CANNES, A TOUTE BERZINGUE

Samedi matin, direction la projection presse du film de Bertrand Bonello, Saint Laurent.

Le pitch :
Deuxième biopic consacré au couturier Yves Saint Laurent, cette fois-ci non autorisé par Pierre Bergé , le film se concentre sur la période 1967 – 1976 et évoque la rencontre de l’un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Mode, sexe, succès et maladie. Bonello se concentre sur cette période où la maison de couture se mute en entreprise mondiale, YSL rencontre son amant Jacques de Bascher (partagé avec Karl Lagarfled) et commence à succomber à différentes addictions. Une vie qui n’est pas retracée dans son intégralité et rompt avec les codes du biopic traditionnel. Un peu dommage car en ayant en plus fait le choix d’un montage où se mélangent les scènes du présent et du passé, et ce, très rapidement, on perd parfois le fil de l’histoire.

Notre avis :
La comparaison avec le film de Jalil Lespert où Pierre Niney et Guillaume Gallienne campent respectivement Yves Saint Laurent et Pierre Bergé est inévitable. Résultat du match…


Gaspard Ulliel, Léa Seydoux et Jérémie Régnier dans le Hall du Martinez

Le match Jalil Lespert / Bertrand Bonello :

> On préfère Gaspard Ulliel à Pierre Niney, pour sa voix, son jeu d’acteur et sa ressemblance encore plus frappante avec le couturier. Le comédien crève l’écran et révèle à la perfection son côté fragile et féminin.

> On préfère Guillaume Gallienne, à Jérémie Régnier, très peu présent dans ce film et cantonné au rôle peu glorieux d’homme d’affaires et compagnon jaloux.

> On encense le choix de l’acteur pour interpréter Yves Saint Laurent dans ses dernières années,  Helmut Berger, et on valide le choix d’Aymeline Valadepour interpréter Betty Catroux, beaucoup plus convaincante que Marie De Villepin.

> Léa Seydoux versus Laura Smet en Loulou De La Falaise : ici, RAS, les deux se valent et les rôles ne sont pas très présents dans aucun des deux films.

La scène culte :
Bertrand Bonello peut se targuer de plusieurs scènes cultes comme le baiser langoureux de Louis Garrel et Gaspard Ulliel qu’ils s’échangent silencieusement sur un fauteil en sky et où seuls les lapements de langue et les bruits de cuir se font entendre à l’unisson. Quant à la seconde, c’est sans aucun doute la scène où Gaspard Ulliel se met entièrement nu et où on le voit nu, de pied. Cela peut paraître un peu anecdotique mais on reparle quand vous aurez vu la scène les Paulette, ok ?


Vue de la Suite Chopard

14h, direction La Suite Chopard pour rencontrer  le maître de chai François Thibault et l’ambassadeur Grey Goose, Claudio Bedini. Interview.

Paulette : Cette année Grey Goose lance La Boulangerie bleue, un concept qui associe dégustation de cocktails et de petits pains, quel est le lien entre les deux ?
François Thibault : La vodka Grey Goose est une vodka 100% française, entièrement conçue sur le territoire, à partir de blé tendre importé d’une coopérative en Picardie et fabriquée à Gensac la Pallue.
Claudio Bedini : En France vous avez la culture  de la dégustation  or la vodka se déguste généralement on the rocks, soit pure. Pour le Festival de Cannes, la dégustation pure ne s’y prêtait pas vraiment, nous avons donc imaginé 4 cocktails à déguster avec des petits pains, qui rappellent comme François l’a dit, la levure de blé dans la vodka Grey Goose.

Pouvez-vous nous parler de ces 4 cocktails ?
Claudio : Le cocktail signature pour cette année c’est L’Artisan. Un cocktail qui caractérise tout l’esprit Grey Goose, avec un côté masculin puisqu’il y a une petite note originale avec  du vétiver , de  la liqueur bénédictine et une vodka qui a la particularité d’être vieillie dans un fût de chaîne de Cognac… A déguster avec un  petit pain au jus de roquette et graines de courge imaginé par Gontran Cherrier.
Sinon on propose le Fizz, servi dans une flûte , le Dry Martini  à déguster avec un petit pain fabriqué avec la même farine que la vodka), un Cosmopolitan.


A gauche, Claudio Bedini le “designer” des cocktails de Gery Goose et à droite, François Thibault, le “couturier” de la marque.

> Dîner Reebok à la Villa Schweppes


Navette direction Le bateau


Coucher de soleil sur la baie de Cannes

Samedi soir, 20h, direction la Villa Schweppes ou plutôt le Boat Schweppes, amarré pour l’occasion dans la baie de Cannes. Les Paulette étaient conviées au dîner organisé par Reebok Classics pour célébrer les 25 ans de la Pump, mitonné par le chef Jean Imbert. Dans la navette, Axelle Lafont côtoyait Karine Lemarchand. A l’arrivée, nous croisons Victoria Abril puis retrouvons les ambassadeurs Reebok, Laure Manaudou, Fauve, Alexis Vastine (notre Georges du mois du numéro Romantique, ndlr) pour un petit dry Martini sur le pont.

Les publishers Jean-Paul Tarte, Kenza SMG et Baptiste Lorber étaient également présents ainsi que le casse-cou du Petit Journal Maxime Musqua et l’auteur Raphael Cioffi.

Après un délicieux dîner – bien arrosé – imaginé par le chef Jean Imbert et servi dans le restaurant  nous sommes descendues deux étages plus bas pour deux showcases de folie, emmenés par le duo Orelsan et Gringe (Casseurs Flowters) puis par le ministère A.M.E.R (Stomy Bugsy et Passi). Les rappeurs ont littéralement mis le feu à la salle, où se déhanchaient pêle-mêle Daphné Burki et son mari Sylvain Quimène, la miss France Alexandra Rosenfeld, Woodkid, Gaspard Augé (moitié de Justice), la Bande à Fifi (Canal +) ou encore l’artiste So-Me.


Alexis Vastine et les Paulette


Orelsan et les Paulette


Casseurs flowters


Ministère AMER

A 3h du matin, retour en navette au Port maritime (pas le choix, après c’était dodo sur le bateau) aux côtés de l’acteur américain Mickey Rourke et mission stop pour rejoindre notre appartement. Inutile de vous dire que nous avons bien dormi mais la nuit fut courte…


Le 5 mats de La Villa Schweppes

>The Homesman de Tommy Lee Jones

Dimanche matin, 6h30, les yeux piquent mais le 7ème art n’attend pas ! Direction le Palais des festivals pour la projection du film The Homesman de Tommy Lee Jones.

Le pitch :
George Briggs, un vagabond, est sur le point de mourir pendu. C’est alors que Mary Bee Cuddy, une femme célibataire d’une trentaine d’années, lui propose un marché : elle le libère s’il l’aide à emmener trois femmes, devenues folles et dont les maris ne peuvent s’occuper, vers l’Iowa où elles seront soignées. Une odyssée semée d’embûches car un tel convoi de femmes attirent des hommes mal intentionnés, tels des cow boys hors la loi et des indiens.

Notre avis :
Un western féminin (féministe ?) où dès la première scène, on comprend que les femmes sont les héroïnes, ici, pas d’homme valeureux, les femmes de l’Ouest sont des guerrières ! Et franchement, ça fait du bien de voir des protagonistes fortes et indépendantes à l’écran.
Hilary Swank est magnifique dans son rôle de Mary Bee, une vierge pieuse qui, à 30 ans, n’hésite pas à demander aux hommes qu’elle rencontre de l’épouser -ce qui a valu aux spectateurs de belles tranches de rire). Les trois autres jeunes femmes qui souffrent de pathologies psychiatriques donnent quant à elles des sueurs froides. On est à la fois effrayé par leur comportement (cris, yeux qui roulent, violence) mais on s’attache également très facilement à leur personnalité. En effet, plus le film avance, plus on découvre leurs macabres histoires, que ce soit la perte d’un nouveau né ou le viol d’un mari, le spectateur n’est pas épargné…

On a beaucoup aimé The Homesman et ce serait une belle surprise de retrouver l’équipe du film au Palmarés 


Sur la Croisette, un sosie de Jean claude Van Damne

12h, alors que le soleil est au zénith sur la Croisette, les comédiens d’Expandables 3 (Stallone, Statham, Schwarzeneger) défilent en tank au milieu des festivaliers, ravis. L’heure pour nous de nous rendre sur La Croisette et de distribuer des pass pour la soirée de Paulette qui se déroulera le 21 à la Chambre noire Belvédère Marriot. Commentez cet article si vous souhaitez passer avec votre adresse mail, on vous enverra les infos !

Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *