La marque qui réchauffe les Canadien·ne·s (et nous-mêmes) dévoile des premières infos sur sa collection automne-hiver 2021 ! Moose Knuckles présente Prism. 4 volets correspondant à quatre couleurs : Bleu, White, Rouge et Gold. Des vêtements pour tous les goûts, pour être stylé·e sous les flocons.

© Photo : Hugo Comte Stylisme : Alex Harringto
© Photo : Hugo Comte Stylisme : Alex Harrington

Alors oui, vous vous demandez pourquoi on vous parle déjà de vêtements d’hiver et d’automne, alors que l’on n’a pas encore vu le bout du nez de l’été. Mais vous connaissez le système des marques de luxe, toujours un train d’avance sur tout le monde ! Et comme les vêtements ont l’air carrément cool, nous étions obligé·e·s de vous en parler. Et puis, entre nous, avec le froid qu’il fait dehors en ce moment, ça ne fait pas de mal de s’imaginer emmitouflé·e dans une doudoune signé·e Moose Knuckles.

Une collection aux horizons illimités

Connue pour son engagement à réchauffer les Canadien·ne·s de leur froid polaire, la marque s’attèle également à allier le luxe à la performance et au style. Dans cette collection, elle dévoile quatre volets iconiques. D’un côté, l’utilité, puisée dans le style ancestral de la marque, fabricant des parkas parmi les plus chaudes au monde. Et puis de l’autre, l’avant-garde stylistique et technique. En s’appuyant sur ses pièces iconiques, Moose Knuckles se laisse guider vers un prisme de créativité. Ainsi, le résultat offre une palette de vêtements, variant nouvelles idées et nouveaux territoires pour la marque.

© Photo : Hugo Comte Stylisme : Alex Harringto

En bleu et blanc

Tout d’abord, le volet Bleu. Cette collection représente une extension de la saison printemps-été 2021. Alors pour faire face à la grisaille de novembre ou à la chute des températures (déjà très présente dès le mois d’octobre au Canada), Moose Knuckles opte pour une attitude optimiste.

Pour ce faire, la mobilité et la liberté font office de mots d’ordre. Des vêtements de pluie conçus pour nous garder bien au chaud, mais surtout au sec. Ensuite, le volet White. Ici, la marque s’inspire du passé utilitaire pour l’allier au présent, tout aussi fonctionnel, mais d’autant plus esthétique. Au programme, des looks variés grâce à l’utilisation de motifs à carreaux ou de différentes matières comme le cuir, la peau de mouton et la laine.

Iconique et raffiné

À travers le volet Rouge de la collection et après les coutures thermosoudées du volet Bleu, place au Nyluxe. C’est un mélange de nylon, conçu avec du stretch. Ce nouveau tissu à la brillance éclatante promet une protection ultime auprès de celui ou celle qui le porte. Les vêtements sont chauds et confortables, mais ils sont également ajustés et allégés. Des techniques mêlant duvet et quadruples couches fines permettent à la marque d’assurer chaleur et esthétique. La collection Gold rassemble les looks clés. Elle propose notamment les options sans fourrure, les détails en velours, les garnitures en shearling (peau de mouton). Des pièces emblématiques et travaillées pour encore plus de style.

Motivée et toujours prête à passer à l’action, la marque canadienne s’inspire de l’élan. Cet animal n’a pas peur des prédateurs de la nature. Le label est aujourd’hui connu à l’international pour son expertise technique et son goût du détail. Alors, place au futur avec la nouvelle collection FW21 que nous compose Moose Knuckles.

À venir ici.

Un article de Margot Hinry

Une discussion, des interrogations et des témoignages de personnes asiatiques de toute la France, issues de milieux et âges différents. Parce que comme elles le disent, être Asiatique, c'est une identité, une fierté, des attitudes.

L’année dernière, dans Paulette talks, nous vous avions parlé de Sororasie. Aujourd’hui, la créatrice de ce compte Instagram se lance un nouveau défi. Amanda Tek s’associe à Mélanie Hong, productrice et réalisatrice de podcasts (et ancienne avocate au Barreau de Paris.). Ensemble, elles créent Asiattitudes, le podcast qui met en lumière la diversité des Asiatiques de France. 

Je me suis rendu compte que j’étais asiatique

Amanda Tek

Une communauté mal représentée en France

Les stéréotypes raciaux envers les personnes asiatiques n’ont jamais été aussi véhiculés que depuis le début de la crise sanitaire. La communauté asiatique est mise à mal et victime de choquantes attaques racistes, basées sur des clichés malveillants. Asiattitudes s’engage à déconstruire ces clichés en libérant la parole. « Mon inaction ne faisait que construire la société actuelle », explique Amanda Tek dans l’épisode 0.

L’objectif est alors de proposer une plus juste représentation des Asiatiques en France. Ces Français·e·s originaires d’Asie de l’Est, du Sud-Est et du Sud, fréquemment invisibilisé·e·s.

Explorer son asianité sous plusieurs formats

Le podcast propose 1 à 3 épisodes par mois. Asiattitudes, c’est trois formats différents. Des interviews d’une trentaine de minutes, des hors-séries thématiques d’une heure, mais aussi des épisodes bonus participatifs de cinq minutes. Les interviews interrogent des artistes, sportif·ve·s et entrepreneur·e·s issu·e·s de la communauté asiatique pour parler de leurs parcours, de leurs identités, de leurs combats.

C’est une mise en lumière de talentueuses personnes pour contredire les clichés et délier la parole. Deux hors-séries thématiques sont déjà en ligne. L’un regroupe le collectif Spicy Davis pour parler d’asioféminisme. L’autre rassemble plusieurs invité·e·s pour débattre autour du racisme anti-Asiatiques.

Franco-asiatique, la double culture comme alliée

La lutte contre les préjugés et les discriminations est un long chemin, que les créatrices ont décidé de prendre ensemble. Dans son parcours, entre production et création de podcasts, Mélanie Hong se découvre enfant d’immigré·e·s, puis Asiatique. Bien qu’elle se connaissait, elle ne se rendait pas compte que son origine l’avait influencée. Dans l’épisode 0, les deux jeunes femmes présentent leurs parcours et leurs motivations. Elles se disent fières de leur double ou triple culture. Une discussion inspirante sur la construction d’une identité multiculturelle.

Et quand notre couleur de peau et notre culture d’origine ne correspondent pas aux couleurs du pays. Comment on fait pour se construire une identité ?

Asiattitudes

L’importance de la représentation

Ce podcast se veut inclusif et non-genré. C’est pourquoi, la parole est donnée aux hommes, aux femmes, aux Asiatiques de France et aux Français·e·s non-asiatiques. Pour parler photographie, tech’, féminisme, lutte décoloniale ou encore médecine et drag queen, rendez-vous sur toutes les plateformes d’écoute de podcast. 8 épisodes sont déjà en ligne. Enfin, si vous aussi, vous souhaitez participer au podcast, envoyez votre audio/témoignage par mail à l’équipe.

Et vous, quel épisode d’Asiattitudes vous a le plus parlé ?

Un article de Margot Hinry

Non, ce n’est pas le nouveau surnom des trolls sur internet. Le Syndrome de l’Homme Irritable est une théorie scientifique en plein développement et il peut concerner un de vos proches.

Photo de Nsey Benajah - visage flou d'un homme qui hurle de colère.

On s’accorde tou.te.s sur l’impact des hormones et du cycle menstruel sur le moral des femmes et des personnes avec un utérus. Mais saviez-vous qu’il existe une théorie en plein développement sur l’influence hormonale dans les comportements colériques masculin ? 

Une théorie novatrice

De l'étude de l'andropause ...

Le syndrome de l’homme irritable a été théorisé par le docteur américain Jed Diamond. Cumulant près de 40 années d’expérience en tant que thérapeute de couple et sexologue, il est un expert des questions masculines.

Au début des années 2000, il publie deux ouvrages sur l’andropause, l’équivalent masculin de la ménopause (qui n’entraîne cependant pas de stérilité complète). Par la suite, il remarque que les hommes de tous âges montrent des signes qui s’accorderaient avec ceux de ladite andropause.

« Alors que l’andropause devenait un sujet plus souvent fréquent dans la communauté médicale, j’ai remarqué que les hommes plus jeunes montraient les mêmes symptômes. Des symptômes qui incluent l’irritabilité, une forme de colère, une perte d’énergie, parfois des problèmes de types sexuels. Et ce n’étaient pas des hommes d’âge moyens, certains étaient encore adolescents, donc ça ne pouvait pas être lié à un changement hormonal tardif. »

Dr Jed Diamond

... au Syndrome de l'Homme Irritable

Il prend alors contact avec Dr Gerald Lincoln. Cet écossais travaillait à l’époque sur un projet de  pilule contraceptive pour homme. S’il n’a pas réussi à trouver une formule satisfaisante pour lancer une commercialisation de cette pilule, il a cependant découvert que les sujets tests devenaient particulièrement agressifs.

A l’époque, on savait qu’une surdose de testostérone rendait colérique (notamment par les diverses affaires de dopage). Mais lors de cette étude, les moutons subissaient une réduction de cette hormone. Il est donc devenu clair pour Dr Diamond qu’une variation hormonale, quelle qu’elle soit, a un impact direct sur les hommes. Il développe alors un test, toujours disponible, pour accumuler des informations. 

« Souvent c’est le ou la conjoint.e qui fait le test parce qu’iel se pose des questions. Parfois les hommes font le test pour prouver qu’ils ne sont pas « vraiment en colère », mais quand ils ont les résultats, ils se rendent compte que les remarques de leurs proches étaient peut-être justifiées. »

Dr Jed Diamond

Irritabilité, colère et dépression

Un des symptômes fréquent serait donc une forme d’irritabilité, de colère explosive. Mais Dr Diamond parle également d’anxiété généralisée et d’incertitude. Un autre symptôme récurrent serait une sorte de  questionnement sur l’avenir. En résumé, des comportements équivalent à ceux de la vie au temps du COVID.

Enfin, les comportements dépressifs pourraient également en être un signe. Pourtant pour le Dr Sébastien Landry, psychologue et sexologue, l’IMS se distingue de la dépression. En effet : « La dépression s’exprime par deux symptômes : perte d’élan vital humeur dépressive, c’est à dire voir la vie en noir. Ici on a des gens qui peuvent avoir une vie sociale épanouissante. Ils font des projets, ils avancent. ». Pour Jed Diamond, les deux pathologies sont différentes, mais pas exclusives : « Je pense que la dépression et l’IMS sont deux sphères qui se superposent, parfois une personne peut subir les deux. »

Les symptômes

L'impact sur l'entourage

Ces symptôme sont donc nombreux, et peuvent correspondre à un quantité de diagnostics. Ce qui ressort le plus, c’est cette colère surprenante. « Avec ce syndrome, les hommes sont en colère, c’est une certitude. Il y a une violence qui ressort » confirme Dr Landry. 

Une violence qui se présente en particulier dans le couple et avec les proches. En effet, elle s’efface, se maintient dans les situations sociales. En revanche « On ne peut pas se contenir tout le temps. Avec nos proches, la pression retombe. » selon le Dr Landry. Ce sont d’ailleurs souvent les proches qui poussent les « hommes irritables » à suivre un traitement.

Plus encore, cette fragilité émotionnelle s’exprime aussi par des comportements de compensations. Ces comportements servent à « éteindre » la colère : consommation d’alcool, de nourriture, la pratique d’activités sportives ou sexuelles inhabituelles, par exemple.

Pour le Dr Landry, le symptôme le plus parlant est la « non-reconnaissance ». Lorsqu’une personne change radicalement de comportement, qu’elle ne correspond plus à celle avec qui on avait l’habitude de vivre, c’est peut-être à cause de ce syndrome. Et c’est souvent pour apprendre à « se retrouver » que les thérapies débutent, sans même se douter que cela puisse être chronique. 

Les causes hormonales

L'essentielle sérotonine

Deux hormones peuvent influer sur l’IMS : la sérotonine et la testostérone. La première est sécrétée par le cerveau, la seconde est l’hormone sexuelle masculine.

La sérotonine influerait sur a régulation des comportements, l’humeur, l’anxiété ou encore l’apprentissage. Elle serait également impliquée dans la motivation et la prise de décision. Il n’est donc pas étonnant d’imaginer qu’une variation violente de cette hormone ait des conséquences négatives sur le comportement. 

La testostérone et le "cycle" masculin

La variation de la testostérone est d’autant plus intéressante. Elle exerce un rôle essentiel dans le cycle reproductif masculin. L’IMS serait alors une sorte d’équivalent du syndrome pré-menstruel (SPM) féminin. Il se traduit en effet par une fragilité émotionnelle provoquée par le cycle reproductif. Cependant le cycle masculin est beaucoup moins réglé (c’est le cas de la dire). 

Comme le cycle menstruel féminin, il évolue avec les périodes de la vie. Néanmoins il n’est pas mensuel mais journalier. Les hormones sont sécrétées pendant le sommeil. La production de spermatozoïdes en est d’ailleurs un des produit.

En fin de nuit, les hommes font leur taux d’hormones journalier. Il suffit que le sommeil soit perturbé, par exemple par un changement saisonnier, pour que ça impacte directement les hormones. Cela peut alors faire flamber ce syndrome s’il est latent.

Dr Sébastien Landry

C’est donc un moment clé pour l’équilibre hormonal. Néanmoins, cet équilibre est très fragile. Une profondeur de sommeil particulière doit pouvoir être atteinte. Peu importe le nombre d’heures, une nuit n’est complète que si elle permet ce moment de renouvellement.

Plusieurs facteurs peuvent influer sur la qualité du sommeil. Plus communes, les situation de stress intense et prolongé par exemple dans la vie professionnelle sont bien connues. Les dynamiques de couples toxiques, ou bien une alimentation déséquilibrée peuvent également entrer en jeu. En règle générale, une vie non-équilibrée impacte négativement la qualité du sommeil

Les causes sociétales

Une perte de repères

Une des cause les plus surprenante est la perte de repères sociaux. En effet, selon Dr Landry : « Les hommes d’une cinquantaine d’année sont dans une société qui a beaucoup évoluée. Ils sont dans un entre-deux. Petits, ils ont observés le comportements de leurs parents qui étaient très genrés. Mais maintenant, ils sont témoin d’une société plus jeune et qui n’est plus aussi genrée. » 

Une perte de repères qui s’applique aussi aux générations plus jeunes. Dès l’adolescence, la question du rôle social se pose. Ce que remarque le Dr Diamond.

« Dans le passé, les rôles sociaux étaient plus stricts. La bonne nouvelle, c’est que les rôles sont désormais plus fluides. Mais d’un autre côté, ça peut créer la confusion. Un certain nombre d’hommes se s'interrogent désormais sur des sujets qui n’étaient des questions avant. Il y a tout un monde entre les jeunes gens d’aujourd’hui et ceux d’hier, pour qui c’était plus simple bien qu’avec moins de choix. Et cela peut être une cause de stress notable. »

Dr Jed Diamond

La masculinité toxique

Il y aurait alors un désarroi réel lié à une perte de l’image de l’ « Homme ». D’ailleurs on peut penser que cette fragilité s’exprime par des mouvements de colère à cause de l’éducation genrée. En effet, les variations hormonales affecteraient tout le monde. Cependant, elle s’exerce particulièrement chez les hommes par des poussées de violences.

Il y aurait donc un rapport entre ce syndrome et la « masculinité toxique » ou « hyper-masculinité ». Robert Salem la définit comme’ « Une forme de masculinité sous stéroïdes. Elle est souvent caractérisée par un haut degré de tolérance pour la violence et l’agressivité. Elle est aussi caractérisé par un mépris total pour la dignité des femmes. Enfin elle est caractérisée comme une sorte de stoïcisme : les hommes qui ont un comportement hyper-masculin ont tendance à dissimuler leurs émotions ». Tout ce qu’on retrouve dans l’IMS donc.

Les traitements

On précise toujours aux hommes irritables que ces résultats ne veulent pas dire qu'ils sont malades, mais simplement qu’il y a des raisons pour lesquelles ils sont en colère. Et cela permet de trouver des moyens de prévenir ces symptômes avant qu’ils fassent trop de dégâts. Cela permet aussi d’ouvrir le dialogue.

Dr Diamond

Puisque la cause hormonale est avérée, on peut imaginer que des traitements hormonaux seraient banalisés. Cependant, pour le Dr Landry comme pour le Dr Diamond, on lui préfère un accompagnent pluri-disciplinaire. L’idée est de mener vers un équilibre de vie, en collaboration avec des médecins spécialisés. Ce traitement peut intégrer des séances de psycho-thérapie ou un suivi diététique  par exemple.

Par ailleurs, puisque ce syndrome s’exprime souvent par des comportements qui peuvent correspondre à divers mal-être, tout traitement doit être effectué avec précaution. Il n’existe pour l’instant pas assez de documentation pour en faire une pratique médicale propre. Ce qui est important, c’est de savoir demander de l’aide. « Un changement d’attitude soudain doit alerter. Une irritabilité et une colère soudaines doivent ouvrir sur des consultations » selon Dr Landry.

« Il est important d’expliquer ces changements de comportements. Expliquer qu’il y a une origine qui peut être à la fois hormonale et comportementale au fait qu’un homme, ou son entourage, ne se reconnaisse plus, c’est ouvrir la voie à la guérison. C’est un signal d’alerte qui doit pousser à la consultation »

Dr Sébastien Landry

L'homme Irritable : une explication des violences domestiques ?

On ne peut pas sauver un homme violent si on est en danger

Comme les hommes atteints par ce syndrome ont tendance à être plus agressifs, en particulier avec leurs proches, il est tout à fait possible que cela participe aux violences conjugales. Cependant les experts sont unanimes : ce n’est pas une excuse valable. 

Jed Diamond pose comme priorité le bien-être du partenaire dans le couple. On ne peut pas « sauver » un homme violent de lui même . On ne doit jamais sacrifier sa santé et sa sécurité. Pour Sébastien Landry également : « Il n’y a pas de maltraitance, physique ou psychologique qui ne soit acceptable. »

« La responsabilité de la conjointe ou du conjoint est d’abord envers elle ou lui même. S’il y a de la violence, il faut parfois partir, chercher de l’aide avant de se concentrer sur l’autre. Rester dans une situation dangereuse n’aide personne. »

Dr Jed Diamond

Une bien mauvaise excuse

Ce diagnostic ne doit jamais être manipulé pour justifier des comportements dangereux donc. Mais il n’est surtout pas recevable en Justice. Dr Landry confirme « Il y a des hommes qui consultent pour se protéger. Mais là dessus, aucune inquiétude : des psychiatres sont dépêchés lors des jugements. On sait très bien évaluer s’il y a une pathologie ou si on se moque de nous. »

L’IMS est donc un objet de recherches passionnant en plein développement. Il n’est en aucun cas une excuse recevable pour justifier des violences. Si vous êtes victime de maltraitance au sein de votre couple, appelez le 39 19. Si vous êtes témoin d’une situation dangereuse pour un enfant, composez le 119.

Un article par Shad De Bary

Crédit photo : Solenne Jakovsky

La Maison de lingerie Bertille Isabeau dévoile sa troisième capsule Black N3, à travers une vidéo qui met en lumière la diversité des femmes.

Depuis sa création en 2017, Bertille Isabeau fait des collections inclusives et durables. L’idée de cette nouvelle collection est de réaffirmer que les stéréotypes ne définissent pas la femme d’aujourd’hui. Cette campagne vidéo rythmée par la voix de la fondatrice et directrice artistique, met en scène sept personnalités pour exprimer les engagements féministes chers à la Maison.

Un casting éclectique

On y retrouve des icônes fortes, courageuses et en adéquation avec les valeurs de la marque : « La femme Bertille Isabeau est plurielle ». Chaque personnalité s’exprime à sa façon avec son regard, son corps, ses gestes. 

« Le choix de réaliser des plans non chorégraphiés est volontaire. Un parti pris qui laisse à chaque modèle l’interprétation de ses émotions. D’ethnies différentes, qu’elles soient grandes, petites, filiformes ou aux formes affirmées, leurs valeurs et leurs convictions sont communes. C’est la force de la sororité », affirme la créatrice.

Black N3, une collection pour toutes les morphologies

La Maison a pour ambition de répondre aux besoins de tous les corps en proposant des modèles confortables, abordables et fabriqués dans des matières résistantes, durables et respectueuses de l’environnement. La collection se compose de sept modèles et suggère de nouveaux codes de sensualité.

Retrouvez la collection disponible sur l’e-shop et sur l’Instagram de Bertille Isabeau. 

#noussommeslegion #noussommesbertilleisabeau

Un article d’Alicia Desrivieres

Caravane a ce qu’il vous faut. Sa gamme Holi, composée de quatre meubles, propose une palette de 60 couleurs différentes. Toutes plus chaleureuses les unes que les autres.

Tête de lit et cache sommier - © Holi by Caravane
Tête de lit et cache sommier - © Holi by Caravane
Loveseat - © Holi by Caravane
Loveseat - © Holi by Caravane

Non non, vous ne rêvez pas. La gamme Holi propose bel et bien 60 couleurs. D’un dégradé de bleu et de blanc, en passant par du jaune, de l’ocre, du rose, du vert… Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les déco – et c’est aussi le pire cauchemar des indécis·e·s, on vous l’accorde ! C’est d’ailleurs de cette palette de couleurs qu’est tiré le nom de la collection. Parce qu’Holi, c’est aussi et surtout le nom de la fête des couleurs en Inde. « Alors, comme un hommage à cet événement magique qui fait éclater la joie et resplendir les pigments, nous avons donné ce nom à notre gamme de meubles indispensables pour un intérieur lumineux et chaleureux », explique Caravane.

Colorée, mais surtout chaleureuse

Cette collection de meubles ne propose pas n’importe lesquels. Parce qu’avec la gamme Holi, notre intérieur sera chaleureux ou ne sera pas ! Au rendez-vous ? Un canapé, un fauteuil, une tête de lit et un loveseat. Tous réalisés sur commande par des artisans tapissiers français, ils ont été imaginés en lin.

Une chose est sûre : ce sont de vrais compagnons du quotidien. Le canapé pour un apéro à plusieurs, le fauteuil pour lire son livre tranquille, le loveseat pour se lover avec son·sa partenaire devant un film, et la tête de lit et le cache sommier pour accompagner nos nuits. Et bonus : ils sont déhoussables. Parfait, pour changer de style au gré de nos envies.

La gamme Holi est disponible sur le site ou en Call & Collect.

Article de Clémence Bouquerod

Des produits frais, en circuits courts, des étales comme à la ferme, une agriculture durable, ça vous dit ? C’est ce que propose l’association Pari Fermier aux Parisien·ne·s. Un pari fou ? Peut-être, mais il fonctionne depuis 1993 !

Instagram © Pari fermier
Instagram © Pari fermier

Les produits sont qualitatifs et à des prix raisonnables. Les agriculteurs se déplacent le temps de quelques dates, pour offrir aux citadin·e·s le meilleur de leurs cultures ! 

De la ferme au marché

En fait, le Pari Fermier c’est un immense marché de producteurs nomades ! C’est-à-dire qu’ils se déplacent dans toute la région parisienne pour venir proposer leurs produits aux consommateurs de la capitale et ses alentours. Après l’année que fût 2020 et les différentes annulations qui ont suivi, les agriculteurs sont heureux de pouvoir maintenir la prochaine date du marché de Rambouillet (du 7 au 9 mai 2021). Sur place, 110 producteurs et vignerons répondent présents pour partager leur savoir-faire et leurs cultures aux gourmand·e·s et amateur·rice·s de mets frais.

Une rencontre humaine qui dure depuis longtemps

Parce qu’acheter à la ferme, en vente directe, c’est aussi un rapport humain particulier. L’échange de bons conseils, de questions et de produits stand après stand, font du Pari Fermier le rendez-vous agricole à ne pas manquer. Cette association organise en principe une douzaine de salons par an, réunissant près de 100 000 visiteur·se·s fidèles ou curieux·se·s. Pari Fermier adhère au mouvement des Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (CIVAM). Cette valorisation passe aussi par la solidarité : sur ses évènements, l’association prend soin de réguler le nombre de stands d’une même catégorie de produits. 

© Pari Fermier

Mmmmh, on en a l’eau à la bouche

Depuis des années maintenant, le Pari Fermier est un rendez-vous humain et durable, durant lequel les producteurs réalisent la part la plus importante de leur chiffre d’affaires annuel. Soutenons nos petits producteurs, goûtons à leurs bons produits frais dès le mois de mai à Rambouillet ! En plus, le rendez-vous ne coûte que 6 € l’entrée et ceux du mois de juin seront gratuits. Du frais et du local dans son assiette alors que l’on vit en plein cœur de Paris, qui dira non ? Certainement pas nous.

Plus d’infos à suivre juste ici. Les 4/5/6 juin 2021 à la ferme de Viltain (78) / Entrée libre. Les 25/26/27 juin 2021 à la ferme de Grignon (78) / Entrée libre.

Un article de Margot Hinry

Les artistes à se lancer dans le grand bain de la musique sont nombreux·ses. Nous avons sélectionné pour vous les 5 chanteurs et chanteuses d’ici et d’ailleurs à découvrir ce mois-ci (si ça n’était pas déjà fait).

INSTAGRAM © Girl In red
INSTAGRAM © Girl In red

Girl in red, celle qui fait vibrer TikTok et le New York Times

Avec déjà plus de 9 millions d’écoutes sur Spotify, vous n’êtes peut-être pas passé·e à côté. Cette Norvégienne met en lumière son esprit, toujours en mouvement, dans des chansons pop indie. Ainsi, la jeune chanteuse de 22 ans se fait une place dans le monde de la musique avec son single i wanna be your girlfriend qui devient très vite un hymne pour la communauté queer, notamment sur Tik Tok.

Alors, sur des sonorités de pop alternatives, Girl in red aborde la question du genre dans des textes bruts mais aussi doux et sincères. Et puis récemment, elle sort son nouveau single Serotonin. A nouveau, on est transporté·e dans toute la complexité de la jeunesse, avec une honnêteté totalement décomplexée. Bref, elle est super et chez Paulette, on l’adore. D’ailleurs, elle sera en concert à Paris en mai 2022. Son premier album sort à la fin du mois d’avril.

Laurie Darmon, douce et pétillante

Une porte qui claque, un, deux, trois verres de cognac tombent en vrac… L’air vous revient ? Le piano et les percussions, les instruments sont maîtres de ses rythmes qui donnent envie de danser. Et de ses paroles que l’on chanterait jusqu’au bout de la nuit. Et la voix douce qui les accompagne, c’est celle de Laurie Darmon, qui en faisait déjà groover certain·e·s en 2014.

Cette année, elle revient avec douceur et mélancolie pour sa chanson Maman. Laurie Darmon, finalement, c’est notre alliée musique pour des soirées entre filles, debout sur le canapé, un verre (ou 2) à la main. Dans ce cas de figure, nous conseillons notamment les chansons On bai. ou Laisse-moi t’aimer. Mais c’est aussi celle qui nous donne des frissons, lorsque l’on observe les passant·e·s à travers la fenêtre, en songeant à notre enfance.

Que je t’aime maman, tu auras rendu mes rêves immenses.

Laurie Darmon

 À suivre aussi sur Instagram où elle propose des covers et sessions live en solo ou en duo, toujours avec la même douceur dans la voix. 

VIKKEN, l’électro hypnotique

Avis à tou·te·s celleux à qui les festivals, les concerts et surtout les clubs manquent terriblement. Avis à celleux qui veulent ressentir au plus profond de leur chair cette forme de transe dans laquelle peut nous plonger la musique. L’électro/pop de Vikken nous transporte et franchement, avec un bon casque sur les oreilles, on s’y croirait presque. Si, si, c’est vrai. En fait, dans son premier titre, C’est OK, Vikken aborde sa transidentité de manière naturelle, rythmée sur des sonorités carrément entrainantes.

Et ces quelques phrases dictées par une voix au timbre robotique mènent à la réflexion. Enfin, d’ici quelques jours, un nouvel EP Pour une amie verra le jour avec un clip. Des artistes tel·le·s que Jeanne Added ou November Ultra y figureront. En plus, Vikken fera partie du Printemps de Bourges 2021. Laissez-vous porter…

Je pense que c’est OK de dire qu’il y a certaines choses qui ne vont pas.

VIKKEN

Tsew The Kid, la sensualité urbaine

Tsew The Kid c’est de très beaux textes, une voix suave et beaucoup de mélancolie. Parfois pop urbaine, parfois plutôt rap, les musiques du jeune Malgache nous ensorcèlent. Chez Paulette, gros coup de coeur pour la chanson Fitia, du nouvel album AYNA (« vie », en malgache). La douceur des instruments nous embarque sur une plage de sable chaud, on s’imagine en plein tango après quelques shots de tequila. Les mots dansent sur une mélodie entraînante et délicieusement sexy.

 Tsew The Kid nous parle d’amour avec subtilité, avec passion ensuite puis avec tristesse. Amour amical, amour familial, amour fusionnel, il livre ses émotions et panse ses plaies sur ce nouvel album. En conclusion, ça vaut le détour, on vous l’assure.

Si tu étais de mon pays je t’aurais dit Ny fitiavako anao.

Tsew The Kid

YENDRY, le soleil dans la peau

Vous aimez Rosalia ? Du coup, vous adorerez Yendry. Elle danse, elle chante, elle alterne entre l’espagnol, l’italien et l’anglais et est originaire de République dominicaine. Et dans sa voix, il y a le soleil, la chaleur et le summer. En fait, elle nous donne envie de faire rouler nos hanches et de vibrer sur sa musique pendant de longues soirées d’été. Avec une petite touche de flamenco, un brin de pop urbaine et de sexyness.

Yendry, c’est une femme qui revendique son indépendance et sa force. Féministe confiante et déterminée, cette nouvelle figure de la pop ispanico-italienne n’a pas fini de nous épater. Et puis pour le moment, on l’adore sur son titre Nena, qu’elle interprète à merveille sur la chaîne de Colors Show.

Un article de Margot Hinry

Un running mondial 2.0, tout·e seul·e, mais en équipe, pour aider à guérir les lésions de la moelle épinière. Le 9 mai prochain, la course digitale Wings For Life World Run reprendra place pour sa septième édition, un peu partout dans le monde. Montre en main, à 13 h pile, que vous soyez à Séoul, New-York ou Paris, vous pourrez y participer.

© WINGS FOR LIFE WORLD RUN
© WINGS FOR LIFE WORLD RUN

« Jusqu’à ce que la ligne d’arrivée virtuelle vous rattrape. »

Une course unique, où l’adversaire est la ligne d’arrivée

Cette course, si vous n’aviez pas participé aux éditions précédentes, est plutôt originale. En effet, la ligne d’arrivée virtuelle – représentée par une voiture – la « Catcher Car » remonte la course petit à petit (d’abord à 14 km/H), trente minutes après le départ des athlètes. Progressivement, elle accélère pour tenter de rattraper le flot de coureurs. Depuis 2014, cette course réunie 700 000 participant·e·s motivé·e·s, dans 195 pays. 

Let's run !

C’est l’occasion ou jamais de se mesurer à des athlètes de haut niveau. Par exemple, à la championne du monde de ski slopestyle Tess Ledux qui est déjà inscrite. Et c’est aussi un joli moyen d’agir pour aider la cause des malades de lésions à la moelle épinière. Téléchargez simplement l’application et courez. Grâce à elle, il est facilement possible de s’imposer des objectifs. Vous avez accès en direct à l’évolution de la Catcher Car. La course est ouverte aux personnes en fauteuil roulant, et à tou·te·s celleux qui souhaitent se surpasser.

Pour un running entre ami·e·s ou coureur·se·s aguerri·e·s

Pour les plus compétitif·ve·s d’entre vous, sachez que le record à battre est un running de plus de 92 km (Dubaï, en 2017). Les frais d’inscription -d’une valeur de 20 € – seront entièrement remis à la fondation Wings For Life. Les maladies touchant la moelle épinière concernent des millions de personnes dans le monde entier. L’organisation finance depuis 2004 des essais cliniques et des projets de recherches. Ensemble, courrons pour faire avancer la recherche !

Échauffez-vous pour le 9 mai

Depuis sa première édition, la Wings For Life World Run a déjà récolté plus de 29 millions d’euros pour la recherche. Pour une course réussie, Colin Jackson, le directeur sportif de Wings For Life World Run offre ses conseils. D’abord, c’est comme « jouer au loup ». Lorsque l’on est pourchassé·e, on court immédiatement plus vite.

Puis, il expose l’importance d’être encouragé·e et de se soutenir. Ainsi, courir en groupe ou simplement utiliser l’appli qui donne des informations sur l’état de sa propre course. Troisième conseil : s’amuser pendant le run ! L’appli proposera un échauffement convivial, des informations sur les coureur·se·s du monde entier… Enfin, Colin Jackson l’affirme, nous sommes « STRONGER TOGETHER ! ». Alors, rejoignez une team !

Téléchargez l’application Wings For Life (iOS et Androïd) et inscrivez-vous ici.

Un article de Margot Hinry

Se réserver des mets gourmands quand on va bof fait du bien. Ça revigore, ça rassasie, ça rassure. Mais pourquoi, au juste ?

© Warner Bros. Television

La dernière fois qu’on a eu un coup de moins bien (c’est-à-dire hier), on s’est commandé un Royal Deluxe pour noyer notre blues. Au moment de notre rupture avec celui qui nous baladait déjà depuis six mois, on s’est enfermé avec Netflix et notre pot de glace choco-noisette signé Picard. Le jour où on a été refoulée de notre boulot de rêve, c’est tout le morceau d’Ossau-Iraty qui y est passé, accompagné d’une baguette entière et de sa confiture de cerise noire pour les puristes des montagnes (ne jugez pas avant d’avoir constaté par vous-même). 

Quand l’horizon nous semble flou, voire complètement pourri, on a tendance à se cajoler avec un truc à manger qui nous met du baume au cœur. Un dessert, un plat, un en-cas plein de saveurs familières qui nous fait l’effet d’un câlin dès qu’on en croque une bouchée (goulument, il faut le dire). On a toujours apprécié la bonne cuisine, mais il y a certaines situations qui appellent à déguster des recettes qu’on pourrait qualifier de doudou : pas vraiment fines, mais franchement rassurantes. La bouffe, le sucre, le gras, nous réconfortent, c’est une évidence. 

Cette catégorie a même un nom en anglais : la comfort food. Pour le dictionnaire d’Oxford, sa définition, entrée dans le lexique en 1997, est d’ailleurs sans appel – et colle plutôt parfaitement à la nôtre : « aliment qui procure une consolation ou un sentiment de bien-être, ayant généralement une teneur élevée en sucre ou en glucides et associé à l’enfance ou à la cuisine familiale. » Preuve que le réflexe dépasse les frontières, et que la nourriture nous rassemble comme une façon, si ce n’est d’exprimer nos émotions, de les engloutir avec un plaisir gustatif non dissimulé. Miam.

On se demande : d’où vient ce phénomène, exactement ? Pourquoi se dirige-t-on quasi systématiquement vers le frigo ou le placard à gâteaux lorsqu’on broie du noir ? La comfort food console, ça ne fait aucun doute, mais finalement, quelle en est la raison ?

Hormones, contrôle et nostalgie

© Warner Bros. Television

Il s’agirait d’abord d’un procédé chimique. A en croire les spécialistes de nos organismes, chaque cuillère enfournée déclencherait la sécrétion de l’hormone du bonheur dans un cerveau ronchon. De quoi soulager un tantinet notre humeur maussade, et donner envie d’y revenir plutôt deux fois qu’une. 

La diététicienne agréée Jacqueline Stone précise toutefois ce qu’implique la présence de la substance, et insiste sur un point : « cela ne signifie pas que ces aliments sont addictifs, cela signifie simplement que pendant un moment temporaire, les manger peut conduire à se sentir plus heureux·se », traduit-elle auprès du magazine Bustle. Elle évoque également un autre argument qui justifierait le geste : une impression non négligeable de retrouver les commandes quelque peu égarées de notre existence à l’instant t.

« Lorsque tout semble incontrôlable, il n’est pas rare qu’une personne se tourne vers de la nourriture réconfortante pour avoir l’impression d’enfin contrôler quelque chose », observe en ce sens l’experte. Comprendre que, quand notre quotidien nous file entre les doigts à grand coup de Covid et de mesures sanitaires, pour ne citer que ces douze derniers mois, trouver refuge dans un dîner de coquillettes avec crème et comté râpé (recette qu’on connaît par coeur comme le peu de temps qu’il nous faut pour les avaler) nous donne la sensation de reprendre notre vie temporairement moisie en main. Et semble booster notre moral comme jamais. 

Ladite bouffe serait ainsi particulièrement efficace pour aider à « satisfaire des émotions comme la tristesse, l’anxiété ou la dépression, dont nous savons qu’elles ont augmenté pendant cette période difficile », affirme Jacqueline Stone. Un bonus qui finit de nous convaincre de faire une bonne action, et de terminer la casserole fissa.

© Warner Bros. Television

Et puis, il y a la dimension nostalgique. Les souvenirs agréables qu’un goût va nous remémorer en même temps qu’il satisfera notre palais. Souvent, il s’agit de plats mijotés avec amour et tendresse par des proches, ou qui correspondent à un moment clé de vacances, de célébration, de rituels divers et variés aussi délicieux sur la langue que dans la tête.

« Si, enfant, vous êtes nourri·e avec certains aliments par celleux qui prennent soin de vous, ces aliments vont être associés au sentiment d’être pris en charge. Puis, quand vous vieillissez, la nourriture elle-même suffit à déclencher ce sentiment d’appartenance », décrypte auprès de The Atlantic Shira Gabriel, professeure associée de psychologie à l’Université de l’Etat de New York. 

La comfort food, c’est donc un peu l’inverse de notre kryptonite. Notre potion magique salutaire, notre madeleine de Proust sauce fromagère, notre pilule du bonheur sans trop d’effets secondaires – autres qu’un estomac repu et un esprit moins tristounet. 

Bien sûr, elle n’est pas la seule façon d’aller mieux. On peut d’ailleurs ne rien retirer du tout du fait de se plonger dans un tsunami de douceurs salées ou sucrées, si ce n’est une écoeurante nausée. Ou encore, vouloir se débarrasser de cet automatisme culinaire qui, on l’observe, ne provoque pas (voire plus) les conséquences escomptées. A la place, on mise donc sur des activités qui soignent, distraient, réjouissent. Ou des personnes – de notre entourage comme des professionnel·le·s de santé – à qui se confier, dont les paroles bienveillantes agiront comme autant de bonbons à nos oreilles sans doute parasitées par trop de pensées négatives. 

Toujours est-il que, quand elle fait du bien au ventre comme à l’âme, il n’y a certainement pas de mal à s’y ruer. Alors, croquez donc sans plus attendre dans ce (deuxième) tiramisu fait maison qui vous rappelle votre échange en Italie, à l’heure où se déplacer à plus de 10 kilomètres semble utopique. Et surtout, bon appétit !

Une chronique de Pauline Machado

Louise Lévêque est attachée de presse et créatrice d'une marque de sacs : KOMBINAISON. Elle nous raconte son histoire, entre créations et relations presse.

LA CRÉATRICE ET LA MARQUE - © KOMBINAISON
Louise Lévêque en création - © KOMBINAISON

Attachée de presse Culture depuis presque 10 ans, Louise Lévêque – aka Louison pour les intimes – a toujours été passionnée par l’univers de la mode. Et elle voulait créer sa marque depuis plusieurs années déjà. C’est lors du premier confinement [ndlr, alors que son métier était en pause] qu’elle a trouvé la motivation et le temps nécessaire à la création de KOMBINAISON. Aujourd’hui, cette parisienne de 34 ans allie ses deux activités quotidiennement. Interview.

Bonjour Louise ! Peux-tu te présenter rapidement ?

Hello Paulette ! Alors, je m’appelle Louise, je suis née à Paris et j’ai grandi à Saint Cloud entourée de mes trois sœurs et de ma maman – « ma tribu féminine ». Depuis quelques années, je vis dans le 18ème avec mon copain, un petit village au cœur de Paris que j’ai du mal à quitter… Mes amis me décrivent souvent comme « une force tranquille… ». Sinon, j’ai une passion pour les tee-shirts blancs, les converses 70, les licornes, les photos de famille, Disney, les concombres à la crème, manger dans des grands bols, l’équitation… et les bandanas.

BUCKET - © KOMBINAISON
BUCKET - © KOMBINAISON
BUCKET - © KOMBINAISON
BUCKET - © KOMBINAISON

Tu es une grande passionnée, dis donc ! Remarque, on aurait pu s’en douter pour les bandanas, avec KOMBINAISON… Peux-tu nous raconter ton histoire ?

Je suis attachée de presse Culture depuis presque 10 ans. J’ai eu (et j’ai) la chance de travailler avec de super agences. Beaucoup de belles expériences et de jolies rencontres… Un métier passionnant qui demande beaucoup d’énergie, d’organisation, et de patience ! En parallèle, il y a quelques mois, j’ai créé KOMBINAISON. Et pour tout t’avouer, je n’ai pas d’expérience professionnelle dans la mode, le stylisme, le modélisme et encore moins dans la couture… Mais j’ai toujours été passionnée par cet univers. J’ai toujours suivi les actualités mode dans les magazines, les livres, les réseaux sociaux, avec les vidéos de Loïc Prigent… Il y a quelques années, j’avais créé un blog d’inspiration puis une page Instagram – qui s’appelait déjà KOMBINAISON. L’idée, c’était donc de faire ce qui me trottait dans la tête depuis toujours. 

Je n’ai jamais eu le temps de m’y mettre et avec le confinement, je me suis dit : « C’est maintenant ou jamais. » Alors, je me suis lancée en solo avec du papier et du scotch. J’ai monté mon premier modèle, je l’ai ensuite piqué avec la vieille machine à coudre de ma sœur Eugénie. J’ai passé des heures, des journées et des semaines entières sur cette machine à regarder des tutos Youtube… Mes sœurs et des amies du milieu m’ont donné pas mal de conseils – merci pour leur patience. Aujourd’hui, c’est devenu une vraie passion et une double activité !

KABAS - © KOMBINAISON
KABAS - © KOMBINAISON
BUCKET - © KOMBINAISON
BUCKET - © KOMBINAISON

Comment s'est déroulée la création de ta marque, avec ton métier ? Et comment cela se passe-t-il aujourd’hui ?

Après avoir créé mon premier modèle en papier-scotch et passé beaucoup de temps à coudre, j’ai relancé la page Instagram KOMBINAISON. J’ai eu mes premières commandes, d’abord de proches puis d’autres… J’ai tout de suite investi dans une nouvelle machine à coudre, ma Rolls à moi ! Mon métier d’attachée de presse était en pause pendant le premier confinement, alors je passais mes journées à coudre les commandes et à les livrer à vélo quand elles étaient dans Paris. C’était génial de mettre un visage sur des messages privés. Aujourd’hui, mon activité dans les relations presse a repris et je m’occupe des commandes le soir, je couds les weekends et, quand c’est possible, je les livre aussi. Je fais les sacs sur commande et, quand je peux, je fais quelques modèles en avance que je mets en vente sur ma boutique Etsy ! Mes journées sont bien remplies, mais je suis très heureuse d’avoir créé ma marque. La prochaine étape, c’est de trouver une couturière ou un atelier pour m’aider à confectionner les modèles. D’ailleurs, si vous avez de bonnes adresses, je suis preneuse…

Pour KOMBINAISON, tu as donc tout imaginé toute seule. Qu'est-ce qui t'a inspirée et t'inspire aujourd'hui ?

Beaucoup de choses m’inspirent et m’ont inspirée… Ce sont des images, des objets déco que je vois au quotidien, que ce soit dans la rue, sur Pinterest, et surtout sur Instagram. Je suis aussi pas mal d’influenceuses qui viennent des pays scandinaves ; elles ont un style incroyable. Elles ont toujours des pièces avec des associations de couleurs géniales. J’adore aussi les objets et les vêtements Kitchs, à la limite du mauvais goût (rires)

MINI KABAS - © KOMBINAISON
MINI KABAS - © KOMBINAISON
KABAS - © KOMBINAISON
KABAS - © KOMBINAISON

Aujourd’hui, comment crées-tu tes sacs ? D’où viennent tes tissus ?

s Tout est fait à la main depuis mon appartement – qui est aussi mon atelier. J’ai créé plusieurs modèles, du BUCKET au KABAS. J’utilise essentiellement des bandanas 100% coton, commandés depuis une usine traditionnelle des États-Unis, ou que je chine un peu de partout. J’utilise aussi des tissus de récupération. J’ai notamment la chance d’avoir une sœur qui a fait une école de mode et qui avait un joli stock de tissus non utilisés : plutôt que de les jeter, j’ai tout récupéré pour mes sacs. Avec les chutes de tissus, je fabrique aussi des portes clés et des chouchous appelés KIKIS

Comment on fait, pour se procurer un de tes sacs ? C’est possible de les personnaliser ?

On peut passer commande via mon Instagram. Je propose des modèles déjà réalisés et disponibles en ligne, ou alors les client·e·s peuvent choisir leurs couleurs et on compose ensemble ! On peut personnaliser tous les modèles avec les différents tissus et bandanas. Toutes les « KOMBINAISONS » sont possibles ! Beau jeu de mot, n’est-ce pas ? (rires).

BUCKET - © KOMBINAISON
BUCKET - © KOMBINAISON
KIKIS - © KOMBINAISON
KIKIS - © KOMBINAISON

Sinon, as-tu un conseil à donner à celles et ceux qui veulent se lancer ?

Se lancer tout court… Avec beaucoup de travail et de passion, on peut y arriver. Même seul·e ! C’est tellement cool de pouvoir créer quelque chose qui vient de soi-même. Aussi, toujours voir le positif dans toutes les situations ! Quelqu’un me l’a dit un jour. Je le garde en tête, et ça change pas mal de choses !

As-tu quelque chose à rajouter qui te tient à cœur ?

C’est drôle, car je suis normalement dans le rôle de l’attachée de presse qui écoute son artiste répondre à cette question en fin d’interview (rires). Alors, quelque chose qui me tient à cœur… Merci à la Team Paulette de soutenir les petites marques et les jeunes créateurs !!! <3

Merci à toi de nous avoir répondu !

Pour retrouver les sacs KOMBINAISON, direction son Instagram ou sa boutique Etsy.

Propos recueillis par Clémence Bouquerod

Déjà la moitié d’une année passée sans cinéma. Eh oui, on s’en souvient, le 30 octobre dernier, les salles baissaient leurs rideaux, pour la deuxième fois. Puisque l’on ne peut plus allez au cinéma et que l’écran de notre télé n’est pas aussi cool que celui des MK2, l’Hôtel Paradiso propose une alternative aux amoureux·se·s du 7eme art.

Chambre Grande Paradiso - Hotel Paradiso©RomainRicard
Chambre Grande Paradiso - Hotel Paradiso©RomainRicard

Le groupe MK2 reste fidèle à son ambition initiale : proposer une autre idée du cinéma, pour poser un nouveau regard sur la vie ! Et c’est chose faite. Pour la première fois au monde, un hôtel-cinéma ouvre ses portes au grand public. Nous l’avons testé, alors on vous raconte.

Vivre le cinéma seul·e... ou entre ami·e·s

L’Hôtel Paradiso a été pensé par les frères Nathanaël et Elisha Karmitz, à la tête du groupe MK2. Cinéphiles jusqu’au bout des ongles, ils créent un lieu, où pour la première fois, le cinéma prend une dimension plus vivante que jamais. Et pour cause, au-dessus du MK2 Nation, en plein cœur de la capitale, 34 chambres et 2 suites-cinémas privées s’offrent au grand public. Et pour couronner le tout, parce qu’on ne se lasse jamais des rooftops, l’hôtel transforme son toit en terrasse avec cinéma plein air (et la vue est vraiment dingue, croyez-nous). 

Le cinéma rien que pour vous !

Vous faites partie de la team qui commente le film ? Vous aimez rire aux éclats ou pleurer à chaudes larmes, mais êtes un peu timides en salle… L’Hôtel Paradiso dispose de loges-cinémas. C’est-à-dire : des espaces privés au-dessus de la salle habituelle, pour une projection à l’abri des regards et insonorisée. Vous disposez donc de votre propre son et des sièges super conforts. Vous dominez la salle et n’avez plus besoin de vous demander quelle est la meilleure place pour regarder votre film. Stylé, n’est-ce pas ?

De plus, vous pouvez profiter du room service pendant votre séance. Enfin, pour partager un moment de cinéma encore plus intime, rendez-vous après la dernière séance de la journée. Il est alors possible de choisir son propre film et de le diffuser sur l’écran géant.

Hotel Paradiso - La Loge ©RomainRicard
Hotel Paradiso - La Loge ©RomainRicard

Une nuit au cinéma

Pour prolonger l’expérience, MK2 propose encore plus. La salle LALALAND c’est la spéciale karaoké pour vous faire (re)vivre le meilleur du cinéma musical. 17m2 de musique sur une toile de 80 pouces. Après une bonne dose de karaoké party, vous pouvez regagner votre chambre d’hôtel pour y passer une nuit rythmée par films et documentaires…

Face aux lits, des véritables écrans de cinéma vous attendent. Le concept est clair pour les frères Karmitz : une chambre = un cinéma. La pièce se plonge entièrement dans l’obscurité et vous pouvez régler la lumière, le son et le film de votre choix grâce à une tablette numérique.

Ainsi, les films à l’affiche du MK2 seront bien évidemment accessibles en chambre (à la réouverture du monde). En attendant, vous avez accès à toutes les meilleures plateformes de VOD pour un panel de films incomparable. Netflix, My Canal, Arte et bien d’autres.

Les clients repartent tous avec le sourire. Ils sont heureux d’avoir eu l’impression de vivre l’expérience du cinéma, tout en sortant de leur quotidien.

Fabien Beauvallet, directeur de l’hôtel.

Un bain moussant, un grand pop-corn et un chef-d’œuvre sur grand écran

La semaine est longue ? Pourquoi ne pas faire une pause le temps d’une nuit ou deux dans une des chambres du Paradiso.

La carte de saison est pensée par Bob’s Juice Bar façon « sur le pouce », pour des petites recettes faciles à déguster de votre lit. Faites-vous servir votre grand popcorn en chambre en appelant le 007 sur des téléphones filaires vintages. L’écran est observable de partout dans la chambre.

Ainsi, on se prélasse dans son bain moussant en dégustant snack et petit drink devant un chef-d’œuvre du 7e art. Grâce au système streamer*, utilisé pour projeter le film et diffuser le son, on s’y croit vraiment. Enfin, selon votre chambre, vous aurez vu sur Paris ou sur une des deux superbes pièces de street art made by JR. 

 

Hotel Paradiso - ©JR
Hotel Paradiso - ©JR

Un ciné dans une suite

Pour les plus cinéphiles des cinéphiles, l’hôtel propose deux suites avec salle de cinéma privée au sein de la chambre. Une expérience unique pour une diffusion personnalisée. L’hôtel incarne les arts et la culture, de son concept à sa décoration d’intérieur. En effet, les frères Karmitz se sont entourés d’un collectif d’artistes et d’amis. Les architectes Daniel Vaniche et Paula Castro ou les artistes JR et Christian Boltanski ont aidé à concevoir un lieu sur mesure. Et pour rendre l’expérience encore plus cool, MK2 est en partenariat avec PlayStation. Toutes les chambres sont équipées de PS5, pour varier les plaisirs… 

L’espace est décoré à l’essentiel afin de laisser le film l’envahir et le façonner de sa fantasmagorie.

Alix Thomsen, décoratrice de l’hôtel.

Chez Paulette, on a bien apprécié cette petite pause cinématographique et en plus, on a divinement bien dormi ! Faites vite, les chambres sont très demandées. 

Chambres à partir de 100 euros la nuit, réservez sur mk2hotelparadiso.com

*tout le système de son, de projection et de lumière est contrôlable via ulane tablette. Ces salles sont agréées par la CST (commission qui effectue le contrôle technique des cinémas) et sont aux normes DCI (standard technologique du cinéma numérique). Selon MK2 Hôtel Paradiso

Un article de Margot Hinry

Moitié Moitié, c’est une marque de seconde main et d’upcycling en ligne. Et à l’occasion de la sortie de leur nouvelle collection, on les a interviewé·e·s.

Josselin et Elisa sont les créateur·rice·s de Moitié Moitié, friperie en ligne éthique, non-genrée et engagée. Iels nous avaient déjà raconté leur folle histoire de colocataires, mais nous avons eu l’occasion d’échanger à nouveau. Cette fois-ci, iels nous donnent leurs conseils pour une meilleure consommation, éviter le fast-fashion, ainsi que pour se lancer dans l’entreprenariat. Vidéo.

Si vous voulez découvrir leur nouvelle collection, ça se passe sur le site internet. Sinon, vous pouvez les retrouver sur Instagram.

Vidéo réalisée par Clémence Bouquerod