A Paris, ce n’est pas nouveau, il est presque impossible de s’ennuyer. Alors pour tou.te.s ceux et celles qui n’ont pas pu profiter des Journées du patrimoine, voici notre sélection pour ce week-end. 

Exposition sur l’amour, Chanel, Banksy ou encore pièces de théâtre féministes et brunch-théatre : il y en a pour tout le monde ! 

La Beauté se cultive – Jardin des plantes – 5ème arrondissement

  • Affiche de l'exposition "La Beauté se cultive"
  • Pièce de théâtre "La folle et inconvenante histoire des femmes"
  • Affiche de l'exposition "The World of Banksy"

Vous voulez comprendre comment la prestigieuse marque Chanel crée ses cosmétiques ? A La Beauté se cultive, vous aurez votre réponse – en partie. Cette exposition vise à expliquer le lien entre la nature et la marque, et comment celle-ci a choisi les actifs de certains de ses cosmétiques iconiques. Vanille, café, camélia, solidage et anthyllis… vous retrouverez leur histoire et à quoi ils servent. Le tout dans un cadre magnifique. Mais dépêchez-vous, l’expo ne dure que jusqu’à dimanche ! 

La folle et inconvenante histoire des femmes – Théâtre le Funambule – 18ème arrondissement

Attention, gare au coup de cœur ! Cette pièce de théâtre féministe dépeint avec humour et dérision l’histoire des femmes dans le monde. De la préhistoire jusqu’à aujourd’hui. Entre faits réels et récits inventés, nous assistons au monologue d’une femme engagée, qui vous fera rire à en pleurer, voire pleurer tout court. Et ça fait un bien fou.  

The world of Banksy  Espace Lafayette-Drouot – 9ème arrondissement 

Avis à tou.te.s les fans d’art contemporain : l’expo The World of Banksy est faite pour vous. L’artiste anonyme et iconique y est parfaitement représenté. Au programme, plus de 100 œuvres exposées et une expérience immersive dans son monde. Et aux vues des conditions particulières, il est aussi possible d’y aller de nuit. Cool, non ? 

Paname Comedy Brunch – Paname – 11ème arrondissement 

  • "Paname Comedy Brunch"
  • Exposition "De l'Amour"

Allier brunch et humour, c’est possible. Et c’est tous les week-ends au Paname. Cela fonctionne comme un café-théâtre mais, à la place d’un apéro et de planches, vous boirez du café, du jus d’orange et mangerez des pancakes et des œufs bénédicte (ou ce qui vous fera plaisir sur la carte). Tout ça devant des humoristes de talent, comme – peut-être – Paul Mirabel, Laura Domenge ou Kyan Khojandi. 

De l’Amour – Palais de la découverte – 8ème arrondissement

Au lieu de se terminer le 30 aout, De l’Amour a été prolongée jusqu’au 27 septembre, de quoi en profiter encore un peu ! Exposition mi-scientifique, mi-littéraire, elle nous présente l’amour et tente de nous l’expliquer – même si c’est mission quasi impossible. Entre art et poésie, tous les grands romantiques dans l’âme l’adoreront.

Attention cependant à bien vérifier si une réservation est nécessaire. Et surtout… ne pas oublier de porter son masque, et d’emmener son fidèle gel hydroalcoolique ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Map de la France et des évènements des Journées Européennes du Patrimoine
© Site des Journées Européennes du Patrimoine

Expo photos, peintures, visites historiques… voici la sélection de la team Paulette pour les Journées européennes du patrimoine à travers la France. 

Malgré la pandémie, l’envie de profiter des Journées européennes du patrimoine ne nous passe pas. Parce que c’est toujours l’occasion d’un week-end fort en culture et en nouveautés. Alors, hop ! On met son masque, on prend son gel et son sourire, et on va visiter tout en respectant les gestes barrières ces 19 et 20 septembre. 

Dancefloor expérimental dans les jardins de la Maison des Sciences – Île-de-France

Pour la première fois, la Maison des Sciences ouvre son jardin au public et y organise un dancefloor expérimental. Quésako ? Pour l’occasion, ils y ont créé des « espaces sonores paradoxaux aux sonorités immersives, pulsées par Daniel Picciola, doctorant spécialiste de la spatialisation des musiques de free parties« , détaille le lieuLe but est aussi de faire se rencontrer le public et les chercheur·se·s, pour « faire entendre, […] faire connaître, […] partager. »

Exposition photographique au Centre culturel canadien – Île-de-France

Pour tous les fans de photo around here, vous allez adorer l’exposition au Centre culturel canadien.  Au rendez-vous, des photos inédites de 36 artistes canadiens et de 50 citoyens canadiens et français. « Né [pendant] le confinement, ce projet propose le nouveau regard d’artistes professionnels comme amateurs, qui nous offrent une vision actuelle et personnelle de leur monde. […] L’exposition rend aussi hommage […] à l’amitié Canada-France ». Une description qui donne envie.

Exposition Corpus Animae d’Agathe Toman au Château de Lantheuil – Normandie

Peintures Time et Silence par Agathe Toman
Time et Silence par Agathe Toman – © Agence Stéphanie Protet

Encore deux jours pour profiter de l’exposition Corpus Animae d’Agathe Toman ! Et pour retrouver cet univers noir et blanc si particulier, il faut se rendre au Château de Lantheuil. On y découvre un corpus complet de son œuvre, des peintures aux poèmes, en passant par les photos et dessins. Corpus Animae – ou le Corps de l’Âme – est une « histoire du monde de l’après. […] Dans ce monde comme dans un prisme, tout semble être absorbé par le noir, omniprésent, origine et conséquence. » Et pour les journées du patrimoine, vous pourrez assister à des visites et des peintures en musique live. 

Exposition d’Art Contemporain à la Synagogue de Delme – Lorraine

Synagogue de Delme et Gue(ho)st House
Synagogue de Delme et Gue(ho)st House – © OH Dancy / Site de la Synagogue

Dans cette synagogue au style orientale de Delme se niche un centre d’art « dédié à la création contemporaine » depuis 1993. « Les artistes en ont fait la renommée par des créations exceptionnelles, pensées spécialement pour cette architecture. » A ses côtés, une maison aux allures fantasmagoriques, la « Gue(ho)st House », également ouverte au public. Au programme ? Des visites et des rencontres avec des artistes, pour mieux comprendre ce lieu atypique. 

Visite du Château Saint-Martial – Nouvelle-Aquitaine

Si vous habitez dans le coin, vous devriez passer jeter un coup d’oeil au Château Saint-Martial et son parc de style néo-Renaissance. Datant de 1880, il a été imaginé selon les plans de l’architecte Henri Parent – qui a aussi signé le musée Jacquemart-André, à Paris. En plus, vous pourrez y retrouver une exposition de la collection des peintures Leroux. 

Exposition de Vivienne Westwood au musée des Tissus et Arts décoratifs de Lyon – Rhône-Alpes

Exposition Vivienne Westwood. Art, mode et subversion. La collection Lee Price au musée des Tissus
© Site du Musée des Tissus et Arts Décoratifs de Lyon

Avis aux Lyonnais·e·s : les différentes expositions du musée des Tissus et Arts décoratifs sont accessibles, et notamment celle (commentée) sur Vivienne WestwoodVivienne Westwood. Art, mode et subversion. La collection Lee Price au musée des Tissus, c’est « plus de 200 pièces textiles, costumes, accessoires, chaussures, objets d’art, tableaux et dessins [qui] embarquent le visiteur de la genèse de l’œuvre de la styliste de la période punk, à ses créations illustrant […] son regard décalé sur l’aristocratie […], sa fascination pour le costume des XVIIIe et XIXe siècles jusqu’aux combats écologistes actuels.« 

Et pour tous les curieux à qui cette sélection ne suffit pas, voici le site internet du programme. Attention à bien voir s’il ne faut pas réserver avant d’aller visiter ! 

Article de Clémence Bouquerod 

À l’occasion du festival Empow’Her, qui se tiendra du 18, 19 et 20 septembre à la Cité Fertile de Pantin, nous organisons un talk intitulé : « SHE IS THE BOSS – L’ENTREPRENEURIAT ENGAGÉ » ! Un échange avec Sophie Lawson, Shirley Billot et Hamida Moussaoui, trois entrepreneuses inspirantes, que nous avons hâte de partager avec vous.

On revient !

Bonne nouvelle : les Paulette Talks reviennent ! Pendant le confinement, on les avaient faits en Live sur Instagram ; pendant les vacances, on les avait mis en pause. Mais en cette rentrée, on est prêtes à les reprendre devant un public, à échanger avec vous en direct. Avec toutes les mesures de précaution que ça implique, bien évidemment. Autant vous dire que nous sommes RA-VIES !

Pour cette reprise, on a vu les choses en grand ! On sera à la Cité Fertile de Pantin, de 13h à 14h, pour l’ouverture du festival Empow’Her, dont l’édition est clairement impulsée par l’envie d’inspirer et de sensibiliser le public aux solutions plus durables, locales, sociétales et solidaires portées par des femmes.

Empow’Her, c’est quoi ?

Empow’Her, c’est cette association créée en 2013 pour soutenir l’autonomisation économique et sociale des femmes à travers l’entrepreneuriat… et le monde. Convaincue que l’entrepreneuriat est un levier d’émancipation pour les femmes, elle propose des programmes de formation et d’accompagnement qui visent à renforcer aussi bien les compétences entrepreneuriales des femmes que leur confiance en elles. On aime.

C’est pourquoi le festival sera rythmé par de nombreux rendez-vous, comme des prises de parole et des temps d’échange pour valoriser les entrepreneuses engagées. Également des ateliers participatifs qui permettront d’explorer, de découvrir et de se former, ainsi que des sessions de networking pour booster son réseau !

She is the boss

Ce sera l’occasion pour nous de parler d’entrepreneuriat (peu importe sa forme) social, humain, engagé, par des femmes ! 

Être ou ne pas être entrepreneuse ? Qu’est-ce que ça signifie ? Comment entreprendre ? Quelles sont les embûches rencontrées, surtout quand on est une femme et qu’on entreprend de manière consciente ? Comment nos speakeuses sont-elles arrivées à la tête de leur entreprise ? À quand remonte leur engagement ? Quels conseils peuvent-elles donner pour se lancer ? Comment écouter son instinct et croire en soi ? Beaucoup de questions qui nous trottent dans la tête et qui, parfois, nous empêchent d’aller au bout de nos projets. Alors ce talk, ce sera l’occasion de prendre une bonne bouffée d’inspiration et, pourquoi pas, d’oser se lancer !

Pour ce talk, notre rédac cheffe Juliette a le graaand plaisir de recevoir trois speakeuses. Shirley Billot, fondatrice de la marque éthique Kadalys et Sophie Lawson, qui a créé le restaurant solidaire Mam’Ayoka. D’ailleurs, vous pouvez retrouver son interview ici, parue dans notre numéro « Conscience ». Sera avec elle aussi Hamida Moussaoui, Impact Social Manager chez Facebook. Des femmes ultra inspirantes, qui entreprennent de la plus belle des manières : avec empathie, conscience et humanité.

Vous voulez venir écouter ? Poser des questions à nos invitées ? Découvrir leur parcours, leur métier, leur engagement ? N’hésitez pas à vous accréditer (c’est gratuit !) et à nous rejoindre sur le festival : c’est ici pour la billetterie !

Du 18 au 20 septembre, le festival Empow’Her se tient à la Cité Fertile de Pantin. Paulette y anime un talk, le vendredi 18 septembre de 13h à 14h, autour du sujet : « SHE IS THE BOSS, L’ENTREPRENEURIAT ENGAGÉ ».

Article de Juliette Minel

Écrit pour le documentaire “All In : The Fight For Democracy”, documentaire sur le droit de vote aux Etats-Unis, Turntables est le nouveau titre pop de Janelle Monáe.

L’artiste « chanteuse-autrice-compositrice-performeuse-productrice-actrice-activiste » Janelle Monáe a annoncé le 8 septembre la sortie de sa nouvelle musique Turntables. Elle sera diffusée dans le documentaire “All In : The Fight For Democracy” qui parle du droit de vote aux États-Unis. 

Cette musique est la première de l’artiste depuis sa dernière nomination aux Grammy Awards. C’est une chanson qui parle des problèmes actuels du droit de vote aux USA, en vue de l’élection présidentielle qui arrive à grand pas. Message qui fait sens, sachant que Janelle Monáe est co-présidente de l’association « When We All Vote ».

Des ambitions féministes

Janelle Monáe, en plus d’être une artiste accomplie, est aussi activiste. Activiste pour le droit de vote, donc, mais aussi activiste pour les droits des femmes. En effet, elle a été à l’initiative de #FemTheFuture, un projet visant à motiver et aider les femmes du secteur du divertissement et des médias. Une autre bonne raison de la streamer.

Vous pouvez écouter dès maintenant le titre Turntables sur toutes les plateformes de streaming, en attendant de la retrouver dans le documentaire “All In : The Fight For Democracy” -disponible exclusivement sur Amazon Prime Video le 18 septembre. 

Article de Clémence Bouquerod

Matthieu Longatte imagine sa première série pour Canal +, Narvalo. Il y dépeint, en huit épisodes, des quotidiens de la banlieue française. Ce soir, après Engrenages, découvrez les trois premiers épisodes !

Matthieu Longatte 2
Crédit photo : Alessandro Clemenza /CANAL+

On avait découvert Matthieu Longatte en 2014, avec sa chaîne YouTube Bonjour Tristesse. Où il y relatait, sans concession, l’actualité et notre société. L’auteur-interprète, formé à l’improvisation théâtrale dès son adolescence, jouait aussi son spectacle nommé État des Gueux, depuis 2018. Une pépite si vous voulez notre avis.

Crédit photo : Alessandro Clemenza /CANAL+

Avec Narvalo, il signe aujourd’hui sa première série. Huit épisodes de 13 minutes comme autant de pastilles de vie, entre justice sociale et culture de la vanne, décrivant le quotidien de bandes de copain.ine.s banlieusard.e.s. Au programme, des anecdotes personnelles, mais ô combien universelles ! À chaque épisode, son histoire et ses protagonistes : une garde à vue insensée, des travaux qui prennent un tour inattendu, une soirée qui se finit mal et dont personne ne se souvient… « Tout l’esprit de Narvalo repose là-dessus : raconter un bout de banlieue et de jeunesse par le prisme des histoires qui s’y déroulent », explique Matthieu.

Une façon d’évoquer les cités françaises sans les clichés qui leur sont généralement accolés. C’est précisément cette dimension engagée qui a séduit Canal + ; un parti pris qui se retrouve jusque dans le casting de la série, réalisé en collaboration avec l’association 1000 visages. Fondée en 2006 par la réalisatrice Houda Benyamina (Divines), elle s’est donnée pour mission la démocratisation du milieu du cinéma.

Crédit photo : Alessandro Clemenza /CANAL+

Quant aux acteur.rice.s : la série affiche un casting cinq étoiles : Déborah Lukumuena, Slimane Dazi, Rabah Nait Oufella ou encore Matthieu Longatte lui-même. Autant de raisons de binger Narvalo – sans attendre !

Allez, on vous laisse avec la bande-annonce :

Article de Tanissia Issad

Un podcast fort et riche en émotions qui nous fait partager l’histoire d’une ribambelle d’individu.e.s, à la double voire triple culture, qui se confient sur leur rapport à la multiculturalité qui les caractérisent. Les sujets abordés sont très actuels et passionnants : la politique migratoire ou post-coloniale, le racisme, mais aussi l’appropriation culturelle, le tout avec beaucoup d’empathie.

Une ambivalence perpétuelle

Dans chaque épisode d’une quinzaine de minutes, diffusé un mercredi sur deux, « une personne, connue ou anonyme, vient partager son expérience d’identité multiculturelle, et nous dire comment dans tout ce bazar, elle a pu se construire et devenir elle-même. », nous explique Alexia Sena, créatrice du podcast. Une belle explication pour comprendre ce nom si particulier : Joyeux Bazar

Au début de chaque podcast, Alexia prononce ces mots plein de poésie et de vérités : « Parce que nos parents ne viennent pas tous les deux du même endroit, parce que la vie nous a trimballé loin de la maison, parce qu’un jour nous avons voulu suivre des paysages, des regards différents, nous sommes nombreux.ses à naviguer dans les eaux à la fois périlleuses et délicieuses de l’identité multiculturelle. C’est entremêlé, c’est inconfortable, c’est drôle, c’est imprévisible, ça pique, ça pleure, ça chatouille, bref, on ne s’en sort plus et en même temps on ne s’échangerait pour rien au monde. Qu’est ce qu’on y gagne, qu’est ce qu’on y perd ? Où sont nos racines ? Qu’est ce qu’on peut transmettre ? Quels sont les impacts sur nos trajectoires? » Autant d’interrogations qui décrivent bien ce qu’ils se passent dans la tête de ses interlocuteur.rice.s au cours leur existence. 

Le but du projet ? Montrer que ce n’est pas toujours facile de vivre dans cette ambivalence perpétuelle de cultures sans jamais trop savoir à laquelle on appartient le plus… Mais que c’est aussi une chance unique ! Joyeux Bazar aborde différents sujets à travers des témoignages multiples, de la bi-nationalité franco-allemande au métissage en passant par les standards de beauté qui s’opposent et se rejoignent à la fois selon les traditions et les visions. 

« Ce qui était très important pour moi en créant Joyeux Bazar, c’était de traiter toutes les doubles culturesPas spécifiquement les Franco- ou les Afro-. J’avais le sentiment qu’en écoutant des vécus très variés, des récits individuels, on entendrait aussi une histoire universelle. Et cette intuition est confirmée : chez mes invité.e.s, on entend l’Allemagne, l’Algérie, la France, le Vietnam, le Togo, l’Espagne…, mais on entend surtout la quête de soi, l’héritage et la transmission, les imbroglios, les tiraillements, la résilience ! Des choses qui font écho chez tous les humains. » 

À l’origine de ce Joyeux Bazar…

Alexia Sena est elle-même une personne à l’identité multiculturelle, née à Paris de parents camerounais, repartie vivre au cameroun à 5 ans, puis de retour en France à 15 ans, ce qui lui a fait vivre énormément de changements. « J’ai eu un premier choc d’intégration en débarquant au Cameroun à 5 ans : c’était un autre monde, je laissais ici mes repères, on se moquait de cette petite qui ne savait pas danser… mais au final je me suis intégrée. En revenant en France à 15 ans, seule cette fois, je crois que j’ai amorti le choc en me coupant beaucoup du Cameroun. À cet âge-là, on est vraiment « en chantier ». Et pour moi qui ne fréquentais personne de la diaspora, c’était plus simple de tenter de ressembler aux gens autour de moi que de devoir gérer les deux identités. »

https://www.instagram.com/p/B8x6k4XIwpA/

Mais des années plus tard, après avoir fondé une famille à son tour, elle décide de retourner vivre au Cameroun, en 2017, pendant un an. Une expérience forte, aussi belle que complexe. « Ça a d’abord été une année extraordinaire ! S’offrir une parenthèse comme ça, avec son conjoint et deux jeunes enfants, ce n’est pas rien. Mais d’un point de vue identitaire, ça a été compliqué. Je cherchais ma camerounité perdue, et tout me renvoyait à ma francité : comme je raconte dans le premier épisode, je comprends ce que les Camerounais disent, mais pas ce qu’il ne disent pas : tous les sous-entendus, les codes implicites ! Je ne savais jamais si j’avais donné trop de pourboire ou pas assez, s’il fallait tutoyer ou non, si j’aurais dû dire tout de suite que je suis la fille d’Untel au lieu de faire la queue pour rien… Ma façon de vivre, de m’habiller, de parler ne cochaient pas les cases où on m’attendait. Le seul endroit où ce décalage se transformait en superpouvoir, c’était à la radio : on me laissait balancer mes réflexions féministes, mon accent double, mes références occidentales, au nom de cette différence ! Autrement, les quiproquos étaient quotidiens. Et pour autant, je suis ravie de cette année, elle m’a paradoxalement apaisée. J’ai compris que j’allais devoir vivre avec ce déséquilibre et que j’en étais parfaitement capable. On n’a d’autre choix que de se construire avec. Si on est en résistance, on ajoute à la complexité de la souffrance… » 

Après cette belle année au micro de la radio, à son retour en France, Alexia crée un podcast sur le sujet de la multiculturalité. Malgré le stress et les doutes, Alexia se lance en février 2020 pour notre plus grande joie !

Son podcast est plus que d’actualité, puisqu’il concerne un grand nombre de personnes qui pourtant ne se sentent pas toujours acceptées pour ce qu’ils sont dans notre société. Alexia le revendique : « Ma génération est prête à exprimer pleinement son identité plurielle et complexe. Pourtant, elle ne trouve pas toujours sa place dans le fameux vivre-ensemble. Il faudrait pour cela que les discours et pratiques politiques encouragent ce pluriel, le favorisent, le valorisent, le sauvent des crispations sociales, économiques… L’urgence est là, en France comme ailleurs. »

Le métissage comme vecteur entre les cultures

Calvin, franco-suisse et camerounais, est l’invité du tout dernier podcast sorti, le numéro 9. Son témoignage est édifiant. « Quand je suis arrivé à l’école en France, on m’appelait pour la première fois par mon premier prénom que personne n’avait jamais utilisé auparavant. Et autant dire que pendant l’appel, quand on m’appelait, je regardais par la fenêtre, je ne me reconnaissais pas ! »

https://www.instagram.com/p/CBQEy6nIwJ9/

Calvin décrit toutes les interrogations qui lui ont traversé l’esprit au fil des années et des phases de sa vie. « On est quoi, on est Noir.e, on est Blanc.he, on est au milieu, un peu des deux… La question de l’équilibre est prégnante, c’est-à-dire : qu’est ce qu’on fait? C’est le genre de questionnements dans la construction de la personnalité qui sont extrêmement forts et qui peuvent déboussoler. »

Finalement, le jeune papa explique qu’il se visualise comme un vecteur, un lien entre deux pays, deux cultures et affirme : « C’est sûr que c’est le bazar, mais on essaye de le gérer comme on peut. »

On vous laisse découvrir l’histoire de Calvin et celles de toutes celles et ceux qui ont témoigné au micro d’Alexia… Belle écoute !

Article d’Ana Michelot

Parce qu’on n’en sait jamais assez sur les femmes qui ont marqué l’Histoire, qui se sont battues pour leurs idées, pour une cause, pour l’égalité. Alors quoi de mieux qu’un podcast pour découvrir, ou redécouvrir, ces femmes qui ont accompli de grandes choses, dans le passé comme aujourd’hui ? Si vous êtes d’accord avec nous, nous vous conseillons de vos plonger incessamment sous peu dans « Une sacrée paire d’ovaires », de Marie Bongars !

Marie, kinésithérapeute de profession, s’est un jour fait la remarque qu’elle ne connaissait pas assez de noms et de parcours de femmes ayant marqué l’Histoire, et décide d’y remédier en se lançant dans un podcast, dont le nom ne laisse aucun doute sur son contenu féministe. Aujourd’hui, « Une sacrée paire d’ovaire » compte deux saisons, et presque une quarantaine d’épisodes au total !

Un rendez-vous hebdomadaire 100 % féministe 

Lindsey Lamont on Unsplash

Chaque lundi, Marie Bongars nous emmène à la rencontre d’une femme – que nous connaissons déjà ou dont nous n’avons jamais entendu parler – au destin exceptionnel. Et pendant une vingtaine de minutes, elle nous raconte les parcours de vie de ces héroïnes du passé ou de nos jours, venues du monde entier. 

Une source d’inspiration et de savoir enrichissante avec des épisodes très variés, où on nous parle de l’incroyable carrière d’Agnès Varda, puis du palmarès brillant de Serena Williams en passant par l’histoire des Amazones ou des Guerilla Girls. 

On vous conseille notamment l’épisode sur « June Almeida, la scientifique qui découvrit le coronavirus », totalement dans l’ère du temps, ou encore celui sur « Yulia Tsvetkova, l’artiste LGBTQI+ qui agace la Russie », qui montre à quel point les droits d’une partie de la population sont menacés dans le pays. Découvrez également le parcours d’Ida B. Wells, cette femme qui refusa, avant Rosa Parks, de céder sa place dans un train. Elle a lutté pour mettre en lumière les discriminations raciales présentes dans les états du Sud des États-Unis, puis s’est opposée à l’exposition universelle de 1893. Passionnante.

Pour les féru.e.s d’Histoire, vous pouvez aussi replonger dans les années post 14-18, avec l’épisode dédié à « Anna coleman Ladd, la réparatrice des gueules cassées », à la fois instructif et touchant. Si le monde du sport vous titille, foncez écouter celui consacré à « Alice Milliat, pionnière du sport olympique féminin ». 

Des épisodes courts, percutants, qui marquent l’esprit et nous rappellent que ces femmes ont vraiment une sacrée paire d’ovaires !

Article d’Ana Michelot 

Il fait chaud, il fait beau, les oiseaux chantent, on allume la JBL… Que ce soit pour chiller à la piscine, dans vos oreilles à la plage ou même sur la route du boulot, la musique est de la partie ! Elle respire les vacances et la bonne humeur. Voici ces artistes qui rythment notre été.

L'été n'aurait pas le même goût sans eux, voici les cinq artistes qui rythment nos vacances au soleil.
Crédit : Jakob Owens on Unsplash
L’été n’aurait pas le même goût sans eux, voici les cinq artistes qui rythment nos vacances au soleil.
Crédit : Jakob Owens on Unsplash

Julien Doré, le monde a changé

Il est -enfin- de retour et nous donne aussi chaud que le soleil de juillet… Le chanteur de Coco Câline à la crinière dorée revient avec son nouveau titre, La Fièvre. Un premier single qui va sans aucun doute se faire remarquer cet été et qui annonce, peut-être, un nouvel album pour la rentrée.

Clara Luciani et ses notes d’été

Ses premières notes singulières annoncent la couleur : cet été, Clara Luciani aussi aura son tube ! Véritable invitation au voyage, La Baie dépeint un endroit paradisiaque où il semble faire bon vivre. Pour autant, pas question de nommer cet idylle, l’occasion pour chacun.e d’en faire son jardin secret. Note toute spéciale à son clip coloré et animé qui ne fait qu’accentuer l’envie des vacances…

Grand Corps Malade et son nouvel hymne féministe

Dans un tout autre registre cette fois, la voix poignante de Grand Corps Malade. Il nous fait trembler dans son dernier titre, véritable lettre ouverte, hommage, et même déclaration d’amour à toutes les femmes. Il dénonce le « profond machisme de nos coutumes » et souligne l’implication de la femme au foyer, de la caissière, de la docteure, de la mère ou encore de la fille, dans une poésie qu’on lui connaît.

Camélia Jordana, un retour personnel

Elle a signé son retour en studio cette année et pour l’occasion, elle nous dévoile un tout autre style. Après ses nombreux passages à l’écran, Camélia Jordana revient aux sources avec des paroles singulières, comme une confidence personnelle. Sur une mélodie fraîche et entraînante, on se voit déjà balancer la tête, les pieds dans l’eau, sous notre grand chapeau de paille.

Vianney et sa véritable ode à la vie

Son air résonne déjà dans nos têtes depuis quelques semaines. Fidèle à ce qui l’a fait connaître, Vianney offre un nouveau titre porteur d’espoir. Dans ce que l’on pourrait qualifier d’une ode à la vie, le chanteur passe un message très estival : vivre aujourd’hui, comme on l’entend ! Alors pour se lancer sur les routes de France au volant d’un van aménagé ou encore pour partir voir l’océan, « n’attendons pas » !

Article de Aurélie Rodrigo

Si le mot grossophobie a fait son entrée dans le dictionnaire il y a seulement un an, ce fléau ronge notre société depuis bien plus longtemps. Pris comme contre-exemples, rabaissé.e.s ou constamment pointé.e.s du doigt, les gros.se.s sont la cible d’une discrimination trop banalisée. Daria Marx et Gabrielle Deydier signent deux documentaires sur le sujet, à voir absolument !

Crédit : Bangumi ; Gabrielle regardant à travers les baies vitrées de la piscine

Le poids est loin d’être l’unique point commun qui lie Daria et Gabrielle ; c’est leur force qu’elle partage. Ce sont deux femmes tellement fortes qu’elles ont décidé de briser le tabou, de percer l’écran, de dénoncer, à travers leurs propres histoires, une discrimination qui sévit de façon universelle dans la société française. La grossophobie. 

Mais qu’est-ce que c’est ? Étymologiquement, on pourrait se dire que c’est la peur des gros.se.s. Mais comme le dit si bien Gabrielle dans son documentaire On achève bien les gros, personne ne part en courant en voyant une personne grosse. Non, la grossophobie désigne, selon l’édition 2019 du Petit Larousse, « l‘ensemble des attitudes et comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses. » Au quotidien, la grossophobie prend vie à cause de gestes devenus banals, qui sont pourtant d’une extrême violence. Comme les parents qui montrent à leur enfant une personne grosse en lui disant : « Voilà à quoi tu vas ressembler si tu manges trop de bonbons ! » 

Daria Marx, ma vie en gros, plongée dans l’intimité

Dès les premières minutes, Daria donne le ton du documentaire, à retrouver sur le site de France TV en replay. « Ce film, c’est une histoire intime du petit peuple des gros.se.s », le peuple des gros.se.s, celles et ceux qui prendraient trop de place selon la société, mais qui finissent par devenir invisibles, parce que rejeté.e.s et pas dans les normes. Daria le dit elle-même : « J’ai longtemps cru être la seule grosse de France. Personne ne me ressemblait jamais ni à la télé ni dans les journaux, pas même dans ma famille. » 

Daria s’ouvre à nous et parle de son histoire à elle. Mais fait aussi intervenir cinq de ses ami.e.s, eux et elles aussi sont gros.se.s et victimes des remarques assassines qui brisent petit à petit une personne. Anouch, qui se rêvait égyptologue après avoir obtenu tous les diplômes pour, est constamment discriminée pendant les entretiens d’embauche à cause de sa corpulence et ne se voit proposer que des postes de vigiles. Daria, elle, raconte avoir été humiliée pendant des années au collège par son professeur d’éducation sportive : « En cours d’EPS, le prof demandait de faire quatre tours de terrain pour s’échauffer, donc je faisais les 4 tours comme tout le monde en allant un peu moins vite, mais je le faisais, et ensuite il disait : “Alors maintenant Daria devant toute la classe, tu vas nous faire deux tours de plus parce que tu en as bien besoin !” Et dans un silence de mort, toute la classe me regardait, moi, la grosse, faire mes deux tours supplémentaires et c’était horrible. » 

Finalement, leurs témoignages se rejoignent, s’entremêlent, et ce qui semble de premier abord très personnel devient commun et presque universel. Tous.tes évoquent un contexte familial compliqué – même Eva, qui souffre d’un dérèglement hormonal, avoue que le psychique joue aussi énormément dans le processus.

Transmission des troubles du comportement alimentaire

Daria Marx propose une plongée intime dans son existence, son enfance, elle nous emmène à la rencontre de sa mère anorexique depuis l’âge de 16 ans qui va, sans le vouloir, transmettre ses troubles alimentaires à sa fille en surveillant trop son poids comme sa propre mère le faisait avec elle. C’est là que Daria commence à manger en cachette à cause des restrictions imposées à la maison. Aujourd’hui, à l’écran, mère et fille en parlent librement, bien que leurs voix soient emplies d’émotions. 

https://www.youtube.com/watch?v=ukUyanPdVYY

On achève bien les gros, véritable manifeste

Diffusé il y a peu et disponible en libre accès sur YouTube, le documentaire de Gabrielle Deydier est un subtil mélange de moments du quotidien et d’extraits de son prochain roman, Métabo, qu’elle est actuellement en train d’écrire. Pourtant joués à l’écran par des acteurs, les passages de cette fiction dystopique, où la société a exclu les personnes grosses au point qu’elles sont pourchassées pour être placées de force en centre d’amaigrissement, sont ultra réalistes. 

Une histoire choc, sortie tout droit de la tête de Gabrielle et inspirée des discriminations qu’elle subit, elle aussi, chaque jour. Elle raconte s’être privée d’aller à la piscine municipale, même si elle adore nager, pour ne plus être confrontée au regard et aux remarques des gens. Elle en parle un jour à son psy, qui lui répond qu’il y a deux solutions : continuer de se priver de piscine ou bien affronter sa peur du regard des autres en allant se baigner sur une plage naturiste afin d’assumer son corps pour de bon. Gabrielle relève le défi : « J’ai mis un an à me décider, j’étais étudiante à Montpellier et il y avait pas mal de plages naturistes. J’ai débarqué avec tous les fantasmes qu’on peut avoir sur ce genre de plage, en me disant les gens vont me regarder, je me demandais ce qui allait se passer…Je me désappe… et il ne se passe rien. J’étais à poil et j’étais invisible, les gens n’en avait rien à faire. Je me suis baignée nue dans la mer et je me suis dit il n’y aurait plus jamais un.e seul.e connard.sse sur cette terre qui m’empêcherait d’aller me baigner. » 

Les choses les plus anodines deviennent un véritable challenge pour les personnes grosses, car rien n’est adapté à elles. « Quand j’ai dû chercher un appartement sur Paris, le premier critère de sélection de l’appartement c’était : est-ce que je vais rentrer dans les toilettes et dans la cabine de douche ? » Aller au cinéma ou chez le docteur devient impossible quand les sièges à accoudoirs sont impraticables pour elles. Vraiment, rien n’est pensé pour les personnes grosses. C’est le même constat dans les trains ou les avions… 

Gabrielle relève une vérité implacable : « On ne nous voit pas dans l’espace public, parce qu’on ne peut pas se l’approprier. » Elle se mobilise justement pour exposer ce problème, montrer que le quotidien pour une personne grosse est semée d’embûches, en plus d’être continuellement exposé aux commentaires, moqueries et autres regards malveillants. Elle est même allée jusqu’à retourner dans son lycée, lieu qui ne lui rappelle pas de très bons souvenirs, pour intervenir auprès d’une classe de seconde sur la grossophobie. Les échanges avec les élèves sont constructifs, parfois même touchants, comme quand une lycéenne salue son courage et sa force de caractère face à toutes ces épreuves que la vie lui a fait endurer. 

https://www.youtube.com/watch?v=hNx7uhVCOfQ

Grosse comme 10 millions de Français.e.s

… Voilà comment se définit Daria, qui rappelle que 15 % de la population française est concerné, un chiffre qui étonne souvent, et qui montre bien la nécessité de créer des infrastructures adaptées pour qu’enfin les gros.se.s ne soient plus exclu.e.s de certains lieux et de certaines activités. 

Gabrielle, qui a elle aussi été victime d’un régime étant enfant, et qui a été le déclencheur d’une relation à la nourriture destructrice, le dit avec une justesse incroyable : « Quand tu luttes contre la grossophobie, tu luttes contre l’injustice, tu luttes contre l’exclusion des gros.se.s, tu luttes contre la discrimination à l’embauche, tu luttes pour que les gros.se.s soient mieux soigné.e.s, tu luttes pour que les gros.se.s appartiennent à la société et qu’ils.elles soit complètement inclus.es dans cette société. Est-ce que ça veut dire que tu fais l’apologie de l’obésité ? Non. Je fais 125 kilos, ça me regarde, je le vis comme je le vis, je ne prône pas ça comme un mode de vie, ce n’est pas un mode de vie, être gros.se, être obèse, ce n’est certainement pas quelque chose que je souhaite à qui que ce soit. » 

Pour conclure cette prise de parole puissante, on vous conseille ces deux essais : Gros n’est pas un gros mot de Daria Marx, et On ne naît pas grosse de Gabrielle Deydier !

Article d’Ana Michelot 

L’été est là ! Et comme vous l’attendez depuis plusieurs mois, cet après-midi lecture au bord de l’eau en sirotant un café frappé, Paulette a planché, pour vous, sur les lectures de l’été : 4 livres qui vont changer votre vision du monde.

Lectures de l'été : 5 livres qui vont changer votre vision du monde. 
Crédit : Maarten van den Heuvel on Unsplash
Lectures de l’été : 4 livres qui vont changer votre vision du monde.
Crédit : Maarten van den Heuvel on Unsplash

1 – L’âme du monde, de Frédéric Lenoir

« Pressentant l’imminence d’un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s’appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l’Antiquité appellent l’Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l’harmonie de l’univers. »

A travers ce livre et les messages des grands sages, de grandes questions sont abordées. « Quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l amour et contribuer à la transformation du monde ? » Une véritable invitation à un voyage personnel et intérieur autour de l’humanisme spirituel.

2 – Comment j’ai arrêté de CONsommer, de Frédéric Mars

Contrairement au titre, cet ouvrage ne prône pas une idéologie anti-consommation. Ici, le journaliste Frédéric Mars confie son expérience personnelle. Il relate une année de sa vie où il s’est concentré sur l’omniprésence du monde de la consommation et notre obsession pour ce dernier, souvent sans même s’en apercevoir. Entre promotions, ventes privées, soldes, pré-soldes, braderie d’après soldes, on achète de nouveaux vêtements, les dernières chaussures, la nouvelle console de jeux… Tout ça en un clin d’oeil, souvent en quelques clics, tout nous est simplifié, quelques fois pré-mâché.

Dans son ouvrage, Frédéric Mars se demande si ce qu’il consomme le rend réellement plus heureux, sa façon de reprendre le contrôle. Une expérience qu’il partage et invite à réaliser chacun de son côté. Il n’est pas soufflé d’arrêter de consommer, seulement de le faire de façon consciente. Par exemple, se rendre compte que nous faisons aussi de la publicité une fois que nous avons consommé… Dans son livre, le journaliste offre son parcours et ses clés pour sortir de la sur-consommation. Il livre de nombreux conseils pour consommer de la façon la plus adaptée aux besoins de chacun.

3 – Les 5 regrets des personnes en fin de vie, de Bronnie Ware

C’est l’ouvrage le plus bouleversant de cette liste. Elle est infirmière en soin palliatif, au coeur de l’hôpital, des machines et des soins, elle accompagne les gens au soir de leur vie. Elle leur tient la main, voit une dernière fois la couleur de leurs yeux et peut entendre leur dernier souffle. Dans ce livre, Bronnie Ware a partagé le quotidien de dizaines de mourants. Elle en a écrit Les 5 regrets des personnes en fin de vie.

« Je regrette de ne pas avoir eu le courage de mener une vie en restant fidèle à moi-même, plutôt que la vie que les autres attendaient de moi.«  « Je regrette d’avoir travaillé autant. » « Je regrette de ne pas avoir eu le courage d’exprimer mes sentiments. » Voici trois des grands regrets explicités dans ce livre. Un ouvrage qui prend la forme d’une véritable leçon de vie à qui voudra le laisser entrer dans la sienne. C’est une invitation à repenser sa façon de la mener, comme un exercice de développement personnel d’un autre genre cette fois.

4 – Conversations avec Dieu, de Neale Donald Walsch

« Vous êtes sur le point d’entrer en conversation avec Dieu. Oui, oui. Je sais… ce n’est pas possible. Vous croyez probablement (on vous l’a enseigné) que ce n’est pas possible. On peut parler à Dieu, bien sûr, mais pas avec Dieu, (…) C’est ce que je croyais, moi aussi. Neale Donald Walsh approche la cinquantaine et fait le bilan de sa vie : il vient de perdre son travail, ses quatre mariages se sont soldés par des échecs et sa santé est défaillante. Pris de colère, il écrit une lettre pleine de doutes à Dieu. Et là, le miracle se produit ! ‘Dieu’ lui répond de façon claire et compréhensible. Un entretien qui durera plusieurs années, où les questions les plus intimes et les plus énigmatiques trouveront réponse. Pourquoi suis-je si malheureux ? Pourquoi l’homme doit-il souffrir ? Qu’est-ce que le bien et le mal ? Les interrogations troublantes que pose cet ouvrage ne doivent pas faire oublier sa haute teneur spirituelle. »

Ceci n’est pas réellement un livre. En effet, il ne s’agit pas d’un roman, mais comme son nom l’indique d’une conversation. Bien que Conversations avec Dieu soit une trilogie de livres dans lesquels l’auteur retranscrit le dialogue qu’il a eu avec Dieu, commençons par le premier tome. Ce livre n’est pas philosophique, il n’est pas non plus religieux. Immédiatement, nous sommes plongé.e.s, à travers les pages, dans les questions existentielles de la vie, d’une manière qui nous ramène à nos propres expériences et ressentis. 

Article de Aurélie Rodrigo

Nubia, c’est une série visuelle de 6 épisodes en cours de réalisation. Depuis déjà huit mois, l’équipe construit doucement ce recueil vivant où l’art, la création, la prose et les émotions auront entièrement leur place. Ensemble, ils souhaitent aborder différentes thématiques universelles sous le prisme de la culture africaine. Bamby Diagne, photographe parisien, est en charge de la réalisation de ce projet. Aujourd’hui, il nous parle de cette future création et fait appel à nos dons !

Nubia est une série visuelle en cours de réalisation. Elle a pour but de mettre à l'honneur la culture africaine. Crédits : ©Bamby Diagne.
Nubia est une série visuelle en cours de réalisation. Elle a pour but de mettre à l’honneur la culture africaine. Crédits : ©Bamby Diagne.

Paulette : Que veut dire « Nubia » et pourquoi ce titre ? 

Bamby Diagne : « Nubia » découle du nom de l’empire de Nubie, reconnu comme étant l’ancêtre historique de l’Égypte antique et donc la première civilisation humaine connue. Ce nom était pour nous un moyen de rendre hommage à l’origine commune de toutes les civilisations africaines.

Le nom du projet témoigne de ma volonté d’interpeller toute personne ayant un intérêt pour l’Afrique et la culture.

P : En quelques mots, Nubia, c’est quoi ? 

B.D : Nubia, c’est avant tout un projet à visée artistique, une expérience sensorielle.

Nubia c’est un voyage à travers les âges, à travers les cultures, une tentative de redécouverte de l’Afrique, via ses codes complexes et sa tradition.

P : Quels seront les thèmes abordés, si vous en avez déjà défini quelques-uns ? 

B.D : Parmi les thèmes que nous souhaitons aborder, il y a notamment la place de l’art dans la préservation culturelle, le corps dans la spiritualité ou encore le symbolisme dans la préservation identitaire.

P : Qui sont les acteurs que nous verrons à l’écran ?

B.D : Dans la mesure où ce n’est pas une fiction, on ne peut décrire les figures de Nubia comme des acteurs à proprement parler. En revanche, nous avons la chance d’avoir la participation de nombreux artistes de tous bords tels que Zana Masombuka qui est une artiste pluridisciplinaire basée à Johannesburg.

P : Vous choisissez de mettre l’art et plus particulièrement l’art et la culture africaine au centre de ce projet. Pourquoi ? 

B.D : Je considère que l’art est l’une des premières portes vers l’identité d’un peuple. Je suis convaincu que l’art et la culture ont une place capitale dans notre vision du monde et dans la direction que nous prenons. En mettant en avant les arts et cultures africains, leurs évolutions, leurs mutations, nous espérons ouvrir de nouvelles pistes de compréhension vers ceux-ci.

P : On va donc retrouver des pièces/créations africaines dans la série ? Si oui, comment les avez-vous choisies ?

B.D : Ce sera essentiellement l’un des intérêts de la série. Il est important pour nous à travers cette oeuvre de promouvoir les créations du continent.

Nous souhaitons, dans sa production, être capables de mettre en avant les jeunes artistes et entrepreneurs du continent. Être responsable dans nos dépenses est également un gros challenge. Nous sommes notamment conscients des dangers du fast-fashion et souhaitons produire et consommer dans une logique éco-responsable.

Une campagne de crowdfunding a été lancée pour venir en aide à l'équipe afin de réaliser Nubia avec minutie. Crédits : ©Bamby Diagne.
Une campagne de crowdfunding a été lancée pour venir en aide à l’équipe afin de réaliser Nubia avec minutie. Crédits : ©Bamby Diagne.

P : Y a-t-il un besoin urgent aujourd’hui de transmettre l’histoire et la culture africaine sur le grand écran ? 

B.D : Oui oui et encore oui ! Le cinéma est porteur de culture. Des tonnes et des tonnes de créations voient le jour chaque année et n’atteignent malheureusement pas le grand public et encore moins le public occidental. Le manque de références culturelles et la méconnaissance générale de l’histoire du continent africain sont selon moi l’une des causes de la persistance des nombreux stéréotypes dont souffrent encore ses cultures à travers le monde.

P : Aujourd’hui, vous lancez une campagne de crowdfunding. Qu’en attendez-vous exactement ? 

Nous espérons d’ici fin août, atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés pour cette campagne.

https://www.instagram.com/p/CCTni5AISsR/

Pour retrouver au plus vite Nubia sur les plateformes Netflix, Nowness ou sur la chaîne TV5 Monde, n’hésitez pas à répondre à la campagne de crowdfunding en faisant un don ! 

Propos recueillis par Nina Hossein

Plus que quelques jours avant le début des vacances… Paulette a sélectionné pour vous quatre séries pour bien commencer l’été !

Paulette a sélectionné pour vous les séries à ne pas louper cet été!
Crédit : Mollie Sivaram on Unsplash
Paulette a sélectionné pour vous les séries à ne pas louper cet été!
Crédit : Mollie Sivaram on Unsplash

1 – Normal People

Le synopsis : La relation est compliquée entre Marianne et Connell depuis leurs années lycée dans une petite ville de l’ouest de l’Irlande jusqu’à leurs études universitaires au Trinity College, à Dublin. Intelligent, athlétique et populaire, Connell est troublé par Marianne, une camarade intimidante, solitaire et non moins intelligente. Les premiers émois nés à l’abri du regard des autres survivront-ils à la lumière ?

On regarde : Cette série est inspirée du second ouvrage de l’Irlandaise Sally Rooney et il n’a même pas encore été publié en France. La jeune trentenaire explore la génération des Millenials en les sortant du cadre dans lequel on les range. Au-delà de leur image publicitaire et des réseaux sociaux la réalisatrice questionne les dilemmes de cette génération à travers une histoire d’amour bouleversante.

2 – Little Fires Everywhere

Le synopsis : Durant l’été 1997, Mia Warren, une mère célibataire et bohème, s’installe avec sa fille Pearl à Shaker Heights, dans la banlieue riche de Cleveland, dans l’Ohio. Leur chemin croise très vite celui des Richardson, une famille bourgeoise exemplaire du coin. Deux mères de famille et deux visions de la vie s’opposent et s’entrelacent. Leurs relations vont peu à peu se tendre jusqu’à mettre en péril leurs vies.

On regarde : Cette série explore les contrastes de la société américaine. Chaque épisode met en lumière les déchirements frappant entre les différentes strates sociales. Mais Little Fires Everywhere met aussi l’accent sur le racisme, bien installé aux Etats-Unis. Comme un écho aux récents événement, cette série invite à une réflexion personnelle.

3 – Lovecraft Country

https://www.youtube.com/watch?v=tDpSBwZSp3M

Le synopsis : Dans l’Amérique raciste des années 1950, Atticus Black, un jeune homme de 25 ans, embarque avec son amie Letitia et son oncle George dans un road trip à la recherche de son père disparu. Sur la route, ils rencontrent des monstres fantastiques, ainsi que des monstres bien réels…

On regarde : Après le grand succès de son film Get Out, Jordan Peele continue de dénoncer l’horreur en l’utilisant dans ses œuvres. Dans un style qui lui est propre, la réalisatrice propose un road trip plein d’obstacles. Sur sa route de nombreux ‘monstres’ vont se dresser, des monstres qui prennent la forme d’une métaphore frappante avec l’actualité. Entre discrimination et racisme moderne et histoire de la ségrégation américaine, le voyage d’Atticus invite à une réflexion poussée sur la non-évolution de la place de la personne noire dans nos sociétés.

4 – Stateless

Le synopsis : Quatre étangers se retrouvent coincés dans un centre de détention pour immigrés australien. Chaque personnage aborde les contradictions de la protection et du contrôle des frontières de son point de vue.

On regarde : C’est un sujet d’actualité qui ébranle les médias outre-atlantique, il est désormais documenté. Stateless s’inspire d’une histoire vraie, ce qui rend le scénario que plus poignant. Après son rôle d’anti-féministe dans Mrs America diffusée sur Canal+, Cate Blanchett revient à l’écran et à la production, toujours aussi singulière et frappante.

Article de Aurélie Rodrigo.