversations et c’est formidable », tout en ayant conscience que l’autisme touche un large éventail d’individu·e·s tous très différent·e·s. 

Dans le show, le directeur de l’hôpital, Dr Glassman n’est autre que le mentor de Shawn depuis son enfance. Il se bat corps et âme pour faire intégrer son protégé au sein de l’équipe, réticente face à son handicap. La série touche le cœur du monde entier. À sa sortie, elle est numéro 1 aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Angleterre, en Espagne et en Italie. Série dans l’ère du temps et très agréable à regarder. 

Les 4 saisons de The Good Doctor sont disponibles sur Prime Vidéo.

On The spectrum (2018)

C’est LA série qui sort des chemins bien tracés de l’autisme connu sur le petit et grand écran. Cette comédie israélienne dépeint le quotidien de trois colocataires, tou·te·s atteint·e·s d’un trouble du spectre autistique. Deux hommes, une femme. Ils sont jeunes et insouciant·e·s, ils cherchent l’amour ou du travail, ou bien simplement, à réussir à sortir dehors. Cette fiction étonnante est d’une extrême bienveillance. Les dialogues sont drôles mais jamais moqueurs. C’est un portrait plutôt fidèle d’une réalité trop souvent cachée ou ignorée. Obsessions, habitudes à répétition, incompréhensions des règles de société…

La scénariste Dana Idisis s’inspire de son frère, lui-même atteint de ce handicap. Elle porte le point de vue du spectateur non pas sur la famille, les soignant·e·s, les ami·e·s, mais sur les autistes eux-mêmes. Une série qui dénote, dans laquelle les trois héros Zohar, Amita et Ron n’ont en commun que deux choses : leurs troubles autistiques et leur appartement au cœur de Tel-Aviv. La saison 1 (et unique saison existante à ce jour) a été récompensée en 2018 par le Grand Prix du Festival Séries Mania de Lille. 

On the Spectrum est disponible gratuitement sur France TV jusqu’au 31.09.21

*La Haute autorité de santé estime que l’on compte environ 100 000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600 000 adultes autistes en France.

Un article de Margot Hinry

Olaian, marque connue pour sa large gamme en matériel de surf chez Decathlon, lance sa planche de surf gonflable. En 2 minutes, la planche est prête à affronter les vagues.

Planche de surf gonflable Olaian Décathlon
© Decathlon

Et en quelques secondes, elle est dégonflée et repliée dans son sac à dos. Plus besoin de perdre du temps à sangler la planche sur le toit de la voiture… La planche de surf gonflable Olaian, c’est l’avenir de nos sorties surf et on vous explique pourquoi !

Raison n°1 : La facilité de transport

Qui a dit que partir à vélo à la plage avec sa planche de surf sur le dos n’était pas possible ? Certainement pas Decathlon. En fait, la planche tient dans un sac et ne pèse que 5 kilos et 800 grammes. Soit environ le poids d’un beau bébé d’un mois, ça vous parle ? Pas de mensonge, c’est vraiment très léger. Ainsi, pas de surplus d’affaires et une facilité de stockage optimale pour cette petite merveille. Vous pouvez désormais allier vie d’appartement et planche de surf ! Est-il nécessaire de rappeler la taille habituelle d’une planche ? Vous avez bien compris, ça va nous changer la vie.

Raison n°2 : La technologie utilisée garantie une planche durable et safe

Afin de confectionner cette planche, il a fallu dix-huit mois de travail et de réflexion de la part des experts d’Itiwit (ndlr: Marque de sport de pagaie appartenant à Decathlon). L’idée ? Créer une planche performante, rigide mais fine. Ici, les experts travaillent avec la technique du “drop stitch”. L’intérieur de la planche est tissé avec des milliers de fils en nylon. L’objet est étanche à l’air et une fois gonflé, les fils se tendent et forment une planche droite. Ils sont protégés par une membrane (une couche inférieure et extérieure) qui recouvre l’ensemble des fils. Le drop Stitch permet de garantir une planche robuste et plus résistante aux chocs qu’une classique. Decathlon la garantit 2 ans et propose une réparation dans tous ses ateliers régionaux au-delà du délai.

Raison n°3 : Elle a été conçue au Pays Basque par des experts, testée en Martinique par des pros et deviendra le must-have de tous les sportifs des mers.

Le drop stitch permet de créer des bateaux gonflables, des ailes d’avions et des paddles. Le format gonflable est donc très pratique mais aussi plus sécuritaire ! Tandis qu’une planche normale pourrait vous blesser en cas de choc, ici, pas de stress. La planche est pensée pour tout le monde, des spécialistes aux débutants. D’ailleurs, 50 surfeurs l’ont testée pour Decathlon et elle obtient la très bonne note de 4 /5.

À vos planches, prêts, SURFEZ !

En vente dans les boutiques Decathlon ou en ligne.

Article de Margot Hinry

Maman, quadra, modèle, graphiste et grande optimiste, Fleur T. nous parle de son chemin entre maladie et féminité. Elle est la fondatrice de l’association La Belle et l’endo.

Fleur T. créatrice de La Belle et l'endo
Fleur T. - © Pauline Darley

À l’occasion de la semaine de prévention et sensibilisation à l’endométriose qui se tenait du 8 au 14 mars dernier, nous avons échangé avec Fleur T., (La Belle et l’endo) à propos de son chemin entre maladie et féminité.

Bonjour Fleur T. Quel a été le déclic face à cette maladie pour devenir une combattante, prête à soutenir les autres femmes ?

Premièrement, je ne me vois pas vraiment comme une « combattante ». Ce mot représente pour moi une forme de lutte, alors que je vis en intégrant cette composante dans mon quotidien. À l’époque, j’étais en convalescence. Je venais de subir ma neuvième intervention médicale (dont six opérations). Je suis atteinte d’une endométriose sévère depuis 16 ans, donc j’ai vu la maladie évoluer au fur et à mesure des années. D’abord, d’un point de vue médical. Puis, au niveau de mes proches. J’ai malheureusement accumulé une vaste expérience à propos de mon endométriose. 

Enfin, c’est le fait que je sois devenue maman qui m’a poussée à partager et fonder mon association. Beaucoup de femmes atteintes d’endométriose se battent pour être mères et je pense leur projeter une forme d’espoir.

Avant d’être diagnostiquée, quelle femme étiez-vous ? Quelle femme êtes-vous aujourd’hui ?

Avant le diagnostic ? J’étais jeune, passionnée par la photographie et certainement assez insouciante. Et je ne réalisais pas du tout ce qui m’attendait, dû au manque d’information à propos de la maladie à l’époque. J’étais stressée, mais je gardais une forme de candeur. J’étais très en accord avec ma féminité. Et pour cause, j’avais l’habitude de jouer avec mon image en tant que modèle photo, j’étais très à l’aise avec mon corps. Aujourd’hui, j’ai perdu mon insouciance. Mis à part cela, j’ai gagné en force et en sagesse. Il a fallu que je m’adapte à la maladie. J’ai appris et j’apprends encore à l’accepter. Et j’ai décidé qu’elle ne me définirait pas.

Combien de temps a-t-il fallu pour vous diagnostiquer ?

À l’époque, la maladie était quasi inconnue. Et après plus de dix médecins, c’est un professeur qui a suspecté une endométriose. J’ai subi une ménopause artificielle pendant six mois, qui s’est conclue sur ma première opération. C’est seulement après, et ça se passe encore ainsi aujourd’hui, qu’ils ont diagnostiqué mon endométriose. Ainsi, j’ai appris que je n’avais qu’un an pour tomber enceinte. Cette nouvelle m’a effondrée. Pour conclure, c’est 10 ans d’errance médical puis 1 an pour poser un vrai diagnostic. 

Sur votre site, vous vous qualifiez de "beauty-addict". L'association La belle et l’endo, c’est votre manière de prôner la beauté au-delà de la maladie ?

Beaucoup ne le savent peut-être pas. Mais, les traitements hormonaux proposés pour amoindrir les symptômes de cette maladie ont beaucoup d’effets secondaires. Les cheveux peuvent tomber. Le poids change très souvent, on est enflée même si l’on ne mange pas. D’ailleurs, certaines souffrent « d’endo belly », c’est un gonflement du ventre semblable à près de 6 mois de grossesse qui apparaît lors d’une crise.

Alors, psychologiquement, ces symptômes abiment l’estime de soi. L’endo-belly par exemple, c’est subir des remarques de grossesse alors qu’on ne peut plus ou pas avoir d’enfant. L’endométriose touche aussi à l’intimité, au couple, au désir. Le corps est terni par les traitements, il nous fait souffrir.

Personnellement je ne pouvais pas faire de concessions à propos de l’apparence et de la beauté. Malgré la maladie, ce n’était pas acceptable de me laisser aller. J’ai choisi de m’aimer et de me sentir belle avec une endométriose et de le partager avec bonne humeur et espoir.

Comment créez-vous un lien avec les abonné·e·s à La Belle et l'endo ?

Je reçois beaucoup, beaucoup de messages en privé. Ce sont des femmes en détresse, souvent de très jeunes filles. J’essaye de répondre à tout le monde, sans donner aucun conseil médical. Je partage uniquement mon expérience personnelle. Dans mes articles, je précise également toujours que ce qui est bon pour moi ne l’est peut-être pas pour elles. En effet, il y a autant d’endométrioses que de femmes, il n’y a pas de règles. Du coup, je me dois d’être vraiment précautionneuse sur mes conseils. J’essaye d’être sincère et de m’adapter à chacune en les orientant vers des centres spécialisés. Je leur conseille également de toujours consulter plusieurs médecins avant d’agir. 

Maintenant, j’ai conscience que ce flux de messages atteint sa limite. Afin de pouvoir partager mes messages plus massivement, j’ai lancé l’association. Et mon objectif, c’est également de sensibiliser les proches des malades. 

Vous dîtes répondre quotidiennement à de nombreux messages. Pensez-vous que ces dernières années, la maladie est devenue mieux considérée au sein de la société ?

Oui. Mieux considérée aujourd’hui qu’il y a 16 ans. Le problème est ailleurs. Beaucoup disent encore que l’endométriose est un mal lié à l’endomètre. Pourtant, des recherches récentes prouvent que cela serait lié à des tissus semblables à la muqueuse utérine. Si le corps médical semble ne pas être en accord avec l’origine de cette maladie auto-immune, comment trouver une solution, un remède ? 

Mais il y a tout de même du positif,  pour en citer : l’étude compare. C’est un questionnaire élaboré par une équipe scientifique qui recueille des donnés chaque année. Également, et ce créé très récemment, la fondation sur la recherche pour l’endométriose. Il semblerait que nous soyons encore aux prémisses ! Par exemple, vendredi dernier Olivier Véran a annoncé une mission visant une stratégie nationale contre l’endométriose. Ça va enfin devenir un sujet de santé publique, et c’est énorme.

Comment voyez-vous La Belle et l’endo évoluer d’ici quelques années ?

Évidemment, dans un monde idéal, j’aimerais que l’asso ne soit plus d’aucune utilité. Et je pense à ma fille de six ans, j’aimerais qu’elle n’ait pas à endurer ce que j’ai vécu, physiquement et mentalement.

Je m’adapterai au fil de l’eau, face à l’évolution des mentalités. J’ai créé des miroirs et des bracelets « La belle x l’endo » que je vends sur mon site. Ils ont fait fureur, mes abonnées ont adoré, je n’ai plus eu de stock en une semaine. À mon échelle, je souhaite sensibiliser grâce à  des petits objets tendance, que j’aurais aimé trouver à l’époque de mon diagnostic. D’ailleurs, je proposerai d’ici quelques jours des bracelets de couple, à porter en duo, en guise de soutien. Et mon prochain post abordera pour la première fois le fait d’être mère avec une endométriose. Pour toutes ces raisons, je souhaite beaucoup de courage à toutes, il ne faut pas oublier de s’aimer et de se sentir belle !

Article de Margot Hinry

25 millions de dollars de subventions, un jury d’expertes exclusivement féminin, un soutien valorisant l’avenir économique des femmes. Voilà le nouveau challenge Google.org.

Femmes du monde entier pour illustrer le challenge Google.org
Impact Challenge for Women and Girls

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Google.org annonce le renouvellement de son défi “Google.org Impact Challenge”. Et cette année, l’édition se tourne exclusivement vers des projets portés par des organismes à but non lucratif dédiés aux femmes. L’idée ? Rendre possible aux femmes du monde entier “le pouvoir de concrétiser leur potentiel économique”.

Google.org soutient le potentiel économique des femmes du monde entier et leur lance un défi : “Impact Challenge for Women and Girls”.

En effet, Google.org prévoit une enveloppe allant jusqu’à 2 millions de dollars  pour les organisations caritatives retenues. Le soutien envers les grands gagnants ne s’arrête pas là : ils bénéficieront également du mentoring et de l’accompagnement de Google. Aussi, le dépôt de candidature est ouvert depuis ce lundi 8 mars, date de la journée internationale des droits des femmes. Et c’est le président de Google lui-même, Sundar Pichai, qui l’a annoncé lors d’un évènement organisé par Google (WomenWillIndia). 

Un défi engagé dans la lutte contre les inégalités

Parce que Google.org est convaincu que l’inégalité des sexes est un fléau accentué par la crise sanitaire, il soutient les programmes s’attaquant aux barrières économiques sexistes connues au sein de nos sociétés. Mais également l’entreprenariat, l’indépendance financière pour toutes les femmes et bien d’autres causes.

 

Enfant qui étudie, illustration défi Google.org

Qui est concerné ?

Afin de participer au challenge lancé par Google.org, quatre critères de sélections : Impact, faisabilité, innovation, évolutivité. Comment (…) votre projet contribue-t-il à la prospérité des femmes et à la concrétisation de leur potentiel économique ?”, “Votre équipe dispose-t-elle d’un plan réaliste et bien conçu ?”, “Qu’est-ce qui rend votre proposition de projet unique ?”, “Si votre projet est sélectionné, peut-il facilement se développer à grande échelle ?”. Des questions concrètes auxquelles devront répondre les organismes candidats afin d’être sélectionnés. 

 

Un jury exclusivement féminin

Expertes et partenaires composent le jury, unis pour sélectionner les gagnants. Elles sont militantes, dirigeantes politiques ou encore artistes et pour n’en citer que quelques-unes : Shakira, Graça Fonseca, ministre portugaise de la Culture font partie de cette équipe de renommée internationale. Mais aussi, Dre Rigoberta Menchú Tum, prix Nobel de la paix. Susan Wojcicki, PDG de YouTube ou encoe Prajakta Koli, YouTubeuse et actrice.

Enfin, parmi les projets gagnants en faveur de l’égalité des sexes des années précédentes, on compte “Fondacion Mujeres” mais aussi “Give Directly Inc.” Qui sont-ils ? Le premier a formé aux outils numériques plus de 3 000 femmes Espagnoles. Quant au second, il a versé des virements à plus de 700 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté. 

Le formulaire de candidature est à retrouver ici, accessible jusqu’au 9 avril.

Article de Margot Hinry

Pinterest vient de l’annoncer : cette année, le sommeil sera d’or. Ou en tout cas, à en croire leurs prédictions, le thème occupera une place très importante en 2021, tout comme les rituels du coucher.

« Aujourd’hui, prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin de son sommeil. Les rituels du coucher deviendront incontournables. Entre les produits spécialement conçus pour favoriser l’endormissement et les exercices à faire avant de dormir, les utilisateurs seront déterminés à passer des nuits plus réparatrices », explique la plateforme. Selon eux, les recherches pour « affirmations avant de dormir« , augmenteront de 100 %, celles sur les « exercices à faire avant d’aller au lit », de 3 %, et celles sur le « yoga pour dormir« , de 90 %. Quant au « mélange spécial sommeil pour diffuseur », ils attendent +80 % de recherches, et +60 % pour les « pyjamas en soie ». Et on est bien d’accord, il serait temps de prendre soin de notre sommeil.

Le rituel bien-être du coucher

Se créer un rituel bien-être avant le coucher est une solution très efficace pour mieux dormir. Et pour cause, cela permet de se détendre et d’entamer le processus de sommeil en amont. Des exercices de détente (comme par exemple mettre ses pieds contre le mur, détendre son dos, respirer profondément) jusqu’au yoga, il existe forcément un rituel qui vous conviendra. 

Si aucune de ces deux choses ne vous tente, vous pouvez aussi essayer les affirmations positives. Ainsi, se dire « j’ai fait de mon mieux aujourd’hui » vous mettra dans un bon mood pour vous endormir, et vous fera passer une meilleure nuit. Et sur Pinterest, vous trouverez toute l’inspiration nécessaire : 

Affirmations positives pour mieux dormir
Affirmations positives pour mieux dormir – © Pinterest

Quoi acheter pour un meilleur sommeil ? 

Huiles essentielles, diffuseur, pyjama ou taie d’oreiller en soie… Il existe beaucoup de nouveautés très intéressantes qui peuvent nous aider à mieux dormir. Si les créatrices de Chillsilk nous ont déjà expliquer les vertus de la soie dans une taie d’oreiller (elle reste fraiche et permet de calmer le système nerveux), on oublie souvent que ces bienfaits sont efficaces aussi dans un pyjama. Et ça, c’est très bon à savoir. 

Pas fan de la matière ? Peut-être qu’un diffuseur d’huiles essentielles vous parlera davantage. Avec le bon mélange, vous tomberez dans les bras de Morphée en deux temps, trois mouvements. La recommandation de The Green Blossom ? Lavande, Ylang-ylang et orange douce. 

On en connaît qui vont bien dormir ce soir… 

Article de Clémence Bouquerod 

Nous avons discuté sommeil avec les créatrices de Chill Silk, marque autour de la soie qui réalise des taies d’oreiller, ainsi que de nombreux accessoires pour mieux dormir. 

Ah, le sommeil. Moment favori pour certain·es, redouté pour d’autres. Et pour cause, tout le monde n’a pas la chance de s’endormir vite ou facilement. Insomnie, pensées envahissantes, ou même nuits agitées, bouffées de chaleur ou de froid, les causes d’un sommeil non réparateur sont nombreuses. Heureusement, il existe des solutions. Et on en a discuté avec Sarah et Lucie, les créatrices de Chill Silk.

Une histoire de famille

Chill Silk vient de l’imagination de Sarah et Lucie, deux sœurs issues du Sud de la France. Aujourd’hui, cette marque vend des produits autour de la soie de mûrier. Plus précisément, des taies d’oreiller, des chouchous, des masques de visage et de nuit. Mais d’où leur est venue l’idée ? Elles racontent : « Initiées depuis l’enfance aux vertus de la soie par notre maman, nous avons souhaité mettre en avant ses bienfaits. […] Lors de nos déplacements et voyages, nous avons réalisé l’importance de la soie pour notre sommeil et notre bien-être. En effet, revenir au coton lorsqu’on est adepte de la soie est impossible. Nous avons donc pu constater une réelle différence en dormant sur les deux matières. Dès notre retour en France, nous nous sommes renseignées auprès de nos proches, et beaucoup d’entre eux n’utilisaient pas de taies en soie à cause de leur prix trop onéreux.« 

Alors étudiantes, Lucie en design et mode, Sarah en finance et luxe, elles décident de créer Chill Silk – dont le nom a été inspiré des mots anglais « chill » et « silk » [ndlr : « se détendre » et « soie« ]. Après deux années de recherche et la fin de leurs études, elles ont réussi à « proposer un produit de haute qualité à prix juste. » Et à l’heure actuelle, elles travaillent et gèrent leur marque en parallèle. 

Comment dormir sur ses deux oreilles

"Sleep Well"
« Sleep Well » – © Chill Silk

Spécialistes du sommeil, elles nous donnent alors leurs conseils pour mieux dormir. Selon elles, il faut avant tout « manger léger et éviter les écrans au maximum ». Ensuite, il est important de « ritualiser son sommeil« . Par exemple, prendre un bain ou lire chaque soir, utiliser des huiles essentielles de lavande ou d’orange douce pour se détendre, etc. L’étape supplémentaire, c’est d’ « utiliser des taies d’oreiller en soie Chill Silk [qui] vous aideront à passer de meilleures nuits. En effet, la soie n’absorbe pas la chaleur et reste fraiche. Elle permet également d’équilibrer et de calmer le système nerveux, améliorant ainsi la qualité de votre sommeil. Pour un sommeil encore plus réparateur, nous vous conseillons nos masques de nuit 100 % soie permettant de ne pas laisser passer la lumière. Ils sont également très doux pour les contours des yeux sensibles.« 

Nous, on fonce appliquer ces conseils. Et en plus, il existe une box de Noël, parfait pour tester la marque. Dites-nous si cela a fonctionné pour vous !

Article de Clémence Bouquerod 

L’Oréal et l’UNESCO Pour les Femmes et la Science a récompensé 35 chercheuses prometteuses dans le cadre du Prix Jeunes Talents France 2020

La Fondation L’Oréal, avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO, récompense cette année, grâce au Prix Jeunes Talents France 2020, 35 jeunes chercheuses « dont les travaux contribuent à bâtir un monde meilleur, durable, plus résilient et inclusif. » Le but ? Soutenir les femmes du secteur des sciences. 

« Un combat au cœur de l’actualité » 

Comme L’Oréal et l’UNESCO le rappellent, « en France, les femmes sont toujours sous-représentées dans les études et les professions de recherche : elles constituent 28 % des chercheurs. En Europe, 86 % des hautes fonctions académiques en sciences sont exercées par des hommes et au niveau mondial, les femmes sont seulement 3 % à avoir été récompensées par des prix Nobel scientifiques. » Et c’est pour cela que c’était important de les mettre en avant. Surtout en sachant que ce postulat s’est largement empiré avec la crise du Covid-19. Entre les débuts de carrière et la vie de famille, il était difficile de se focaliser sur ses recherches. 

Un jury d’excellence 

Pour l’édition 2020 du Prix Jeunes Talents France, c’est un jury d’excellence qui a été mis en place. En tout, il était composé de 87 expert·e·s issu·e·s de grandes institutions de recherches françaises. Ce comité a présélectionné 109 profils, qui ont ensuite été sélectionnés par un autre jury – composé cette fois-ci de 20 éminent·e·s chercheur·se·s de l’Académie des sciences. Ce dernier jury est présidé par la Professeure Laure Saint-Raymond, mathématicienne et professeure des universités à l’École Normale Supérieur de Lyon. Et pour cette édition, le Prix Jeunes Talents a bénéficié du soutien du Muséum National d’Histoire Naturelle, « institution très investie dans les Outre-Mer« .

Un palmarès de passionnées 

Pour cette 14ème édition du Prix Jeunes Talents 2020, L’Oréal et l’UNESCO ont sélectionné 23 doctorantes et 12 post-doctorantes parmi 700 candidates. Dans quels domaines ? La médecine, l’informatique, la physique, ou encore l’astronomie. Très polyvalent, on sait. Surtout lorsqu’on voit les sujets de recherches : « sciences cognitives, préservation de la planète et de la biodiversité́, traitements innovants contre le cancer et le handicap, astrophysique, etc.« 

Pour elles aussi, la place des femmes dans le monde des sciences est importante. Pour Liat Peterfreund, l’une des gagnantes, chercheuse en informatique, « la sous-représentation des femmes dans l’informatique m’encourage à essayer de devenir un modèle pour les jeunes chercheuses ». Même combat pour Lucie Leboulleux, Jeune Talent chercheuse en astronomie : « les sciences sont à la jonction de différents obstacles contre lesquels les femmes doivent se battre pour trouver leur place. En éveillant les curiosités envers les sciences, nous ferons tomber les barrières et les préjugés. » 

Vision partagée par Alexandra Palt, directrice générale de la Fondation L’Oréal. Selon elle, les femmes sélectionnées sont « toutes remarquables par l’excellence de leur parcours. Beaucoup d’entre elles ont été confrontées au long de leur cursus à des différences de traitement avec leurs homologues masculins. Aujourd’hui, elles souhaitent contribuer à promouvoir la science auprès des plus jeunes et des générations futures. Puissent-elles, en tant que role models, permettre de mettre fin à l’autocensure et au manque de confiance des femmes dans les carrières scientifiques. Puissent-elles contribuer à renforcer la représentation de femmes audacieuses en science.« 

Et parce qu’elles méritent d’être citées, les 35 gagnantes cette année sont :

  • Najate Ait-Ali, chercheuse en Biologie
  • Charlotte Canet-Jourdan, chercheuse en Biologie
  • Stéphanie Jacquet, chercheuse en Biologie
  • Coline Monchanin, chercheuse en Biologie
  • Laure-Anne Poissonnier, chercheuse en Biologie
  • Ralitsa Todorova, chercheuse en Biologie
  • Joanna Wandzik, chercheuse en Biologie
  • Ada Altieri, chercheuse en Chimie et Physique
  • Hanna Bendjador, chercheuse en Chimie et Physique
  • Léa Bonnefoy, chercheuse en Chimie et Physique
  • Monu Kaushik, chercheuse en Chimie et Physique
  • Sarah Lamaison, chercheuse en Chimie et Physique
  • Lucie Leboulleux, chercheuse en Chimie et Physique
  • Johanne Ling, chercheuse en Chimie et Physique
  • Simona Lombardo, chercheuse en Chimie et Physique
  • Marine Moussu, chercheuse en Chimie et Physique
  • Gaëlle Rondepierre, chercheuse en Chimie et Physique
  • Cynthia Sinyeue, chercheuse en Chimie et Physique
  • Lesly-Ann Daniel, chercheuse en Ingénierie, Mathématiques et Informatique
  • Mercedes Haiech, chercheuse en Ingénierie, Mathématiques et Informatique
  • Mathilde Legrand, chercheuse en Ingénierie, Mathématiques et Informatique
  • Cécile Patte, chercheuse en Ingénierie, Mathématiques et Informatique
  • Marie-Morgane Paumard, chercheuse en Ingénierie, Mathématiques et Informatique
  • Liat Peterfreund, chercheuse en Ingénierie, Mathématiques et Informatique
  • Ida Tucker, chercheuse en Ingénierie, Mathématiques et Informatique
  • Marianne Burbage, chercheuse en Médecine
  • Astrid Chevance, chercheuse en Médecine
  • Élodie Hinnekens, chercheuse en Médecine
  • Solène Marie, chercheuse en Médecine
  • Johanna Mondesir, chercheuse en Médecine
  • Nadine Serhan, chercheuse en Médecine
  • Aurélie Boisnoir, chercheuse en Science de l’Environnement et de la Terre
  • Jordane Corbeau, chercheuse en Science de l’Environnement et de la Terre
  • Lorène Jeantet, chercheuse en Science de l’Environnement et de la Terre
  • Valentine Meunier, chercheuse en Science de l’Environnement et de la Terre
  • En biologie :  Najate Ait-Ali, Charlotte Canet-Jourdan, Stéphanie Jaquet, Coline Monchanin, Laure-Anne Poissonnier, Joanna Wandzik.
  • En Chimie et Physique : Ada Altieri, Hanna Bendjador, Léa Bonnefoy, Monu Kaushik, Sarah Lamaison, Lucie Leboulleux, Johanne Ling, Simona Lombardo, Marine Moussu, Gaëlle Rondepierre, Cynthia Sinyeue.
  • En ingénierie, mathématiques et informatique : Lesly-Ann Daniel, Mercedes Haiech, Mathilde Legrand, Céline Patte, Marie-Morgane Paumard, Liat Peterfreund, Ida Tucker.
  • En médecine : Marianne Burbage, Astrid Chevance, Elodie Hinnekens, Solène Marie, Johanna Mondesir, Nadine Serhan, Ralitsa Todorova.
  • En science de l’environnement et de la terre : Aurélie Boisnoir, Jordane Corbeau, Lorène Jeantet, Valentine Meunier.

Toutes ces scientifiques ont reçu, en même temps que leur victoire, une dotation de 15 000 euros pour les doctorantes, et de 20 000 euros pour les post-doctorantes. De quoi « leur donner les moyens de poursuivre et de consolider leurs travaux de recherche.« 

Article de Clémence Bouquerod 

Être victime d’agression sexuelle ou de viol est l’une des épreuves les plus dures d’une vie. Cinq femmes nous racontent comment elles ont réussi à s’en remettre.

Je sais, cela peut paraître dur à croire. Mais on peut se remettre d’une agression sexuelle ou d’un viol. Promis. Vous n’avez aucune obligation, mais si vous préférez ne pas vous qualifier de victime, c’est tout à votre honneur. Et que vous ayez envie de pleurer, crier, porter plainte, ne pas porter plainte, rire, sourire, sortir, ou rester sous votre couette, c’est ok aussi. On avance step by step. Une chose est sûre : il ne faut pas perdre espoir. Et pour y arriver, voici cinq témoignages de victimes qui vont bien aujourd’hui. Pour vous, pour toutes celles qui souffrent, et les autres. 

Anna* – 21 ans – Étudiante

Anna a vécu des agressions sexuelles répétées de la part du copain de sa mère lorsqu’elle était au collège. En plus de tout ça, elle a été victime de chantage de sa part et il avait sur elle une forte emprise émotionnelle. Un an après les premières agressions, un jour où il l’a vraiment effrayée, elle a décidé d’en parler à sa mère. Parce qu’elle était manipulée, celle-ci ne l’a pas crue. 

Anna raconte qu’elle est passée par plusieurs stades. D’abord, la peur, la honte. Peur de l’impact que ça aurait sur sa famille, sur la relation de sa mère avec cet homme. Puis, la volonté de dire la vérité a été plus forte. Par la suite, elle a décidé de porter plainte. « Moi, je ne me voyais pas aller de l’avant s’il n’y avait pas quelqu’un qui reconnaissait que ce qui s’était passé n’était pas bien », explique-t-elle. Après de longues heures à raconter, re-raconter, à aller voir la même psychologue que son agresseur, et grâce à une avocate « qui s’est battue« , elle a gagné. Un an de sursis, fiché comme pédophile, et finalement 3 000 euros d’amende après appel. Pas grand-chose, mais pour Anna, c’était déjà une victoire. « Je ne voulais pas le laisser gagner. Le procès, ça a été mon truc personnel, ma vengeance personnelle. Je me suis reconstruite avec cette force-là, je m’interdisais de vivre comme ça à 14 ans.  De tomber en dépression, de me bloquer par rapport au sexe. Je m’en suis sortie, à ce moment-là, grâce à mes amis, qui me faisaient me sentir bien, et à mon premier copain.« 

Aujourd’hui, elle explique qu’elle a réussi à se construire quand même. « Toute cette histoire, je m’en suis libérée maintenant. Ce qui reste en fond, c’est le problème avec ma mère, qui continuait de le voir ». Mais malgré les problèmes familiaux que cette histoire aura créés, « aujourd’hui, [elle] en fait une force. » Son secret ? Les médecines douces. Ne voulant pas raconter son histoire à des inconnus, elle a particulièrement aimé l’hypnose – qui lui a permis de se reconstruire elle-même, le reiku et le shiatsu. Et même s’il peut y avoir des jours sans, elle conseille : « il faut vouloir aller mieux, et si tu ne t’en sens pas capable, il ne faut pas baisser les bras mais faire les efforts à ton échelle, petit à petit. Il faut se donner le temps, mais rester motivé·e et ne pas perdre espoir. Ce n’est pas toi le problème, c’est eux qui sont malades. Le plus important, c’est de prendre du temps pour toi, de rester avec les gens qui te font du bien.« 

Image d'illustration de la médecine douce, qui a sauve Anna et Laura
Image d’illustration de la médecine douce, qui a sauvé Anna et Laura – © JD Mason

Laura* – 25 ans – Journaliste

Agressée dans une petite rue par un groupe d’hommes, Laura n’a pas compris tout de suite ce qui était en train de lui arriver. Elle a été sauvée par un groupe de jeunes qui passaient par là. Même s’ils ne l’ont pas vue, leurs rires ont fait fuir ses agresseurs. Et si elle ne saura jamais quelle était l’intention finale de ces hommes, elle ne vit « plus dans le monde de Bisounours dans lequel [elle vivait].« 

Par la suite, elle s’est sentie très seule. Et ce n’est qu’après avoir développé des troubles alimentaires, anxieux et du sommeil qu’elle s’est décidée à en parler à ses meilleurs amis. Meilleurs amis qui lui ont sauvé la vie, en allant la voir, en la soutenant, et en prenant rendez-vous pour elle chez un psychologue. La première étape vers la guérison, pour Laura, fut la parole. Et c’est ainsi qu’elle a fini par expliquer la situation à sa mère, qui l’a prise au sérieux et l’a tout de suite soutenue. S’en est suivie la recherche d’une psychologue spécialisée, et l’achat par son père d’une bombe lacrymo, pour assurer sa protection. 

N’ayant pas su réagir durant son agression – à cause de ce qu’on appelle l’effet de sidération, elle s’en est longtemps voulu. Mais aujourd’hui, elle « commence à s’apaiser ». Pendant longtemps, pourtant, il était compliqué pour elle de reprendre une vie normale. Laura explique : « j’ai essayé de trouver un petit boulot, mais il était impossible pour moi de prendre le métro. Je me suis renfermée sur moi-même. Sortir la nuit et rencontrer des hommes – peut-être malintentionnés, c’était impossible. Je ne m’en sentais pas capable. » Aujourd’hui, elle a rencontré un homme respectueux. Au départ, elle voulait juste « reprendre possession de [son] corps, mais finalement ça a matché ». Ce qui l’a aidée ? Accepter d’y aller petit à petit, d’avoir des bas, et d’avoir parfois peur des hommes – même si elle insiste, « ils ne sont pas tous dans le même panier ». Et pour dormir, elle conseille la médecine douce et les calmants à base de plantes, « pour ne pas tomber dans l’engrenage des antidépresseurs ». 

Image d'illustration d'entraide, qui a sauvé toutes ces femmes
Image d’illustration d’entraide, qui a sauvé toutes ces femmes – © Sincerely Media

Aurélie – 20 ans – Étudiante 

Aurélie a vécu trois agressions sexuelles au cours de sa vie. Un viol, de la part d’un camarade de classe plus âgé lorsqu’elle avait 14 ans, et une agression de la part d’un ami de ses parents, en vacances, peu après. Environ quatre ans après ces deux événements traumatisants, elle a mis les mots sur ce qu’elle avait vécu. Et c’est après avoir commencé son travail de reconstruction qu’elle a été victime de nouveaux attouchements, encore une fois par un adulte, ami de ses parents, qui l’hébergeait alors qu’elle était seule dans un pays étranger. 

« [Les deux premiers] ont ruiné mon innocence. Je ne connaissais rien au sexe, j’étais une enfant. A l’école, l’histoire avec mon camarade m’a valu une réputation de pute. J’étais dans le déni total, alors j’ai voulu assumer. Après, j’ai fait n’importe quoi avec les garçons, pour dominer et me sentir responsable de mon corps », confie-t-elle. Parce que lorsqu’elle a essayé d’en parler, cela ne s’est pas toujours bien passé. Ni avec ses amis, ni avec sa mère – qui ne l’ont pas crue. « Ce qui m’a aidée à me reconstruire, c’est mon papa. Il m’a dit qu’il était désolé, qu’il aurait aimé être là pour moi plus tôt. Il m’a conseillé de parler à un psychiatre. Ça aussi, ça m’a beaucoup aidée. » Et c’est là qu’elle est partie seule à l’étranger. Alors, elle a rechuté. Elle a dû changer de logement plusieurs fois, n’a pas osé le dire à son père. « J’allais mieux à cette période. Alors, je me suis demandé ce que j’avais fait pour mériter ça. Je me suis dit qu’au bout de 3 fois, c’était de ma faute. J’ai commencé à culpabiliser.« 

Ce qui l’a sauvée ? Une belle rencontre. Sa nouvelle hébergeuse. « Cette dame était très spirituelle. Elle m’a expliqué qu’il nous arrivait des choses horribles pour avoir un futur plus beau. Que si la vie était plate, on ne pourrait pas être heureux, car il faut connaitre le plus bas pour être au plus haut. Du jour au lendemain, je me suis sentie bien et heureuse pour la première fois. Je ne peux pas me projeter trop loin, à dire comment j’irai demain. Parce que si je m’imagine aller mal, j’irai mal et si je dis que j’irai bien et que ce n’est pas le cas, je serais déçue. Mais je peux parler d’aujourd’hui et de quelques jours en arrière. Et je dirais que ça va. » Son conseil ? « Il faut se laisser le temps, s’autoriser les rechutes, et essayer de voir du beau, même dans le plus terrible.« 

Léa – 20 ans – hôtesse de l’air 

Léa a été victime d’attouchements sexuels de la part d’un adulte lorsqu’elle attendait une amie, dans un bar et en pleine journée. Elle avait 13 ans. Plus tard, elle a aussi été victime de viols pendant plusieurs années, commis par son copain de l’époque. Cela a duré 4 ans, pendant lesquels il ne prenait pas en compte son « non« . La première fois, elle avait seulement 16 ans.

« J’avais l’impression que c’était de ma faute, que je n’étais pas assez bien, que j’avais un problème. Parce que c’était mon copain, je croyais que c’était normal. Et quand je me suis rendu compte que c’était lui le souci, je n’ai pas réussi à le quitter car c’était une des seules personnes qui étaient proches de moi. J’étais totalement isolée. Depuis toujours, il m’interdisait de voir mes amis et ma famille. » Heureusement pour elle, le confinement – sans lui – lui a permis de faire un travail sur elle-même. À la fin de celui-ci, elle a réussi à quitter cet homme – et à enfin mettre un terme à cette relation toxique. « Je me suis rendu compte peu après l’avoir quitté que j’étais tellement mieux sans lui. J’arrivais à refaire des projets sur le long terme, alors que j’en était incapable lorsque j’étais avec lui.« 

Par peur qu’on la traite de menteuse ou qu’ils s’en veuillent, elle n’a pas tout dit à ses parents. Ils savent juste qu’elle a vécu un viol. Très compréhensifs, ils l’ont motivée à aller voir une psychologue qui a l’habitude de s’occuper de violences sexuelles. Depuis, Léa se qualifie avant tout de « survivante ». Et même s’il y a des hauts et des bas, le fait d’en avoir parlé l’a énormément aidée. « En fait, on se rend compte qu’on n’est pas tout·e seul·e. Qu’autour de nous, on a des gens compréhensifs. J’ai appris à écouter mes besoins, à ne plus me laisser marcher dessus et à ne plus tout donner aux autres. J’ai repris la place que j’étais censée prendre. Je n’ose pas utiliser le mot force, parce que c’est horrible de dire qu’après avoir vécu ça, on arrive à en faire une force, mais je pense que c’est le cas. Ce qui est sûr, c’est que je tolère de moins en moins les témoignages que je lis sur les réseaux. Et j’ai envie de participer à ce militantisme, même si pour l’instant c’est de manière anonyme.« 

Image d'illustration du militantisme féministe, qui a sauvé Léa et Aurore
Image d’illustration du militantisme féministe, qui a sauvé Léa et Aurore – © Delia Giandeini

Aurore – 29 ans – Chargée de projets 

Après avoir été attouchée par des enfants de son âge lorsqu’elle avait 8 ans, Aurore a vécu deux viols en soirée, alors qu’elle était alcoolisée. L’un par un inconnu, où tout le monde savait ce qu’il se passait mais personne n’est venue l’aider, et l’autre par un ami proche qui a profité de son état. 

Il y a 5 ans, lors de la vague #MeToo, elle comprend enfin. « C’est une grosse prise de conscience qui m’est tombée sur la gueule. Je pense qu’au fond de moi je le savais, mais je ne me l’étais même pas avoué à moi-même. Ça a été hyper dur ; j’ai fait une dépression, j’ai commencé à faire des crises d’angoisse. Mais ça a été la première étape pour commencer à guérir. » Après en avoir parlé à son compagnon de l’époque et à une psy, elle a été poussée pour en parler à ses parents. « Ça a été une libération incroyable. J’avais vraiment peur qu’ils s’inquiètent pour moi, mais j’ai vraiment senti qu’un poids s’enlevait de mes épaules. Ça nous fait du bien d’en parler, d’extérioriser. Pas de banaliser la chose, surtout pas. Mais ça fait partie de la vie, et en parler plus ouvertement – même à des gens en soirée – m’a aidée.« 

Son sauveur, ça a été le militantisme. « Pendant des années, je me suis empêchée de militer car je pensais qu’entendre les histoires de toutes ces femmes me ferait trop de mal. Mais en fait, c’est un moyen d’expression qui me convient bien. Je pense que je suis là aujourd’hui pour accompagner les femmes qui ont vécu des choses similaires, les soutenir, marcher main dans la main avec elles. Je suis passée de la détresse à la colère, mais au moins, je me sens moins impuissante. Aujourd’hui, je suis plutôt en colère contre le patriarcat, c’est une révolte plus générale. » Et point positif, ces étapes lui ont aussi permis de reprendre possession de son corps : « c’était dur pour moi d’avoir une sexualité épanouie. J’avais pris presque 60 kilos, pour me créer une sorte de carapace. Mais ma psy et mon militantisme m’ont permis de reprendre ma place, et ça m’a apporté beaucoup de confiance en moi, d’amour et de respect pour mon corps que je n’avais pas avant. La chose à retenir, c’est qu’il n’y a pas de bon rôle de victime. T’as tous les droits : celui de te sentir morte à l’intérieur, d’avoir des coups durs, mais t’as le droit aussi de vivre pleinement ta vie, de faire la fête et d’avoir une sexualité complètement décomplexée. Je trouve que c’est important de parler, mais il ne faut pas se mettre de pression. Il faut faire confiance au processus de guérison. Et le jour où tu te sens prête à en parler à d’autres victimes et que tu te sens capable d’aider, ça procure un sentiment un peu spécial. C’est des moments forts, c’est se trouver une communauté de sœurs ou d’adelphes, et ça permet de savoir qu’on n’est pas seul·e·s.« 

Si vous êtes victime ou connaissez quelqu’un qui a besoin (et envie) d’aide, il existe des solutions. Pour les connaître, et en profiter pour parler à quelqu’un de manière gratuite et anonyme, vous pouvez appeler ces numéros : 

  • 0 800 05 95 95 – Viols Femmes Informations, que vous pouvez appeler pour toutes violences sexuelles pour du soutien, de l’aide, ou tout simplement une écoute. 
  • 3919 – Violences Femmes Infos, pour toutes violences, les victimes et même leur entourage, pour du soutien, de l’aide, ou de l’écoute. 

Dans tous les cas, prenez soin de vous, et prenez votre temps. Vous n’avez aucune obligation. Et on est tou·te·s derrière vous. 

* Les prénoms et les âges ont été modifiés pour des raisons d’anonymat.  

Article de Clémence Bouquerod 

En ce deuxième confinement, les victimes de violences conjugales sont à nouveau enfermées avec leur agresseur. Inquiète, l’association En avant toute(s) craint une recrudescence des cas.

On le sait, le premier confinement avait contribué à l’augmentation du nombre de violences conjugales et familiales. Et pour cette deuxième vague, l’association En avant toute(s) redoute une recrudescence des cas. D’autant que cette première semaine confirme déjà une hausse des témoignages. 

De nombreux témoignages

Depuis vendredi dernier, le tchat Commentonsaime.fr connaît déjà une forte hausse des fréquentations. Louise Delavier, co-fondatrice de l’association En avant toute(s), s’alarme : « depuis l’annonce du confinement, des jeunes femmes victimes de violence nous ont déjà fait part de leurs grandes craintes ». Et en voici quelques exemples [TW Violences conjugales] :

  • « J’ai accepté que mon ex violent me recontacte car j’ai beaucoup souffert des mesures sanitaires qui m’isolent énormément. Je sais qu’il me fait du mal mais je ne supporte plus d’être seule.« 
  • « Ce sont sans cesse des insultes, des menaces, des viols… Il me fait très peur et la terreur m’épuise. J’ai très peur de comment va se dérouler le confinement.« 
  • « ​Je suis dans une relation violente. J’avais pu retourner chez ma sœur pour souffler, mais elle a un enfant et je n’ai pas pu rester. Je suis obligée de retourner avec lui et le confinement me fait extrêmement peur.« 

Des similitudes avec le premier confinement

Comme au premier confinement, le principal problème est la cohabitation forcée. Car si « le confinement est un outil précieux pour freiner la propagation du virus« , comme le rappelle l’association En avant toute(s), « la cohabitation forcée est aussi un catalyseur des tensions au sein des couples et des familles. Dans un contexte d’isolement social, la violence risque de s’amplifier dans les ménages où elle est déjà présente, voire de naître là où le terrain est fertile.« 

Pour rappel, la fréquentation du tchat Commentonsaime.fr pendant le premier confinement avait connu une nette augmentation. Ce qui avait obligé l’association à élargir ses horaires d’ouverture. Et aux vues de ces premiers témoignages, on s’inquiète de la suite. 

De vraies solutions

Si vous êtes victimes ou témoins de violences conjugales ou familiales, il existe des solutions. Gratuites et anonymes. Vous n’êtes pas seul·e·s, et on est tou·te·s derrière vous. 

S’il y a urgence, vous pouvez composer le numéro 17, celui de la police secours, le 112 si vous êtes en Europe, mais pas en France – ou le 114 si vous êtes sourd·e·s, malentendant·e·s, aphasiques ou dysphasiques. 

Si vous êtes en capacité de téléphoner, mais qu’il n’y a pas d’urgence, vous pouvez appeler le 3919, numéro mis en place par le gouvernement. 

Pour signaler une violence en ligne ou vous renseigner, vous pouvez faire un tour sur ce site. 

Et si l’écrit est votre seule solution (surtout pendant le confinement), il existe, comme vous l’avez compris, le tchat Commentonsaime.frcréé par En avant toute(s). Ouvert tous les jours de 10 heures à 21 heures, il contient même une option pour fermer rapidement la fenêtre.

Courage à tou·te·s pour ce deuxième confinement ♡

Article de Clémence Bouquerod

Harcèlement moral et sexuel, racisme, sexisme, homophobie, @balancetonagency dénonce. 

« Triste succès », déplore Alex*, à l’origine de @balancetonagency, un compte Instagram de témoignages qui dénoncent le harcèlement moral et sexuel dans les agences de publicité. Triste succès, parce qu’il compte déjà plus de 27 000 abonnés. Racisme, sexisme, homophobie et j’en passe, si vous voulez vous dégouter un bon coup, ce compte est fait pour vous. Pour l’occasion, on a posé quelques questions à la personne qui l’a fondé. 

Comment avez-vous eu l’idée de créer @balancetonagency ? 

L’idée m’est venue parce que moi je suis dans le monde de la pub depuis une dizaine d’année. C’est en cherchant du travail que je me suis rendu compte du nombre de bruits de couloir sur les agences. Mais il n’y avait pas de lieu où on pouvait les retrouver. Parce qu’il y a beaucoup de personnes qui abusent de leur réputation. Et je voulais dénoncer ces abus, le harcèlement moral et le harcèlement sexuel. En fait, à la base, c’était juste à titre informatif pour les étudiants qui sortent d’école. 

Est-ce que vous avez déjà vécu des choses comme ça ? 

Du harcèlement moral, oui. J’ai fait un énorme burn-out qui m’a vraiment mis·e à terre. Et quand je me suis relevé·e, je me suis dit que tout ça devait devenir public. Je ne voulais pas que d’autres personnes vivent ça. Parce que le burn-out, c’est d’une violence inouïe. Il faudrait qu’on en parle avant de le vivre, qu’on sache un peu ce que c’est, et ce qui est à éviter comme comportement. Où commence le harcèlement moral… Où commence le harcèlement sexuel… Parce qu’on ne nous le dit pas à l’école. On nous jette en pâture à des agences comme ça qui ont du réseau, et puis si on ne tient pas c’est parce qu’on est trop fragile. C’est de notre faute. 

D’où viennent les témoignages que vous publiez ? 

Ça vient de gens qui se sont abonnés au compte, qui sont dans ces agences. Ou qui n’y sont plus. Je fais attention à vérifier tout de même, pour être sûre que ça ait un impact positif. Et eux, même s’ils ne savent pas à qui ils parlent, ça leur permet de se confier. On va dire que le compte ce n’est pas une victoire de l’avoir créé et de voir qu’il y a autant d’abonnés… En fait c’est d’une tristesse absolue ! Les moyens de communication pour pouvoir témoigner sont corrompus, bouchés… On ne peut pas en parler au RH parce que parfois il a des parts dans la société, on ne peut pas en parler au délégué du syndicat parce que parfois le harceleur en fait partie… et la médecine du travail, peu de gens sont au courant d’à quoi ça sert. On ne m’a jamais expliqué à qui parler en cas de problème, et puis même si tu sais, parfois tu ne peux pas. C’est pour ça que le compte marche tant, parce que c’est un moyen de parler.  

Est-ce que vous pensez que grâce à votre compte, des solutions vont se mettre en place ? 

Oui, déjà beaucoup se remettent en question. Ils se disent qu’il y a un problème. Le monde de la pub, c’est un petit monde. Tout se sait, et c’est aussi pour ça que personne n’osait parler. Et là comme c’est anonyme, on se dit qu’on a une plateforme pour discuter. Et les agences le voient aussi. Beaucoup viennent me voir, pour me dire « comment on peut aider les gens ? » Et je veux essayer d’en parler en story, dans des webinaires, toujours en anonyme. C’est très important que derrière, les entreprises et les agences se questionnent, et voient que ça ne doit plus fonctionner comme ça. 

Un mot de la fin ? 

Ce qui me semble important à dire, c’est qu’il y a tout un système à revoir. Je pense que dès l’école, ce sont des sujets qu’il va falloir aborder. Parce qu’on est trop victime de harcèlement moral, de harcèlement sexuel, que ce soit en entreprise, à l’école, ou ailleurs. Il faut vraiment mettre fin à ça, et pour ça on doit être armés. Il faut rendre le droit du travail accessible. Et pas que dans les écoles de communication. De partout. Il faut stopper un système qui n’est pas le bon. Et ce n’est pas uniquement un combat féministe : même si la majorité des personnes qui vivent du harcèlement sont des femmes, il y aussi des hommes. Je veux que ce soit un combat de tous. Je sais que beaucoup de gens veulent savoir qui est derrière le compte, mais derrière le compte, c’est tous les gens qui m’écrivent et qui témoignent.

* Nom modifié. Pour rester 100% anonyme, le·la créateur·rice ne sera pas genré·e non plus. 

Article de Clémence Bouquerod

Lenovo met à l’honneur 10 jeunes femmes qui changent le monde dans sa nouvelle campagne New Realities, réalisée en partenariat avec Girl Up. 

10 films, 10 jeunes femmes, 1 monde. Voici l’idée de la campagne New Realities de Lenovo, réalisée avec le soutien de Girl Up, initiative de la Fondation des Nations Unies, et Ava DuVernay, cinéaste américaine. Le but ? Utiliser la technologie pour donner la parole à 10 jeunes femmes de différents pays du monde – pour voir justement en quoi elles peuvent le changer. La particularité ? Ces 10 femmes prennent la parole dans un film immersif à 360°. Ce qui donne clairement l’impression de voyager ! 

L’organisation

Les 10 vidéos ont été filmées au cours des quatre derniers mois, « dans un contexte de bouleversements mondiaux liés à la pandémie COVID-19 et à l’approche de la Journée internationale de la fille le dimanche 11 octobre. Le projet fait suite à une nouvelle étude menée par Lenovo révélant que la technologie peut être un vecteur d’empathie en retranscrivant le point de vue de personnes confrontées à diverses réalités. » Vous l’aurez compris, la technologie est donc au cœur du sujet. D’ailleurs, les 10 femmes l’utilisent pour mener à bien leur projet, que ce soit écologique, féministe, etc.

Les 10 jeunes femmes

  • Poster de Bia Franco pour "New Realities"
  • Poster de Xintong Zhou pour "New Realities"
  • Poster de Khady Dieng pour "New Realities"
  • Poster de Jamilah Bagdach pour "New Realities"
  • Poster de Asinine Doddalingappanavar pour "New Realities"
  • Poster de Aisha Coulibaly pour "New Realities"
  • Poster de Noi Tatsuzaki pour "New Realities"
  • Poster de Mariann Avila pour "New Realities"
  • Poster de Daze Aghaji pour "New Realities"
  • Poster de Demi Dauda pour "New Realities"

Vous pourrez retrouver les histoires de Bia – brésilienne, Ashwini – indienne, Noi – japonaise, Khady – française, Mariann – mexicaine, Kemi – américaine, Jamilah – allemande, Aisha – italienne, Xintong – chinoise et Daze – anglaise. Elles ont toutes des vécus très différents, et veulent toutes amener un changement positif dans la société. En France par exemple, Khady dédie sa vie au Garage Numérique, afin d’aider les plus démunis à avoir accès à la technologie. « Elle utilise la technologie pour éduquer, créer du lien social et créer des opportunités pour les populations les plus défavorisées. »

Vous pouvez retrouver sa vidéo en français juste en dessous. Et pour les plus courageux·se·s qui parlent anglais, les 10 vidéos sont à retrouver sur ce lien. 

L’engagement

Mais Lenovo ne s’arrête pas là. En partenariat avec Girl Up, la marque leur offre 100 000 dollars de subventions « pour que ces jeunes femmes puissent poursuivre des études dans des domaines qui correspondent à leurs objectifs ». Elles ont aussi bénéficié d’un mentorat, « dans le cadre d’un programme d’ambassadrices mondiales nouvellement créé, où les mentors sont sélectionnés par l’équipe d’Ava DuVernay et ont accès aux ressources de Lenovo, ARRAY et Girl Up. Chacune de ces femmes a également bénéficié d’un soutien matériel via la dotation de produits Lenovo et Motorola utiles pour mener à bien leurs missions », explique la marque. 

« J’applaudis chacune de ces jeunes femmes d’avoir partagé leur histoire avec le monde entier grâce à New Realities. À un moment aussi crucial de l’histoire de notre monde, il est impératif que nous nous tendions la main et que nous marchions vers une société plus inclusive où tous sont valorisés et acceptés« , précise Ava DuVernay. 

Pourquoi ? 

New Realities s’ancre dans la réflexion de Lenovo sur le bienfait des nouvelles technologies. Et cette expérience affirme leurs opinions. « Sur les plus de 15 000 personnes interrogées dans 10 pays, deux tiers déclarent que la technologie a rendu les gens plus à même de comprendre le point de vue et le vécu de personnes d’horizons différents du leur », raconte la marque. Comme quoi, peut-être que la technologie permet effectivement d’être un moteur de l’empathie, surtout en cette période ! 

Article de Clémence Bouquerod