BUZZ DE LA SEMAINE : GISELLE ROSSELLI


Giselle Rosselli est notre coup de coeur de la semaine. Cette jeune Australienne hyper fortiche en maths et auteure de la BO de la série Skins s’est confiée à Paulette.

Paulette : Des mathématiques à la bande originale de Skins, Paulette tenait beaucoup à te rencontrer, Giselle !
Giselle : Je suis également ravie de parler à Paulette ! Cela faisait effectivement un an que j’étudiais les mathématiques fondamentales à l’université quand, sur un coup de tête, j’ai envoyé quelques uns de mes morceaux à la production de Skins : de simples idées brutes, enregistrées sur mon ordinateur portable. Jamais je n’aurais imaginé que je finirais par en discuter avec un superbe magazine français !
 
Paulette : Peux-tu nous en dire un petit peu plus sur toi, ton univers ? 
Giselle : Je suis un peu étrange de ce point de vue. La faute revient à ma famille de peintres et d’architectes suisses… notre maison est comme un musée. J’aime à penser que ma musique est faite de couleurs, plutôt que de formules ou de structures. Au lycée, mon choix s’est porté sur la musique plutôt que sur les arts plastiques. J’ai toujours su depuis mon plus jeune âge que je serais musicienne. C’est peut-être parce que je ne viens pas d’un milieu strictement musical que j’écris d’une façon différente des autres.
 
Paulette : On t’a découvert grâce à Myspace. À quel point Myspace a-t-il joué pour toi ?
Giselle : Pour ma part, Myspace a vraiment été un très bon outil. La plupart des artistes sont terrifiés à l’idée même d’une "auto promo" : on se sent comme un enfant en maternelle, revenant de l’école avec un dessin dans l’espoir qu’il soit accroché sur le frigo. Myspace signifie que n’importe qui peut écouter de la musique et déterminer ses goûts pour soi, sans que l’artiste de soit obligé de s’agiter dans tous les sens pour se faire remarquer. Si c’est de la bonne musique, les gens l’écouteront.
 
Paulette : Comment composes-tu, y a-t-il un processus particulier ? Quelles sont tes influences, éventuellement les artistes que tu admires ?
Giselle : J’ai commencé à écrire des solos de piano à l’âge de sept ans. Je n’ai jamais eu de formation en chant mais j’ai toujours été intéressée par les mélodies et les paroles. J’ai donc progressivement ajouté du texte à mes partitions au piano. J’étais un peu obsédée par Beirut et Amélie Poulain pendant un certain temps, c’est pour ça que je me suis mis à l’accordéon. Puis, toute une panoplie bizarre d’instruments a suivi : le piano à pouces africain, le bongo (tambour), le charango péruvien (à cordes), la harpe japonaise (koto). Je prends tous ces sons, je les coupe, je les inverse, je les sample : ce sont comme des mondes en miniature où vivent mes mélodies. Mes influences du moment sont des artistes tels que Four Tet, Bjork, les musiques du monde (notamment les rythmes africains et sud-américains), Baths, Micachu, Steve Reich et The Whitest Boy Alive.
 
Paulette : Crave You est une jolie réussite de mélange des genres. Comment t’es-tu retrouvée à travailler avec Flight Facilities ?
Giselle : J’ai sympathisé avec Hugo un soir en boîte où j’étais de sortie. C’était vraiment une question de timing, ils avaient un morceau pour lequel il leur manquait une mélodie, et je disposais d’une mélodie que je n’avais pas encore mise en musique. C’est drôle car au départ j’étais trop gênée d’utiliser le refrain, et désormais lorsque je chante lors d’un festival tout le public le reprend avec moi. J’espère simplement que le garçon à propos duquel je l’ai écrit ne sait pas que c’est lui.
 
Paulette : Tu fais partie d’une génération plutôt branchée de jeunes artistes. Est-ce que ton image, ton style t’importent et à quel point ?
Giselle : C’est important que l’on se souvienne de vous en tant qu’artiste, cela a toujours été le cas je pense. Ce serait bien si l’image n’était pas si décisive, mais les gens ont besoin d’un "quelque chose" à associer à l’artiste afin de les garder à l’esprit. J’ai toujours aimé empiler des choses sur ma tête : des fleurs, des fruits… là, je projette de d’utiliser un oiseau empaillé, prenant son envol sur mon front. Puisque l’image prévaut tellement, autant s’amuser avec !
 
Paulette : Comment te vois-tu dans trois ans ? 
Giselle : Au Royaume-Uni en train d’écrire mon cinquième album entre deux tournées. Et avec trois fois le nombre d’instruments dont je dispose actuellement. 

Paulette : De Giselle à Paulette.. une petite dédicace pour nos lectrices ?
Giselle : Laissez une bonne place à mes chansons sur votre frigo !
 
 
Bonus : le clip de l’excellent Crave You

< GISELLE ROSSELLI
MYSPACE

< FLIGHT FACILITIES
MYSPACE

Paulette a déjà parié que vous deviendrez bientôt accro à Crave You, a-t-elle vu juste ?

 

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