BURLESQUE : VALENTINA DEL PEARLS

Photo, Yann Pagès

Paulette : Valentina, racontez-nous un peu votre parcours, comment êtes-vous devenue artiste burlesque ?
Valentina : Fin 2005, j’allais souvent dans un petit bar du 11ème voir les performances d’une troupe où officiaient deux amies : Cerise Diva Champomy et Miss Glitter Painkiller. Je suis devenue fan de l’ambiance délurée qui se dégageait des shows. C’est d’ailleurs à l’un de ces spectacles que j’ai rencontré pour la première fois Dirty Martini et Kitten on the Keys (du Cabaret New Burlesque) et le coup de foudre a été immédiat. J’aimais tout en elles : looks, personnalités…
Quand j’ai su que mes amies souhaitaient former un nouveau projet burlesque, je leur ai tout simplement demandé de m’intégrer. Nous étions cinq, la troupe s’appelait alors les "Bump N’ Grind Honeys" et nous avons fait notre première scène le 14 juillet 2006 lors d’une soirée Fetish !
Il n’existait pas encore de grosses soirées burlesques comme l’on en voit beaucoup aujourd’hui. Nos shows étaient donc intégrés à des concerts, des soirées plus ou moins alternatives, des conventions de tatouage… Du coup, cela nous a permis de performer dès le début dans de belles salles comme le Bataclan ou le Divan du Monde. Je crois que c’est tout ce que j’attendais finalement. J’ai toujours beaucoup dansé et participé à de nombreux projets, surtout en danse contemporaine. Le burlesque m’a permis de multiplier les montées sur scène; le strip-tease et les paillettes en plus.

Vous avez une couleur de prédilection sur scène ?
Je suis naturellement très souvent portée vers le rouge et le noir, peut-être par facilité d’abord, car ce sont les couleurs que je porte le plus souvent dans la vie également. Et puis, elles vont bien avec le burlesque et l’imagerie du cabaret ou du cirque. J’aime les couleurs tranchées et vives mais j’avoue fantasmer sur des tons plus doux depuis quelques-temps. Je voudrais créer un numéro très boudoir en lingerie bleu ou rose poudré mais je cherche encore le scénario parfait qui légitimerait ce choix.
 

Photo, David Ramdany

Quelles sont vos références artistiques ?
Pour ce qui est du burlesque à proprement parler, ce sont incontestablement les américaines du Cabaret New Burlesque. Ce n’est pas que je connaisse leur travail en détail et sacrilège, je n’ai même pas encore vu Tournée ! Mais c’est surtout pour l’énergie qu’elles dégagent et leur état d’esprit sur scène comme dans la vie. Ma préférée reste Kitten de Ville, j’admire les femmes qui ont du chien et qui n’ont surtout pas froid aux yeux.
J’ai également un faible pour la culture anglo-saxonne en général, un virus attrapé à l’université : des films de gangsters des années 30 au Harlem Jazz en passant par la littérature anglaise et j’en passe… Si j’aime énormément de choses qui ont trait au passé, je n’en suis pas pour autant rétrograde et surtout pas trop esthète. Du coup, je m’amuse à transformer et revisiter un peu toutes ces choses comme j’en ai envie. Le but étant pour moi d’arriver à un numéro gai et frais qui se regarde comme un petit sketch comique. Dans mon numéro de la voleuse de bijoux, celle qui devait être au départ un pendant féminin de Moriarty ou d’Arsène Lupin n’a plus vraiment de ressemblance avec les héros qui l’ont inspirée. Dernièrement, c’est Jackie Kennedy qui a été mon terrain de jeu mais là aussi je suis partie un peu loin en l’imaginant s’opposer de manière délurée au discours de Garbitsch dans Le Dictateur !
Sinon, tout simplement, ce sont les femmes en général qui m’inspirent, et surtout leurs travers et petits défauts. Mettre tout cela en scène m’amuse énormément. Il m’arrive d’ailleurs souvent de me marrer toute seule pendant la préparation d’un numéro !

Qu’est-ce que ça vous fait d’être un fantasme pour certain(e)s ?
Je ne me suis jamais personnellement réfléchie comme telle car j’ai toujours pensé en premier lieu à divertir. Mais c’est bien sûr agréable et flatteur de sentir les réactions positives, cela aide en plus à prendre encore plus confiance en soi. Il faut dire les effeuilleuses en général véhiculent une image de femmes fortes, sûres d’elles, glamour et qui se moquent de toutes les conventions. Ce que personnellement je serais très heureuse d’être 24h sur 24 !
En même temps, je crois que nous rassurons car nous sommes des filles de tous physiques et de tous styles. Une phrase qui pourrait paraître clichée prend ici tout son sens, que "toutes les femmes sont belles". Et puis c’est totalement dans l’air du temps, de plus en plus de personnes militent pour un retour à une image du corps féminin moins formaté, la pornographie fatigue, le secteur de la mode commence petit à petit sa chasse à l’anorexie. Les effeuilleuses burlesques apportent, elles, leur glamour rafraîchissant !

Un mot à nos Paulette ?
Pensez à vous, amusez-vous et faites ce qu’il vous plaît !

Photo, Thibault Stipal

    Ses prochains shows :

   

– Le 9 janvier, à La Glitter Fever VI à la Flèche 
    d’Or.

    – Le 15 janvier, à la soirée de Neopopart "Balance maman
    hors du Train", à La Java.

    –   Le 15 janvier, pour les 2 ans du Bonbon magazine
   au Trianon.

    – Le 4 février, à la soirée Rock’n Tease à Stuttgart en
    allemagne.

JEU CONCOURS :

Paulette et Valentina vous offrent 3 places pour assister à la soirée Glitter Fever VI, organisée par Miss Glitter Painkiller à la Flèche d’or (Paris 20ème) ce dimanche 9 janvier.
(invitations valables pour 2 personnes)

Les 3 premiers commentaires raflent la mise !

Plus d’infos sur la Glitter Fever sur le site Internet ou sur la page Facebook.
 

 

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