BOUQUIN : L’IVRESSE DE LA BASCULE

Crédit photo, Maroussia Podkosova

Sandrine nous fait partager sa dernière lecture, L’ivresse de la bascule de Véronique Fiszman.

Nous sommes parachutés dans une petite ville, près d’Angers. Constance de Mazan a un poste de secrétaire médicale dans une clinique quelque peu austère où entre collègues, on aime bien se planter de bons coups de poignards dans le dos. Pour se consoler de sa vie un peu tristounette, elle s’enferme chez elle pour se créer un univers à la Agatha Christie, à base de tasses de thé bu en écoutant de la musique classique.

 
Elle passe ses nuits, qui ne sont pas du tout agitées, à rêver d’un beau mariage qui ne prenne pas l’eau et qui pourrait faire rimer amour avec toujours. Constante n’a pas d’amis, juste son petit papa qui ne parle plus depuis le décès de son épouse. Elle passe des heures à l’observer en mangeant du cake maison. Lors d’une soirée qui célèbre les noces d’une collègue triomphante, le champagne aidant, elle se rapproche de son patron qui vient de se séparer de sa femme.
 
La suite, aurait pu tourner au soap opera ou au mauvais film des années 70 où les couples illégitimes se retrouvent dans des bistrots miteux où la fumée de cigarettes sans filtre donne un teint cireux aux acteurs.
 
Et bien grâce au talent de Véronique Fiszman, nous échappons à cet écueil pour assister, bien heureux, à la possibilité d’une belle histoire d’amour entre deux êtres en mal de reconnaissance sociale ou/et affective. Constance ouvre son cœur et laisse s’exprimer son corps.
 
Comme l’a dit la divine Elizabeth Taylor, il y a des périodes dans la vie où il faut savoir faire preuve de courage et de confiance… Il est temps de faire le grand plongeon !
     L’IVRESSE DE LA BASCULE :: VERONIQUE
  FISZMAN

  Editions Léo Scheer

  17 €

  Site web

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