CAROLE GUISNEL EST… MANIAC !


Tous les lundis, elle se déchaîne comme une folle sur la scène du Point Virgule en sautillant sur le célèbre titre de Flashdance qui a donné son nom à son spectacle : Maniac.

Des personnes aux accents ridicules aux profs de théâtre illuminés, Carole Guisnel nous entraîne dans une folie douce et déjantée où les mésaventures du quotidien sont tournées à l’ironie. Un spectacle trop court (1 heure), qui nous extirpe de notre routine par le rire.
 

Paulette a décidé de la rencontrer pour explorer son côté déMANIAC.
 
>Carole en mode Dr Jekyll
 
Paulette : Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Carole Guisnel : Je suis née en Bretagne mais je suis arrivée à Paris petite fille à l’âge de deux ans et j’ai ensuite grandi dans le nord de Paris (19eme). Très petite, j’étais déjà proche des arts car j’avais besoin de canaliser mon énergie. J’ai fait de la danse, du cirque, du théâtre…
 
Le titre de ton One woman show est Carole Guisnel-Maniac ; est-ce qu’on doit en tirer les conclusions que tu es un peu folle ?
Pour moi, maniaque c’est un terme affectif pour dire taré. J’aime les gens tellement habités par une passion qu’ils en deviennent marginaux, des danseuses étoiles passionnées aux scientifiques illuminés. Ce qui est dommage, c’est que peu de gens assument ça. Le but de mon spectacle est d’apporter une réponse folle aux choses difficiles qui nous arrivent dans la vie, c’est une sorte de résistance. C’est ce que j’illustre à travers "sous l’océan" ; cet endroit où l’on peut se réfugier quand on vit des moments embarrassants.
 

 
Pourquoi as tu commencé le théâtre?
Dans la vie, même si je suis globalement assez gaie, je suis aussi un peu mélancolique.  Alors j’aurai pu faire de l’art brut  pour exorciser en étant chanteuse mais ne possédant pas ce talent, j’ai décidé d’utiliser le rire. C’est une arme fantastique contre la déprime et  c’est très thérapeutique. Lorsque j’ai commencé le théâtre à 14 ans, en pleine adolescence, c’était pour moi un vrai lieu de libération.
 
Dans ton spectacle d’ailleurs, tu caricatures beaucoup ces profs de théâtre un peu perchés qui te demandent de faire n’importe quoi, c’est du vécu?
C’est très difficile à assumer de vouloir faire de l’humour son métier. Je pense vraiment, contrairement à ce que l’on peut entendre dire qu’on ne naît pas comédienne mais qu’on le devient et j’ai personnellement mis beaucoup de temps à trouver ma place. J’avais une formation de comédienne professionnelle, mais je ne me reconnaissais pas dans les réseaux de théâtre contemporain alors je me suis éloignée du théâtre un temps avant de revenir et d’écrire ce spectacle très autobiographique.
 

Tu dis également que faire rire ce n’est pas ce qu’il y a des plus sexy avec les hommes. As-tu des difficultés avec la gent masculine?
Plus ou moins, mais disons que les hommes préfèrent les filles calmes et discrètes, donc c’est plus facile d’être chanteuse quand on veut pécho. Puis il y a toujours ce cliché qu’une femme ne peut pas être marrante et si elle l’est, c’est parce- qu’elle parle comme un homme donc elle est vulgaire. D’ailleurs j’ai remarqué que lorsque je distribue le tract de mon spectacle, les mecs me répondent "ok j’en parlerai ma femme". Pourtant, quand je parle des relations homme-femme, je parle autant aux hommes qu’aux femmes.
 
J’ai entendu parler d’une pièce, "Wanted", dans laquelle tu jouerais ?
Depuis mes débuts dans l’humour, je fais le plateau découverte au théâtre du Point Virgule ; c’est un tremplin pour jeunes talents. Nous sommes plusieurs humoristes à faire ce plateau, et nous avons eu l’idée de créer une pièce mélangeant les sketches de nos spectacles à des inter-sketches où nous jouons toutes ensembles. La pièce sera effective au mois de janvier.
 
>Carole en mode Mr Hyde
 
Ta pire manie
Je suis totalement accro au coca light et cigarette, ce sont mes deux pêchés mignon
 
Ta pire honte
Une fois à 15 ans mon petit copain est venu prendre un verre à la maison pendant que mes parents étaient partis au restaurant, sauf qu’ils sont rentrés plus tôt que prévu alors il s’est caché sous le lit et est resté toute la nuit chez moi. Le lendemain matin, je suis partie très tôt à l’école car je ne voulais pas qu’ils le rencontrent et j’ai dit que j’étais partie à la bibliothèque. Au final, on est allé dans un café pour boire un chocolat et en rire, quand j’ai senti une main sur mon épaule.  C’était mon père, j’étais vraiment gênée.
 
Ta pire technique pour séduire un mec
Le fait de faire de l’humour je pense. Je me souviens d’un jour où j’ai voulu draguer un mec, mais comme j’étais bourrée je n’arrêtais pas de faire des blagues et j’ai vraiment décelé dans son regard une lueur de frayeur.
 
Ton pire mensonge pour larguer un mec
C’est de dire que j’ai besoin d’être seule, alors qu’on sait pertinemment qu’en cas de coup de cœur on s’en fiche totalement.
 
Ton pire lendemain de gueule de bois
C’est justement se réveiller dans les bras d’un mec quand tu as la gueule de bois.
 
La pire chose que pourrait faire ton double maléfique
Être chanteuse maigre genre Nolwenn Leroy
 
VIDEO BONUS
 
>Carole Guisnel, dans "Maniac"

Tous les lundis au Point Virgule à 19h00.

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