BREAKBOT, BARBU AU COEUR TENDRE

Photos, Alice Lemarin pour Paulette

Breakbot, de son vrai nom Thibaut, sort à 31 ans son premier album, By your side. Mais c’est loin d’être le début de sa carrière…
 
Proche du groupe Justice, membre du label Ed Banger Records, il s’est fait connaître du grand public avec son titre Baby i’m Yours… 
 
Ultra talentueux, ce barbu au cœur tendre s’éclate sur scène, que se soit à Coachella ou plus récemment au festival We love Green. Rencontre en terrasse, un matin un peu frais où pour se réchauffer, on parle de chocolat, de musique noire et… d’amour.
 
Paulette : D’où vient ton nom de scène, Breakbot ?
Breakbot : Je suis serbo-croate et Breakbot, c’est mon deuxième prénom. Je suis né en Croatie en fait. Non je plaisante ! Bot, c’est le verlan de Thibaut, et Break parce que j’aimais bien toute la culture funk, break dance, hip hop avec l’utilisation de break de batteries. On m’a donné ce surnom de Breakbot à l’école, depuis, c’est resté.
 
En parlant d’école, tu as grandi dans les Yvelines. Si on revient sur ton enfance, ton adolescence, qu’est-ce que tu écoutais à la maison ?
J’écoutais surtout ce que mes grands frères écoutaient, j’aimais bien les copier. Ça allait de Stevie Wonder à Prince, en passant par Bob Marley et Björk.
 
Quels sont les artistes présents dans ton quotidien, qui t’influencent directement dans ta manière de composer ?
J’adore la musique noire, la musique funk. Tous les Michael Jackson, les Prince, les Stevie Wonder, les Marvin Gaye, je les écoute encore aujourd’hui. Ils m’influencent car j’ai le sentiment que lorsque tu fais de la musique, tu as toujours l’impression de reproduire ce que tu écoutes. Je ne sais pas comment définir exactement la relation entre ce que j’écoute et ce que je fais, mais je sais qu’il y a forcément des ressemblances, des réminiscences des trucs que tu écoutes sans vraiment que tu le veuilles.
 
Tu dis souvent "Quand je fais de la musique", est-ce que tu peux m’expliquer comment toi "tu fais de la musique" ?
Je commence souvent en faisant quelques trucs au piano, je me laisse aller, je cherche. Et quand je trouve des sons cool, qui me plaisent, je les enregistre. Ensuite, je rajoute des couches, de la basse, de la batterie, des instruments. Une fois que c’est à peu près abouti, j’appelle Irfane par exemple, qui vient chanter sur le truc, il vient écrire des paroles, et ensuite on fait un travail d’aller-retour entre la voix et la musique, c’est assez simple en fait !


 

Justement, entre la voix et la musique, as-tu déjà rêvé d’un duo, d’un artiste avec qui tu aimerais collaborer ?
Je trouve que je suis très bien tombé avec les chanteurs de mon album, c’était une vraie collaboration, ils étaient talentueux, ils ne m’ont pas du tout fait chier, c’était très naturel.
 
Ça s’est bien passé pour ce premier album mais qu’est-ce qui s’est le moins bien passé, quelles étaient tes difficultés, même inavouables ?
Je pense que j’aurais dû m’occuper du côté Artwork plus tôt. Pour t’expliquer, je m’y suis mis au moment où toute la musique était terminée, du coup, on a pris pas mal de retard pour la sortie de l’album. Avec le recul, si j’avais anticipé cela, on aurait pu sortir le disque avant l’été et avancer plus vite…
 
Sur ton album, qu’est-ce qu’on découvre, qu’est-ce qu’on trouve exactement, par rapport à un autre artiste ?
On découvre de la musique principalement (rires), beaucoup d’amour et… un peu de chocolat !
 
"L’ALBUM EST UNE GOURMANDISE SUCREE QUE L’ON PEUT
CONSOMMER FACILEMENT"
 
Du chocolat comme sur la pochette ?
Oui, c’est une référence à une pochette d’un groupe que j’aime beaucoup, Chicago. Ils avaient fait ce concept de chocolat pour un album et à ce moment-là, je trouvais l’idée excellente. Cela réunissait pas mal de trucs par rapport à l’album, un côté naïf, un côté en souvenir de l’enfance, un côté antidépresseur car c’est de la musique joyeuse. Finalement c’était bien proche du chocolat, c’était là une belle idée, puis ce côté léger, c’est une gourmandise, sucrée, que l’on peut consommer facilement.
 
Et l’amour, pourquoi ?
Sur l’album, quasiment toutes les chansons parlent d’amour. Je pense que ça vient essentiellement de mes influences, quand tu écoutes les trucs de funk, tu as 70\% des chansons sur l’amour, mais aussi quelques chansons engagées, mais la plupart des mecs sont des lovers ! Marvin Gaye, Barry White, Steve Wonder. Ça me plaît bien, ce sont de bons thèmes pour la musique, ils sont universels.
 
"JE SUIS QUELQU’UN D’ASSEZ ROMANTIQUE ET TRES TIMIDE"
 
Finalement, l’amour se marie bien avec toi aussi, derrière la casquette d’artiste ?
Ça me correspond bien, je suis quelqu’un d’assez romantique et très timide. C’est une manière détournée pour parler de trucs dont je n’oserais pas parler, en vrai.
 
Je crois qu’en plus de la musique, tu aimes le cinéma…
Oui carrément, j’ai d’ailleurs fait des études de cinéma. J’adore Scorsese, Kubrick, Coppola. J’aime le cinéma américain des années 60-70. J’adore l’animation aussi, les dessins-animés, la preuve (Breakbot montre son t-shirt).
 
Tu t’imagines réaliser un film un jour ?
J’adorerais ça, j’aimerais faire le film et la musique du film, réaliser une sorte de comédie musicale…
  
Une comédie musicale ? Vraiment ?
Je suis un gros fan de West Side Story à Chantons sous la pluie, c’est génial !
 
Dernière question séduction, la barbe et les cheveux longs, ça marche pour draguer les filles ?
Pas des masses en fait… La plupart des filles aiment les garçons propres, musclés et rassurants, ce qui n’est pas du tout mon cas…
 
Un petit mot pour la fin ?
Femmes, je vous aime. XOXO
 
BREAKBOT :: BY YOUR SIDE
Ed Banger Records / Because Music             
Sorti le 17 septembre 2012
 

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