BURLESQUE : MINNIE VALENTINE

 Photo, Cécila Rowe

L’univers de Minnie Valentine : la douceur et l’amour. Chanteuse, effeuilleuse, diplômée en journalisme, la jolie demoiselle séduit autant qu’elle inspire ses publics. Il ne nous reste plus qu’à la découvrir…
 
Paulette : Minnie Valentine, cela signifie que vous êtes toute petite et romantique ?
Minnie Valentine : Romantique, certes. Mais je suis loin d’être petite avec mon mètre soixante-dix. Je souhaitais un nom de scène qui reflète ma personnalité, un nom qui aspire à la douceur et à la sensibilité mais qui peut aussi se révéler très acidulé si l’on veut. Je suis une grande amoureuse de la vie et Minnie Valentine reflétait bien tous ces aspects. En revanche, le nom de scène que j’ai choisi se prononce à l’anglaise, une façon de rappeler le Valentine’s Day anglo-saxon et de faire un clin d’œil à mes origines britanniques. Pour Minnie, j’aurais pu faire référence à la petite copine de Mickey. Mais bien que j’aime Disney, j’ai choisi ce prénom par souci de sonorité.
 
Vous n’êtes pas qu’effeuilleuse, que faites-vous d’autre ?
Je crois qu’inconsciemment, j’ai toujours voulu me prouver que j’étais capable de beaucoup de choses. Je m’effeuille donc mais je chante aussi, seule ou en duo. J’essaie toujours d’intégrer une chanson à interpréter dans chacun de mes numéros burlesques. C’est un peu ma particularité. Par ailleurs, j’ai un rapport assez polyvalent avec la photographie puisque je suis à la fois photographe et modèle. J’évolue aussi bien devant que derrière l’objectif et cette ambivalence me plaît beaucoup. J’ai fait beaucoup d’autoportraits dernièrement et c’était amusant de constater que beaucoup ne se rendait pas compte que ma double identité. À côté de ça, je viens de finir des études de journalisme. Au final, je suis une sorte de monstre pluridisciplinaire. Mais je connais beaucoup d’autres personnes qui fonctionnent ainsi. Je pense que nous faisons actuellement partie d’une société qui encourage à la polyvalence.
Avez-vous déjà eu des réactions originales suite à l’une de vos représentations ?
On m’a déjà demandé en mariage (rires). Ce genre de plaisanterie m’amuse toujours car je trouve cela tout aussi théâtral que le burlesque. Mais la réaction qui m’a la plus touchée, c’est lorsqu’en sortant de scène quand je performais pour la première fois à Bruxelles, une femme m’a arrêté dans le public pour me dire avec la plus grande sincérité que ce je faisais était géniale et que je devais rester comme je suis. C’est là que l’on se rend compte à quel point on peut toucher les gens par nos représentations scéniques. On ne fait pas qu’ôter ses vêtements sur scène, c’est toute une performance et un jeu de séduction avec le public.
Vos tenues sont très travaillées, comment les choisissez-vous ?
Depuis toute petite, j’adore les costumes. Alors dès que je dois imaginer une tenue pour un numéro burlesque, je suis comme une gamine dans un magasin de bonbons. À l’inverse, parfois c’est un tissu, un sous-vêtement ou un accessoire qui va déclencher l’idée d’un numéro d’effeuillage. Je customise beaucoup mes tenues pour les rendre plus originales. Je pars généralement d’un vêtement de base que je personnalise moi-même avec des paillettes, des franges de pompons et d’autres fanfreluches. Autrement, je demande de l’aide à ma mère, couturière, pour la réalisation de mes idées les plus folles. C’est le cas par exemple de ma tenue de pirate "Minnie the Moocher" en tartan rouge, créée de toute pièce. Je passe beaucoup de temps sur la création de mes costumes, c’est un peu mon dada.
Un conseil en matière de séduction à nos Paulette ? Quels sont les meilleurs atouts féminins ?
Il ne faut pas avoir peur avoir peur d’être féminine quelles que soient ses formes. J’ai travaillé dans le prêt-à-porter et j’ai constaté que beaucoup de femmes se cachent par complexe. Au contraire, il faut apprendre à connaître ses atouts pour mieux les mettre en valeur. Une poitrine rebondie, une belle chevelure, des jambes élancées, c’est là que les regards vont se poser et non sur nos défauts physiques. Pour moi, les meilleures armes d’une femme sont l’eye-liner, le rouge à lèvres rouge profond et les talons aiguilles. Le trait d’eye-liner pour donner un air naturellement pétillant au regard, le rouge à lèvres rouge pour afficher une féminité assumée et les talons aiguilles pour élancer sa silhouette. Le petit plus féminin et totalement rétro, c’est de porter des bas nylon avec couture. Tous les regards se posent automatiquement sur la ligne des bas pour suivre la courbe de vos jambes. C’est l’atout infaillible.

Un mot à nos Paulette ?
Restez coquettes et actives ! La vie est trop courte pour ne pas se donner à fond.
 
Photo, Nicolas Meunier
Retrouvez Minnie Valentine sur :

www.minnie-valentine.com

Facebook : ici
 

 

 
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