BIENTÔT UN TEST SALIVAIRE POUR DÉTECTER L’ENDOMÉTRIOSE !

Une nouvelle pour bien commencer la semaine : un test salivaire a été créé et testé scientifiquement par la start-up lyonnaise Ziwig. Un Endotest simple et efficace qui permettra de détecter « en quelques jours » toutes formes de la maladie, « même les plus complexes ».

En France, entre 1,5 et 2,5 millions de personnes souffrent d’endométriose, une maladie qui se caractérise par l’existence d’un tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus (sur la vessie, les ovaires, les trompes, le diaphragme, etc.). Pourtant, l’endométriose reste trop souvent méconnue et maltraitée par les professionnel.le.s de santé, qui ont du mal à la diagnostiquer.

 

Vendredi dernier, Ziwig présentait un nouveau test salivaire permettant de détecter la maladie, avec une fiabilité proche de 100 %. Le tout en quelques jours seulement ! Révolutionnaire, donc, quand on sait que les symptômes (douleurs menstruelles, sexuelles, digestives, urinaires, etc.) passent souvent inaperçus durant des années. L’Endotest permettra de « ralentir, voire de stopper l’aggravation des douleurs (en réduisant le risque d’hypersensibilisation) et des autres symptômes, d’optimiser la prise en charge de l’infertilité et d’améliorer la qualité de vie des patient.e.s. »

Comment ça marche ? Rien de plus simple. Il suffit de réaliser un prélèvement salivaire soi-même (en crachant dans un petit tube), en utilisant le kit d’autoprélèvement. Plus besoin de se déplacer au laboratoire pour des examens invasifs (IRM, échographie, cœlioscopie avec biopsie), le test peut être réalisé depuis le confort de son salon. Le kit, lui, doit ensuite être envoyé au laboratoire. Le prélèvement sera analysé par l’Intelligence Artificielle, à la recherche de données relatives à des fragments d’ADN ou d’ARN, qui pourraient révéler l’endométriose. La réponse sera transmise en dix jours maximum.

 

Si des discussions sont actuellement en cours concernant le remboursement du test par l’Assurance Maladie, son lancement officiel est pour bientôt.

 

Un article de Lucie Narouman

 

Vous pourriez aimer...