BOOBA IS BACK

Booba aka le Duc de Boulogne expatrié à Miami depuis 7 ans revient en force pour récolter le succès de vingt ans de carrière en France. Interview express dans le showroom de Unkut, sa marque de prêt-à-porter.

 
Paulette : Tu as présenté LVMH il y a une semaine pour la sortie de ton nouvel album et ça fait déjà un carton avec plus de deux millions de vues sur Youtube. Tu ne trouves pas ça trop facile ?
Booba : Pas du tout. Ça peut paraître facile quand ça marche comme ça mais il y a beaucoup de travail derrière. Mais j’aimerais bien que ce soit trop facile !  
 
D.U.C qui sort aujourd’hui (le 13 avril, ndlr) est composé de 19 titres. C’est une manière de montrer que tu es ultra-productif et au-dessus du lot ?
Il y a plein de titres antérieurs qui étaient déjà sortis. Je me mets aussi à la place du public et je me dis que j’aurais envie de découvrir de nouveaux titres et de ne pas avoir déjà entendu la moitié de l’album. Ça m’a pris un petit moment pour écrire tout ça, environ un an et demi.
 
Tu utilises encore beaucoup l’auto-tune dans cet album, en fait tu aimes autant chanter que rapper ?
Complètement. C’est quelque chose que je ne connaissais pas et que je n’utilisais pas avant. C’est devenu courant dans le raï, le reggae avant d’arriver dans le rap. Mala était le premier à utiliser l’auto-tune en France. J’ai voulu tester et j’ai commencé à me trouver un talent de chanteur. Utiliser l’auto-tune te permet de faire tout ce que tu as dans la tête.

 
Quelle est ta punchline préféré sur ton nouvel album ?
J’aime bien “Je suis sur un terrain glissant, t’es sur un glissement de terrain” qui est extraite de la chanson D.U.C.
 
T’en a pas marre des clashs, de ce milieu dans lequel tu excelles certes mais que tu rejettes d’une certaine façon ?
Ça m’inquiéterait si ça jouait sur ma carrière et que ça me tirait vers le bas. Si ça me tire vers quelque chose, c’est vers le haut. Je n’ai pas besoin du clash et je ne le cherche pas. Moi ça m’amuse de gagner. Mais si on me cherche, je prendrais un malin plaisir à écraser.

“Mes enfants me donnent beaucoup de force”
 
Tu es papa depuis un an, est-ce que l’arrivée de tes enfants a eu une influence sur ta musique ?
J’ai deux enfants (une fille, Luna, et un garçon, Omar, ndlr). Dans mon rap, je parle de ma vie et de ce que je traverse. Aujourd’hui, forcément mes enfants sont cités dans mes couplets de temps en temps mais à part ça non, ça ne change rien. En revanche, ça me motive et je veux réussir pour eux. Mes enfants me donnent beaucoup de force, d’énergie positive et de bonheur. C’est eux ma priorité désormais, ils passent avant tout le reste.
 
De quelle manière penses-tu t’adresser aux femmes à travers ta musique ?
Je ne m’adresse pas vraiment aux femmes ni à personne en fait. Mais, j’ai un très grand public féminin, beaucoup de filles viennent à mes concerts.

 
On dit souvent que tu es misogyne, qu’est-ce que tu réponds à ça ?
Les gens ne comprennent rien et mélangent tout. Toutes les femmes sont différentes et je les respecte toutes. Tu ne peux pas juger un livre d’après sa couverture. Je ne fais aucune discrimination, au niveau du sexe, de la couleur de peau, de l’âge… C’est l’efficacité qui compte.
 
“Être libre, c’est pouvoir aller où on veut quand on veut.”
 
Quel genre de femme peut gagner ton respect ?
Les mères de famille qui font passer les enfants avant tout. C’est la classe. Quand je vois la mère de mes enfants s’occuper d’eux, il n’y a rien de mieux. C’est ça le but de la vie, de transmettre. Je veux transmettre le respect à mes enfants, le respect de soi-même et d’autrui, c’est le plus important. Ne pas provoquer mais savoir répondre quand on provoque. Toujours être en paix avec soi-même, ne jamais être en tort.
 
Tu as fais le choix de venir t’installer à Miami il y a 7 ans, profiter du soleil et de la plage de South Beach, c’est une façon de te récompenser d’en être arrivé là ?
Bien sûr. Je compare toujours liberté et argent. Dès que tu commences à gagner assez d’argent, tu te sens libre. La liberté se paye cher. Par exemple, si je veux, là, je prends un billet pour Tahiti et j’y reste un mois. Être libre, c’est pouvoir aller où on veut quand on veut.
 
Une dédicace aux lectrices ?
J’espère qu’elles apprécieront l’album et si j’ai dit des saloperies, y a rien de personnel !

 
BOOBA :: D.U.C.
Sortie le 13 avril
Concert à Bercy le 5 décembre
 
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