CARTE POSTALE : NIJNI-NOVGOROD

Здравствуйте Paulette !
 
Ce week-end, j’ai emmené mon amie Mélodie, de visite en Russie, à Nijni-Novgorod. Une ville au nom un peu compliqué mais qui vaut le détour. Nous sommes à six heures de train de Moscou. Ici, pas la trace d’un touriste, bienvenue dans la "vraie" Russie !
 

Ceux qui ont lu Michel Strogoff se souviennent peut-être de Nijni-Novgorod. Sitôt descendu du train – ce n’était pas encore le Transsibérien à l’époque -, l’héros de Jules Verne se rend à la célèbre foire de Nijni-Novgorod où il rencontre un "monde nécessairement très-mêlé, composé de Juifs, de Turcs, de Cosaques, de Russes, de Géorgiens, de Kalmouks et autres". Alléchées par cette description, on décide d’aller y faire un tour avec pour guide Oksana, une Russe de 19 ans très sympa.
 

130 ans après, rien n’a changé. Dans un tourbillon de parfums et de saveurs, on goûte au tvorog (sorte de fromage frais local), aux épices du Caucase et même à… du gras de blaireau ! Le goût n’est pas terrible mais avis aux asthmatiques, il paraît que ça fait du bien aux bronches.
 

Chargées de victuailles et la panse pleine, on décide d’aller digérer sur les hauteurs du Kremlin.
Pas celui où siège Poutine et toute sa bande, mais celui de Nijni-Novgorod, tout aussi joli. En Russie, chaque ville importante a son propre Kremlin. C’est le château-fort local si l’on veut.
 

Nijni-Novgorod a la particularité d’être une ville coupée en deux, par la rivière Oka.
Le Kremlin se trouve dans la "vieille ville". Il surplombe du haut d’une colline l’immense plaine russe où se situe la "nouvelle ville" et ses nombreuses usines. Quand le ciel est dégagé, les habitants disent que le regard peut porter jusqu’à la mer blanche ! En attendant, c’est surtout des femmes habillées de blanc que l’on voit passer.

Le Kremlin = Disneyland pour les mariés du coin, qui s’y prennent en photo partout et dans (presque) toutes les positions. Une mariée a même fait semblant d’embrasser la flamme du soldat inconnu. On n’a pas compris…

 


Le lendemain matin, il fait beau. Ravies, on ouvre les rideaux…
pour tomber nez à nez avec un enterrement de baboushka. La grand-mère, qui habite l’appartement voisin, est décédée il y a quelques jours. Son corps a été amené à la morgue puis déposé devant l’immeuble afin que tous ses amis puissent lui offrir un dernier hommage. Nous, on n’en a pas digéré nos blinis.
 

Mais Masha nous attend. Elle va nous emmener à Dzerjinsk, la "capitale russe de l’industrie chimique". Située à 30 kilomètres de Nijni-Novgorod, elle fabriquait sous l’URSS des gaz militaires très toxiques et a été fermée aux étrangers jusqu’à récemment. En 2007, un rapport de Blacksmith Industries a classé Dzerjinsk comme l’une des villes les plus polluées du monde – encore plus que Tchernobyl ! 
 

Alors certes, Dzerjinsk, ce n’est pas très joli mais nous avons été émerveillées par la propreté de ses rues et la gentillesse de ses habitants. Mais c’est déjà l’heure de prendre le train-couchette pour revenir à Moscou. Nous n’avons pas envie de partir, le week-end a été trop court…
 
 
Tséluyu et poka-poka !
 
> Si tu as aimé cette carte postale et que tu as envie d’en savoir plus sur la Russie, direction le Tumblr d’Anaïs !
 
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