Si mars 2021 nous rappelle le début d’une saga qu’on n’avait pas imaginé aussi longue et décevante il y a pile un an — la saison 8 de Game of Thrones nous semble subitement pas si mal après tout —, on aura au moins pu compter sur des héroïnes sans cape pour égayer ces derniers mois plutôt moroses. La chanteuse, danseuse et interprète Tessa B. fait partie de ces révélations dont la bonne humeur communicative sur les réseaux sociaux et le talent musical et artistique ont joliment animé nos soirées de confinement, puis de couvre-feu. Paulette et Vans partent à la rencontre de cette artiste solaire dont la passion pour la vie s’exprime à travers son art, de son premier EP « Dans ma tête » au court-métrage qui l’accompagne, sans oublier ses performances live endiablées pré saga Corona. D’ici quelques semaines, on la retrouvera sur scène. Promis, juré, craché ! Parole de Lannister.

Tessa B. - © Camille Hervé / @camilleherve
Tessa B. - © Camille Hervé

Quand les beaux jours de l’été se font attendre, rien de mieux que du bon son pour se booster et mieux patienter. Vans, la marque californienne de sneakers à la renommée mondiale, a toujours considéré la musique comme l’une de ses inspirations majeures. Pour se ressourcer et rêver plus loin, il faut s’entourer de nouveaux talents. C’est donc sans surprise que l’on découvre la superbe campagne de Vans en soutien à la créativité d’artistes de tous genres. Et parmi les jeunes coups de coeur de la marque, on rencontre Tessa B – une jeune femme débordant d’imagination et à la voix enivrante. La jeune chanteuse, que l’on avait découverte sur scène aux côtés de Synapson, Arigato Massaï ou encore Jabberwocky, se sert désormais de cette expérience scénique exceptionnelle pour construire sa carrière d’artiste solo. Après la sortie de plusieurs singles à succès, l’interprète a récemment partagé une reprise toute personnelle de « Tout Doucement », ballade épurée chantée par Bibi dans les années 80. Un peu nostalgique, parfois mélancolique, Tessa B. nous raconte son parcours fulgurant, partage ses inspirations de toujours et souligne l’importance d’être soutenue par une marque comme Vans en tant qu’ambassadrice de la sneaker Old Skool. Après un an de répèt dans sa salle de bain, Tessa B. est fin prête à piétiner de nouveau la scène pour faire le show. Et c’est parti !

Entretien

PK pour Paulette : Salut Tessa B. ! Pourrais-tu te présenter pour celleux qui ne te connaitraient pas déjà ?

Tessa B. : Hello Paulette. Je suis chanteuse, auteure, compositrice et interprète. Je suis très heureuse d’avoir sorti mon premier EP « Dans ma tête » en juillet dernier ! Il est accompagné d’un court-métrage dont je suis très fière et que j’aime profondément. C’est un film qui se compose de plusieurs tableaux qui racontent l’histoire de mon EP et qui met en avant ma personnalité, mon second degré et mes sentiments. Il a été réalisé par Tania Gotesman et Igor Gotesman. Big up à elleux ! Au-delà de tout ça, je suis quelqu’un qui aime la sensibilité, l’autodérision, rire, danser, jouer… En d’autres mots tout ce qui touche à la performance et aux émotions.

PK : Après une année 2020 qu’on définira sobrement comme « insolite » et un début d’année 2021 encore difficile, comment une artiste comme toi préserve-t-elle sa santé mentale ? Pour faire simple, comment ça va ?

TB : Sincèrement, les moments de bonheur à proprement parlé s’éveillent en moi quand je chante car je suis tout simplement dans le moment présent. Ce que j’aime c’est la vibration que je ressens en chantant. La vibration dans ma gorge, dans ma poitrine. C’est une sorte d’auto-hypnose — non, je n’exagère pas ! (rires) Alors pour répondre à ta question, je vais bien quand je chante ; mais on ne va pas se mentir, on a de quoi être pessimiste. En revanche, je me dis qu’il faut être des pessimistes intelligents en faisant face collectivement à la situation. J’adoucis un peu la vie avec mon art. En tout cas, c’est ce que me disent mes grands-mères. C’est déjà ça.

PK : Comment définirais-tu ta musique, cet art dont tu parles ? Qu’as-tu souhaité exprimer à travers ton tout premier EP « Dans ma tête », qui connait un franc succès ?

TB : Je fais de la pop musique avec à l’intérieur toutes les influences qui m’ont nourrie depuis 27 ans. À travers cet EP, j’ai mis de moi, évidemment, mais aussi des autres — c’est ce qui est trop beau dans la musique — notamment Benny Adam avec qui je l’ai réalisé. Ma rencontre avec lui a bouleversé mes croyances intimes. Je suis très reconnaissante d’avoir creusé ma musique avec lui et fière d’avoir suivi mon instinct. Pour ce premier mini-album, je n’ai pas cherché, en composant et en écrivant, à faire passer un message en particulier, mais j’y ai mis toute mon énergie, ma sensibilité, mes peurs, mon second degré, ma légèreté et mes constatations personnelles du quotidien.

PK : D’ailleurs, comment se déroule ton processus d’écriture et de création ? Tu t’inspires volontiers de tout ce qui t’entoure, c’est ça ?

TB : Je n’ai pas vraiment de règles ni de processus. Je peux composer des piano-voix, seule chez moi, ou bien créer une base de morceaux plus aboutie pour ensuite les partager avec les gens avec qui je travaille. Je peux aussi partir de 0 en studio et créer avec un.e compositeur.rice. C’est d’ailleurs ce que je fais en ce moment avec MKL, avec qui nous travaillons sur la suite. J’aime être guidée et être à l’écoute. Je suis en perpétuelle remise en question. Parfois trop. Mais, j’imagine que c’est nécessaire pour affiner sa musicalité et grandir avec. Sinon, je m’inspire de mon vécu. Je crois que c’est inévitable et inconscient. J’aime aussi que ce soit fictif parfois. J’adore me projeter dans d’autres vies, me mettre à la place des autres comme si je l’avais vécu et jouer des rôles.

Tessa B. - © OJOZ @ojoz
Tessa B. - © OJOZ

PK : Tu es très vite montée sur scène aux côtés d’artistes établis lors de tournées ou de grands festivals, te constituant un jeune parcours déjà fulgurant. En quoi ces expériences ont-t-elles été formatrices ?

TB :  J’ai tout appris sur scène. Sur la route avec Synapson et Jabberwocky, j’ai vécu un grand tourbillon joyeux et intense pendant lequel je me suis construite humainement, vocalement et physiquement. Ces expériences m’ont fait prendre conscience de la réalité du milieu musical que je ne connaissais pas du tout, des accidents de scène à la distance qu’il faut avoir avec tout. Certaines leçons restent plus dures à apprendre que d’autres (rires). Par dessus tout, j’ai réalisé très vite que c’était mon goal, que ça confirmait ma passion pour la musique, la scène, l’interprétation et le partage !

PK : Désormais en solo, tes performances live oscillent entre le piano-voix et les choré à l’Américaine assez physiques. Vis-tu la scène comme un moment d’expression de tous tes talents, chant, danse, interprétation, jeu d’actrice ?

TB : Oui ! La danse, le chant et le jeu ont toujours fait partie de moi et de ma vie. Pouvoir tout lier à ma façon c’est grisant. J’aime(rais) que mes concerts soient une véritable performance à tout point de vue. La beauté du live est sa nature instantanée. J’aimerais que les gens sortent de la salle de concert en ressentant de l’émerveillement, de la joie, de la nostalgie du moment déjà passé. Plus qu’un concert, je veux que ce soit un spectacle. Je vis les concerts — quand ça existait encore (rires) — comme la concrétisation de tout le travail fait en amont. Tout est rassemblé : ma musique, les instruments live, chanter en live, danser, les gens, les sourires, les cris, la liberté de performer, de se tromper et de partager. Ce sont mes moments préférés !

PK : Ça se voit en effet que tu aimes pleinement vivre les choses ! Sache qu’on a partagé de grands moments de fou rire grâce à toi en regardant tes stories sur Instagram. D’où te vient cette passion pour les imitations ? Du théâtre, que tu as pratiqué avant la musique ?

TB : Effectivement, j’ai eu la chance de faire 3 ans d’école de théâtre après des années scolaires difficiles pour moi. Depuis toute jeune — j’ai des vidéos pour le prouver — je suis complètement animée par la danse, le chant, les caméras, l’humour. Paradoxalement, j’étais très introvertie en public, j’avais très peu confiance en moi. Cependant, me mettre en scène derrière le caméscope de mes parents me permettait d’être complètement moi-même et d’oser m’exprimer — de manière très souvent absurde. Après le bac, le théâtre a confirmé mon désir absolu du jeu, de l’interprétation, du rapport à la scène.

PK : Et pendant toute cette adolescence introvertie extravertie, quels sont les artistes et les styles musicaux que tu écoutais en boucle ?

TB : D’abord, j’ai écouté les artistes que mes parents écoutaient beaucoup, Michael Jackson, Jamiroquai, Celine Dion, Pascal Obispo. Joli panel, non ? Puis, je me suis tournée vers Lorie — oui oui. Avant d’être complètement bouleversée par l’album « My Prerogative » de Britney Spears. Elle me passionnait. Tout comme Mariah Carey, Whitney Houston, Christina Aguilera ainsi qu’Etta James et Aretha Franklin un peu plus tard. Ces grandes voix féminines ont inconsciemment formé ma voix à force d’essayer de reproduire les même notes à la perfection. J’ai aussi beaucoup écouté Eminem, Busta Rhymes et Jay-Z dont j’admirais la technicité et la rapidité dans l’élocution. Les voix m’émerveillent tout simplement.

PK : Tu as récemment repris la chanson « Tout doucement » de Bibi, une chanson des années 80. Tessa B. est-elle une éternelle nostalgique ?

TB : Je m’autorise à ressentir la nostalgie lorsqu’elle appelle en moi des souvenirs positifs, mais j’ai, je crois, la capacité à l’ignorer lorsqu’elle dévie vers la mélancolie. Pour autant, ma reprise de « Tout doucement » a complètement convoqué une forme de tristesse et de mélancolie durant tout le processus artistique de la chanson jusqu’au clip. En octobre dernier — pas plus tôt, j’ai entendu la chanson comme je ne l’avais jamais entendue auparavant. Elle m’a retourné et a résonné en moi. Les paroles me semblaient si justes, claires et criantes de vérité que j’ai décidé de l’interpréter à ma façon.

Old Skool – © Vans

PK : Facette de ta personnalité qui fait joliment écho à ton statut d’ambassadrice de la sneaker emblématique Vans Old Skool. Pourquoi te sens-tu proche d'une marque comme Vans ?

TB : C’est une marque que j’aime car on est très bien dedans et je me retrouve dans les valeurs qu’elle véhicule. La Old Skool est un grand classique sur lequel on peut toujours compter, mais qui sait aussi se réinventer en permettant d’exprimer sa personnalité, son mood du moment.

PK : Et autant être parfaitement chaussée pour effectuer toutes les chorégraphies qui subliment tes performances live. D'où te vient cette passion pour la danse d'ailleurs ?

TB : Je viens d’une famille très sportive. Ma mère est maître-nageur et mon père a toujours pratiqué du sport à haut niveau. Ils m’ont donc transmis cette passion et inculqué la rigueur physique et le bien être. J’ai aussi pratiqué la natation synchronisée pas mal de temps, mais je n’ai pas vraiment pratiqué de danse « sur terre ». J’ai commencé à prendre des cours de danse en 2015 lorsque j’étudiais le théâtre et à vraiment danser lors des tournées avec le groupe Synapson.

PK : Là où tout a commencé ! (Rires) Et l’avenir dans tout ça ? Quels sont tes futurs projets ? Des projets pour lesquels les Paulette doivent absolument enregistrer une alerte sur leur calendrier. Télé, cinéma, musique, scène, one-woman show ? Dis-nous tout.

TB : De la musique, de la musique, de la musique, très vite dans les prochains mois. Et des concerts très vite. On y croit ! Il y aura du nouveau cette année. J’ai si hâte ! Cinéma ? Avec plaisir… Si Justine Triet, Cédric Klapisch ou Paul Verhoeven lisent cette interview, n’hésitez pas à me contacter au 06 78 37 46…7398289.

PK : À bons entendeurs. Merci Tessa B. !

Article de PK Douglas

Radio France lance un grand concours musical pour les 18-25 ans, nommé Chanter 20 ans en 21. Le but ? Soutenir la jeune génération de musicien·ne·s en cette période difficile.

Chanter 20 ans en 21 - © Radio France

Après Avoir 20 ans en 21, dispositif lancé par Radio France pour soutenir les jeunes durant cette période, la chaîne lance le concours musical Chanter 20 ans en 21. Cette idée, elle vient de Didier Varrod, directeur musical des antennes de Radio France. « Même si les salles de concerts restent closes, la musique demeure. Elle nous rassure, elle nous rassemble. Nous invitons les jeunes artistes à traduire en musique ce qu’iels ressentent aujourd’hui, laissant libre cours à leur imagination et leur créativité. Plus qu’une main tendue vers cette génération, c’est un appel à l’expression des sentiments d’une jeunesse en quête de sens et de rêve, dans une crise qui pèse tant sur son envol ». Et nous, on applaudit cette démarche.

Un vrai tremplin pour les jeunes musicien·ne·s

Dans les faits, pour participer au concours, il suffit d’avoir entre 18 et 25 ans et d’être auteur·rice, compositeur·rice ou interprète. Plus besoin de revoir vos ambitions à la baisse, vous avez peut-être une chance d’être mis·e en avant, grâce à Chanter 20 ans en 21 ! Pour candidater, il faut proposer une chanson autour du thème « Avoir 20 ans en 21 ». Quotidien, aspirations, rêves, regard sur un monde qui change… Voici ce qu’attendent les jurys de Radio France.

Image d'illustration de la musique - © John Matychuk

Vrai tremplin, ce concours permettra au gagnant ou à la gagnante de performer lors du concert Nouvelle Scène, d’avoir un accès privilégié aux services Sacem et une aide financière pour l’enregistrement d’un album ou EP [ndlr, une petite aide sera offerte aux dix finalistes]. Une vraie chance, surtout lorsqu’on sait qu’iel sera diffusé·e sur les antennes de Radio France. Et gagner en visibilité, c’est primordial pour un·e jeune artiste !

Les différentes étapes du concours

Vous avez envie d’y participer ? On vous y encourage ! Sachez que vous pouvez envoyer vos candidatures jusqu’au 30 avril. Ensuite, du 3 au 21 mai, un jury [ndlr, composé des membres des directions musicales des antennes de Radio France] choisira 10 chansons finalistes qui seront soumises à un vote du public. Celui-ci aura lieu du 1er au 15 juin, avant l’annonce du ou de la lauréat·e le 21 juin.

Image d'illustration de la musique - © Simon Noh

Ça fait rêver, non ? Pour en savoir plus, lire (et relire) les conditions et candidater, rendez-vous sur le site de Radio France. Pas musicien·ne ? Pour soutenir les jeunes artistes, il suffit de les écouter et d’en parler autour de vous !

Article de Clémence Bouquerod

Artsper est une plateforme d’achat en ligne d’art contemporain. La marketplace, qui travaille avec plus de 1 500 galeries autour du monde, présente en permanence les œuvres d’artistes émergent.e.s et des plus célèbres noms, comme Banksy ou Andy Warhol. L’équipe d’Artsper, composée de passionné.e.s d’art contemporain, s’attache à en décomplexer l'achat et à le rendre plus accessible grâce à la suppression des barrières traditionnelles du marché de l’art et à la création de contenus de qualité (articles, sélections d'œuvres, interviews d'artistes, etc.).

Dans son catalogue de plus de 150 000 œuvres d’art, accessibles à la vente dans le monde entier pour les néophytes et les expert.e.s, Artsper met en avant des artistes explorant tous les genres et tous les médiums.

Julie Lagier
Julie Lagier, artiste contemporaine surréaliste

Le rêve, l’espace privilégié des surréalistes

Influencé par la psychanalyse freudienne et le mouvement dada, André Breton publie en 1924 son Manifeste du surréalisme. Pour le poète, le surréalisme est « l’automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »

Cette absence de contrôle recherchée par les surréalistes est à son apogée dans le rêve. Rêver, c’est se laisser aller à la liberté la plus totale et transgresser les règles du réel pour accéder aux parties non censurées de l’inconscient.

La mécanique du rêve dans l’art surréaliste

L’art surréaliste ne s’attache pas à représenter le rêve, mais davantage à en reproduire les mécanismes. « Appréhender et m’inspirer des rêves, […] manipuler cette matière vaporeuse par l’interprétation photographique, voilà ce que je tente de faire », explique la photographe Julie Lagier, dont les créations oniriques sont en vente sur Artsper. En créant des associations magiques et irrationnelles, les artistes surréalistes s’inspirent de la forme de leurs visions oniriques plutôt que de leur sens caché.

Julie Lagier, Vue sur mer, 2019
Julie Lagier, Vue sur mer, 2019

Les artistes surréalistes étaient des explorateur.rice.s et des expérimentateur.rice.s. Pour réduire l’intervention de leur conscience voire de leur volonté, et ainsi imiter les rouages du rêve, iels ont développé des techniques liées à l’endormissement et à l’intuition, faisant une confiance aveugle au hasard et à l’inconscient. Hypnose, écritures et dessins automatiques, mais aussi demi-sommeils, leur ont permis de donner naissance à des textes (Le Mouvement perpétuel de Louis Aragon, Les Champs magnétiques d’André Breton et Philippe Soupault), des tableaux (Golconde de René Magritte, Rêve causé par le vol d’une abeille autour d’une grenade, une seconde avant l’éveil de Salvador Dalí) ou des films (La Coquille et le Clergyman de Germaine Dulac, Un Chien Andalou de Luis Buñuel et Salvador Dalí).

Hallucinations oniriques et déformations du réel

À travers des visions hallucinées et des distorsions du réel, le surréalisme réhabilite le merveilleux. « Le rêveur, rendu à un état de passivité extrême, reçoit des éléments d’une surréalité qui s’impose à lui comme des images surdéterminées. Rêver et créer sont les deux faces, mises en continu, de l’activité surréaliste », explique le psychanalyste Olivier Douville dans son article « Expérience du rêve et expérimentations surréalistes ».

Pour donner vie à leurs visions, les surréalistes les détournent et les remanient à l’aide de montages et de techniques photographiques, de collages (Les garçons de la rue de Jacques Prévert sur une photo de Robert Doisneau), d’objets hybrides (le Téléphone-Homard de Dalí, le Loup-Table de Victor Brauner), de mots-valises, de photogrammes (photographies sans appareil photo), créant ainsi des associations improbables et contrastées. Ces collisions absurdes et grotesques, ces mixtures hétérogènes parfois dénuées de logique, évoquent les éléments et les symboles que l’on ne voit qu’en rêve. Les artistes de cette mouvance étaient avant tout des chef.fe.s d’orchestre, des costumier.e.s habiles dans les choix et les assemblages qu’iels provoquaient !

Li Wei, Buddha in Paris, 2012
Li Wei, Buddha in Paris, 2012

« Les artistes surréalistes associaient des objets ou des formes qui n’allaient pas du tout ensemble. Cela bouleversait l’ordre normal des choses », analyse Elisabeth Spettel, enseignante en arts visuels. En photo comme en peinture ou sur grand écran, les corps sont segmentés, isolés et déformés ; les perspectives sont bouleversées jusqu’au dépaysement total. Les figures empruntent à l’humain et à l’animal ; les scènes sont impossibles et les symboles mystérieux. Mais malgré leur aspect parfois cauchemardesque, les créations surréalistes sont toujours teintées d’humour noir et de poésie. Certain.e.s artistes contemporain.e.s inspiré.e.s du surréalisme ont d’ailleurs fait du comique leur principal moteur. Sur Artsper, Li Wei et ses performances vertigineuses en est un parfait exemple, tout comme Muriel Bordier et ses mises en scène parodiques.

Muriel Bordier, Les maîtres nageurs, 2015
Muriel Bordier, Les maîtres nageurs, 2015

Une autre réalité

Maia Chozas
Maia Chozas
Maia Chozas, Sueño (Dream), 2019
Maia Chozas, Sueño (Dream), 2019

Les œuvres surréalistes créent sans cesse la surprise grâce à des éléments mixés, transformés ou placés dans des contextes inattendus jusqu’à l’incohérence. Encore aujourd’hui, certain.e.s artistes contemporain.e.s jouent avec cette réalité étendue avec une telle ambiguïté qu’il est parfois difficile de déceler ce qui appartient au monde conscient ou à l’inconscient. Sur Artsper, c’est par exemple le cas de Maia Chozas et de Hell’O Collective, qui floutent les frontières entre rêve et réalité, figures chimériques et conventionnelles.

Hell'O Collective, Untitled, 2020
Hell'O Collective, Untitled, 2020

Pour Élisabeth Spettel, le rêve était un véhicule pour impacter le réel, mieux le connaître et en créer une nouvelle version presque magnifiée. « Les surréalistes reprenaient d’ailleurs la phrase de Rimbaud “changer la vie” comme mantra », conclut-elle. Une volonté que bon nombre de contemporain.e.s mettent au goût du jour… Par elleux, 5 artistes dont on aime beaucoup le travail chez Paulette, dont les œuvres sont à retrouver sur Artsper.

5 artistes contemporain.e.s qui s’inspirent du rêve surréaliste

Julie Lagier, Garde Robe, 2019
Julie Lagier, Garde Robe, 2019
Julie Lagier, Laisse moi rêver, 2019
Julie Lagier, Laisse moi rêver, 2019

Julie Lagier capture ses songes en photo et manipule les perspectives, les échelles et les accessoires pour créer des assemblages absurdes et mystérieux. L’artiste, qui vit et travaille à Marseille, utilise la matière de ses propres rêves pour imaginer un univers singulier où les visages sont remplacés par des cintres (Garde-robe, 2019), les chevelures prennent la forme d’épais nuages (Laisse-moi rêver, 2019) et les corps semblent s’étirer à l’infini grâce à d’audacieux points de vue (Place occupée, 2019). Dans ses créations vaporeuses et oniriques, la photographe française se déjoue des règles anatomiques et parfois même de la pesanteur (Debout dans ma chute, 2020).

Muriel Bordier, Le cours particulier, 2019
Muriel Bordier, Le cours particulier, 2019

Comme le faisaient les artistes surréalistes des années 30, Muriel Bordier expérimente. Avec humour, la photographe ne se satisfait pas d’un seul médium pour élaborer ses « petits mondes » imaginaires. À l’aide de pâte à modeler, de montages numériques ou encore de maquettes en tous genres, elle tourne en dérision ses propres interprétations du réel et les codes de la société occidentale. Dans sa série Espaces Muséaux, qui lui a valu le prix Arcimboldo 2010 de la photographie, elle élabore des lieux démesurés et aseptisés pour parodier les stéréotypes de l’art contemporain.

Li Wei, On the surface of the earth , 2004
Li Wei, On the surface of the earth , 2004

Li Wei n’est plus à présenter. Depuis plusieurs décennies, l’art transgressif et engagé de l’artiste chinois a fait le tour du monde. Performeur, acrobate et agitateur politique, il met au défi les lois de la gravité et joue avec le danger comme avec son propre corps en utilisant tous les ressorts du comique. Sur le point de tomber au sommet d’un immeuble, en équilibre sur un lampadaire (Bright Apex, 2007), le corps à demi encastré dans la pare-brise d’une voiture (Li Wei falls to the car, 2003), en lévitation au-dessus de la ville… Le photographe prend de la hauteur dans des milieux urbains pour dénoncer la mondialisation, l’enclavement des villes et la politique de son gouvernement. Dans un esprit provocateur mêlé d’humour, Li Wei marque son désir de fuite vers la liberté et l’émancipation.

Maia Chozas, Refugio (Refuge), 2019
Maia Chozas, Refugio (Refuge), 2019

Dans les œuvres de Maia Chozas, les lignes entre le rêve et la réalité sont brouillées au rythme des superpositions d’images oniriques et des variations de couleurs, de formes et d’opacité. Les collages surréalistes de l’artiste argentine se composent de détails imbriqués et dissimulés, si bien que ses œuvres ne se dévoilent pas au premier regard mais exigent souvent qu’on s’y plonge longuement, comme pour des énigmes à déchiffrer. Ces compositions mystiques et spirituelles, quasi-hallucinatoires, révèlent une nature omniprésente où minéraux et végétaux s’assemblent au moyen de la peinture, de la photographie et de montages numériques.

Hell'O Collective, Untitled, 2016
Hell'O Collective, Untitled, 2016

Influencé par leur pratique du graff, le duo belge composé de Jérôme Meynen et d’Antoine Detaille s’est tourné vers la peinture, le dessin à l’encre et l’installation pour créer Hell’O Collective. L’univers graphique et coloré des deux artistes donne naissance à des compositions surréalistes dans lesquelles les éléments sont tantôt superposés dans un bric-à-brac visuel, tantôt compartimentés sans lien apparent pour les unir. À travers des formes ludiques, des aplats de couleurs et des variations de textures, des petites créatures étranges et des animaux fantastiques rappellent l’univers des contes.

Retrouvez ces 5 artistes, et des milliers d’autres peintres.se.s, sculpteur.ice.s, photographes et dessinateur.ice.s sur la plateforme de vente d’art contemporain Artsper !

Si vous êtes un.e néophyte ou que vous manquez tout simplement d’inspiration, sachez que la plateforme propose une sélection d’œuvres sur mesure grâce à un questionnaire très abouti !

Un article d’Audrey Couppé de Kermadec

À l’occasion de la sortie de leur livre, nous avons interviewé Céline et Margaux, les femmes derrière le podcast Entre Nos Lèvres. Elles nous ont raconté leur histoire et comment, après une simple soirée pyjama, elles sont devenues podcasteuses, écrivaines et militantes.

Depuis février, le livre Entre Nos Lèvres, issu du podcast éponyme, est disponible en librairie. Sa particularité ? Il peut se lire de deux façons : par étapes de vie ou par témoignages. Et à l’occasion de cette sortie, on a rencontré les deux créatrices du podcast, compte Instagram militant – et maintenant du livre, Céline et Margaux. Militantisme, bienveillance, intimité, … elles nous ont raconté leur histoire. Interview.

Pour les retrouver, direction leur compte Instagram ! Et pour vous procurer leur livre ou écouter leurs podcasts, c’est par ici.

Vidéo réalisée par Clémence Bouquerod

À l’occasion de la sortie de son clip « Mon Idole », qui vous fera pleurer à chaude larme et décrit avec justesse la perte d’un être cher, on a eu la chance d’interviewer Janie, toujours aussi pétillante malgré l’émotion.

Pour l’interview, Janie nous reçoit dans son intérieur acidulé et coloré – très Paulette. La déco lui ressemble, elle est douce et pastel. On peut notamment y retrouver un grand miroir et beaucoup de bibelots, et surtout son chat Edgard, qui nous a très bien accueilli. On a pu discuter avec elle longuement, sur son canapé, autour d’un thé (et en respectant bien sûr les distanciations sociales). Elle fait partie de nos 50 modèles du numéro Rêver, mais on la redécouvre aujourd’hui. Interview.

Bonjour Janie ! Comment vas-tu ? Peux-tu te présenter pour les Paulette qui ne te connaissent pas ?

Bonjour les Paulette ! Ça va très bien, merci. Alors, je m’appelle Janie, j’ai 26 ans, je vis à Paris depuis 7 ans maintenant. J’ai grandi à la campagne : je suis née au Mans et j’ai vécu à Tours, aussi. Je fais de la musique, de la chanson française, de la variété pure et dure, sans contours. Je chante, je joue du piano, j’écris et je compose quasiment toutes mes chansons.  

© Janie
© Janie

© Janie

Quelle est ton histoire avec la musique ?

J’ai un peu toujours fait de la musique. Je suis née dans une famille de musicien·ne·s : tout le monde chantait, il n’y a personne qui ne savait pas jouer d’un instrument. Donc, j’ai été baignée là-dedans. J’ai eu un parcours scolaire assez classique : j’ai passé mon bac, je suis allée en fac de psycho, puis j’ai arrêté les études pour des raisons personnelles. Je suis arrivée à Paris quand j’avais 19 ans pour un projet musical, mais pas toute seule. Et puis, il y a deux ans et demi, je me suis dit : « Tiens, je crois que je suis prête à commencer seule ». Enfin, ça me trottait déjà un peu dans la tête, mais j’étais dans d’autres trucs et ça a commencé à mûrir un peu en moi. J’avais assez grandi, je m’étais trouvée. Niveau musique, on teste plein de trucs, on ne sait pas toujours ce qu’on veut faire, avec toutes nos influences… Moi, j’ai pris beaucoup de temps à revenir à ce que j’étais profondément, à ce que je voulais faire, c’est-à-dire de la chanson française.

Tu as aujourd’hui 26 ans. La musique, ça a toujours été ta vocation ?

En fait, je n’ai jamais pris ça vraiment comme une vocation tellement c’était naturel. Je ne me suis jamais posée la question de si j’allais en faire mon métier, ça n’était pas une fin en soi. Tu sais, il y a des artistes qui ont soif de réussir, de faire ça de leur vie et tout. Mais pour moi, c’est venu très naturellement, c’était complètement évident. Et aujourd’hui, je ne fais que ça.

© Janie
© Janie

Donc, la musique, ce n’était pas ton rêve ?

Non justement, pas un rêve comme on l’entend. Je n’ai pas rêvé d’être chanteuse. C’est juste très naturellement que j’aime faire des chansons, que j’aime les composer, que j’aime partager ça avec les gens·tes. Et j’aime que ça parle aux gens·tes, et j’aime que ça me parle aussi. Après, au plus ça rencontre une plus grande popularité, au plus je peux en écrire, au plus je peux en vivre. Et bien sûr que j’ai des aspirations et que j’ai plein de rêves maintenant. Mais le rêve, ce serait de pouvoir faire ça le plus longtemps possible. Et en fait, d’être en constante création. Que ce soit la musique, la création de la DA de mes clips, tout ce que j’adore faire… Donc, au plus longtemps je peux le faire, au mieux c’est.

Quels conseils donnerais-tu à celleux qui veulent réaliser leurs rêves ?

De se dire que s’iels ont envie de faire ça de leur vie, que si c’est vraiment ce qui les anime et les passionne au plus profond d’eux-mêmes, qu’iels le fassent… En fait, c’est simple : on a qu’une vie et il faut dédier chaque journée à quelque chose qui nous fait du bien, vivre en faisant des choses qu’on aime. Donc, il faut suivre son rêve et il faut travailler aussi, énormément.

© Janie

Tes inspirations sont Françoise Hardy, France Gall, Sylvie Vartan, Juliette Armanet... En as-tu d’autres ? Qu’est-ce qui t’inspire quotidiennement ?

C’est toute cette tranche d’artistes des années 70-80 : Léo Ferré, Gainsbourg, Berger, Balavoine, Christophe… Enfin, tous, quoi. Au quotidien, moi je suis vraiment à 100%, je vois un angle très large sur mon projet. Donc, pour ce qui est de la DA, des clips, tout ça, je m’inspire de plein de choses, plein de couleurs, plein de styles… Et ça me nourrit vachement. Tout m’inspire.

Dans Petite Blonde, tu parles des injonctions faites aux femmes, des attentes qu’on avait envers toi. Dans Gremai, tu parles de TCA. Dans Mon Idole, tu parles de ton père. Est-ce que tu écris toujours à partir de tes expériences personnelles ? Quel message veux-tu faire passer ?

Je ne sais faire que ça. Pour écrire, j’ai besoin de ressentir. Et pour l’instant, en tout cas, je n’arrive à écrire que sur ce que je ressens et sur des sujets qui sont bien précis. Je pense que le plus largement possible, j’aimerais inviter celleux qui m’écoutent à vivre leurs émotions. C’est ce que j’essaye de faire à travers mes chansons. C’est ça, la musique. Elle doit permettre aux gens·tes de vivre leurs émotions, que ce soient des émotions positives ou plus tristes, plus introspectives. Et puis, les encourager aussi à transformer ces émotions en créations, que ce soit de l’art, de la chanson, des engagements, des actions qu’on mène… Peu importe.

Extrait du clip "Mon Idole" - © Janie
Extrait du clip "Mon Idole" - © Janie

Extrait du clip « Mon Idole » – © Janie

Que peux-tu nous dévoiler de ton album ?

Olala, j’ai trop hâte ! Ça va être tout ce qui est sorti, mais fois 10. C’est sur la continuité, mais je suis trop trop contente des chansons. Là, je pars en résidence pendant deux semaines pour enregistrer dans un grand studio. Ça va être très organique, très intime, très pur. Il reste beaucoup de travail. Je ne sais pas comment il va s’appeler, par exemple. Mais chaque chanson sera sur un thème précis.

Qu’espères-tu pour la suite de ta carrière ?

J’espère déjà faire une carrière qui dure longtemps, comme tous·tes ces idoles que j’adore. J’espère toujours vivre assez de choses pour pouvoir les raconter, j’espère pouvoir enfin faire des concerts et rencontrer les gens·tes parce que c’est ce que j’aime le plus au monde, je crois. Faire plusieurs albums, être surprise par des collaborations, des duos, des projets… Plein de choses, quoi ! Et puis grandir encore, grandir, grandir, grandir.

Extrait du clip « Mon Idole » – © Janie

Un mot d’espoir pour la fin ?

J’ai noté une phrase, un jour, je ne sais plus d’où elle vient, mais je la trouve très représentative de l’espoir :« Tu ne passeras ici qu’une seule fois, devant tel endroit ou telle personne. Donc, le maximum que tu puisses apporter, il faut que tu le donnes maintenant. » Ça en revient peut-être à être attentif, ouvert et surtout bienveillant. La bienveillance, ça c’est important.

En attendant la sortie de son premier album fin 2021, vous pouvez la découvrir ou la réécouter sur toutes les plateformes de streaming. Elle est également à retrouver sur Instagram.

Article de Clémence Bouquerod

Little Magazine X Instagram ont sorti un magazine ensemble. Le concept ? C’est LE guide ultime des 100 mamans à suivre sur le réseau social en 2021. Et on trouve ça super inspirant.

Avis à toutes les mamans ! Little Magazine X Instagram nous proposent le guide ultime des « instamums » à suivre absolument en 2021. Ou plus exactement, les « 100 mamans qui vont faire Instagram en 2021 ». Et le nom de ce magazine n’est autre que « MILF, Mothers I’d Like To Follow ». Pas mal le jeu de mot, n’est-ce pas ?

Des profils tous différents

Mother I'd Love To Follow - © Little Magazine X Instagram
Mother I'd Love To Follow - © Little Magazine X Instagram

Dans ce magazine de 160 pages, vous pourrez donc retrouver plus de 100 profils de « mamans rayonnantes ». Elles ont été choisies par la rédaction de Little Magazine et son jury d’expert·e·s, et ont toutes des univers très différents. Pourtant, plusieurs points les rassemblent : elles sont toutes authentiques, influenceuses – et bien évidemment mamans. 

Pourquoi 100 profils, nous direz-vous ? Tout simplement afin de « [Découvrir] les profils Instagram de 100 mamans incroyables, comme vous. Qui ont donné la vie, comme vous. Et qui nous inspirent… comme vous ! 100 visions de la maternité, de la famille, de l’éducation et autant de bonnes raisons de déculpabiliser, d’oser être vous-même et de devenir la mère que vous souhaitez être. » Vous pourrez retrouver par exemple Amelie Queen, Haut_Les_Nains, Kanuza, … Le tout, dans un magazine hyper instagrammable, pour le coup. « Parce qu’on a toutes besoin, et peut-être même plus encore aujourd’hui, de ne pas se sentir seule, de se rassurer, se challenger… Ce magazine est une ode aux mamans, aux mères, aux mammas… aux MILF ».

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Et en bonus ? Retrouvez également un dossier Instagram exclusif, qui donne des astuces pour percer, tout en étant soi-même.

Magazine disponible en édition limitée, à shopper ici.

Article de Clémence Bouquerod

Ce dimanche 14 février a lieu la Saint-Valentin. Que vous soyez seul·e, à deux ou avec des proches, voici quelques idées d’activités, pour ne pas laisser passer ce jour si spécial. 

Pas de secret, le 14 février, c’est la Saint-Valentin. Et qui dit Saint-Valentin dit surtout : le jour de l’amour. Amical, familial, amoureux, … L’amour est multiple – et il mérite largement d’être célébré. L’amour qu’on préfère ? Le self-love. Et on y dédie tout notre mois de février. Alors, si vous voulez organiser un petit repas pour fêter votre/vos amour·s (toujours en petit comité), voici une sélection d’activités.

Envie d’une soirée spa ? 

La Saint-Valentin, c’est l’occasion parfaite pour organiser une soirée spa. Seul·e, entre potes, avec ses parents ou son âme sœur… c’est l’activité qui permet de se chouchouter et de booster son égo. Et puis, quoi de mieux qu’une soirée spa pour célébrer l’amour de soi ? 

  • Manucure - © Toa Heftiba
  • Vernis teinte Amour - © Nailmatic
  • Image d'illustration d'une soirée spa - © Crystalweed
  • Wondermask - © Cocunat
  • Massage - © Wecasa

Vous pourriez par exemple vous faire une manucure, un masque pour le visage ou les cheveux, prendre un bain ou une longue douche, vous faire masser… Bref, les possibilités sont infinies ! Nos produits phares ? Le vernis rouge Amour de la marque Nailmatic, le gel antibactérien Self-Love de Merci Handy (important en cette période), le Wondermask de chez Cocunatou même l’application Wecasa – qui propose de réserver des massages, même au dernier moment.

Plutôt d’humeur joueur·se ? 

Si le mood de la soirée n’est pas au self-care, il y a aussi la possibilité de jouer. Au sens large. Nos recommandations ? Si vous êtes avec vos proches, c’est toujours sympa de sortir un bon jeu de société. Et notamment le jeu Social Couples ou Social Famillesqui permet de « prendre le temps de communiquer, de s’écouter et de se (re)découvrir », ou encore le jeu DUOdestiné aux couples, et créé pour se donner des gages et se régaler à deux. À plusieurs ou tout·e seul·e ? Vous pouvez aussi passer la soirée à geekerMario Kart, Cyberpunk 2077Animal Crossing, Immortal Fenyx Rising… il y en a pour tous les goûts. 

  • DUO - © Shanty Biscuits
  • Social Familles - © Social
  • Social Couples - © Social
  • Mario Kart Tour - © Nintendo
  • Cyber Punk 2077 - © Cyberpunk
  • Animal Crossing - © Nintendo
  • Immortal Fenyx Rising - © Stadia

Dans un tout autre registre, si vous êtes seul·e (ou en couple) et d’humeur joueur·sepensez aussi à vous faire plaisir.

Tout ça, pour quel fond musical ? 

Que vous vouliez faire une soirée self-care, jouer ou juste manger un bon petit plat, un fond musical s’impose. Et voici nos musiques préférées du thème :  

  • Pi Ja Ma – Bisou 

On craque pour cette musique douce et très mignonne de Pauline, aka Pi Ja Ma. Ça parle d’amour avec beaucoup de poésie, et cela calmera à coup sûr toutes vos angoisses. 

  • Julien Doré – Nous 

Dans le même style, on aime beaucoup Nous, de Julien Doré. Non seulement le clip est incroyable, mais la musique nous donne envie de tomber amoureux et d’être deux, envers et contre tout. 

  • Human Lee – Strawberry Feels

Pour un côté plus chill, on vous conseille Strawberry Feels, qui mêle soul et rap américain. Et nous, on adore ! 

  • Bridget – Chilla 

Plutôt dans un mood girl boss ? Bridget de Chilla est une musique faite pour vous.

Alors, pour vous, cette année sera plutôt 100% self-love, entre ami·e·s, en famille, ou en couple ? Dans tous les cas, on espère que cette liste (non-exhaustive) vous aura inspiré·e·s. Et attention ! Si vous ne voulez rien faire de spécial, c’est très bien aussi. 

Article de Clémence Bouquerod 

Ce n’est pas parce que les cinémas sont fermés qu’on ne peut pas continuer à soutenir la culture. Ça tombe bien, le FIPADOC a sélectionné trois documentaires qui ont besoin d’un coup de pouce.

Le festival international de programmes audiovisuels documentaires de Biarritz est reporté cette année pour cause de COVID. Et la pandémie a aussi affecté la production de nombreux films. Trois projets en difficulté ont alors retenu l’attention des équipes de l’évènement.

Wait. Itxaroten Jakin, un documentaire intime sur le processus de création musicale

Ce portrait de l’artiste basque Aitor Etxebarria permet d’aborder des notions d’évolution artistique, entre retour à l’essentiel et passion du voyage. Le réalisateur Hannot Mintegia est un proche d’Aitor, et il le suit régulièrement lors de ses tournées internationales. Avec un regard fidèle et intimiste, il construit un documentaire centré sur les inspirations de l’artiste. C’est alors un film sur la création, mais aussi sur une sorte de fureur de vivre de l’artiste, ainsi qu’une expérience musicale complète. Les mélomanes seront ravi·e·s ! 

Wait. Itxaroten Jakin est à soutenir sur Kickstarter jusqu’au 26 février.

The Boobie Project, une réflexion sur les seins et leur poids sociétal 

Viv Li est née fille en Chine, pendant la loi de l’enfant unique. Selon ses propres mots, elle a été élevée « comme un petit garçon ». Mais lors de la puberté, avec le développement de sa poitrine, sa vie change radicalement. Elle en tire alors une réflexion sur le corps féminin et la libération sexuelle. Une réflexion qui se construit au sein de la société chinoise, mais aussi dans un contexte de mondialisation culturelle. Ainsi, elle imagine un projet documentaire, qui lierait images d’animation, d’archives et de fiction, entre autres. Elle a aussi à coeur de conserver un ton humoristique et coloré à son documentaire, pour lui insuffler un rythme léger. Enfin, dans l’objectif de récolter des témoignages, elle décide de fonder une communauté sur Instagram. Un projet féministe donc, pour une sororité positive et une réflexion militante toute en légèreté. 

On retrouve The Boobie Project sur Instagram et Kickstarter avant le 21 février.

Dreamer, une équipe de rêveuses au coeur d’une communauté rurale du Caucase

Iman Hassanor dresse le portrait d’un entraineur de foot d’un genre particulier, en plein Azerbaïdjan. En effet, Mamed se démène pour monter une équipe de football féminin, dans une communauté rurale et traditionnelle. Par le sport, il veut pousser les jeunes filles à se dépasser et à devenir indépendantes. Un rêve avant-gardiste dans une société où les filles sont sujettes aux mariages forcés dès leur quinzième anniversaire. D’ailleurs, beaucoup de familles s’opposent à ce que leurs enfants rejoignent l’équipe. Mamed se rapproche alors d’un orphelinat local, et deux des jeunes filles qu’il entraine ont même rejoint l’équipe nationale ! Le réalisateur compte donc lui rendre hommage avec un documentaire, dont la production a été particulièrement impactée par le COVID. On n’hésite pas à encourager ce beau projet, célébrant une initiative féministe particulièrement touchante.

Dreamer, un projet à soutenir sur Instagram et Kickstarter jusqu’au 1er mars.

Découvrez le teaser des trois projets :

Et vous, quel projet allez-vous soutenir ?

Un article par Shad De Bary 

C’est confirmé, la série à succès a été renouvelée par Netflix. Et les rumeurs vont déjà bon train dans le centre-ville.

La Chronique des Bridgerton, adaptation de la série littéraire éponyme, compte à ce jour pas moins de 63 millions de vues. C’est donc sans surprise que le géant du streaming a déjà confirmé une saison 2. On vous en dit plus sur ce qui est à prévoir.

Anthony au coeur des conversations (spoilers saison 1)

Les plus attentif·ve·s auront remarqué un détail clé à la fin de la première saison. La toute dernière scène se clôt en effet sur le plan d’un bourdon à la fenêtre des Bridgerton. Et ce n’est pas anodin : le patriarche de notre fratrie aurait été emporté par une piqûre d’abeille. Anthony, son fils aîné, en garde par la suite une phobie des insectes. Petit indice donc, qui confirme bien une saison 2 centrée autour du jeune chef de famille Bridgerton.

D’ailleurs, les dés sont lancés dès le dernier épisode de la première saison. Anthony veut se marier. Et contrairement à sa soeur, il ne croit pas qu’amour et mariage fassent bon ménage. On imagine donc qu’il sera bien le célibataire le plus en vu de la prochaine saison londonienne. Et si on s’en tient au livre, on devrait s’attendre à un nouveau triangle de personnages. On murmure qu’il cherchera probablement à s’unir au nouveau joyau de la saison. Et s’il était particulièrement attaché à contredire les choix de sa soeur, il risque à son tour de voir ses ardeurs contrecarrées par une proche de la nouvelle favorite. Un retour de bâton qui ne manquera sûrement pas d’amuser Daphné, mais aussi Lady Whistledown. 

Lady Whistledown qui risque également d’occuper une bonne part des discussions de salons. Alors qu’il aurait semblé que ce soit la jeune Pénélope, son rôle reste à confirmer. Est-elle vraiment l’auteure des pamphlets. Est-elle simple complice ? Pénélope qui par ailleurs se retrouve dans une situation particulièrement difficile suite à la disparition de son père. A quel avenir s’attendre donc pour les soeurs Featherington ? Autant de questions qui porteront la seconde saison.

Et après la saison 2 ?

Si la saison 1 a laissé entendre qu’Anthony serait au centre de la seconde saison, c’est également le cas de la série de livres. En effet, chaque tome se développe autour d’un des enfants Bridgerton, avant un dernier tome épilogue. Et l’autrice Julia Queen travaillerait même sur une série prequel sur l’enfance de la fratrie. On peut donc s’attendre à des développements en profondeurs de l’univers londonien si particulier à la série. 

Chris Van Dusen, son créateur, a même confirmé qu’il aimerait développer l’intrigue sur huit saisons. Reprenant le rythme de la saga littéraire, on peut espérer un développement sur la durée. Cela en est d’autant plus logique que l’adaptation est un pur produit Shondaland. En effet, cette maison de production, créée par Shonda Rhimes, n’est pas inconnue du public. On lui doit entre autres les très gros succès Grey’s Anatomy, Scandal et How to Get Away with Murder. On sait donc que les séries longues ne lui font pas peur. Reste à voir si Netflix peut suivre la cadence. 

En ce qui concerne la production, on annonce un début de tournage en mars 2021 si tout va bien. On peut alors imaginer une date de diffusion similaire à celle de la saison 1, aux alentours de Noël 2022. Un bien beau cadeau pour les amateurs de romance donc. En attendant, on vous laisse découvrir l’annonce officielle de la saison 2 :

Sans surprise, la première production de la machine à succès Shondaland chez Netflix est donc bien partie pour plusieurs saisons. En ce qui concerne la prochaine, on a déjà hâte de retrouver le charmant Anthony Bridgerton et ses nouvelles péripéties amoureuses. 

Un article de Shad De Bary

À l’heure où le confinement (saison 2) n’est plus qu’un lointain souvenir et que nos envies d’ailleurs peuvent enfin être assouvies, et si on planifiait notre prochain voyage ? Oui, oui, absolument. On a amplement mérité un grand bol d’évasion. Allez. On laisse derrière soi la routine des trois C, conf-call, cuisine et canapé, pour s’offrir le pouvoir (dépaysant) des trois M, mer, montagne et Martinique ! Mais pas de panique. Pour vous aider à concocter le meilleur des programmes une fois sur place, Paulette revient sur un superbe séjour effectué en partenariat avec le Comité Martiniquais du Tourisme et Air Caraïbes. Quatre jours de découverte d’une destination riche en biodiversité et en traditions étonnantes. On vous raconte tout. 

Si l’on pense déjà connaître la destination Martinique, ses longues plages de sable blanc, dont la plus connue Les Salines, sa nature luxuriante sublimée dans le Jardin de Balata (entre autres), et sa yole ronde fraîchement inscrite au registre « des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine immatériel » de l’Unesco, l’île regorge encore de richesses insolites, de biodiversité et de traditions qui méritent de sortir des sentiers battus et de partir à la rencontre de l’un des poumons verts des Petites Antilles. Alors profitons pleinement de notre liberté retrouvée pour croquer à pleines dents un bout de Martinique bio-tradition !

AU CŒUR DE LA BIODIVERSITÉ 

Le Domaine d’Émeraude ©Travel Notes

Le Domaine d’Émeraude, jardin remarquable au Morne Rouge 

En quête d’un jardin d’Eden ? Ne cherchez plus. Nous l’avons trouvé dans un lieu d’une sérénité absolue, conçu par le Parc naturel régional de la Martinique. C’est au nord de l’île que le Domaine d’Émeraude propose aux amoureux.se.s de la nature près de 4 kilomètres de sentiers de promenade répartis en 3 parcours (de 15, 30 ou 60 minutes) accessibles à tous et à toutes, et permettant d’explorer une forêt généreuse d’une centaine d’espèces indigènes. Chemin faisant, les découvertes ne manquent pas. On s’attarde devant le bâton de cannelle dans sa forme originelle, c’est-à-dire un bel arbre robuste à l’écorce parfumé. On explore le jardin médicinal, véritable pharmacie à ciel ouvert où pousse la doliprane — oui oui, une plante appelée colquhounia coccinea dont les feuilles, une fois infusées, aident à calmer la fièvre, les migraines, l’état grippal et les maux dentaires. On s’étonne en lisant l’histoire rocambolesque des migrations allemandes, alsaciennes et acadiennes dans la région — qui l’eut cru ? — grâce au parcours pédagogique proposé dans le Pavillon d’exploration de la nature. Un vrai moment d’évasion au cœur de la biodiversité martiniquaise.

Le café d’excellence Martinique 

Alerte aux amoureux.ses (#addicts) du café. Ceci est pour vous ! L’île « aux fleurs », sous la houlette du Parc naturel régional de la Martinique, se lance dans la création d’une filière caféicole « haut de gamme » ayant pour objectif la production d’un café d’excellence de Martinique. Un véritable travail de recherche entre passionné.e.s qui a débuté par l’identification de 3 cultivars de la variété Arabica Typical Liberica, descendants directs du caféier introduit en Martinique en 1721 par Gabriel-Mathieu Desclieux, premier caféier planté dans les Amériques ! Suivant un protocole strict et long comme le bras, la culture de cette variété de café dans des zones pédoclimatiques du territoire permettant le développement optimal de ces caractéristiques qualitatives permettra la création d’un produit labellisé et le développement de circuits agrotouristiques durables. Un beau patrimoine gustatif et naturel qu’il nous tarde déjà de goûter. Rendez-vous à notre prochain séjour !

Le rhum blanc bio A1710 certifié ÉCOCERT Agriculture Biologique

Du café au rhum, il n’y a qu’une petite trotte consentie par ChaCha et Pilibo, les deux frères mulets qui participent à l’organisation du travail de récolte de la canne à sucre à la distillerie A1710 située sur la commune du François. Pourquoi deux adorables mulets ? Parce que les anciens avaient tous leur équidé pour se déplacer, travailler et exploiter la terre à échelle humaine et avec respect. Ce retour aux sources volontaire se retrouve dans toutes les étapes de production du rhum blanc bio du domaine A1710 : de l’exploitation de la parcelle de cannes à sucre bio certifiée ECOCERT, sans engrais, ni pesticides, ni herbicides, ou produits chimiques, à la coupe de la canne à la main, en passant par la mise en bouteille du rhum et son étiquetage manuel. Authenticité et respect de l’histoire du sucre et du rhum de la Martinique rythment ainsi les journées à l’Habitation du Simon dont le parc est si agréable à visiter.

L’APPEL DE L’HISTOIRE ET DE LA TRADITION

@lasavannedesesclaves

La Savane des Esclaves, villages de mémoire et d’Histoire

La savane des Esclaves est l’un de ces lieux qui ne laissent personne indifférent tant il y a à voir, à apprendre et à ressentir sur trois hectares de parc aménagé dans la campagne de la commune des Trois-Îlets. Sa médaille de bronze au palmarès des meilleurs musées de la Caraïbe aux Travellers’ Choice Awards 2018, amplement mérité, a récompensé un véritable projet-passion dont son fondateur et architecte, Gilbert Larose, Martiniquais passionné par l’Histoire de son île, peut être fier. Les villages qu’il a reconstitués, pierre par pierre — ou plus précisément fagots de bois par fagots de bois — font renaître le mode de vie de ses ancêtres afin que les savoirs, les savoir-faire et les traditions ne se perdent pas au gré du temps. Une visite guidée et savamment balisée permet de découvrir 400 ans d’Histoire de la Martinique, du village amérindien (Kalinago) dédié aux premiers habitants de la Martinique avant l’arrivée des colons européens, au village « Antan Lontan » (aux temps anciens, ndlr) avec ses cases traditionnelles dans lesquelles habitaient les descendants d’esclaves après l’abolition, en passant par le musée, la Place de l’esclave Romain, la Rue Case-Nègres avec ses panneaux explicatifs et statues qui retracent la période de l’esclavage et expliquent le mode de vie des esclaves sur les habitations. Cette visite pédagogique et immersive nécessaire s’achève avec la dégustation d’un bon jus frais au bar à jus ou d’une glace locale aux saveurs atypiques, sans oublier un petit passage par la boutique où nous avons craqué pour un jeu de cartes aux effigies des grands hommes et grandes femmes antillais.es. ayant marqué.e.s l’Histoire de la Caraïbe et du monde. Une plongée dans le temps et dans les traditions qui mérite vraiment le détour. 

L’Habitation Céron 

En matière d’immersion visuelle dans l’Histoire de la Martinique, on ne peut passer à côté de l’Habitation Céron. Signalée dans la commune du Prêcheur dès 1658 comme une importante sucrerie avec moulin à eau, les vestiges de ses nombreux bâtiments (moulin, sucrerie, gragerie, vinaigrerie, foyer ou purgerie) ainsi que sa rue cases-nègres (ancien quartier de résidence des esclaves noir.e.s) sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques français ! Toute une Histoire que l’on peut littéralement toucher du doigt, et qui mérite d’être racontée avec authenticité et apaisement tant les épais murs de pierre semblent vouloir partager avec les visiteur.se.s l’intimité des destins héroïques dont le courage, la résilience et les triomphes firent vibrer, naguère, ces lieux. Aujourd’hui tournée vers l’agrotourisme, l’Habitation Céron est aussi un jardin remarquable abritant le célèbre Zamana, élu plus bel arbre de France, prix du public, en 2015. La nature s’invite généreusement dans nos assiettes au restaurant de l’Habitation où le chef Hugo Thierry excelle dans l’alchimie des goûts et des saveurs à partir de produits en partie issus de la cueillette et de la pêche du jour dans ce marché à ciel ouvert. Un must-taste ! 

Le Lasotè, cultiver la terre ensemble au rythme des tambours

L’une des traditions les plus incongrues, mais aussi les plus authentiques que l’on puisse découvrir lors d’un séjour à la Martinique reste indéniablement le Lasotè ! Mais kesako ? Simple. Plutôt que de travailler seul.e, pendant plusieurs jours, des hectares de terre, pourquoi ne pas recevoir de l’aide de voisin.e.s, d’ami.e.s, ou de parent.e.s sachant manier la houe ? Nos ainé.e.s en avaient de bonne idée avant la mécanisation et l’utilisation de machine agricole ! Si cette pratique connait depuis peu un regain de popularité, plus par folklore que par besoin, elle n’en est pas moins un retour nostalgique à un passé où l’entraide et l’effort collectif cadencés grâce au son du tambour rythmaient la vie des campagnes martiniquaises. Aujourd’hui, les touristes volontaires comme les jeunes en insertion peuvent participer à des lasotè grâce à des associations locales qui valorisent cette tradition ancestrale et développent ces « coups de main » festifs afin de former la jeune génération aux techniques anciennes et les inciter à revenir à une consommation de produits locaux cultivés dans le respect de la nature.

BONS PLANS FOOD 

Pique-nique sur la plage avec le chef Tedd

Coup de cœur absolu — le brunch composé de finger food servie sur la plage par Teddy Lowinski, ou Chef Tedd pour les intimes ! Au menu :  cigare de ti-nain morue, crousty de brandade de morue à la patate douce, nem de lambis, mini burger farcis au poisson frit mariné, pain perdu maison caramel au lait de coco, salade de fruits frais et jus frais Ji Kreyol. Rien que d’y repenser, on en a l’eau à la bouche. Chef Tedd prépare également quotidiennement des box dégustation aux menus variés, pour tous les goûts et toutes les occasions. À commander, emporter et déguster où vous voudrez. 

Chef Tedd, @chefteddmartinique, chef tedd, teddy.lowinski@gmail.com

Le restaurant de l’Habitation Céron avec le chef Hugo Thierry 

Les fins gourmets avides de nouvelles saveurs ne pourront que se régaler à la table du jeune chef Hugo Thierry tant sa cuisine créole fusion est à la fois inventive, aérienne, goûteuse et authentique. Sa philosophie est simple : proposer un menu dégustation à l’aveugle, rythmé par l’environnement de l’Habitation et repensé tous les matins comme un hommage à la nature en 8 étapes. Un vrai voyage gustatif à ne pas manquer.

Habitation Céron, Quartier Anse Céron, 97250 Le Prêcheur

Le restaurant Le Pitaya avec le chef Vladimir François

Autre recommandation food entre vous et nous : le restaurant Le Pitaya, lové au bord de la piscine de l’hôtel La Pagerie****, dans la commune touristique des Trois-Ilets. Ce cadre élégant complimente à ravir une cuisine caribéenne fusion gourmande et raffinée imaginée par le chef Vladimir François. On ne peut que vous conseiller le marlin fumé à la canne à sucre bio ou la raviole de langouste au moringa du jardin et son bouillon de tête infusé aux jeunes feuilles de brisée pour une mise en bouche, la pintade fermière au rhum vieux accompagnée de gnocchis igname aux herbes du jardin et mousseline de patate douce en plat principal, et le blanc manger coco, passion et basilic du jardin pour les amateur.e.s de desserts gourmands. 

Le Pitaya, Rue du Chacha – La Pointe du Bout, 97229 Trois-Ilets

Le restaurant La Chaudière avec la cheffe Yanic Malidor 

Située dans la commune du Morne-Rouge, La Chaudière est une adresse gourmande traditionnelle comme on les aime : à la bonne créole, élégante, authentique, dépaysante et divinement bonne. On a littéralement craqué pour le velouté de saison et sa chiquetaille de morue, le vivaneau grillé accompagné d’une sauce chien et de légumes et féculents du jardin, sans oublier la touche sucrée, une île flottante au nougat pays. Un vrai régal (!) dans un cadre entre jardin et montagne. Foncez !

La Chaudière, 19 Quartier la Propreté, 97260 Morne-Rouge

BONS PLANS HÉBERGEMENT ET TRANSPORT

Hôtel Bambou*** 

Engagé dans la protection de la biodiversité dans le secteur du tourisme et labellisé Qualité Tourisme, Tourisme & Handicaps, La Clé Verte et BIORISMO, l’Hôtel Bambou *** et ses bungalows en bois sont nichés au cœur d’un jardin tropical de toute beauté et Instagrammable à l’envie, où cohabitent faune et flore caractéristiques de l’île. Affichant fièrement sa charte environnementale, l’hôtel souhaite devenir un référent en matière de biodiversité dans la Caraïbe, en Outre-mer et en Martinique en mettant en œuvre de bonnes pratiques concrètes, comme entretenir son jardin créole de manière naturelle, sensibiliser les clients aux enjeux environnementaux, favoriser la connaissance des clients sur les thématiques environnementales à l’aide de panneaux d’information et de livrets pédagogiques, connaitre et faire connaitre la biodiversité locale, agir au quotidien pour préserver les richesses naturelles et mobiliser ses équipes et ses partenaires sur l’importance de l’utilisation de produits et légumes locaux de saison aux restaurants et aux bars. Avec son sublime emplacement en bord de mer, l’Hôtel Bambou *** invite à la tradition créole dans l’un des hotspots de la biodiversité de la Caraïbe qu’est l’île de la Martinique. 

Air Caraïbes 

Air Caraïbes, la compagnie aérienne antillaise spécialiste des Caraïbes, densifie et adapte son offre de rotations à destination de Fort-de-France avec 17 vols par semaine. La compagnie s’engage à faire voyager ses passagers en toute sérénité grâce à des mesures sanitaires strictes et une assistance COVID comprise dans le billet d’avion pour les voyages effectués jusqu’au 31/3/2021 sur l’ensemble de leur réseau. Dès le début du séjour, les frais de santé, d’hébergement et de modification de billet liés à la COVID-19 sont couverts. Pour plus de renseignements, consultez le site d’Air Caraïbes. 

Article de PK Douglas

Comment se démarquer aujourd’hui dans la nébuleuse vertigineuse de notre société contemporaine et de son flux incessant d’images et d’informations ? Comment exister en tant qu’artiste quand on sait à quel point choisir cette vocation est un pari sur l’avenir et que, plus généralement, vivre de sa passion est un terrible privilège qui nécessite bien souvent des années d’acharnement et de sacrifices ? En dépit des barrières, Francis Essoua Kalu, alias Enfant Précoce, n’en a jamais douté et l’a toujours su : il sera artiste.

Né au Cameroun en 1989, Francis débarque à Paris à l’âge de 9 ans. Très vite, il est charmé par l’ouverture d’esprit qu’il y rencontre. « Ici, je peux laisser libre cours à mon imagination pour m’habiller sans être jugé. Je rencontre tous les jours des personnes d’origines et d’univers différents, c’est exaltant. » De son enfance, il garde des souvenirs puissants qui alimentent son art à coups de traits francs et de couleurs vives. « Plusieurs de mes tableaux s’inspirent de cette période cruciale de ma vie. J’ai peint l’enterrement de mon arrière-grand-mère, Kwedi, ma première rencontre avec un serpent, Mamba, la fois où j’ai couru après une poule dans Coucou et la poule. En ce moment, je m’apprête à terminer un portrait de ma mère qui est restée au Cameroun », raconte-t-il. Cultivant sa double identité, il s’imprègne des richesses de son pays natal.

L’influence du travail de son oncle Malam, lui-même artiste et véritable père spirituel à ses yeux, joue également un rôle prépondérant dans son processus créatif. « C’est l’une des seules personnes de ma famille à m’avoir encouragé à devenir qui je voulais vraiment être, à ne pas me blâmer parce que j’avais quitté l’école. Avant même que je commence la peinture, il voulait m’inscrire dans une école de danse, mon premier contact avec l’art. Il m’a toujours poussé à suivre ma voie. » Même si leurs arts sont totalement différents, il suit de très près ce qu’il fait aujourd’hui, le conseille et vient à tous ses événements. « Il m’a toujours incité à voir les choses en grand, il m’a poussé à peindre des grands formats. Dorénavant, je n’ai pas peur de me confronter à des tableaux de 3 mètres. J’ai même plus de mal à revenir à des petits formats. » Actuellement en résidence à Marrakech, il travaille sur son portrait, une toile de 250 x 200 cm. Un bel hommage.

Pas chassé

De la danse, lui qui a baigné dans le hip-hop, Francis retient une très grande rigueur qui sert aujourd’hui sa pratique artistique. « Apprendre des chorégraphies demande un effort de coordination et de concentration. Quand j’étais plus jeune, je dansais principalement dans la rue », se souvient-il. il y a un an, il a repris la danse via la compagnie La marche bleue chorégraphiée par Leo Walk. « C’est un beau projet qui mélange plusieurs styles de danse et plusieurs univers. Leo a rassemblé des danseur.se.s d’horizons différents, il a intégré au spectacle de la poésie et même de la peinture… Je n’en dis pas plus, rendez-vous le 22 avril au Bataclan pour notre première représentation. »

C’est en imaginant une marque de vêtements qui n’a finalement jamais vu le jour que Francis met littéralement ses mains dans la peinture. « J’ai commencé par dessiner des logos, apprendre à utiliser Photoshop, puis je me suis tout naturellement dirigé vers la peinture. » C’était il y a sept ans. Petit à petit, la nécessité de créer se fait plus urgente, plus pressante et finit par prendre le dessus sur sa vie. « Depuis trois ans, je peins tous les jours », dit-il, déterminé. « J’aime expérimenter tous types de supports : toile, papier, bois, carton, vitre, format numérique, je ne me mets aucune barrière. » De cette liberté d’expression, Francis a extrait cette incroyable maturité qui n’a pourtant pas effacé son âme d’enfant. Une singularité que son nom d’artiste retranscrit à merveille. Ne se réclamant d’aucun style en particulier, Francis parle du « ndjoundjouisme » qui serait, d’après son oncle, la personnification des êtres à travers les masques. on retrouve en effet beaucoup de visages, de personnages dans l’art d’enfant Précoce. « L’amour, la famille, les amis, la liberté, la paix. Tout tourne autour de ces thèmes, précise-t-il. C’est la base de ma vie et je ne peins que l’environnement qui m’entoure. J’essaie également de trouver de la poésie dans des choses simples : des pieds, des mains ou encore des fleurs. »

« Exposez-moi »

En janvier 2019, alors qu’il peignait depuis quelques semaines dans les bureaux de Walk in Paris, il confia à Gary, cofondateur de la marque avec Leo Walk et désormais son manageur, son désir d’être représenté par une galerie. « Il m’a proposé d’aller poser ma dernière toile sur la place de la République avec une pancarte « Exposez-moi ». Je l’ai pris au mot et je me suis exécuté. » succès immédiat. L’initiative plaît et ne manque pas d’attirer l’attention en live et sur les réseaux sociaux. « On a alors continué de faire des photos dans des lieux emblématiques de la capitale. Il y avait un réel engouement et mon compte Instagram ne cessait de monter. Dans la foulée, on a filmé une vidéo. » Un projet qui est né dans la spontanéité et c’est bien toute sa force. « Je pense que si on voulait le refaire aujourd’hui, on n’y arriverait pas. On a agi sans réfléchir dans le feu de l’action et ça s’est ressenti. » Il en fallait en effet de l’audace pour poser une toile sur l’avenue des Champs-Élysées alors que des voitures roulaient à fond dans les deux sens en passant à 10 cm de la toile et en klaxonnant. « Mais on voulait absolument ce plan, dit-il en riant. La police nous a arrêtés 5 minutes après notre arrivée sur les lieux. Par chance, ils ont été compréhensifs. Aussi l’adage « si tu veux quelque chose, va le chercher » n’a jamais résonné aussi fort en moi. Cette action peut se rapporter dans n’importe quel domaine, alors j’espère avoir transmis un message d’amour, d’espoir et de persévérance pour la jeunesse. »

L’amour, Francis en parle souvent et ça sera d’ailleurs le thème de sa prochaine exposition. « L’art peut sauver pas mal de choses. Il permet aux gens d’ouvrir leur cœur, car on ne peut pas créer si on n’aime pas. »

Article du numéro 47 « Renaître » par Pauline Weber

Maison Lejaby fête son anniversaire. Pour l’occasion, ils ont appelé neuf photographes, afin qu’ils s’amusent pour les 90 ans de la marque. 

Carte blanche. C’est ce qu’a laissé Maison Lejaby aux 9 photographes venus mettre en image ses 90 ansPourquoi ? Parce que « cette carte blanche permet à la marque de sortir de ses territoires habituels, au profit d’une vision tantôt poétique, parfois sexualisée et toujours bienveillante de la femme et de son corps. Une rai de soleil filtrant, une attitude, la délicatesse d’un grain de beauté, une bretelle ajustée ou un mouvement de cheveux… » Carte blanche, aussi pour laisser les photographes s’exprimer. S’exprimer sur la femme évidemment, mais également sur la marque. 

À chaque photographe sa décennie 

Cela va de soi, appeler 9 photographes pour illustrer Maison Lejaby, c’est avant tout dans une démarche artistique. Mais si on réfléchit bien, le chiffre 9 n’a pas été choisi au hasard. Parce que chaque artiste a dû illustrer une des 9 décennies de la marque. Pour que chacun·e nous en livre son interprétation. 9 décennies, 9 clichés. C’est pourtant simple, non ? A chacun·e d’y voir ce dont il·elle a envie. 

  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans

90 ans, 9 photos, 1 expo, 1 vente

Et pour qu’on puisse mieux les apprécier – si on le peut encore, ces 9 photos sont installées dans une exposition éphémère au Bon Marché, jusqu’au 8 novembre. « L’exposition anniversaire présentera les œuvres de cinq photographes français : Olivier Amsellem, Keffer, Estelle Rancurel, Thierry Lebraly et Artus de Lavilléon ; ainsi que celles de quatre photographes étrangers : Agata Pospieszynska (Pologne), Conor Clinch (Irlande), Alex Franco (Espagne) et Marie Wynants (Belgique) », précise Maison Lejaby. 

Et une fois décrochées du mur, elles seront mises en vente aux enchères sur Instagram. Enchères organisées par We Give Collab, et dont toutes les sommes seront reversées à une association. Top, n’est-ce pas ? Alors, on fonce au Bon Marché 

Article de Clémence Bouquerod