Les règles, depuis l’adolescence, elles nous emmerdent. Qu’on se le dise, c’est naturel mais c’est une période difficile à gérer, avec des douleurs parfois qui sont incontrôlables, des émotions en bataille et des pulsions ingérables. Pourtant, chaque mois, notre corps signe à nouveau pendant plusieurs jours. Pas de panique, on a 5 conseils pour vous aider à mieux vivre vos règles, ou potentiellement, les remettre à leur place (dans votre culotte de règles). 

Crédit : Fempo

On mise tout sur le confort. 

La montée en puissance des culottes menstruelles est justifiée, grâce à elles, exit les tampons ou les serviettes désagréables à porter. Les culottes Fempo, né d’un mouvement d’Empowerment pour les femmes, par Claudette et Fanny, sont une révolution. Pourquoi sont-elles si confortables ? Elles laissent respirer la peau, elles sont ultra absorbantes, anti-bactériennes et anti-odeurs. Autant dire anti prises de tête… Un bonheur en toutes circonstances, le jour, la nuit, au sport, en travaillant. On ne les quitte plus ! À deux doigts de les porter sans avoir ses règles, les Paulette ne peuvent plus se passer de ces dessous mariant confort et confiance en soi. Une solution plus économique et plus responsable, la culotte menstruelle peut se porter jusqu’à 12 heures sans la moindre fuite ou odeur. Un must-have pour nous depuis un moment déjà, la rédac’ compte bien opter pour le modèle de culotte taille haute noire récemment lancé par Fempo ou encore pour la classique désormais déclinée en divers coloris.

Adapter son alimentation pendant cette période

Certains fruits et légumes permettent de mieux vivre ses règles, en aidant contre les crampes ou les sensations de ballonnement par exemple. On opte pour des aliments riches en fer, les lentilles sont une bonne option mais plus largement, toutes les légumineuses. Tous les légumes verts comme les courgettes, les épinards, le chou sont riches en fer aussi et vitamines, très bénéfiques pour l’organisme. On pique quelques noix pour les oméga-3. Parfois, on ressent un inconfort digestif pendant ses règles donc les fruits peuvent diminuer ces troubles. Le chocolat noir, riche en magnésium, peut réduire l’inflammation du corps. Et pour finir, toutes les céréales complètes sont bonnes à manger. On évite des plats trop salés, gras ou sucrés, une surconsommation de café, de thé ou de sodas. En résumé, de bonnes choses pour son corps et pour se sentir à son aise.

Boire de l’eau, tout au long de son cycle

C’est contradictoire mais pendant les règles, on a fréquemment une sensation de ballonnement et donc, on oublie de boire. Et pourtant, il est prouvé que boire beaucoup d’eau pendant les règles permet de s’hydrater (forcément) et de se drainer, contre la rétention d’eau justement. Pour celles qui ont du mal à boire, la technique de la gourde dans la journée est une bonne option : on se fixe l’objectif de la boire deux fois dans la journée, avec de l’eau filtrée, ou de la tisane apaisante, mais rien d’autre. L’eau, c’est la vie, surtout si vous êtes devant un ordinateur toute la journée. Ça assèche bien plus que ce que l’on pense.

Crédit : Fempo

Faire du sport, à son rythme

On a entendu tout et son contraire mais le sport, pendant les règles, même si parfois la motivation n’est pas là, s’avère être super efficace pour soulager les crampes ou les douleurs de règles. Bien sûr, si les syndromes menstruels sont trop intenses, difficile de bouger. Mais si vous en avez le courage, une pratique de yoga adaptée, de pilates, de léger cardio ou simplement des étirements peuvent vous faire le plus grand bien. Et après, en option si vous avez, un bain chaud. Objectif détente assuré, et c’est tout ce qu’il y a de mieux pour votre corps et votre esprit ! 

Faire l’amour ou se masturber

Alors là, vous allez me prendre pour une folle mais c’est encore une fois prouvé… Faire l’amour pendant ses règles soulage et aide à décontracter et décongestionner, donc à réduire les tensions, libérer des fluides, détendre le sexe et donc le corps. En bonus, un lubrifiant naturel – je plaisante (ou pas). Et pour les célibataires, si l’envie est là, se masturber peut avoir des effets immédiats sur la douleur des règles, évader l’esprit, libérer des hormones de plaisir et donc, s’auto libérer. En un mot, on valide tout plaisir. 

Fempo et ses culottes menstruelles

Pour plus d’informations sur les culottes menstruelles, consultez Fempo.co

On en rêvait, Desigual l’a fait. Pour se sentir au chaud et avoir envie de s’auto-blottir – pourquoi pas ?, la marque qui ose tout a sorti les Puppets Jackets. Qu’est-ce que c’est ? Des vestes en fourrure synthétique, aux motifs originaux et surtout, que l’on va garder même chez soi car on ne pourra plus s’en séparer… Mieux qu’un doudou, une veste câlinou. 

Desigual

L’hiver s’annonce froid, besoin de s’aimer

Les températures baissent et la lumière se fait plus rare, il faut balancer l’entrée de l’hiver avec une garde-robe fun et colorée. Portées avec un jean ou sur une robe, les nouvelles vestes nounours signées Desigual font le pari de devenir vos meilleures amies. Chaude, aux motifs façon patchwork, pelage solaire ou géométriques, ces vestes sont là pour vous mettre du baume au cœur – et éviter le coup de froid et de blues. On s’y blottit, on s’y conforte et on apprend à se lover dedans. Bien plus douces qu’un petit-ami, on vous le dit… 

Un confort à portée de bras

Elles s’appellent laRizzo, laHairy, laPuppet ou encore laSpicy, ces vestes stylées et réconfortantes sont comme nous, parfois piquantes, souvent joyeuses et bien sûr, poilues… Enfin un peu plus ! De quoi s’habiller le moral et prendre une bonne dose de chaleur et de couleurs. laRizzo a été spécialement conçue par Monsieur Christian Lacroix, avec un imprimé géométrique, facile à porter tous les jours. Quant à laHarry, autant vous dire que vos pulls d’hiver et polaires d’intérieur vont faire la gueule. Elle remplace à elle seule tous les habits que l’on aurait pu porter en confinement ou à l’extérieur l’hiver, si douce et si belle à voir. Notre côté animal ne résistera pas à laSpicy au nom bien trouvé, pour rendre plus sauvage le contexte morose.  

« Mieux qu’un doudou, une veste câlinou ».

Mettons de la joie et de la douceur dans nos quotidiens

La mode ne doit pas être terne ou triste. Desigual, avec ces Puppet Jackets, continue de mettre de la joie et des couleurs dans nos vies. On adore se sentir rassurées par nos vêtements, qu’ils soient originaux et faciles à porter tous les jours. 2020, l’année nounours, l’année des câlins et surtout, l’année des Puppets Jackets pour toutes ! 

Retrouvez toutes les vestes en mode doudou sur Desigual.

A 30 ans, l’actrice Agathe Bonitzer, avec ses longs cheveux blonds vénitiens et son regard doux, a su s’imposer dans le paysage du cinéma français pour des rôles souvent intellectuels, particuliers, émouvants. Son style bien à elle a séduit les plus grands réalisateurs et réalisatrices, pour une jeune femme qui a connu le cinéma dès son plus jeune âge, née dans une famille de cinéastes et de cinéphiles. Aux Arcs Film Festival, elle est jury dans la section Courts Métrages, et c’est dans le village des Arcs 1950 que nous avons pris le temps de discuter cinéma, série Netflix, défi d’une jeune actrice et… Zola.

Par Stéphanie Chermont, depuis les Arcs.

Hello Agathe, tu es dans le jury Courts Métrages des Arcs Film Festival, qu’est-ce que ce format représente pour toi ?

J’ai l’impression que le court métrage a de plus en plus de poids en fait. Peut-être plus qu’il y a dix ans. J’ai le sentiment que les ponts sont plus poreux entre longs formats, moyens et courts. On voit revenir aussi des séances de films précédés de courts métrages, comme dans des programmes Arte ou même sur Air France ! C’est bon signe.

Tu n’as jamais réalisé de court métrage mais y penses-tu ?

J’ai toujours pensé que je ne voudrais pas réaliser, de manière générale. Je suis peut-être moins catégorique ces derniers temps mais je pense plus à une forme documentaire ou quelque chose de très personnel. Là c’est vrai que j’ai travaillé sur des trucs récemment qui me donnaient envie de faire un film ou écrire un livre, mais non, j’ai jamais écrit de scénario de court métrage. En tant qu’actrice, je crois que j’aimerais en faire un peu plus. Quand l’écriture me plaît, que le réalisateur ou la réalisatrice m’intéresse, j’y vais, peu importe la forme. J’en ai tourné un quand même cette année. C’est pas encore sorti, il est en fin de montage. C’est un film de Sophie Beaulieu qui s’appelle “La femme de mon oncle” pour le moment.

Peux-tu nous raconter tes débuts au cinéma ?

J’ai commencé très très jeune. C’est marrant parce que j’ai débuté avec une forme courte quelque part. Le premier truc que j’ai joué devant une caméra, j’avais quatre ans. C’était une sorte de spot publicitaire pour la prévention du Sida dans les années 90, réalisé par Benoît Jacquot. Mais bon, c’était pour la télévision. Sinon, après, j’ai commencé à tourner adolescente et pour moi c’était mon milieu en fait, le cinéma, avec mes parents, ma tante Hélène Fillières, j’ai vraiment grandi dans cet univers donc c’était quelque chose de très naturel pour moi. 

Cela n’a jamais été un poids ?

Si, quand on veut être acteur ou actrice et que l’on est fille de réalisateur, qu’on a un “nom” entre guillemets… C’est particulier. En fait, quand on est hors de cet univers, on a un sentiment d’illégitimité, et puis quand on est au coeur du truc depuis la naissance on a aussi un sentiment d’illégitimité parce que finalement on se dit bah oui tout était facile. Il faut un peu convaincre, montrer qu’on est pas forcément la fille de… Maintenant ça va, je n’ai plus ce complexe on va dire. Voilà mes débuts au cinéma. 

Qu’as-tu pensé cette année de toutes les discussions autour des femmes et du cinéma ? L’après #MeToo, etc…

Moi je pense que c’est bien de parler. Après, je crois qu’il faut aussi bien garder à l’esprit que c’est du cas par cas malgré tout. Il faut bien réfléchir, chaque histoire est différente, chaque situation est indépendante, les scandales ne doivent pas tous se réunir en un seul gros truc. Par contre, je pense que c’est très bien de dire les choses et je pense que c’est bien pour tout le monde. Effectivement, dans le cinéma on va beaucoup plus facilement dire quelque chose ou se rendre compte que quelque chose n’est pas normal alors que bon avant, on se disait si personne ne dit rien, et bien c’est moi qui suis folle. Il faut faire attention au côté bouc émissaire, à la trop grosse médiatisation et aux raccourcis quoi.

« On met du temps à se trouver, à se comprendre, parfois on fait des trucs et on se demande pourquoi on a fait ça. Je ne parle pas vraiment des rôles mais plutôt des photos, des castings où tu ne t’es pas bien faite traiter et après tu ne te sens pas bien ».

Agathe Bonitzer

Tu te sens engagée ? 

Non, je ne me suis pas exprimée. Heureusement, je n’ai jamais eu à faire des choses destructrices. Alors oui c’est sûr qu’entre copines artistes et tout ça on peut se raconter des anecdotes et c’est vrai que maintenant on se les raconte plus volontier que peut-être il y a quatre ou cinq ans. Mais sinon non, ce n’est pas trop mon style de m’exprimer en mon nom. Je suis un peu réservée. Et puis pour le coup je ne me sens pas légitime, je ne saurais pas utiliser les bons arguments. Il faut vraiment bien connaître son sujet, avoir un avis très précis pour pouvoir étayer. Mais je me sens concernée et engagée en général. Mais c’est vrai que je ne suis pas du genre à monter sur la place publique quoi.

C’est intéressant de se dire qu’entre actrices vous vous parlez plus facilement. Y a un truc de soutien, de sororité.

Oui, entre actrices et acteurs d’ailleurs ! Parce qu’il ne faut pas croire mais il y a aussi des jeunes acteurs qui vivent des trucs durs… Et même des techniciennes, techniciens… Et évidemment pas que dans le milieu du cinéma, mais bon, en l’occurence, c’est le milieu dans lequel j’évolue.

Est-ce que tu aurais un conseil à donner aux jeunes acteurs, jeunes actrices qui veulent se lancer ?

Mon conseil, c’est qu’il ne faut pas avoir peur d’être qui on est. Cela prend du temps, quand on est très jeune, on ne sait pas bien encore. Mais il faut passer ce cap et assumer sa personnalité.

Tu as eu peur au début toi ?

Je n’avais pas peur mais c’est vrai qu’on met du temps à se trouver, à se comprendre, parfois on fait des trucs où l’on se demande pourquoi on a fait ça. Je ne parle pas vraiment des rôles mais des photos, des castings où tu ne t’es pas bien faite traiter et après tu ne te sens pas bien. Je pense aussi que c’est bien de parler et puis il faut se dire que finalement c’est comme dans tous les métiers quoi. Il faut y aller pas à pas, il ne faut pas se décourager. Je pense aussi que c’est bien de lire et de voir des films.

Tu as tourné avec des grands réalisateurs, pour Netflix aussi… Vers quoi tu te diriges maintenant ? Est-ce qu’il y a des domaines que tu aimerais explorer ? 

En tant que spectatrice, j’adore les comédies et je serais tout à fait ok pour faire des grosses comédies populaires tant que je ne juge pas ça vulgaire ou nuisible. En général, je fais ce qu’on me propose, je ne fais pas un écrémage de fou. Mais je ne veux pas rester dans ma zone de confort. Justement, cette série Netflix « Osmosis », c’était très nouveau pour moi. De participer à une grosse machine, de faire une série… Là je vais jouer une policière, donc ça va me changer un peu ! Dans un film de Frédéric Vidot qui s’appelle “Selon la police”.

En ce moment, quel livre recommanderais-tu ?

Je viens de lire Au bonheur des dames de Zola. J’avais lu d’autres Zola, mais celui là je l’ai dévoré ! C’est ambigu, à la fois très misogyne et très féministe. Et je l’ai vraiment lu comme quand on est accro à une série. C’est hyper moderne, comment le capitalisme des grands magasins bouffe les petits commerces. Il est fasciné par ça, c’est beau, c’est pas seulement une critique, c’est la description d’une admiration. Je recommande. 

Plus sérieusement, tu es venue pour la raclette aux Arcs ?

Pas vraiment, je n’aime pas le fromage fondu, donc c’est raté (rires)… La montagne, ce n’est pas mon milieu naturel. Mais j’étais déjà venue tourner ici, aux Arcs, pour La Belle et la Belle. Donc je me repère bien ! Ça me rappelle de très bons souvenirs.

Les Arcs Film Festival s’est déroulé du 14 au 21 décembre 2019.
Le 
jury
, présidé par le réalisateur Guillaume Nicloux, accompagné de Santiago Amigorena (scénariste, producteur, auteur), Mélanie De Basio (musicienne), Nina Hoss (comédienne), Atiq Rahimi (réalisateur, auteur) et Antoine Reinartz (comédien) a décerné 6 prix.
La Flèche de Cristal, a été remise à ATLANTIS réalisé par Valentyn Vasyanovych en partenariat avec France Télévisions. Dotation d’une valeur de 20 000€ pour une campagne digitale en preroll sur le site de France Télévisions, dédiée à la promotion du film dès sa sortie en France.

Rencontrée pour Paulette Magazine en 2016 alors qu’elle venait de recevoir le prix Caméra d’Or au Festival de Cannes pour son film « Divines », la réalisatrice Houda Benyamina ne cesse d’être une source d’inspiration. Présidente du jury courts métrages du prestigieux les Arcs Film Festival, Houda nous a accordé une conversation sur les femmes dans le cinéma, la place du court métrage, les combats à mener en tant que réalisatrice et des conseils pour la jeune génération. À peine sortie de la réalisation d’un épisode de la série Netflix de Damien Chazelle (La La Land) et en écriture de son prochain long métrage sur la guerre d’Algérie, on ne peut que suivre cette réalisatrice combattante, brillante et totalement divine elle aussi. 

Par Stéphanie Chermont, depuis les Arcs.  

Pourquoi as-tu accepté d’être Présidente du Jury courts métrages aux Arcs Film Festival ? 

C’est mon attaché de presse Hassan Guerrar, qui a organisé ma venue ici aux Arcs Film Festival. Je n’ai pas su lui dire non (rires). Plus sérieusement, la vraie raison, c’est que j’avais très envie de voir ces courts métrages, de prendre l’ADN de ce qu’il se faisait dans la création européenne car c’est un festival dédié au cinéma européen. J’étais très curieuse de ces découvertes. C’est assez pointu en terme de sélection, c’est diversifié. Pour moi, un court métrage, ce n’est pas juste la possibilité de détecter des talents, ce sont des œuvres à part entière. Le court métrage, il y a de vraies prises de risques au niveau réalisation, la manière de raconter les histoires, etc. C’est souvent audacieux et singulier. 

En 2016, j’étais très en colère de voir qu’il n’y avait pas de femmes dans le cinéma. On me disait systématiquement « s’il n’y a pas de femmes, c’est que les films sont moins bons… ». J’avais envie de dire stop !

Houda Benyamina

Penses-tu que le court métrage a encore un impact pour un jeune réalisateur ou une jeune réalisatrice ? 

Je crois. Après, tu as deux cas de figure, celles et ceux qui font ce format pour ensuite passer au long métrage, et puis d’autres qui aiment vraiment le court métrage. Mais je pense qu’un court métrage peut avoir de forts impacts, déjà émotionnels. Quand je te dis ça, je pense au film court « Wasp » de la réalisatrice Andrea Arnold, un film sublime. J’avais été bouleversée par l’histoire de cette femme pauvre, dépassée par ses enfants, qui d’un coup avait envie de revivre une forme de féminité, de désir et qui laisse ses enfants. Elle était dépassée par tout ce qu’elle était devenue… Et ce cinéma, même en court métrage, c’est déjà tout l’univers de la réalisatrice.

Tu me parles d’une autre réalisatrice mais te concernant, qu’est-ce que cela signifie de se faire une place en tant que femme dans le cinéma ? 

Je crois que c’est encore compliqué de se faire une place. Je prends l’exemple de Claire Denis, grande réalisatrice, elle n’a encore aujourd’hui pas toute la reconnaissance qu’elle mérite ! Elle est citée par tous les plus grands metteurs en scène au monde et pour le moment, elle n’a jamais eu de Palme d’Or. J’ai vu « 35 Rhums », c’est un chef d’œuvre absolu. Et pas que ce film ! Tous ses films sont des films de chevet pour beaucoup de grands noms du cinéma. Je viens de faire un épisode de la série de Damien Chazelle (ndlr : le réalisateur de La La Land, Whiplash, etc.), elle faisait partie des cinéastes donnés pour s’inspirer. Comment peut-on l’expliquer ? Il y a un vrai problème mais grâce au hashtag #MeToo, à 50/50, aux témoignages et des voix de femmes qui portent, ça bouge. Ça se voit aussi avec le Grand Prix au Festival de Cannes pour la réalisatrice Mati Diop, elle est jeune, c’est un premier film, ou encore le prix pour Céline Sciamma, ça change un peu. Mais au final, je me dis qu’il y a une sacrée génération sacrifiée. Claire Denis, Tonie Marshall avec seulement un César, et bien toutes ces réalisatrices n’ont pas eu la place qu’elles méritaient avoir. J’espère qu’aujourd’hui, ça va changer. 

Il y a un vrai problème mais grâce au hashtag #MeToo, à 50/50, aux témoignages et des voix de femmes qui portent, ça bouge.

Houda Benyamina

On a le sentiment que tu en as parlé bien avant #MeToo, on pense à ton discours poignant au Festival de Cannes. Tu es une femme et une réalisatrice qui a toujours fait entendre ta voix. 

C’est vrai (rires). A l’époque, en 2016, j’étais très en colère de voir qu’il n’y avait pas de femmes dans le cinéma. On me disait systématiquement « s’il n’y a pas de femmes, c’est que les films sont moins bons… ». J’avais envie de dire stop ! Non ! Il n’y a pas de femmes parce qu’il n’y a pas de diversité dans les sélections, et ce sont des sélections qui sont dirigées que par des hommes. C’est donc une sensibilité d’hommes ! Le regard que l’on a aujourd’hui dans le cinéma, c’est particulier. A commencer récemment par « Marriage Story », sur Netflix avec Adam Driver, Scarlett Johansson, c’est un regard d’homme. Ce qui est beau par contre, c’est que c’est l’une des premières fois où l’on voit un homme impuissant qui ne comprend rien à ce qui lui arrive, qui ne capte pas ce qu’est une femme. Le réalisateur n’a pas peur de montrer ça. 

Mais on sent quand même que la plupart des sujets traités ont souvent été fait par le prisme d’un regard d’homme. Je pense que si nous voulons en tant que femmes avoir notre place dans le cinéma, il faut que l’on se réapproprie nos sujets. Une femme n’est pas obligée de faire des films sur l’amour, sur le couple, nous pouvons aborder tous les sujets. Les femmes ont participé à la guerre, trop de sujets sont encore vierges et pourtant, ils nous appartiennent aussi. Ça a été seulement raconté du point de vue des hommes. Et puis pour changer la situation des femmes dans le cinéma, comme je l’ai raconté à Cannes pendant mon discours, c’est aussi changer ceux qui sélectionnent, choisissent, que ça soit plus diversifié.

Est-ce que ça te donne des idées de films ? La guerre justement ?

Totalement, je vais faire un film sur la guerre d’Algérie à travers le regard de femmes. Je suis en écriture, j’ai eu une période un peu compliquée dans le procédé créatif mais là j’en sors, je vais mieux avancer. 

Que fais-tu à travers ton association 1000 Visages pour les femmes ?

Alors je ne fais pas que pour les femmes avec 1000 visages, ce qui m’intéresse le plus, ce sont les gens qui sont au ban de la société. Je préfère la révolution intersectionnelle, ça me parle plus. Les femmes m’intéressent car elles sont justement au ban de cette société, elles sont discriminées. Dès que les femmes ne le seront plus, je m’intéresserais plus aux pauvres, par exemple. 1000 Visages, ce que l’on tente de faire, c’est de détecter des nouveaux talents qui viennent de tous les horizons, plus seulement dans les quartiers mais dans les zones rurales. Depuis deux ans, nous sommes précurseurs parce que l’on est un peu partout en France. Du coup, quand j’ai vu le mouvement des gilets jaunes, je me suis dit qu’il y avait une vraie nécessité dans ces zones aussi très délaissées, comme les quartiers. Et je crois beaucoup au vivre ensemble, on est dans une société où l’on essaie de se monter les uns contre les autres, les communautés, les classes, alors bon… Et ce qui m’intéresse dans le mouvement féministe, c’est que c’est le seul mouvement où toutes les minorités sont réunies, donc il y a quelque chose à faire bouger. La question du genre m’intéresse aussi beaucoup. Il faut que toutes les minorités se regroupent et que ça soit un combat commun.

Je vais faire un film sur la guerre d’Algérie à travers le regard de femmes. Je suis en écriture.

Houda Benyamina

Quels conseils donnerais-tu à des jeunes réalisatrices ou réalisateurs qui démarrent ? 

Je pense que la première chose, c’est la passion l’amour de ce métier. Parfois, on pense que l’on est au bon endroit et en fait non. Par exemple, j’ai toujours cru que je voulais être comédienne, mais en fait, non. Ce n’est pas mon métier. En sortant de mon école, je me suis rendue compte que la réalisation m’intéressait plus et que c’était ma place. Donc ce que je conseille, c’est que malgré ces impressions, il vaut mieux expérimenter le plus de choses possibles, et voir l’endroit où l’on se sent à l’aise, où l’on aime ce que l’on fait, on n’a pas faim, pas soif, c’est ça aimer. L’amour de quelque chose, c’est que le temps n’existe plus, la faim, le froid… Trouver cette place. Et ensuite, faire, être dans le mouvement, ne jamais attendre des autres, que l’on vous donne du travail, il faut le créer soi-même. En résumé, l’amour et le mouvement. 

Dernière question sincérité, Houda, les Arcs Film Festival, tu es sûre de ne pas être venue pour la raclette ?

Non (rires). Tu sais, en vrai, je suis très healthy, je mange des amandes, des choses saines… J’aime bien la raclette mais non, ce n’est pas la raison. La neige, le soleil et Hassan Guerrar en fait ! 

Tove Lo, c’est l’artiste Suédoise la plus libre de la scène musicale. Celle connue dans le monde entier depuis son titre « Habits » a depuis fait quatre albums, n’a jamais trompé ses valeurs féministes et a toujours su exprimer en musique sa créativité. Rencontre à Paris pour justement parler de « Sunshine Kitty », son dernier album, aux sonorités plus pop. Si vous ne l’aimez pas déjà, vous allez l’adorer. 

On se rencontre à Paris, après Londres l’année dernière. Comment te sens-tu en France ? Est-ce que tu aimes venir ici ?

J’adore venir à Paris, cette ville est juste à tomber. Je suis venue très souvent avec ma famille en France, depuis la Suède, quand je n’étais encore qu’une enfant. Mes cousines ont vécu à Paris et du coup, j’ai l’impression d’avoir une connexion particulière avec ce pays. Et puis bon, c’est tellement romantique ici, ce n’est pas un cliché !

Tu es ici pour un quatrième album (déjà !) qui s’appelle « Sunshine Kitty ». Pourquoi ce titre ? (ndlr : je tends l’album à Tove qui le découvre dans sa version européenne)

Wow… Dans chaque pays, l’album est complètement différent, le papier, le graphique, l’aspect de l’objet… C’est la première fois que je le tiens entre mes mains avec la version européenne ! Le papier est bien plus beau qu’aux États-Unis ! (rires). Pour « Sunshine Kitty », c’est une combinaison entre ma volonté de faire de cet album un « pussy power » d’une certaine façon et aussi mon envie de parler de l’endroit où je vis maintenant, Los Angeles, où tout est plus lumineux et chaleureux. C’est aussi une réplique de la série « Girls », elle parle d’un auteur qu’elle admire et dont tout le monde connaît le nom, de son rayonnement, de son glow sur son visage, et ensuite elle fait un parallèle avec ce glow et le pouvoir du soleil au même niveau qui sort de son vagin… J’ai ri et ça m’a inspiré. Et puis « Lo », de « Tove Lo », ça signifie « lien » en Suédois. Alors j’ai fait le lien de toutes ces choses et ça a donné « Sunshine Kitty ». Le petit chat que l’on voit sur l’album, c’est un artiste tatoueur Australien qui l’a dessiné. Il avait le style qui collait à ce que l’on voulait comme dessin, quand on lui a demandé, il a paru tellement surpris ! Il était trop content.

Comment as-tu travaillé sur cet album ? Par rapport aux précédents ?

Le procédé est similaire, j’ai gardé les producteurs avec qui j’avais déjà bossé sur les autres albums. Mais comme on se connaît de mieux en mieux, j’ai l’impression que tout est plus fluide. On expérimente d’avantage. Et puis surtout, pour cet album, je me suis sentie beaucoup mieux, plus à l’aise avec ma vie, mon quotidien. « Sunshine Kitty », c’est un album beaucoup plus joyeux que les précédents mais avec toujours une mélancolie et une tristesse qui font mon identité. On s’est challengés un peu plus sur cet album qui sonne plus pop. Après, c’est toujours moi !

Tu as des featurings dingues, à commencer par Alma, x, Kylie Minogue… Comment ça s’est fait ? Le clip est fou aussi ! 

Avec Kylie Minogue, c’est sans doute le plus surprenant ! Alma, c’est mon amie, elle est venue sur ma tournée, ça s’est fait rapidement car on s’adore. On s’est appelées, je lui ai proposé et elle m’a directement répondu « Fuck oui, on y va ! ». Kylie Minogue, ça a pris plus de temps. Ça remonte un peu, j’avais posté sur les réseaux sociaux une photo de mon carnet où je note toutes les paroles de mes chansons. Elle a tweeté back et a écrit « Oh Tove Lo, tu es une fille à petit carnet ». Je me souviens m’être dit, « Attend c’est réel là ? C’est vraiment Kylie Minogue qui me répond ? ». Je me suis permise de lui répondre, « OMG, je suis trop fan de toi Kylie, je ne peux même pas croire que tu saches qui je suis… ». J’ai sauvegardé ce tweet dans mon dossier « souvenirs ». Deux ans plus tard, j’étais à Hong Kong et elle aussi, on s’est parlées, elle était tellement gentille et charismatique, elle m’a proposé que l’on fasse quelque chose ensemble. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Et voilà ! Le titre est né, elle a tourné le clip de son côté mais en montant les deux parties, ça se combine assez bien, nos corps, nos voix avec l’aspect karaoké… Elle s’est vraiment engagée, avec des vocales à la Kylie Minogue, c’était fou. J’étais tellement étonnée du talent et de l’esprit cool d’une telle icone !

Les gens peuvent aussi être surpris que j’ai autant confiance en moi. Je ne devrais peut-être pas me montrer autant mais lorsque je suis sur scène, je me sens capable de tout, je me sens bien.

Tove Lo

« Sweet talk to my heart », comment est née cette chanson ? Je ne peux pas l’enlever de ma tête.  

C’est vraiment une chanson personnelle où je suis plus vulnérable. C’est avec « Sweet talk to my heart » que j’ai eu l’idée de ce nouvel album. Pour moi, cette chanson est vraiment joyeuse et positive, mais je crois que c’est faire abstraction de mon penchant pour une certaine mélancolie. Les paroles, c’est le fait d’accepter d’être naïve en terme d’amour. Tu promets à l’être aimé certaines choses mais au final, c’est impossible de le faire car tu ne sais jamais ce que l’avenir te réserve. Mais quand tu es profondément amoureuse, c’est ce que tu fais. Le clip, c’est une extension de cette idée, « damn », il faut que l’on arrête ça. J’étais en couple, puis je voyageais sans cesse donc on ne communiquait à travers un écran. Je devais lui montrer à quel point je l’aimais via ces écrans, c’était frustrant à mort. Donc on a besoin de mots pour exprimer ses sentiments, ces émotions. On a donc filmé via des morceaux de verre ; c’était une sacrée expérience. 

Pour te suivre depuis plusieurs année, j’ai le sentiment que tu es capable de tout oser, tout donner et tout montrer… Tu n’as peur de rien ?

Je pense que j’avais à l’époque la peur de m’attacher et d’être faible en amour. Je me disais, peu importe ce qu’il m’arrive, je dois me sentir bien avec moi-même d’abord. Je suis une femme indépendante ! Donc je m’accorde le droit de tout faire si je suis bien avec ça. C’est vrai qu’à part vis-à-vis de l’autre où je peux avoir peur, le reste ne m’effraie pas. Après, certaines personnes aiment te descendre dans les commentaires… Et parle de ton corps, de tes formes, etc. Les gens peuvent aussi être surpris que j’ai autant confiance en moi, que je ne devrais pas me montrer mais lorsque je suis sur scène, je me sens capable de tout, je me sens bien. Je me sens super libre ! C’est le moment où rien ne peut m’atteindre, je me sens invincible. Pendant l’enregistrement des clips, c’est un peu similaire.

Je me suis dit que s’habiller, c’était aussi un moyen de s’exprimer, donc j’ai commencé à m’y intéresser. Je trouve ça plutôt fun maintenant. On peut être féminine et grunge !

Tove Lo

Es-tu féministe ?

Oh oui, totalement. J’ai grandi en Suède et je crois que je n’ai jamais connu quelqu’un qui n’était pas féministe autour de moi ! Ça concerne aussi bien les femmes que les hommes. Mon père est conservateur et fondamentalement féministe, on a toujours entendu que les femmes devaient avoir les mêmes droits que les hommes, lorsque j’étais à la maison. C’est drôle car on me le demande souvent, comme si c’était politique. Mais pour moi, c’est juste une question d’égalité. C’est la base de ce qui devrait être.

À quoi ça ressemble d’être dans la peau de Tove Lo pour un jour, une semaine ?

Comme on vient de sortir l’album, c’est intense. Je l’ai écrit entre la Suède et Los Angeles, je voyage donc beaucoup. Dès que l’album est fini, c’est le moment de la promo, puis des concerts. Ensuite je reviens et je me remets à écrire un nouvel album ! (rires).

Comment trouves-tu le moyen de te sentir bien ou comme à la maison, quand tu parcours le monde pour chanter ?

Pour moi, c’est un luxe de vivre comme une voyageuse. J’aime tellement être avec le groupe, on se sent comme une famille. On arrive dans une nouvelle ville, on va manger ou prendre un bon café tous ensemble, on fait nos balances, on joue et ensuite on repart. Ce n’est pas tout à fait une routine mais presque, dans un pays différent à chaque fois !

Quel rapport as-tu avec la mode ? Je sais que tu as ta propre marque de bijoux, as-tu le temps de continuer ?

Les bijoux, c’était une collaboration avec ma meilleure amie en Suède. Pas eu le temps depuis… Mais j’aimerais bien ! Mais sinon pour la mode, je détestais avant réfléchir à ce que je devais porter, etc. Et puis au bout d’un an à être artiste, je me suis dit que s’habiller, c’était aussi un moyen de s’exprimer, donc j’ai commencé à m’y intéresser. Je trouve ça plutôt fun maintenant. On peut être féminine et grunge !

Deux dernières questions, ton featuring de rêve avec un artiste français ou francophone ? 

Sans hésiter, Stromae ou Chris(tine) and the Queens ! Pour moi, Chris, c’est une inspiration depuis son premier album. Je le suis / je la suis depuis des années, elle est incroyable, sa voix, sa danse, tout !

Quel compte tu stalkes le plus sur Instagram ? 

Honnêtement, ce sont les comptes de chiens ! (rires). Surtout un compte qui s’appelle @animalsdoingthings. J’aime bien partager certaines vidéos avec mes fans, sur les animaux. Mais les chiens, j’adore, j’en ai chez mes parents. C’est un sauvetage, ils sont adorables. L’un est sauvé d’Espagne, il s’appelle Eliott. Et on a un labrador. Je les aime trop !

« Sunshine Kitty » de Tove Lo est disponible depuis le 20 septembre 2019.

L’acteur de 38 ans (oui, c’est difficile à croire !) était ce week-end à Dinard pour les 30 ans du festival dédié au cinéma britannique. Alors si les Monty Python, Love Actually et Hugh Grant n’ont aucun secret pour vous, sachez qu’il en est de même pour Raphaël, arrivé au cinéma en regardant petit des comédies. Comme quoi le rire mène à tout, même à être membre d’un prestigieux jury en Festival.

Comment as-tu été contacté pour être membre du jury au Festival de Dinard ?

Raphaël Personnaz : Par téléphone (rires). Faut que j’arrête de faire cette blague… Elle est naze ! Plus sérieusement, j’ai été contacté il y a deux mois et ça m’a fait plaisir. J’ai déjà été membre de plusieurs jurys en festival de cinéma, Angoulême, Cabourg, Namur… J’arrête pas d’en faire ! J’aime bien l’exercice. On confronte nos points de vue, c’est intéressant car ça peut même changer la vision des choses ou d’un film que l’on vient de voir. Le fait de voir plein de films et surtout des films qui n’ont pas forcément encore de distributeur en France, c’est top. Même si l’on n’aime pas, on reste jusqu’au bout, on ne voit pas que le mal, on a une analyse profonde et on justifie ses choix.

Quel goût as-tu pour le cinéma britannique ? 

J’ai toujours aimé les films anglais, à commencer par les comédies romantiques que l’on connaît tous,  Love Actually, Quatre mariages et un enterrement ou encore récemment Mariage à l’anglaise, il n’y a pas de prétention dans leur cinéma, et ça fait du bien. Et puis les films sociaux anglais ou les comédies sociales comme The Full Monty, j’aime beaucoup. J’ai revu un film qui m’a pas mal marqué, comme je joue de la trompette, avec Ewan McGregor, ça s’appelle Les Virtuoses. C’est magnifique, faut le voir !

Raphaël Personnaz sur le tapis rouge au Festival de Dinard. Photo Sébastien Vincent.

En quoi être de ce milieu du cinéma change lorsque l’on passe du côté d’un jury en festival ? Quel regard as-tu sur les films pour les juger ?

Peut-être que ça change oui mais il faut être vigilant, on voit des défauts ou manières de faire qui ne sont finalement pas si graves, qui peuvent donner du charme au film. J’essaie de me dire en festival, « je suis un gars, j’ai payé ma place, qu’est-ce que je vais trouver dans ce film ? ». C’est trop facile, comme pour les critiques, quand on est jury, de juger donc le mieux, c’est de se mettre réellement dans la peau d’un spectateur, du public. C’est un peu notre mission. Et puis, on voit tellement de films, on est inondés de salles de cinéma en France donc je crois qu’il faut être exigent tout en n’étant pas déconnecté de la réalité et de ce qu’est le cinéma aujourd’hui. Le meilleur exemple, c’est la Palme d’Or cette année au Festival de Cannes, Parasite. C’est un long-métrage ultra exigent et pourtant, ça a fait plus d’un million et demi de spectateurs en France, c’est fou !

Quel est le film qui a marqué ton enfance ou adolescence ?

Je suis rentré dans le cinéma par les comédies, le rire. Alors sans hésiter, Les Visiteurs. J’avais 12 ans, ça m’a marqué car je me souviens l’avoir vu 6 fois… (rires). (ndlr : Raphaël commence à répliquer le film) « En l’an de grâce 1123, le Roi Louis VI le Gros affrontait aux frontières le Roi d’Angleterre », ça c’est le début du film et je peux continuer jusqu’à la fin ! 

Le jury et le gagnant The Keeper de cette édition 2019 du Festival de Dinard. Photo Sébastien Vincent.

Aurais-tu un message à faire passer pour toutes celles et tous ceux qui veulent se lancer dans le cinéma ? Oser ?

J’aimerais leur transmettre le conseil de nombreux réalisateurs et réalisatrices, notamment Jean-Pierre Jeunet qui l’a dit récemment, « faites des films » ! Arrêtez d’y penser, faites-le. On a tous de quoi s’y mettre, à commencer par des smartphones. On peut découvrir dès aujourd’hui de grands réalisateurs et réalisatrices sur YouTube, des gens qui savent nous toucher, raconter des histoires et les mettre en scène, c’est simple d’accès aujourd’hui.

La comédie britannique à voir absolument selon toi ? 

La vie de Brian par les Monty Python. Immanquable. C’est très particulier mais je pense qu’il ne faut pas passer à côté. 

Aurélie Saada, que l’on suit depuis des années en musique avec Brigitte, était membre ce week-end du jury au Festival Britannique de Dinard. L’occasion de l’interviewer pour parler cinéma car, scoop, elle va réaliser son premier long-métrage sur les femmes dans leur pluralité, l’année prochaine. Aussi spontanée que rayonnante, Aurélie Saada est autodidacte. De quoi nous donner quelques idées pour se lancer, en cinéma, en chanson ou dans n’importe quel autre domaine.

Comment as-tu été invitée à être dans ce jury du Festival de Dinard ? Quel attrait as-tu pour le cinéma britannique ?

C’est la première fois que je suis invitée à être membre d’un jury cinéma. Je suis touchée d’être là et intimidée aussi. On a délibéré sur les films en Compétition, j’étais contente de ne pas passer en première ! En même temps, j’aime débattre, réfléchir sur ce qui me touche ou pas, j’adore écouter le point de vue des autres, échanger sur les films. C’est une superbe expérience, je suis ravie !  Et puis ce cinéma britannique, il m’inspire pour ses lumières, ses couleurs, très souvent, la direction artistique est presque culturelle, différente de nous mais j’aime bien.

Et l’humour anglais, ça te touche ?

Bien sûr, l’humour et aussi le réalisme des films anglais. Cette année, on a découvert de très bons jeux d’acteurs et d’actrices. La jeunesse, le rapport à la famille, aux failures et aux blessures, la construction et la déconstruction, on a vu tout ça dans les films sélectionnés à Dinard. C’était palpitant.

Quel lien as-tu avec le cinéma, de manière générale ?

J’ai un lien de spectatrice d’abord, ensuite je réalise toute l’image de Brigitte depuis le départ, c’est-à-dire les clips, les images autours, les photos, la DA, le choix des illustrateurs. J’ai fait de la publicité aussi, des petits documentaires et surtout là, je prépare mon premier long-métrage.  

Je dis toujours « je crie et après j’écris », c’est ça, ma démarche.

Aurélie Saada

Ça c’est une surprise ce premier long-métrage ! Est-ce que l’on peut en savoir plus ?

Oui ! (rires). Je prépare un film que l’on va  tourner au printemps 2020. J’ai l’impression que l’on est surpris par les mêmes sujets, dans la vie des artistes, les supports changent mais les idées restent. Je suis obsédée par la famille, les femmes, le temps qui passe, le deuil et la pluralité dans le féminin. Ce long-métrage, c’est l’histoire d’une femme de 75 ans qui va, à la mort de son mari, découvrir qu’elle n’est pas juste mère et grand-mère, mais qu’elle est femme encore. Jusqu’au bout de la vie, elle a le droit d’être femme encore. 

C’est inspiré d’une femme dans ta vie, de ta famille ? Ta grand-mère ou mère ?

C’est un peu inspiré de ma famille mais aussi de moi et de mes deuils.

Aurélie Saada en pleine interview à Dinard. Photo Sébastien Vincent.

La femme a toujours eu une place importante dans ta vie, dans ton travail. Penses-tu que tu as un rôle à jouer pour défendre les droits féminins ? La pluralité des femmes ?

Je ne sais pas si écrire des chansons et réaliser ce premier film est l’expression d’une volonté d’être militante. C’est plutôt que je ne peux pas faire autrement. Et mon engagement, il est d’être sincère et honnête, connectée à mes désirs, mes émotions et ma réalité. Comme je te le disais, la pluralité du féminin m’obsède dans les chansons et dans tout ce que je fais, mais est-ce que c’est ça qui fait de moi une militante ? Ou est-ce que je suis militante et c’est ça dont je parle ? Je ne sais pas mais c’est bonne question ! (rires).

Quel paralèlle aimerais-tu faire entre musique et cinéma ? Quelle sonorité ressens-tu au cinéma ?

Je ne suis pas partie d’une musique pour réaliser mon film car je n’aime pas plaquer des idées, j’aime bien le laisser aller. Mais quand j’écris des chansons, je pars souvent d’un discours ou d’une émotion. Je dis toujours « je crie et après j’écris », c’est sa ma démarche.

Peux-tu nous dire déjà quelle actrice vois-tu pour ton long-métrage ?

Oui, je te le dis, c’est Françoise Fabian qui est l’actrice principale de mon film, elle a adoré le scénario. Vivement le printemps prochain ! 

À l’abordage ! Invitée à découvrir différentes villes le long de la Mer Baltique, à bord du majestueux paquebot MSC Meraviglia, on s’arrête pour cette première escale à Copenhague. La capitale et la plus grande ville du Danemark n’a pas fini de nous étonner par sa modernité, ses lieux branchés et ses cafés où le bien vivre est le maître mot, surtout en été. L’avantage en arrivant par la mer, dans une ville telle que Copenhague ? Tout semble accessible, pour une journée ou un week-end, à pied ou à vélo. Voici nos 20 bonnes raisons de s’y arrêter.

Manger et boire

  1. Matcha Bar 

Notre coup de cœur sur Copenhague. Parmi toutes les adresses veganet locales, le Matcha Bar remporte la palme de notre appétit. Gaufres, Matcha Latte bien sûr, buddha bowl, salades à tomber… L’adresse incontournable de votre séjour à Copenhague ! 

https://www.instagram.com/p/BzYIkjpC-6z/
https://www.instagram.com/p/Bw9klythXMC/

Site : https://www.matchabar.dk

Kongens Nytorv 13, 2.Floor, 1095 København K.

2. Mad & Kaffe

Allez à Copenhague juste pour cette adresse… Pour le petit-dej, le déjeuner ou le dîner, tout est bon à la carte. Élu meilleur café de Copenhague deux années de suite, le Mad & Kaffe saura ravir vos papilles. On adore le lieu pour le brunch qui, en plus d’être sain, est à tomber. La preuve en image. 

https://www.instagram.com/p/BzCvsk2ApPR/

Site : https://madogkaffe.dk

Sønder boulevard 68, 1720 København V. 

3. Absalon

Le temple du yoga à Copenhague ! Si vous restez quelques jours, pourquoi ne pas profiter d’un moment détente et sport dans ce lieu absolument canon ? Le programme est sur leur site, vous pouvez aussi venir jouer au ping-pong, écouter de la musique, déjeuner. Un bel exemple de l’art de vivre danois. 

https://www.instagram.com/p/B0LeHxYh_py/

Sonder Blvd. 73, 1720 Copenhagen. 

4. Apollo Bar & Apollo Kantine

On pourrait passer notre journée à l’Apollo Bar et leur Kantine. Du petit-dej au verre en soirée, le lieu est splendide. La cuisine est délicieuse, les vins et cafés proposés à hauteur de la décoration canonissime. Une belle adresse à ne pas rater. 

https://www.instagram.com/p/BnTaX8ZA18U/
https://www.instagram.com/p/BypVsllBQqm/

Site : http://apollobar.dk

Charlottenborg, Nyhavn 2, 1051 København K.

5. Barlie 

Tout beau, tout nouveau ! Barlie vient d’ouvrir ses portes à Copenhague avec une spécialité petit-dej et café. On peut aussi venir pour l’apéro avec une sélection de vins et des plats divinement concoctés. 

https://www.instagram.com/p/Bx4WTcIBhRu/

Site : http://barlie.dk

Fredericiagade 78, 1310 København. 

6. Bryggens 

Manger et s’amuser. Non seulement la nourriture est délicieuse, mais l’idée est de se baigner, de bronzer et de se relaxer. La culture « Hygge » à son apogée, avec ce spot idéal en plein centre ville. 

https://www.instagram.com/p/59TdSpuHU0/

Site : http://bryggens.dk

7. Batin 

Adresse d’initié.e.s ! Batin est un tout petit restaurant vegan et bio, convivial, avec des assiettes aux multiples saveurs et la possibilité de se mettre en terrasse – ça facilite la discussion. Hyper accueillants et avec des ingrédients sourcés, on ne peut que vous recommander ce doux spot de l’été. 

https://www.instagram.com/p/BwwnuzFhGVG/

Baldersgade 48, 2200 København. 

8. Juno The Bakery

Vous ne pouvez pas venir à Copenhague sans goûter leurs délicieuses pâtisseries ! À commencer par leurs Cardamom Buns, comme en Suède. Idéal pour le goûter, Juno est situé dans le quartier branché de la capitale. Succulent.  

https://www.instagram.com/p/BzKXKFDBRYR/

Århusgade 48, 2100 Østerbro.

9. Coffee Collective

Amatrices et amateurs de café, vous ne pouvez pas passer à côté de l’une de ces quatre adresses dédiées au café à Copenhague. Leur créativité et la transparence de la provenance de leurs cafés est un bon signe de qualité. Idéal pour bruncher mais aussi pour se poser et préparer les visites de la journée. 

https://www.instagram.com/p/Bxzv_UbIVbH/

Sønder boulevard 68, 1720 København V.

10. Laundromat Café 

Vous aimez bruncher ? Ça tombe bien, cette adresse est faite pour vous. Le Laundromat Café est généreux en portions, que ce soit pour son « dirty brunch » ou son « Clean Brunch végétarien » à son açaï bowl, ses pancakes ou ses œufs en tout genre. Possible qu’il devienne votre cantine du week-end, surtout qu’ils ont trois adresses maintenant sur Copenhague. 

https://www.instagram.com/p/Bvjq-oHnmdl/

Site : https://www.thelaundromatcafe.com/en/home

Elmegade 15, 2200 København N.

11. Granola Café 

La meilleure adresse en ville pour un petit-déjeuner ou brunch à Copenhague. Dans ce café typique, tout le monde est accueilli chaleureusement. Et dans l’assiette, granola of course mais aussi bowl, pancakes, avocado toast… Un régal.

https://www.instagram.com/p/B0iFZDpB0dJ/

Site : http://www.granola.dk

Værnedamsvej 5, 1819 Frederiksberg C.

12. Kafe Kys 

Ce bar a une carte de cocktails parfaite pour l’été, notre favori le « Alice Springs » avec du gin. Rafraîchissant. Mais pour un moment sans alcool, on vous recommande leurs cafés aux saveurs dingues, dans une déco typiquement danoise.

https://www.instagram.com/p/BxhYlD4nV2m/

Læderstræde 7, 1201 København K.

Faire du shopping

13. Frama boutique 

La « boutique incontournable » selon le copain Adel de Milk Décoration ! Chez Frama, on trouve les plus beaux objets et meubles style Danois, à shopper et se faire livrer en France. Ou simplement pour prendre quelques inspirations pour chez soi. 

Instagram : https://www.instagram.com/framacph/

https://www.instagram.com/p/BxDQ6wrHZaa/

Site : https://framacph.com

Fredericiagade 57, 1310 København.

14. Tableau

Fleurs, plantes et expositions. C’est magnifique, on se perd dans cet espace dédié à la beauté et la volupté ; impossible de ne pas craquer.

https://www.instagram.com/p/BvPmN3cnLaU/

Site : https://www.tableau-cph.com

Concept Store & Studio, St. Kongensgade 50, 1264 Copenhagen. 

Sortir

15. Jolene Bar 

Envie de danser ? Direction le joli Jolene Bar, pour vivre le nuit comme un.e Danois.e. La programmation est pointue, l’ambiance très détendue et le lieu magnifiquement décoré – comme un peu partout au Danemark ! 

https://www.instagram.com/p/BmvZtvrDNmY/

Facebook :https://www.facebook.com/JoleneBar/

Flæsketorvet 81-85, 1711 København. 

Visites culturelles

16. Musée Louisiana 

30 minutes de train et vous voici dans un musée incroyable en bord de mer. Le Lousiana est l’immanquable de Copenhague, un havre de paix et de culture. Giacometti, Warhol, Picasso… Sa collection d’art contemporain et sa construction au milieu d’un parc sont exceptionnelles. L’un des meilleurs endroits de l’été en Europe ! 

https://www.instagram.com/p/B01CgGjAcEL/

Louisiana Museum of Modern Art
Gl. Strandvej 13, 3050 Humlebæk

Pour s’y rendre : train de la gare centrale de Copenhague en direction Helsingør. Train toutes les 20 minutes, il faut 35 minutes pour arriver à Humlebæk. 10 min à pied de la gare. 

Site : https://www.visitdenmark.fr/danemark/les-incontournables/seeland/louisiana-museum-modern-art

17. La Petite Sirène

La « toute » petite sirène en fait. Même si elle reste le monument emblème du Danemark, la voir est sympathique mais ne va pas vous impressionner. Si vous avez le temps, ça se tente pour la photo souvenir ! 

Langelinie, 2100 København Ø.

18. Les jardins de Tivoli

S’amuser dans le parc d’attraction le plus touristique du Danemark. C’est plus romantique que Disney et rien ne nous oblige à faire les attractions. Avec leur programme d’été, Tivoli s’avère être un bon spot en famille ou pour la fin de journée. 

Site : https://www.tivoli.dk/en/

Le meilleur restaurant au monde

19. Noma 

Saviez-vous que le meilleur restaurant au monde est à Copenhague ? Bon bien sûr, y manger coûte assez cher. Ça s’appelle Noma et c’est véritablement dans le centre de Copenhague. Rien que leur Instagram nous ouvre l’appétit !

https://www.instagram.com/p/BzqCfb6Jxw0/

Noma. Refshalevej 96, 1432 Copenhagen.

La meilleure vue de Copenhague

20. Dans la piscine face à la Mer Baltique et Copenhague à bord du MSC Croisières

Fenêtre sur la mer. Depuis le MSC Meraviglia où nous avons embarqué, tout paraît impressionnant. À bord de ce paquebot, une petite ville avec 5 000 voyageurs, des cabines haut-de-gamme et ultra confortables (pas un bruit pour dormir), un casino, le Cirque du Soleil, des restaurants pour tous les goûts, des piscines et une salle de sport. Un petit paradis flottant qui permet, le temps d’escales en villes, de visiter les plus beaux coins d’Europe. On vous le recommande vivement, surtout pour la Russie où le visa n’est pas à prévoir en amont, arrivant par la mer… Un énorme plus pour voyager facilement !  

https://www.instagram.com/p/Bzvk1_KI2th/

Toutes les informations et pour réserver : https://www.msccroisieres.fr/nos-croisieres/navires/msc-meraviglia