BUZZ DE LA SEMAINE : SYLVIE VARTAN

Photo, Jean-Baptiste Mondino

Paulette a rencontré Sylvie Vartan, notre adorable moue boudeuse de la chanson française pour parler de son nouvel album, Soleil bleu, qui sort aujourd’hui.

Pour l’occasion, Sylvie s’est entourée de grands noms de la variette, comme Daho, Arthur H, la Grande Sophie, Benjamin Biolay et notre chouchou Julien Doré (en duo sur Soleil bleu). Composé de douze chansons très cinématographiques, Soleil bleu dépeint tour à tour la Vartan comme une femme fatale (Pas si facile à oublier, l’excellent Je me détacherai), espiègle (J’Fais la moue, Tous ces garçons), désinvolte (Soit dit en passant) ou icônique (La femme coupée en deux, le très rock Personne). Un bel opus réalisé par le duo Keren Ann-Doriand qui nous donne envie de réécouter ses tubes avant de la voir à l’oeuvre, sur scène. Rencontre.

Paulette : Je crois savoir que la date de sortie de votre nouvel album, Soleil bleu, a été avancée de quelques mois. Pourquoi ? 

Sylvie : On a avancé la date de sortie en raison des disponibilités de Keren Ann qui était en plein enregistrement de son album aussi. Elle a fait une pause pour enregistrer le mien, ça a été fait rapidement, on a eu la chance de trouver tout ce matériel en très peu de temps, c’est arrivé pile poil. Puis un jour, mon directeur artistique et moi étions en train de réécouter des titres que l’on venait d’enregistrer, et le PDG de Sony est passé dans le couloir, il a écouté, demandé quand le disque sortait (sortie initialement prévue en février 2011, ndlr) et il a dit : "Non, non il faut sortir ça tout de suite !". Ça nous a donné un petit coup de fouet supplémentaire au début de cette aventure, ça s’est vraiment très bien organisé, on a eu beaucoup de chance.

Vous vous êtes très bien entourée sur cet album : un duo avec Arthur H, un autre avec Étienne Daho sans oublier Julien Doré, et une chanson offerte par Benjamin Biolay…
Étienne et moi nous voyons le plus souvent possible, nous parlons de nos projets, nous avons vraiment beaucoup de points communs et de similitudes sur nos voies artistiques. Un jour, on en est venu à parler des gens que nous aimions bien, et donc de Keren Ann. Il a donc organisé un rendez-vous avec elle et Doriand (le coréalisateur de l’album, ndlr) chez lui. Ils sont arrivés avec des chansons, dont une qui s’appelait J’Fais la moue qu’ils avaient composée pour moi, en pensant à moi. Paraît-il que je fais la moue ! C’est vrai, ils ont mis l’accent là-dessus et ça m’a beaucoup amusée, je trouve que c’est une chanson assez drôle, avec un côté autodérision, un peu léger. C’est très difficile de trouver une chanson qui a cette couleur-là. Et comme notre rencontre s’est passée le mieux du monde, il y avait vraiment une affinité au départ et on a décidé qu’ils allaient m’écrire plusieurs chansons. On s’est lancé très très vite et en l’espace deux-trois mois on a réalisé l’album. Les chances de réussite étaient de notre côté dès le début. L’idée de refaire un album si vite me plaisait parce qu’il y avait cette équipe.

Dans cet album, on vous retrouve à la fois sensuelle, enjôleuse, espiègle…
C’est très cinématographique. Le choix de ces chansons me revient au fond, car c’est moi qui dois les chanter et les interpréter. Au finish, ces chansons ont dû être composées d’une certaine manière car je les chante différemment. C’est vrai qu’il y a un côté très varié dans ce disque qui n’est pas simplement mélancolique, il est joyeux et léger aussi, et puis il y a une unité en même temps.

Parlez-moi de Soleil bleu, ce duo avec Julien Doré qui donne son titre à l’album.
Julien m’avait proposé cette chanson en solo. Quand je l’ai retrouvé en studio, il avait déjà posé une voix pour me la montrer et j’ai donc posé une voix aussi. Et puis je lui ai dit qu’on allait la faire en duo. Je l’ai présentée à Keren et Doriand, et ils l’ont aimée. Il n’y a jamais eu de problèmes avec les chansons que je leur ai amené et réciproquement. Il n’ya pas eu de heurts, je n’ai pas changé de mots par exemple, rien ! D’habitude je change un ou deux mots qui ne sont pas trop dans mon langage, mais là rien ! L’ordonnance des étoiles comme on dit !

Dans la chanson Tous ces garçons, vous abordez de manière originale le thème de l’homosexualité…
Oui, l’homosexualité est toujours traitée d’une manière assez grave et mélancolique, on pense aux chansons d’Aznavour ou de Berger… Et le faire avec ce trait d’humour, c’est formidable ! Je pense déjà au duo que je suis en train de préparer de cette chanson avec ma choriste sur scène ! Ça va être très très drôle… La chanson fait "Mais qu’est-ce qu’ils ont tous ces garçons à s’aimer entre eux/Au lieu de regarder plus loin les filles qui ont les yeux bleus"… (Elle rit.)

La dernière chanson est La vanité, écrite et composée par Benjamin Biolay. Que vous inspire ce défaut ?
La vanité c’est épouvantable, ça ouvre la porte à tellement d’autres choses… C’est un défaut qui n’est vraiment pas louable ! Benjamin l’avait déjà faite et je l’ai reprise car je la trouve magnifique. Elle est vraiment très forte, le texte m’inspirait. Depuis quelques années, je m’applique à vraiment mettre la lumière sur les textes et l’interprétation. C’est important pour moi d’avoir quelque chose à dire soit de profond, soit de léger, mais qui me ressemble dans tous les cas. Que ce soit en accord avec ce que je pense. Quand on chante, on se met à nu, on se montre tel qu’on est, il n’y a pas de trucs.
 

Vous chantiez une chanson magnifique en 1969, Ballade pour fugue. Pourriez-vous nous raconter l’histoire de cette chanson ?
Oui, je m’en souviens, je pense que c’était pour une émission télé. C’est drôle que cette chanson vous touche plus particulièrement que d’autres, je ne sais pas… Pourquoi ?
Parce que vous racontez l’histoire d’une fille amoureuse d’un musicien qui visiblement la fait souffrir, et qui fait exprès de partir uniquement dans le but qu’il la rattrape. On voit Jean-Claude Brialy sauter dans son cabriolet à votre poursuite pour vous reconquérir. Le refrain c’est : "Toi qui est musicien, fais-en donc un refrain, une ballade ! Pour une fu-u-u-gue…" (Sylvie entonne avec moi le refrain, rires complices).

Pour finir une petite dédicace pour Paulette ?
J’ai toujours eu des filles dans mon public. C’est difficile pour une femme d’avoir un public féminin. Pour avoir de la longévité, il faut que les filles t’aiment bien. Car c’est les filles qui emmènent les garçons aux concerts. J’ai toujours eu des copines. J’ai commencé par la collégienne du twist, maintenant que ça continue, j’aime bien Paulette. Donc Paulette, belle idée : Paulette elle est chouette !
 
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Théâtre du Châtelet, 16h

Les 2 Paulette les + rapides raflent la mise !




Soleil bleu (Columbia)
Sortie le 29 novembre 2010

   
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