ÇA VEUT DIRE QUOI EN FAIT, « MERCURE RÉTROGRADE » ?

Ce lundi 27 septembre, et jusqu’au 17 octobre, Mercure rétrograde. Un événement astrologique qui a tendance à inquiéter bon nombre d’adeptes. On vous explique tout.

Il y a deux types de personnes en ce bas monde : celles qui savent que quand Mercure rétrograde, c’est pour leur pourrir les trois semaines à venir, et celles qui n’ont aucune idée du chaos qui les attend. 

Avec la ferveur qu’a pris l’astrologie ces dernières années auprès des millennials et de la Gen Z, on pourrait miser sur un bon 70-30 % en termes de proportions. Voire 80-20 %. Écart assez significatif, en tout cas, pour que je comprenne le message : je suis pas loin d’être la seule à posséder un niveau de connaissances quasi inexistant quant aux effets des planètes et des étoiles sur nos vies de mortel·le·s. 

Bon, j’exagère. Il y a deux, trois trucs que je maîtrise. Déjà, mon signe solaire et mon ascendant parce que c’est le même : Scorpion (je sais). Et mon signe lunaire – Sagittaire – parce que sous la pression ambiante, j’ai fini par taper mon heure et ville de naissance sur un site dédié à l’adresse évocatrice, genre calculez-votre-signe-lunaire.org. Il m’en faut peu.

Pour ce qui est des phénomènes plus complexes que ce qu’on interprète du Zodiaque à la fin de Gala en été en revanche – soit autre chose que « s’ouvrir aux possibilités amoureuses que la saison nous réserve » ou « apaiser les tensions avec sa sœur », c’est le vide total. Je sèche. Ou plutôt, je séchais.

A force de voir défiler les mèmes astraux provenant d’internautes de part et d’autres de l’Atlantique, j’ai fini par en saisir le sens évident, aux fameux caprices de Mercure.

En gros, elle est la cause de multiples tracas, loupés et emmerdes survenant sur des périodes d’à peu près 3 semaines, trois fois par an. La responsable toute trouvée de nos trains ratés, des messages d’un·e ex qui sortent de nulle part, de notre ordi qui plante après une nuit blanche de taf à quelques minutes de la sauvegarde, de quiproquos en pagaille dans le groupe WhatsApp familial. Une certaine vision de l’enfer.

Mais pourquoi, au juste ? Qu’est-ce qui fait que le mouvement de la planète la plus proche du soleil soit si redouté par les moins de 35 ans au 21e siècle ? Pourquoi jette-t-elle son dévolu principalement sur nos modes de communication et appareils high tech, soit sur ce qui nous permet de tenir le coup depuis deux ans ? Y-a-t-il des façons de mieux l’accueillir qu’en s’abandonnant à la complainte généralisée sur les réseaux, bien qu’elle soit source de gloussements solidaires face à l’écran ? Réponse. 

Marche arrière et bousculades

D’abord, définition. En astrologie, quand on dit qu’une planète rétrograde, c’est qu’elle change le sens de sa course. Elle ralentit, stagne, puis semble faire marche arrière – un événement expliqué par un effet d’optique chez les scientifiques. Dans le cas de Mercure, qui symbolise les moyens de communication et les transports, ça se passe tous les 88 jours pendant 24 jours (18 % de l’année tout de même). Les expert·e·s du domaine l’affirment : ses phases sont particulièrement intenses et leur impact, variable. 

En fonction du signe dans lequel elle prend place, la rétrograde de Mercure va ainsi s’attaquer à nos boulots, à nos appareils électroniques, à nos trajets, à nos échanges. En février, elle annonçait des bouleversements sociétaux majeurs. En mai, elle insufflait un vent de scandales, de secrets et d’anxiété à nos vies. Lors de cette nouvelle « session » qui commence le 27 septembre (un lundi, ça donne le ton) et finit le 17 du mois suivant, elle encourage un chantier colossal au sein de nos relations amicales, familiales, amoureuses et autres crush inavoués.

« La Balance est gouvernée par Vénus, la planète de l’amour et de l’affection, et par conséquent, notre vie sociale sera la vedette [du phénomène] », détaille Refinery29, qui ne manque pas de noter qu’il est toujours plus perturbant pour les Vierges et les Gémeaux, dont Mercure est la planète.

« Cette rétrograde nous amènera à réviser, à examiner et à repenser la façon dont nous sommes liés les uns aux autres afin de trouver plus d’équilibre et d’équité dans nos relations les plus importantes », analyse à son tour Narayana Montúfar, astrologue senior pour Astrology.com, auprès du média. 

Elle poursuit, insistant que les conséquences restent changeantes en fonction du signe solaire. « Cela mettra en évidence de nombreux schémas relationnels existants qui doivent être renouvelés. Soudain, nous ressentirons le besoin de remodeler la façon dont nous interprétons et communiquons les informations, et donc de transformer la façon dont nous exprimons nos besoins avec nos partenaires, nos managers et les autres personnes importantes de notre vie. »

Traduction : une invitation plus ou moins forcée à se poser pour repenser à comment on interagit avec notre entourage, et si, finalement, ces dynamiques nous conviennent. 

L’occasion de ralentir la cadence

Avoir l’impression que nos conversations n’ont aucun sens et qu’on sombre dans un trou noir d’incompréhensions notoires l’espace de quelques semaines n’aurait pas que des inconvénients. C’est même tout l’inverse. Aussi tumultueuse soit cette période, elle serait en fait l’occasion de mettre notre quotidien trépidant sur pause. 

De lever le pied, de prendre un recul imposé mais salutaire sur des situations à adresser. Ou plus concrètement, de réaliser une bonne fois pour toutes que la personne qui nous obsède depuis des mois mérite en fait les oubliettes de notre cerveau, déjà trop occupé à gérer nos propres angoisses et remises en questions permanentes pour se préoccuper de celles d’un·e autre.

Alors certes, Mercure va peut-être « commencer par être dramatique, inconfortable, voire même un peu hargneuse dans sa façon de vous interpeller », prévient Madi Murphy, consultante cosmique, à Refinery29, mais à en croire les spécialistes, ce sera pour le meilleur.

Alors, on vous le souhaite du fond du cœur : bonne chance à tou·te·s, et see you on the other side le 18 octobre.

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