BANDE SON DE L’ÉTÉ : OSCAR AND THE WOLF


Photo de Sarah Gruson
 
A la première écoute de l’album du belge Oscar and the wolf, c’est le coup de foudre immédiat. Rencontre avec un petit génie de l’électro pop.
 
Paulette : Peux tu nous présenter un peu ton projet ?
Oscar and the Wolf : J’ai commencé Oscar And The Wolf lorsque j’étudiais la peinture à Gand, en Belgique. Gand est une ville avec beaucoup de musiciens, donc j’ai cherché un guitariste et un bassiste. Nous avons commencé à écrire des musiques ensemble, et parfois j’écrivais seul. Puis notre bassiste est tombé malade, il ne pouvait plus être avec nous, mais c’était le co-écrivain d’Oscar And the Wolf… Donc après deux EP, j’ai finalement décidé d’écrire seul, mais je devais trouver de nouveaux musiciens pour les lives sur scène. Donc maintenant, Oscar and the Wolf est une sorte de projet solo mais avec beaucoup de monde sur scène pour les concerts.
 
D’où vient le nom ? Oscar and the Wolf ?
Oscar me représente, mais je ne voulais pas lui donner mon prénom, Oscar est un nom plus poétique. Ça sonne mieux, et le Wolf est mon sombre alter égo. C’est un peu la créature ténébreuse… C’est juste mon esprit animal.
 
Comment décrirais-tu ta musique ?
Je la décrirais plus comme un désir pour l’infini… Et savoir que l’infini n’existe pas, c’est la tristesse de savoir que cet infini n’existe pas. Mais je trouve la beauté dans cette tristesse. C’est très important.  Parce que quand je vois de belles choses, par exemple une personne ou juste une chose que je vois, j’en deviens un peu triste parce que je sais que ça ne durera pas toujours.
 

C’est comme si tu parlais d’une relation amoureuse, quand cette relation commence, tu sais qu’elle se finira un jour.
C’est en quelque sorte le message de mon album…
 
Tu as un artiste en particulier, un film ou une série qui t’inspire plus que d’autres ?
Oui, pour cet album c’était surtout Bitter Moon de Polanski qui est une très grande inspiration. J’ai écrit Under the skin grâce à son film. Le film Donnie Darko, des séries comme  6 feet under et True Blood. Et en art, plus les maîtres flamands de la Renaissance comme Von Heckel, Rogier Von Der Weyden, et d’autres… J’aime beaucoup ces gens.
 
As-tu joué d’un instrument ?
Un petit peu de guitare, un peu de piano. Et quand j’écris ma musique j’aime toucher à la basse, un peu au clavier, un peu tous les sons d’instruments sur le clavier.
 
Allons-nous te voir jouer d’un instrument sur scène ?
Non, j’aime être libre sur scène, j’aime pouvoir danser
 
Comment représentes-tu ta musique sur scène ?
Elle est plus “dansable”. Je retravaille l’album pour la scène, car je n’aime pas aller en live et écouter simplement écouter l’album. Je cherche à faire quelque chose de différent. Plus dansant et plus explosif.
 
C’est très important de voir un artiste sur scène, car c’est là que l’on voit son talent. C’est parfois facile de juger un artiste dans son MP3 alors qu’il n’est peut-être pas si bon en live…
Oui, ça dépend des personnes, certains sont très bons en live mais pas très bon en studio. D’autres sont très bons en studio mais moins sur scène.  Et enfin certains son bons dans les deux. C’est très étrange. Daft Punk par exemple, ils ne font pas beaucoup de live, parce qu’ils n’en ont pas besoin.
 

Vous pensez que qu’il y a une différence dans votre manière de travailler entre vous, les Belges, et nous, les Français ?
En France vous avez les Daft Punk, Phoenix… la France se porte très bien en musique ces temps-ci. La Belgique ça va mais…. ça ne roule pas aussi bien qu’en France. Bon, on a quand même Stromae ! (rires)
 
Mais la popularité de certains musiciens n’en fait pas les meilleurs, non ?
Ah ah oui. Mais je ne sais pas si nous sommes plus calmes, ou plus ouverts que les autres. Je pense qu’en France les gens sont un peu plus excités qu’en Belgique pendant les concerts, enfin pendant les miens en tout cas.
 
Y a t-il un artiste français que vous appréciez particulièrement ?
J’aime beaucoup Christine and the Queens…
 
Des gens disent que vous êtes un crooner, c’est ce que vous pensez ?
Un crooner ? J’aime ça ! J’aime cette idée.  C’est bien que les gens disent ça, je ne l’avais jamais entendu.
 
Pensez-vous que vous chantez l’amour ? Crooner veut souvent dire amour.
Oui, je pense oui. J’ai écouté beaucoup de Chet Baker, il a une manière de chanter qui est très romantique. C’est comme ça que je vois les crooners. Donc oui, je pense que j’essaye de chanter de manière romantique parfois.
 
Si vous deviez faire une reprise, de quelle musique ce serait ?
J’aurais envie de relever le défi de reprendre « Man ! I fell like a woman » de Shania Twain. Une version avec une guitare espagnole, j’aimerais bien faire ça.
 
Qu’est-ce que vous aimez faire ici ?
Un été, je crois que je suis venu ici une quinzaine de fois en deux mois. J’étais fou. J’aime dîner avec mes amis ici. J’aimerais aller à cet endroit où on a une très belle vue sur Paris, où on peut boire un verre, le BHV je crois.
 
Vous avez des endroits plus artistiques que vous aimeriez visiter ou que vous avez visité ?
La dernière fois j’étais à l’exposition de Dries Van Noten, près des pyramides de verre, le Louvres. C’était très sympa. J’aime bien juste trainer, aller dans les bars, toutes ces choses là.
 
Une dernière chose, si vous deviez collaborer avec un artiste, n’importe quel artiste ce serait qui ?
Jonathan Galzer, le réalisateur. Ou Polanski. Pour une bande son.  J’aimerais écrire une bande son.
 
C’est une de vos ambitions ?
Entre autres, oui.
 
Un petit mot pour les Paulette ?
J’aime Nickel. J’aime le mot “nickel” et “Ok d’acc”

 
OSCAR AND THE WOLF :: ENTITY
Pias
 
 
Concert :
Le dimanche 5 juillet au Mainsquare Festival
 
 
 
 
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