BRETON, LA CONFIRMATION

Deux ans après un premier album très remarqué, les British de Breton sont en tournée avec un nouvel opus, War Room Stories. Rencontre avec Roman, le chanteur francophile du groupe.

 
Paulette : Vous êtes allés à Berlin pour enregistrer cet album. Qu’est-ce que ça vous a apporté ?
On voulait s’éloigner de Londres. C’était important de choisir un endroit à Berlin qui n’était pas hipster. C’est un endroit caché dans un vieux studio abandonné. Il y a des personnes qui louent des emplacements dans ce bâtiment, des gens un peu fous. L’endroit avait beaucoup de caractère, c’étaient de bonnes conditions.
 
Ta chanson favorite dans cet album ?
C’est difficile c’est comme avoir un enfant préféré, même si tu en as un, tu ne peux jamais le dire ! Je change d’avis à chaque fois qu’on les joue. L’idée avec cet album était de trouver toutes les choses que l’on aime avec la musique et de les explorer.
 
L’endroit idéal pour écouter votre album ?
Chaque chanson peut s’écouter dans n’importe quel endroit !
 
Pourquoi ce papillon bleu sur la pochette ? Ça représente quoi ?
C’est une collaboration surréaliste, des jeux de cadavres exquis. On voulait trouver un objet symbolique. On a demandé à un photographe new-yorkais de choisir 10 objets par hasard, de les acheter et de prendre seulement 10 minutes pour les trouver et pas dépenser plus de 10 dollars. De tous les objets, le papillon était le plus évident. C’est la renaissance. On l’a recouvert de vernis, c’était plus élégant.
 
 
Passons maintenant à la quizzette…
Quelle est la pièce fétiche de ton dressing ?
Le gilet que je porte. C’est une des choses que j’ai achetée avant de partir pour la tournée. On part pour trois mois, c’est assez long, on quitte la vie normale et on vit avec une valise. On joue les mêmes chansons alors ça fait du bien d’avoir ce gilet nouveau, c’est un peu bête.
 
Qu’est-ce qui te fait craquer chez une fille ?
Une fille talentueuse : écrire, peindre, prendre des photos… Je trouve ça toujours séduisant.
 
La recette que tu ne rates jamais ?
Il y a deux ans, j’aimais une fille à qui j’avais demandé ce qu’était son plat préféré. Je voulais lui préparer à manger je pensais que c’était une bonne idée. Elle m’avait répondu des lasagnes aux champignons. Pendant une semaine, j’ai préparé ces lasagnes pour réussir la recette. Résultat le soir où elle est venue diner je n’ai pas pu en manger car j’en avais trop marre !
 
Ta phrase culte ?
L’homme c’est rien, l’œuvre c’est tout, de Flaubert.
 
Un endroit pour décompresser ?
Upstate New York, on a un copain qui a une maison dans la forêt.
 
Le pire texto que tu aies reçu ?
Je viens juste d’être malade dans un bus, de la part d’une fille que je connais à peine. Elle m’envoie régulièrement des nouvelles pour me raconter sa vie.
 

Tu nous racontes ton plus grand moment de honte ?
En Suisse lors d’un Festival, on jouait avec Franz Ferdinand. On a fait 8h de voyage, on était super excité. Une fois sur scène, je suis tombé par terre : j’ai trébuché sur mon ampli devant 6 000 personnes. J’ai eu mal pendant 3 jours !
 
Tu parles bien français comment ça se fait ?
Mes parents sont francophiles. Mon père est Polonais, je pense qu’il s’est toujours senti étranger à Londres. Il voulait nous compliquer la vie à mes sœurs et moi. C’est sans doute pour ça qu’il nous a inscrit au Lycée Français.
 
Où peut-on te trouver un vendredi soir ?
A un concert de Breton en tout cas pendant les mois à venir !
 
Une dédicace aux Paulette ?
Les filles, allez voir les créations de Georgia Hardigne. C’est ma coloc’ et c’est vraiment un génie.
 

BRETON :: WAR ROOM STORIES
Believe Recordings
Sorti le 3 février 2014
 
Concerts :
Ce jeudi 6 mars à la Cigale
7/03 : Le 106, Rouen
8/03 : L’Echonova, Saint-Avé
 
 
Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *