Le premier jour de la semaine a mauvaise réputation. Tout le monde, ou presque, le redoute. Mais pourquoi, exactement, déteste-t-on autant les lundis ? Des spécialistes l’expliquent, et donnent des clés pour mieux l’aborder.

Il y a quarante-huit heures à peine, on trépignait d’impatience à l’idée d’un nouveau week-end. C’était vendredi soir, on avait le cœur léger, insouciant. On était libéré·e de notre semaine, prêt·e à passer du bon temps. Dans des conditions limitées, certes, mais rien de plus agréable à l’automne que de traîner au lit pendant des heures. 

Avance rapide, on est dimanche soir. La grasse matinée du matin nous semble n’être qu’un lointain souvenir et le lendemain un futur auquel on ose à peine penser. On déteste les lundis. 

Crédit : Friends/Warner Bros. Television

Dans notre imaginaire, ils sont tous pluvieux, mornes, monotones, sans saveur. Une journée qu’on préférerait supprimer clair et net de notre emploi du temps. Sans pitié. D’ailleurs, on a une théorie : le lundi ne sert à rien si ce n’est à nous extirper brutalement d’un rêve éveillé pendant lequel on ne devait rien à personne et simplement profiter de notre douce existence. 

Chaque début de semaine, c’est la même rengaine. On est sauvagement tiré·e des bras de Morphée alors qu’il fait encore nuit dehors, au son d’une mélodie stridente qui fait vibrer les murs. Il n’y a plus de café, l’eau de la douche met des plombes à chauffer et la dernière dose de dentifrice du tube, qu’on avait réussi à déposer sur notre brosse à dent après vingt bonnes secondes d’effort, vient de s’étaler lamentablement sur la céramique du lavabo. Classique : le lundi attire les événements malchanceux. La guigne, la poisse. Ou alors, on les remarque plus à ce moment-là qu’après, les mardis, mercredis et jeudis bénéficiant d’une meilleure réputation. 

Mais pourquoi, au juste ? Qu’est-ce qui fait que psychologiquement, le premier jour – ou le deuxième si on suit le calendrier romain – soit si dur ? Pourquoi ceux qui suivent ne nous donnent pas, ou en tout cas moins, envie de tout plaquer pour élever des chèvres dans le Larzac ? On a voulu savoir ce qui motivait notre hantise de ces pauvres vingt-quatre heures qui n’ont rien demandé à personne, et comment faire pour les amadouer. Réponse.

Contraste brutal 

Avant de s’attarder sur l’esprit, on passe le corps au crible. Car niveau physiologique aussi, on souffre du lundi. Surtout quand nos habitudes de coucher et de lever passent du tout au tout. « Dormir davantage le week-end est une bonne chose, mais changer de rythme de sommeil tous les cinq ou six jours peut perturber ceux, naturels, du corps », avertit Sanam Hafeez, neuropsychologue, au HuffPost US. « Ainsi, même si vous avez une bonne nuit de repos le dimanche soir, vous pouvez encore vous sentir somnolent le lundi. Quand on est fatigué, on est plus facilement irritable, impatient et mécontent que d’habitude ». 

Crédit : Gilmore Girls/Warner Bros. Television

Notre humeur de chien et notre manie hebdomadaire de tout voir avec un défaitisme contagieux viendraient de la confusion de notre organisme qu’on a laissé se reposer trop longtemps. En parlant de repos, l’experte assure d’ailleurs que les samedis et dimanches seraient « plus fatigants et éreintants » qu’on ne l’imagine. Ce qu’on imagine surtout, c’est que ces analyses ont été formulées dans une ère pré-Covid. Car en plein reconfinement, à part si on s’est tapé un apéro Zoom jusqu’à pas d’heure arrosé au rhum arrangé (ou qu’on a – oserais-je le dire – enfreint la loi ?!), difficile de réellement se dépenser jusqu’à l’épuisement. Mentalement, c’est certain : l’actualité anxiogène draine. Mais physiquement, purement physiquement, on a des doutes.

Autre raison à ce qu’on ne porte pas les lundis dans notre coeur : la perte de liberté à laquelle le jour est associé. « Quand le lundi arrive, beaucoup ressentent un sentiment de déception et redoutent de devoir reprendre leurs responsabilités plutôt que de s’occuper comme ils le souhaitent », observe à son tour Becky Stuempfig, thérapeute conjugale et familiale. « Cela peut ressembler à une perte d’indépendance et de contrôle parce que d’autres personnes déterminent désormais la façon dont vous passez votre temps ». Un sentiment d’autant plus présent quand le boulot pour lequel on se lève ne nous passionne pas vraiment. Et que la simple idée de devoir de nouveau côtoyer nos collègues – ou quiconque ne fait pas partie de notre cercle proche – nous file de l’urticaire. Anxiété sociale, j’écris ton nom. 

Mais alors, que faire pour inverser cette tendance pas franchement réjouissante qui nous pourrit nos soirées le dimanche ? Se préparer, et percevoir cette micro-rentrée selon une perspective moins morose : celle d’un nouveau départ.

Nouveau départ

Au premier jour d’une longue semaine, l’angoisse quant à la charge de travail qui nous attend est, elle aussi, bien réelle. On voit ça comme une épreuve infranchissable, un tsunami de tâches à accomplir qu’on a du mal à organiser à l’avance dans notre tête. L’idée de s’y atteler concrètement n’en devient donc que plus redoutable. Pour la neuropsychologue, c’est le signe qu’on ne s’est pas assez préparé·e à cette reprise. « Quand quelqu’un ne se prépare pas, il se prépare inconsciemment à échouer. Si le dimanche n’est pas utilisé pour s’organiser, le lundi peut être un événement très stressant et insupportable. »

La technique ? Prendre quelques minutes en fin de journée pour noter, visualiser, planifier le lendemain clairement – et décharger notre cerveau embué. Un rituel qui ne doit pas durer des heures hein, il s’agirait de ne pas trop empiéter sur nos congés, mais qui nous permettra de moins appréhender le retour au bureau (en présentiel comme en distanciel), puisqu’on saura exactement par où commencer pour être d’attaque. Ou en tout cas, réussir à s’y mettre sans trop se laisser submerger.

Et puis surtout, on peut tenter de voir les choses autrement. Le lundi, c’est l’occasion de recommencer, de mettre les choses à plat, de les faire différemment. Pas nécessairement de faire plus, mais de faire mieux. Une sorte de nouvelle chance pour un quotidien plus équilibré. Le moment où l’on prend des bonnes résolutions sans pression, mais à l’inverse, pour s’en dégager. Pour s’accorder davantage de temps pour soi, pour être plus à l’écoute, plus bienveillant·e, plus indulgent·e. Pour dresser plus de limites entre nos vies professionnelles et personnelles. Et pour finalement, ce lundi, l’aborder sereinement.

Article de Pauline Machado

Le passe-temps est aussi tentant que frustrant. Pourtant, on y revient tou·te·s. On vous donne une vingtaine d’autres idées sur lesquelles se pencher plutôt que de perdre une minute (heure) de plus à traîner sur Twitter, TikTok et Insta.

Les journées à rester coincé·e à la maison sont propices à l’errance digitale. Réflexe quasi instinctif dans le plus grave des cas (le mien), on se retrouve à user notre pouce contre l’écran un peu trop souvent. Et longtemps. Là, d’ailleurs, mon attention est complètement éparpillée entre ces quelques lignes et le compte Instagram @mignonettetakespictures, une petite pépite qui publie principalement des photos de bébés animaux, ou de bébés tout court, dans des positions adorables. Un bébé panda copain avec un bébé chat, un bébé chien dans un bain, deux petits lapins en pique-nique au bord de la mer… Je ne pense pas à grand-chose, à part mon envie irrépressible de les serrer dans mes bras. Ça me détend. Ou en tout cas, c’est ce que je crois. 

Rapidement, je suis prise au piège dans un trou noir de contenus qui défilent sous mes yeux, et trente minutes passent en un clin d’oeil. La sensation agréable du début se transforme en frustration d’avoir gaspillé cette précieuse demi-heure à ne rien faire de concret. Pas vraiment positif.

Crédit : Universal Television/Freeform

Alors attention, je ne critique en aucun cas la non-productivité. Pour être honnête, je voue un culte quasi obsessionnel à l’oisiveté. Mais seulement quand celle-ci procure un réel sentiment de bien-être, de repos, de déconnexion essentielle, et non l’impression de perdre son temps et d’embuer son cerveau pour en ressortir encore plus épuisé·e. Pour ce qui est des réseaux sociaux, ils sont une source d’infos, de communication et de divertissement non négligeable. Et je ne suis pas prête de les laisser tomber.

Mais force est d’admettre qu’on se sent toujours mieux lorsqu’on évite les excès, et qu’il y a pas mal d’autres options qui s’offrent à nous plutôt que d’y scroller sans but. Des alternatives solitaires, solidaires, au grand air, militantes, récréatives, en ligne ou non. En voici vingt-cinq.

  • Demander à nos ami·e·s s’ils·elles vont bien. Et écouter vraiment la réponse.
  • Se demander si on va bien. Et écouter vraiment la réponse.
  • Passer de longues minutes à discuter en face à face avec nos proches, seulement séparé·e·s par un écran.
  • S’enfermer un moment dans la salle de bain à appliquer tout un tas de produits de beauté clean qui hydrateront notre peau qui souffre du froid et des masques.
  • Lancer le touchant podcast EX pendant qu’on teste une énième recette de cuisine expérimentale. L’épisode “La Revanche”, avec Marie Courroy notamment, qui fout les larmes aux yeux de joie par procuration.
  • Déguster notre plat (réussi… ou pas) devant un téléfilm de Noël nul mais tellement satisfaisant.
  • Réaliser qu’on est vraiment piètre cuisinier·e et décider de prendre des cours en visio. Pour préparer des gnocchis à la sauce tomate au hasard, ou pour concocter notre propre mozzarella.
  • Finir par commander la pizza Paulette x Gruppo Dalmata en click & collect. ROSE, qui plus est. De quoi remonter notre moral et nous faire oublier le fiasco aux fourneaux.
  • Bouger les meubles du salon pour installer notre tapis de yoga acquis pendant le premier confinement, et tenter de perfectionner notre chien tête en bas qui ressemble pour l’instant à une sorte de chèvre estropiée. Ou la preuve ultime que la souplesse  – et par conséquent, son absence – est héréditaire.
  • Ne pas céder à la tentation de Black Friday, mais soutenir les marques écoresponsables en shoppant par exemple sur @jesoutiensmoncréateur, un compte qui recense des boutiques éthiques et françaises.
  • Sortir admirer les décos de Noël, masqué·e et à distance, pendant quelques heures. En attendant de retrouver les siens – tout aussi prudemment – d’ici quelques semaines.
  • En profiter pour commencer nos cadeaux afin d’échapper au rush de dernière minute – et au bain de foule qui va avec, redoutable et redouté en 2020.
  • Rentrer au chaud, se reposer sous la couette pour une sieste régressive et nécessaire.
  • Se mettre aux ateliers créatifs pour donner une deuxième vie à des objets qui traînent. Des miroirs qu’on décore, des serviettes qu’on brode, des céramiques qu’on peint. Ou en créer de nouveaux avec nos propres mains.
  • Appeler notre grand-mère, notre grand-père, qui se sentent particulièrement seul·e·s en ce moment. Leur dire qu’ils·elles nous manquent.
  • Organiser un tournoi de jeux de société car après tout, foutu·e pour foutu·e, il va bien falloir qu’on se mette à Code Names comme tout le monde.
  • Se lancer, même sceptique, dans l’aventure du journaling, pour voir si c’est vraiment révolutionnaire de coucher toute notre journée sur le papier, et ce pourquoi on est reconnaissante au quotidien.
  • Réaliser que oui, que ça nous permet de relativiser, et même de se coucher apaisée.
Crédit : Dash & Lily/Netflix
  • Faire enfin le tri dans cet énorme placard de l’entrée qui ne va pas tarder à exploser.
  • Donner une tonne de fringues et de nourriture à l’association Utopia56, qui vient en aide aux réfugié·e·s démuni·e·s. Et qui refile en ce moment le surplus alimentaire aux Restos du coeur.
  • Continuer de se rendre utile en s’inscrivant sur Entourage, l’appli qui crée du lien social avec les personnes en grande précarité.
  • Militer virtuellement contre les violences faites aux femmes, qui menacent terriblement nos vies et celles de nos semblables.
  • Militer sans relâche contre l’article 24 de la « loi sécurité globale », qui menace terriblement nos libertés.
  • Arrêter de se dire qu’on aimerait avoir le temps de faire tout ça, comme les personnes qu’on suit virtuellement, et s’y mettre pour de vrai.
  • Couper notre téléphone pour le reste de la journée, et recharger ses batteries à soi, là aussi pour de vrai.

Article de Pauline Machado

En mal d’inspiration pour votre look de fin d’année ? On a la solution, avec cinq coiffures faciles, stylées et élégantes qui ne demandent pas d’être expert·e en la matière. Des idées qu’on réalise avec les produits ghd pour être sûr·e de respecter nos cheveux comme il se doit.

Décembre approche et avec lui la période des fêtes, parenthèse enchantée qu’on attend chaque année avec impatience. L’occasion de se retrouver, de se jeter sur un menu nettement plus appétissant que l’habituel plat de pâtes qu’on se cuisine en vitesse dans notre studio, et de sortir ses plus belles tenues. Des paillettes, de la (fausse) fourrure, des matières texturées dans lesquelles se lover ; bref, Noël et le Nouvel an sont aussi l’occasion de travailler son style. De la tête aux pieds. 

En parlant de la tête justement, force est de constater que si notre enthousiasme est au rendez-vous, notre inspiration, elle, a du mal à se manifester. Surtout niveau coiffure. On a l’impression de miser sur le même chignon haut tous les ans, ou sur des ondulations qui finissent par tomber à plat au milieu du repas. 

En 2020, pour célébrer la fin d’une année compliquée, on veut se surpasser. Pas forcément en technique – nos dix doigts ne sont toujours pas experts – mais en rendu final. On veut des coiffures simples mais impeccables qui viendront ponctuer notre look d’une touche pointue. Des tresses, des queue de cheval, des coupes accessoirisées aussi accessibles qu’élégantes. 

En voici cinq qui exauceront nos vœux. 

1- La queue de cheval perlée

Idéale pour les accros aux cheveux ultra-lisses qui aiment aussi sortir de l’ordinaire, cette queue de cheval basse que l’on peut agrémenter d’un liseret de perles blanches réussit le pari de mêler coiffure réalisable et effet chic. 

Pour ce faire, on commence d’abord par lisser mèche par mèche avec le styler® ghd gold®, dont le corps arrondi et les plaques mobiles permettent une finition sans frisottis. On ramène ensuite notre chevelure à la base de notre nuque, en laissant une mèche de côté. On attache la queue de cheval à l’aide d’un élastique fin, que l’on recouvre grâce à la mèche, enroulée tout autour. On dispose enfin les perles le long de la queue de cheval en fixant le fil au niveau du sommet de notre tête et de l’attache.

2- Les cheveux plaqués en arrière

Moderne et festive, cette coiffure permet de réduire le temps passé dans la salle de bain à cinq petites minutes – et de changer de l’éternelle demi-queue. On commence d’abord par dessiner une raie au milieu bien nette, puis on ondule, ou crante, légèrement la pointe de notre chevelure grâce au styler® ghd gold®, en effectuant des mouvements rotatifs vers l’extérieur. Ensuite, on plaque les mèches au-dessus et derrière les oreilles à l’aide de barrettes pailletées ou à strass, et le tour est joué.

3- Le carré volumineux

On a toujours voulu donner un peu plus de corps à notre carré archi plat mais nos tentatives sont, jusqu’ici, restées vaines. Heureusement, la technologie fait des progrès quasi miraculeux et notre coupe est en passe de prendre un volume inespéré. Notamment en utilisant la brosse volume ghd rise® qui permet de travailler le cheveu de la racine jusqu’à la pointe, sans l’abîmer – et donc de donner à notre look un style 60s assumé. On rajoute un accessoire brillant pour rester dans le thème.

4- Le chignon à ornements

On mentionnait notre manie de toujours opter pour un chignon haut, autant être honnête et avouer qu’il ne s’agissait pas d’un travail aussi accompli. Généralement, notre version ressemblait à un brouillon de sortie de douche. Là, c’est de l’art. Et de l’art facile à réaliser en plus de ça. Il suffit de lisser chaque mèche avec soin et à l’aide du styler® ghd platinum +, afin de les respecter au maximum, de les brosser en les regroupant au sommet de notre crâne, puis de les enrouler et de les fixer avec des pinces plates. Ensuite, on laisse parler notre créativité en ornant l’arrière de bijoux pour cheveux en tout genre.

5- Le palmier amélioré

Cette année, les fêtes seront empreintes d’un esprit nineties chic. Le palmier, c’est l’emblème de l’époque qu’on modernise en sculptant quelques petites mèches sur les côtés. On peut opter pour le rendu ultra-lisse ou wavy, c’est selon notre envie le jour-J. Pour obtenir un résultat similaire, c’est simple : on coiffe nos cheveux qu’on rassemble sur le haut de notre tête, avant de les attacher avec un élastique fin. On détache une mèche que l’on enroule autour de la base pour le camoufler, puis on s’occuper d’onduler ou de lisser la queue de cheval avec le styler® ghd gold®. Ensuite, touche finale : le contour du visage. A l’aide d’un peu de gel, on structure chaque petite boucle, et c’est fini !

ghd, marque émancipatrice

Crédit : ghd

ghd vient de l’acronyme de « good hair day », en anglais. Une expression qui évoque le fait de passer une bonne journée, de se lever du bon pied, et ce, parce qu’on se sent bien dans sa peau – et notamment, que l’on aime ses cheveux. Pour la marque britannique née il y a presque vingt ans, « être bien coiffé, devient synonyme de confiance et donne le pouvoir de tout entreprendre ». Un argument émancipateur qui séduit. Quinze ans après ses débuts, la marque a d’ailleurs conquis dix-sept pays, dont la France. Quatre stylers® gold sont vendus chaque minute.

Et ça se comprend : au-delà de résultats esthétiques convaincants, les produits ghd sont forts d’une technologie de pointe qui allie performance et respect du cheveux. L’ustensile phare, le styler® ghd gold®, a été créé selon la technologie dual-zone pour offrir « des performances professionnelles incomparables ». Avec le sèche-cheveux ghd helios, qui garantit 30 % de brillance en plus, et le styler® ghd platinum+, conçu pour une expérience sur-mesure et un lissage parfait, il est disponible en édition limitée pour les fêtes dans une toute nouvelle couleur blanc irisé. Une collection baptisée Wish Upon a Star, qui invite à la créativité. 

Crédit : ghd

Et ce n’est pas tout, la nouvelle brosse chauffante intelligente ghd rise®, qui offre deux fois plus de volume, nous donne aussi envie de réinventer notre look. De quoi s’amuser avec son apparence pour les Fêtes, ou rajouter quelques idées de cadeaux sur notre liste de Noël…

Tous les produits ghd sont à retrouver sur le site.

Article de Pauline Machado

Le rituel saisonnier prend une toute autre ampleur avec le coronavirus. Au lieu de chercher une personne pour réchauffer nos nuits d’hiver, on veut trouver quelqu’un avec qui passer la crise sanitaire.

Chaque année, quand approchent l’automne, le vent glacial et tout ce qui nous fout des frissons jusqu’à la moelle, un comportement singulier a tendance à se manifester : l’envie de se blottir dans une paire de bras, pour éviter de grelotter tout·e seul·e sur son canapé jusqu’en avril. On appelle ce sentiment voué à ne durer qu’un trimestre la « cuffing season », ou la « saison des menottes », littéralement. On vous explique.

Ça commence généralement vers septembre-octobre. Après de douces vacances au soleil, on tente de mettre la main sur le·la premier·e venu·e qui n’émet pas des red flags à nous crever les yeux (et plus tard, le coeur). Le but : convenir d’un arrangement bien défini qui consiste à se soutenir jusqu’au printemps à base de soirées Netflix, de petits plats mijotés et de confessions sur l’oreiller. Dans le respect, la réciprocité, et le consentement – doit-on le préciser. 

Passer les semaines qui viennent ensemble pour trouver un peu de chaleur, de réconfort, et si on est chanceux·se, un plan cul qui tient la route. Certain·e·s préfèrent se contenter d’un plaid et possiblement de leurs mains ou d’un kit de sextoys, et c’est tout à leur honneur : les dictons « on n’est jamais mieux servi·e que par soi-même » et « mieux vaut être seul·e que mal accompagné·e » ne sortent pas de nulle part. 

Crédit : Columbia TriStar Motion Picture Group

Seulement, si on ne cessera jamais de prôner la solitude désirée comme un cocon qui fait du bien à l’âme et permet de mieux se connaître, on reste aussi conscient·e qu’on peut souffrir de solitude tout court. Celle qui ronge, celle qu’on subit. D’où le besoin, pour d’autres, de trouver un·e partenaire temporaire. Quelqu’un qui aura envie de nous faire du bien et de s’occuper de nous pendant ces longues nuits de la meilleure des façons : en remontant la couette sur nos pieds gelés. « En hiver, les jours sont plus courts et plus froids, et les activités extérieures sont moins nombreuses. Des sentiments d’isolement et d’ennui commencent à s’installer », précise la psychologue Dara Bushman, à Cosmopolitan. 

Et en 2020, « isolement », on sait ce que c’est.

Quand « cuffing » devient « Coving »

Avec la pandémie, un nouveau terme dédié a émergé : la « Coving season ». La « cuffing season » sauce Covid-19, en gros. Ou comment, plutôt que de se mettre en couple pour traverser l’hiver, on use du même stratagème pour ne pas (re)vivre cette période anxiogène solo. Parce qu’on a peur et qu’on déprime, nous et nos attestations qu’on exploite au maximum. 

En mars, on avait choisi de tenter l’expérience en restant dans notre appart’ et en résistant aux sirènes parentales qui insistaient lourdement pour qu’on rentre dans le Loiret. Bilan : une fois, pas deux. On a eu le temps de tester quatre recettes (infructueuses, forcément) de pain au levain, de repeindre notre cuisine en bleu puis en vert, de faire le tri dans notre penderie, de se mettre au sport. Productif c’est clair, mais chiant. Et puis, pour la deuxième édition, l’ambiance est plus à l’attente passive et agacée qu’à l’imagination. 

Nan, ce qu’il nous faut, c’est exactement ce que le « Coving » propose : une personne avec qui partager du bon temps. Un peu comme dans la social bubble mise en place au Royaume-Uni, où les célibataires peuvent choisir de se « confiner » avec un autre foyer, aka leurs meilleur·e·s potes ou leur fréquentation du moment. Exclusivité obligée pour questions de sécurité sanitaire, de quoi satisfaire notre monogamie plus ou moins assumée – et surtout éviter la conversation redoutée du « on se voit que nous ou on continue de draguer ? ». 

Crédit : Warner Bros. Pictures

Deux questions se posent alors : comment le·la trouver, cette perle rare qui acceptera de nous rejoindre ? Mais aussi, que faire, logistiquement parlant, pour rester dans la légalité ? 

Préparer le terrain en amont

A la première, la journaliste Amy Grier répondait mi-septembre, évoquant une stratégie directe : celle d’afficher ses motivations franchement. « Les prénoms, les âges, les tailles et le fait que vous aimiez la plage ou la montagne devraient être remplacés sur les applis par la vitesse de votre connexion Internet à domicile, si oui ou non vous avez un abonnement [Netflix ou Prime], et votre proximité avec un supermarché », estimait-elle. Pas si délirant. 

Tinder, Happn ou Bumble semblent en effet les moyens les plus sûrs et efficaces de se rencontrer. Qui plus est quand les déplacements sont très limités, voire quasi impossibles. Alors autant foncer lorsqu’on sent que la discussion va bon train, qu’on parle depuis quelques jours, semaines, et qu’une alchimie se crée petit à petit. 

Par « foncer », on ne veut pas dire demander à l’autre d’emménager au bout de trois messages hein. Déjà parce que personne fait ça. Mais surtout parce que même si on le voulait, les règles de la quarantaine sont claires : on ne peut pas changer notre lieu de confinement en cours de route. C’est Gérald Darmanin qui le dit. Et aussi insupportable soit sa nomination au poste de ministre de l’Intérieur, difficile de couper à ce règlement-là si on veut se débarrasser de l’épidémie fissa – ou juste échapper à l’amende de 135 euros. Comment « Coving », du coup ? En préparant le terrain pour début 2021 qui risque de se dérouler à peu près sur le même mode. Celui d’une prudence sociale qui, si elle ne signifie pas obligatoire re-reconfinement, appellera tout de même à ne pas s’adonner à des échanges de fluides démultipliés. 

Parce que les mois de janvier et février sont de toutes façons les pires de la saison, on saisit l’occasion de ces semaines de novembre à être cloîtré·e chez soi pour échanger intensivement avec une personne qui, aux premiers abords, nous plaît. Et à qui, petit à petit, on glisse des indices quant à notre envie de la voir en vrai. Peut-être au moment d’une potentielle trêve de Noël ? Ou juste après ?

Une fois que le courant passe dans la réalité, et à ce moment-là seulement, on lui fait part de notre irrésistible plan en bonne compagnie (la nôtre, évidemment). Le contexte rend l’engagement plus tentant, les relations moins codifiées. Alors il y a de bonnes chances pour qu’elle aussi, recherche une paire de bras où se blottir le temps que l’orage passe. Ou plus longtemps, si affinités…

Et puis, si ça foire, on a toujours notre plaid et nos mains. Malin.

Chronique de Pauline Machado

Le thé se boit lentement. Un fait dû à son histoire, au rituel qui entoure son service, mais aussi aux liens étroits que sa production a noués avec la nature, les saisons, les éléments et les cycles qui la composent, au fil des millénaires. Aujourd’hui, si notre tasse ne se vide pas en un éclair, on a quand même un peu perdu la patience d’explorer les richesses de ce breuvage précieux. Et pourtant, le thé se déguste comme du vin, d’après les expert.e.s. Pour combler nos lacunes, on a discuté avec Shutaro Hayashi, un producteur japonais de la région de Kirishima, sur l’île de Kyushu, qui fait du bio sa priorité. On a aussi découvert la cérémonie chinoise de Gong Fu Cha, qui prône la technique du thé « parfait ». Et surtout, on a appris à savourer.

Cela fait maintenant vingt minutes que je sirote sans trop y penser une tasse de Christmas tea signé Dammann frères, composé de thé noir, d’ananas, d’orange et d’arôme de caramel. Vingt minutes que je porte le bord du récipient en céramique à mes lèvres pour une gorgée, puis le pose pour me replonger dans l’histoire captivante de Dans la forêt, l’ouvrage apocalyptique de Jean Hegland. Entre deux pages et quelques divagations de mon esprit, j’en viens à me demander pourquoi le thé s’apprécie toujours aussi lentement. Pourquoi un café peut-il se descendre en quelques secondes debout, au comptoir d’un bistrot, alors que la boisson végétale requiert presque un état d’esprit pour opérer sa magie ? si on y réfléchit, on n’a jamais entendu personne dire : « Je me prends un thé vite fait et je file ! » Il s’agit davantage d’un rituel qui accompagne un film, une série, un livre, une activité qui nous fait du bien. Et pas sur le palier avant d’aller bosser.

Je m’interroge : cette lenteur qui caractérise la dégustation du thé serait-elle simplement liée à des habitudes sociales récentes, ou plutôt tirée des méthodes quasi sacrées de sa production, dont les techniques remontent à des millénaires, et des secrets que ses feuilles renferment ? Pour le savoir, il faut d’abord revenir aux origines de la plante, puis à sa confection. Et voyager au cœur des mythologies chinoise et bouddhiste.

En 2737 avant J.-C., Shennong, père illustre de l’agriculture et de la médecine chinoises, avait sommé ses compatriotes de ne s’abreuver plus que d’eau bouillie par souci d’hygiène. Suivant sa propre recommandation, il s’installait souvent aux pieds d’un arbre, le Camellia Sinensis, pour profiter d’un peu d’ombre, un récipient d’eau brûlante dans la main. Un jour qu’il se repose, quelques feuilles tombent dans le liquide, et l’infusent. S’en dégagent alors une couleur verte et un parfum qui l’intriguent. En goûtant, il ne peut s’empêcher de remarquer l’effet de fraîcheur que le mélange procure, et partage sa découverte. Jolie fable, certes, mais pas la seule à expliquer l’origine du thé.

Car du côté des montagnes du pays aussi, on a sa petite idée quant à la naissance de sa matière première. On devrait ainsi la pousse du végétal à Siddhartha Gautama (le Bouddha encore jeune moine) qui, après une balade méditative dans les bois, s’est endormi, lui aussi, près d’un arbre. À son réveil, il entre dans une colère folle face à son manque de discipline, s’arrache les cils et les balance dans le vent. Ils atterrissent sur le sol et, d’après la légende, en seraient nés les arbres qui donnent les feuilles de thé. Ces deux contes poétiques (quoique assez douloureux pour l’un) ne s’accordent peut-être pas sur les circonstances, mais se rejoignent sur une croyance ferme : la nature elle-même a créé le breuvage.

Le pouvoir de la nature

Dans les reliefs de Kirishima, sur l’île de Kyushu (la terre la plus au sud de l’archipel du Japon), Shutaro Hayashi cultive ses terres avec passion aux côtés de son père, Osamu, et de son frère, Kenji. La plantation verdoyante apparaît comme une oasis au cœur d’une forêt qui cache des ravins parfois abrupts et concentre une chaleur humide, nécessaire à son épanouissement. L’entreprise familiale se transmet de père en fils depuis cinq générations maintenant. Shutaro Hayashi, à peine 30 ans, nous explique que l’aventure commence lorsque son ancêtre, Kisuke Hayashi, qui fait à l’époque commerce de feuilles de tabac, se rend à Tokyo pour vendre sa marchandise, en 1897. « Sur le chemin, il passe par les jardins de thé de Shizuoka, l’une des plus grandes régions productrices de thé du Japon, raconte-t-il. C’est ce qui lui donne l’envie d’essayer de faire son propre thé. De son voyage à Shizuoka, Kisuke rapporte des graines de thé à Kirishima et plante les buissons sur ce qui est maintenant notre jardin de thé. »

Aujourd’hui, la plantation Hayashi produit différentes sortes de thés qui respectent toutes un procédé bien particulier – et que Shutaro maîtrise à la perfection. Parmi elles, le Tennen Gyokuro Asatsuyu, issu des feuilles ombragées et rares de l’Asatsuyu, cueillies très fines avec un étuvage profond. « J’aime son riche umami (cinquième saveur détectée par le palais, après le salé, le sucré, l’acide et l’amer, ndlr) et son fort arôme, confie-t-il. C’est une variété que j’ai moi-même plantée et cultivée, je m’y sens donc profondément connecté. » Un attachement qui explique sûrement son envie de « préserver cette façon de travailler dans un environnement entouré par la nature ». Car le jeune producteur et son père ont mis un point d’honneur à se séparer des pesticides néfastes dont la génération précédente avait abusé. Et à passer au bio. « Mon père était persuadé que l’on pouvait cultiver du thé en s’appuyant uniquement sur les cycles positifs de la nature elle-même », assure l’héritier.

Shutaro Hayashi respecte la lenteur des saisons et des éléments (qui souffrent désormais du réchauffement climatique, déplore-t-il) jusque dans la confection des feuilles. Il explique d’ailleurs qu’il leur faut quatre longues heures avant de devenir du thé. « Pour faire du thé vert, les feuilles brutes fraîchement récoltées sont cuites à la vapeur forte ; elles contiennent donc une très grande quantité d’eau, qui doit ensuite être évacuée le plus rapidement possible », nous apprend l’expert. Il les pétrit avec soin tout en réduisant progressivement la teneur en eau. « Je peux ainsi créer un thé vraiment bon. » et de cet élixir, le jeune producteur en est le premier amateur : « J’en bois tous les jours, conclut-il. Mais je ne m’en lasse jamais ; c’est une boisson spéciale qui apaise le corps et l’esprit. » Ce respect des cycles de pousse et de transformation justifie une autre lenteur : celle de la dégustation.

Tea for two

En 2020, on achète du thé à chaque coin de rue. Bas de gamme dans les supermarchés, plus fin dans les boutiques spécialisées. thé noir, thé vert, thé blanc, rooibos, lapsang souchong : il y en a à la pelle. Un bonheur pour les adeptes du breuvage, une mine d’or pour les patron.ne.s de restaurants. Car pour un peu d’eau chaude et un sachet, on paye vite 4 euros en moyenne, contre 2 pour un expresso à Paris. Un prix exorbitant quand on sait que le paquet d’English Breakfast vaut à peine la moitié. Rue 89 justifie cependant ce tarif par deux raisons. La première : le caractère traditionnellement luxueux du breuvage, qui s’est longtemps fait rare en Europe, car lointain. La deuxième : le temps que l’on prend à le boire.

Interrogée par Émilie Laystary pour le podcast Bouffons, Carine Baudry, aromaticienne, indique ainsi que l’on aborde « une dégustation de thé comme on aborde une dégustation de vin », et qu’en découvrant ses notes, ses saveurs, ses textures, on explore son histoire. On est « ému.e par sa richesse », poursuit-elle. Une subtilité qui se dévoile petit à petit, une diffusion qui se fait désirer. Comme pour récompenser les plus persévérant.e.s. Mais qui reste incompatible avec un besoin de facilité, d’intensité immédiate commun à notre époque. L’érudite ajoute d’ail- leurs que pour pallier la lenteur d’expression des parfums du thé d’origine, on a aromatisé les feuilles des sachets industriels. Seulement, la quête de résultats instantanés nuit à l’appréciation du breuvage. Pour retrouver les plaisirs cachés du thé, Carine Baudry conseille donc de se rendre dans un comptoir de thé, « là où l’on prend vraiment conscience de l’intérêt du temps [dans la dégustation], c’est quand on prend trois thés, et qu’on s’amuse à les comparer, en respectant les conditions de préparation indiquées sur les emballages », suggère-t-elle. Goûter trois thés de trois couleurs différentes et « comprendre qu’on est dans un univers extrêmement riche ».

C’est justement cette richesse que la cérémonie du thé chinoise, Gong Fu Cha (littéralement « prendre le temps pour le thé »), permet de découvrir. Il existerait ainsi une façon parfaite de se délecter de la boisson millénaire, établie durant la dynastie Ming (1368-1644). et notamment de préparer l’eau qui servira à libérer ses notes : « Ne faites pas bouillir l’eau trop rapidement », lit-on dans les pages de Thé, de Joseph Wesley Uhl, qui retranscrit les instructions traditionnelles. Laissez-la pétiller d’abord comme un œil de crabe, puis comme un œil de poisson pour qu’elle puisse bouillir enfin telle une myriade de perles tournoyantes. » Une technique plutôt imagée qui privilégie les infusions brèves et en petites quantités, dans des petites théières – dont une en argile afin de maintenir l’eau à une température élevée – pour mieux les maîtriser. Ajoutez à cela un geste précis et minutieux, et il n’y a plus qu’à déguster.

En terminant ma tasse, je me dis que la prochaine fois, je profiterai davantage des saveurs, je tenterai d’identifier les notes, d’imaginer le paysage qui a vu grandir les feuilles. J’apprécierai les parfums discrets qui se libèrent sous mon palais. Et je prendrai encore plus mon temps.

Article du numéro 47 « Renaître » par Pauline Machado

Depuis le 1er novembre, on dégaine marathon d’histoires à l’eau de rose sous la neige, bande-son en repeat sur All I Want for Christmas Is You et cookies pour accompagner notre lait (vin ?) chaud. Les ingrédients parfaits pour concocter une atmosphère réconfortante – essentielle en temps de crise.

Il est 16 heures, un après-midi de reconfinement. La deuxième vague nous frappe de plein fouet et la routine des appels en visio et autres séances de sport à distance nous semble clairement moins divertissante qu’au printemps. La saison peut-être, ou une répétition qui fout, qu’on se l’avoue, un sacré coup au moral. C’est ça, le « nouveau normal » ? Une alternance de liberté et de restriction un peu déstabilisante même si nécessaire ? A vrai dire, on n’en sait rien, et on n’a pas l’air d’être les seul·e·s. Sauf que ce n’est pas tout.

Les autres événements qui tournent en boucle dès qu’on allume les infos, dès qu’on va sur Instagram, dès qu’on fait défiler Twitter, pèsent aussi dans la balance pas franchement réjouissante du moment. Dernier en date : le suspense éreintant d’une élection américaine interminable. Joe Biden et Kamala Harris viennent d’être élu·e·s à la présidence des Etats-Unis après quatre jours de dépouillage qui ont retenu nos souffles comme jamais, mais Donald Trump a décidé de refuser toute défaite. Au golf, comme à la Maison Blanche. On craint un bon mois de bataille judiciaire. Et autant de stress qui s’ajoute à un climat déjà nauséabond de ce côté de l’Atlantique.

Heureusement pour notre santé mentale, il y a aussi les téléfilms de Noël. 90 minutes de kitsch quotidien gracieusement mis à notre disposition par M6 et TF1. Comme tous les ans dès le mois de novembre, chaque après-midi et tous les jours de la semaine, les deux chaînes diffusent un ou deux longs-métrages tournant exclusivement autour des fêtes et de l’amour. Un repère infaillible qui, il faut bien l’admettre, rend nos journées plus douce. 

Car voilà, dans ces contrées fictionnelles nichées au fin fond du Connecticut pour la plupart, tout le monde s’embrasse, tout le monde se promène et tout le monde s’étreint comme si le Covid n’existait pas. Le seul vrai problème auquel sont confronté·e·s les protagonistes semble être le manque de pain d’épice pour leur fournée de biscuits, ou une incohérence de couleurs parmi les guirlandes du sapin. Pas vraiment vital, mais assez majeur dans leur vie pour en faire un rebondissement clé. C’est dire.

Romance, évidence et accident de bonhomme de neige

Le bal de Noël, Hallmark Entertainment

Généralement, le scénario ressemble plus ou moins à ça : Stacy ou Jessica ou peut-être Rebecca a un boulot qui prend tout son temps dans une grande ville type New York. Seulement à quelques semaines du 25 décembre, sa chevelure impeccablement wavy et elle-même doivent retourner dans leur bourgade natale, Pleasant Valley, pour régler une affaire de famille. Ses parents ont besoin d’aide pour gérer la pâtisserie locale depuis que le père s’est cassé la main en tentant d’accrocher un bonhomme de neige animé sur le porche du pavillon. Elle ne sait pas vraiment comment elle va pouvoir justifier à son boss autoritaire qu’elle a besoin de prendre des congés, elle qui a toujours privilégié sa carrière depuis qu’elle a commencé il y a à peine deux ans comme stagiaire surexploitée, mais elle promet d’être joignable h24. Ça passe, elle fonce. 

Sur place, elle tombe par hasard sur son amour de jeunesse. Eric ou John ou peut-être Darrell, qui lui n’a jamais quitté la région et l’adore encore en secret ; elle est The One That Got Away. Il n’est pas très loquace mais il aime son chien et rendre service. Il travaille avec ses mains, genre menuisier ou paysagiste spécialisé dans les sapins Nordmann. « Les meilleurs », lui dit-il de sa voix rauque car trop peu utilisée quand, après des semaines à se tourner autour, ils finissent par aller boire un chocolat chaud au troquet du coin. Leurs mains se frôlent pendant qu’en fond on entend une version folk de Jingle Bells. « Oh ! C’est notre chanson… », rougit Rebecca. Il n’en faut pas plus aux tourtereaux pour se retrouver (sans se choper, on garde le meilleur pour la fin), et que leur destin change à jamais.

Alors que la jeune femme était sur le point de décrocher la promotion du siècle, celle pour laquelle elle a trimé toutes ces dures années, un nouvel avenir lui sourit : celui d’une vie simple auprès de ceux qu’elle aime. Sauf qu’elle hésite et finit par s’en aller – ultime plot twist savoureusement prévisible – pour finalement revenir deux jours plus tard avec ses valises et un gros bisou sans la langue sur la bouche de Darrell. Larmichette dans notre thé à la cannelle. 

Ringard et pourtant si réconfortant

A Christmas Prince: The Royal Baby, Netflix

Bon d’accord, c’est nul. C’est très nul. Même les versions un peu plus élaborées qui mettent en scène des soucis de fric ou évoquent le deuil finissent souvent par correspondre au schéma dégoulinant de « l’amour triomphe sur les ambitions professionnelles ». Et parce qu’on ne nous la fera pas à nous, au mécanisme sexiste selon lequel, qu’il soit pauvre ou riche, le mec « sauve » fréquemment la fille. Il la sort d’un pétrin quelconque, puis lui fait réaliser que son quotidien sans lui ne rime à rien, et que tout ce dont elle a toujours rêvé n’était pas vraiment de devenir patronne d’une grosse agence de pub, mais bien de fonder une famille avant ses 30 ans dans un patelin où la neige est aussi fausse que les dents des acteurs. Vous l’avez, je n’en doute pas.

Seulement quand on a une bonne dose de recul sur la question, et juste envie de s’échapper un peu de sa réalité pour retrouver celle de Rebecca, de Darrell et de leur monde enchanté, le plaisir coupable n’en est que plus agréable. 

Devant Noël au palace, Un Noël à croquer, Le bal de Noël, la trilogie A Christmas Prince ou Holidate, la dernière production Netflix avec Emma Roberts, on ne pense à rien sauf à nos proches qui nous manquent, au fait qu’on aimerait, nous aussi, que tout soit si « simple », et à comment ruser pour que nos cheveux mousseux deviennent aussi soyeux que ceux de l’héroïne. Les téléfilms de Noël, c’est facile et ça ne demande pas de réfléchir (sinon, on implose). Ça rappelle ces moments qu’on attend tous les ans avec hâte. Et après douze mois aussi tendus, se concentrer sur une ambiance féérique et qui plus est un univers où rien de problématique n’existe fait du bien. En tout cas personnellement, ça et un litron de Nesquik siroté au coin de (l’appli) feu de cheminée, c’est ma recette du bonheur.

On peut même voir au-delà du genre télévisuel et associer ce sentiment réconfortant à toute la période concernée. Bien qu’on flippe que les fêtes nous passent sous le nez en 2020 – sorte de cerise moisie sur un gâteau à la liqueur de supermarché, on se raccroche aux rituels de fin d’année comme à une petite bouée qui nous empêcherait de broyer du noir. On ressort les décorations qu’on étale dans notre salon, on écoute Mariah Carey en boucle en préparant des cookies. On s’enfile de grands verres de vin chaud passé dix-sept heures en se rappelant le bon temps du marché de Noël et des rassemblements à plus de six. Voire des rassemblements tout court. 

On se rassure surtout en se disant que prochainement, on y croit, c’est même pour ça qu’on fait aussi gaffe, on appréciera de nouveau toutes ces petites joies. On retournera rouler des pelles sous le gui d’un bar glauque sans peur de choper autre chose qu’une sale gueule de bois. On fera la bise à notre grand-mère sur les deux joues au déjeuner du réveillon. On recommencera à faire des projets, à se frotter aux autres, à se terrer chez soi juste parce qu’on en a envie. On ne vivra peut-être pas tout à fait comme avant, mais en tout cas, plus comme maintenant. Et penser à ces jours meilleurs qui ne devraient pas tarder, même si ça veut dire baigner dans une tonne de clichés, ça apaise considérablement nos esprits au bord du craquage.

Alors, dès qu’on peut, pour respirer un peu, on se laisse bercer. Sans culpabiliser.

Article de Pauline Machado

A l’occasion de son centenaire, PrimaDonna rend hommage aux femmes qui font de la marque ce qu’elle a toujours été : une griffe inclusive, qui prône autant l’élégance que le confort et la confiance en soi, et met en valeur les poitrines généreuses. Une campagne puissante capturée par la photographe belge Charlotte Abramow.

La marque de lingerie PrimaDonna a cent ans. Cent ans qu’elle fait de l’esthétisme et du bien-être de celles qui la portent une priorité. Depuis des décennies, stylistes et couturières s’attèlent à imaginer et à confectionner des ensembles qui subliment tous les corps et surtout, toutes les poitrines, usant de leur savoir-faire renommé.

« Créer une lingerie belle et élégante avec un maintien parfait pour les femmes à la poitrine plus généreuse, telle est la mission de PrimaDonna », revendique le label. « Le but ? [Les] aider à rayonner de confiance. Une belle lingerie qui s’ajuste parfaitement a le pouvoir de booster votre assurance et de vous faire sentir bien dans votre corps ». 

Cette façon de penser, axée autour de l’acceptation de soi loin des diktats ravageurs, c’est justement ce qui fait la force de la marque, et ce qu’elle a voulu célébrer lors de cet anniversaire hautement symbolique. 

Une longueur d’avance dans l’industrie de la lingerie

Crédit : @PrimaDonna

« PrimaDonna a toujours pris en compte les femmes avec une forte poitrine. Bien avant que ce ne soit devenu tendance », assure la griffe. Pour preuve, elle imagine ses soutien-gorges « avec ces femmes (et leurs courbes) en tête. » Ainsi, lorsque les stylistes travaillent sur un nouveau modèle, un nouveau design, de nouveaux détails, elles partent « des plus grandes tailles » (jusqu’au bonnet J, notamment), puis développent les plus petites. L’inverse de ce qui se fait généralement dans l’industrie de la lingerie, et l’assurance pour les personnes aux poitrines généreuses d’avoir accès à des coupes élégantes conçues pour les mettre en valeur. Mais aussi à des pièces traditionnellement réservées à celles qui ne dépassent pas le bonnet C. 

« Nous ne voulons pas que, dû à [ses seins], une femme se sente limitée dans ses choix. C’est pour cela que nous offrons des bralettes, des soutien-gorges sans armatures et des bodys comme les marques pour petites poitrines ». Leur secret ? Une technicité hors-pair, qui maintient autant qu’elle sublime. « L’inclusivité est dans nos gènes depuis le départ. » Ça, et l’envie que ses clientes se sentent plus épanouies, dans leur peau comme dans leur esprit. 

Crédit : @PrimaDonna

« Nous ne sommes pas là pour révolutionner le monde mais pour créer ces petits moments de bonheur », poursuit PrimaDonna. « C’est pour cela que nous offrons une lingerie colorée et audacieuse. Voir une femme sortir de la cabine d’essayage avec le sourire et un peu plus d’assurance, assister à ces petits moments de bonheur est notre raison d’être. »

« We Are PrimaDonna », une campagne self-love capturée par Charlotte Abramow


Mai Judeh, Fashion designer. Carole Lambert, Brand design manager. Crédit : Charlotte Abramow pour PrimaDonna

Afin de rester dans cette optique self-love si essentielle, la marque a eu l’idée de mettre en valeur celles qui la font au quotidien, à l’occasion d’une campagne intitulée « We Are PrimaDonna ». Les couturières, les stylistes, les dirigeantes, « les invisibles des coulisses », ont ainsi posé devant l’objectif bienveillant de la photographe belge Charlotte Abramow, connue pour ses shootings engagés et la réalisation du clip de Balance ton quoi, le morceau féministe d’Angèle. 

« La lingerie est souvent représentée comme un outil de désir, mise sur des corps standardisés, jeunes, minces, souvent objectifiés ou morcelés. Comme si le sens de la lingerie n’était que dans l’aspect sexy », commente l’artiste. « Ce que j’aime dans PrimaDonna et dans ce projet, c’est qu’il n’y a pas que cet aspect-là. Il y a aussi l’accompagnement des femmes dans leur quotidien. Bien avant de photographier de la lingerie, j’ai photographié des femmes-sujets : celles qui pensent et fabriquent cette lingerie, et qui de fait se sentent confortables et soutenues dedans. J’ai photographié des femmes de différents âges, aux silhouettes ordinaires et authentiques, et aux poitrines généreuses. »

Rimple Badiani, Merchandising manager. Crédit : Charlotte Abramow pour PrimaDonna

Le résultat est plein de simplicité, d’authenticité, de complicité entre ces mannequins d’un jour qui représentent si bien la femme PrimaDonna, et se connaissent, pour certaines, depuis toujours. Des photos qui leur rendent hommage de la plus belle des façons, mais aussi encouragent les autres à s’assumer, à se chérir. « A reconnaître la beauté qu’elles ont en elles, ainsi que la beauté des femmes qui l’entourent », conclut la marque. Une ode émancipatrice, où la sororité prime. On en redemande.

A retrouver sur PrimaDonna.com

Article de Pauline Machado

L’heure est à la sculpture de citrouille et à la sélection de notre déguisement. D’ailleurs, à en croire Internet et les boutiques spécialisées, notre choix en tant que femme se réduit principalement à des tenues courtes et moulantes. Problématique ?

Halloween continue de gagner du terrain de ce côté de l’Atlantique. La fête quasi sacrée aux États-Unis prend une place de plus en plus importante dans le coeur des Français·e·s. En même temps, on comprend : l’évènement consiste globalement à célébrer l’aura et la puissance des sorcières, à engloutir une tonne de bonbons (qu’on descend, adulte, à coups de cocktails), à voir ses potes et à se déguiser. Un moment qui nous file du baume au coeur en plein mois d’octobre. 

En parlant de déguisement d’ailleurs, si le Covid restreint nos plans de se retrouver cette année, il ne nous empêche pas de fantasmer notre accoutrement. On a, par le passé, enfilé les costumes les plus classiques et fait une petite entorse à l’ambiance morbide en misant sur la fraise géante. Cette fois-ci, on voulait à nouveau tout donner. Alors pour se consoler et pour oublier quelque temps que la soirée n’aura sûrement pas lieu, on a écumé les sites dédiés.

Tapez « costume Halloween pour femmes » dans Google et vous tomberez sur une liste interminable de métiers, de personnages de fiction, de références culturelles ou actuelles transformés en tenues (en 2018, on a eu droit à l’adaptation révoltante de The Handmaid’s Tale, en 2020, celle du gel hydroalcoolique). Le dénominateur commun, c’est le peu de tissu et la façon dont les fibres sont ultra-tendues sur les poitrines des mannequins qui les portent. Même pour le gel hydroalcoolique. 

Halloween sera sexy ou ne sera pas, semblent scander ces centaines d’images évocatrices. Sexy… ou sexiste ?

Où sont les hommes (en mini-short) ?

Pour répondre à cette question, il y a plusieurs critères à analyser. Notamment la comparaison avec les modèles estampillés pour hommes. De ce point de vue là, difficile de ne pas réaliser le fossé béant entre les deux genres, et ce, dès le plus jeune âge. « Près d’un tiers des costumes de filles et plus de 90 % des costumes de femmes présentent une certaine sexualisation », chiffre Lauri Hyers, professeure-chercheuse à l’université américaine de West Chester, dans une interview avec Inquirer. « Par ailleurs, cela touche moins de 1 % des costumes de garçons et seulement 11 % des costumes d’hommes. »

Pour la spécialiste qui a observé 1600 déguisements dans les dix dernières années, aucun doute : Halloween est sexiste. « La sexualisation et l’infantilisation des costumes féminins ne font que croître », déplore-t-elle. Exemple concret : les policières écopent de qualificatifs « niais » type « candy cop » (« fliquette bonbon », en gros) et de détails enfantins comme des taches de rousseurs et des poses que l’experte qualifie « d’innocentes ». Quand les policiers, eux, bénéficient d’accessoires réalistes, et les notions de sérieux et de pouvoir que la profession implique sont plus évidentes. Un procédé aux antipodes de l’empowerment, juge-t-elle, puisqu’il « semble limiter la valeur des femmes à leurs attributs physiques ». 

Crédit : Warner Bros. Television

C’est cette inégalité qu’a aussi voulu dénoncer le Tumblr FuckNoSexistCostumes, qui oeuvre à juxtaposer les options féminines et masculines dans les magasins américains principalement. Docteur de labo en blouse blanche sobre vs infirmière avec jarretière rouge en plumes et toque agrémentée d’un petit coeur assorti au stéthoscope. Robin des bois avec carquois dans le dos et pantalon aux chevilles vs Robine des bois avec carquois dans le dos mais sans pantalon. Ou pire, tortue ninja fidèle au dessin-animé chez les garçons vs tortue ninja où la carapace a été troquée pour une robe rose et un serre-tête à antennes (allez savoir) chez les filles. Genré dès le plus jeune âge. Et les conséquences sont multiples. 

« Le marketing ciblé sur le genre ne fait que renforcer la fracture entre les sexes et les stéréotypes sexistes et limite le potentiel d’imagination des enfants et des adultes », condamne Lauri Hyers. « C’est étouffer la créativité ». Et la projection que permet la représentation, aussi. 

Seulement, plutôt que de culpabiliser celles qui aiment miser sur un minimum de tissu, elle blâme, comme la créatrice du blog, la société qui insinue que c’est ce qu’on attend d’elles – et d’elles seules. « Les fabricants créent une demande pour des costumes sexualisés en les offrant », soutient-elle. « Ils renforcent une norme que les femmes estiment devoir respecter ». 

Un constat accablant, qui n’excuse cependant pas de sombrer dans l’excès inverse : partir du principe qu’une femme qui veut montrer son corps est forcément manipulée, ou lui prêter des qualités à connotation péjorative.

« Essayer de limiter le choix des femmes est le problème principal« 

Pour USA Today, Halloween est moins réducteur qu’émancipateur. « Le corps des femmes est surveillé tous les jours de l’année. [Le 31 octobre] est un répit bienvenu et une chance pour les femmes d’exprimer leur sexualité, plutôt que de la réprimer », écrit la publication dans un article intitulé When it comes to sexy Halloween, women just can’t win (« Quand il s’agit d’Halloween, les femmes ne peuvent pas gagner », en français). 

Dans une tribune publiée sur Daily Orange, Mallory Stokker, étudiante en journalisme à l’université de Syracuse, base justement sa réflexion sur cette interprétation. 

Si elle admet que les costumes féminins sont bel et bien sexualisés, et reconnaît volontiers la pression que certaines peuvent ressentir à se conformer à cette norme qu’évoque aussi Lauri Hyers, la jeune femme défend toutefois le droit de ses paires à ne pas être catégorisées ni jugées uniquement sur leur envie de se vêtir le moins possible. Et demande à ce qu’on arrête enfin d’opposer les adeptes des tenues légères à celles qui préfèrent se couvrir.

« Que ces femmes aient décidé de s’habiller comme elles l’ont fait en raison de pressions sociales ou de leur propre désir d’être vues de manière sexuelle, leur choix n’est pas en cause. La question est de savoir comment la société interprète ce choix. » Mal et de manière inégale, fustige l’autrice.

Crédit : Disney-ABC Domestic Television

Elle tacle les double standards, qui placent les concernées dans une impasse rageante : « Ce qui est vraiment déconcertant, c’est que malgré les encouragements à s’habiller et à être sexy à Halloween, une fois qu’elles l’ont fait, elles sont souvent dégradées pour avoir incarné cette image même. À l’heure actuelle, les femmes sont confrontées à deux conséquences négatives en ce qui concerne leur façon de s’habiller à Halloween : répondre aux attentes et être considérée comme une salope, ou défier les attentes et être ostracisée. » Clairement, la journaliste marque un (gros) point.

Elle poursuit en recentrant le débat : « Les femmes devraient avoir une totale autonomie quant à leur choix de révéler leur peau ou de ne pas se présenter de cette manière. Nous devons arrêter de faire des suppositions sur leur personnalité en fonction de la façon dont elles s’habillent un jour de fête. Et le fait que nous continuions à faire ces suppositions révèle à quel point ce type de jugement est profondément ancré dans notre pensée quotidienne. » 

La solution, la professeure Lauri Hyers assure qu’elle réside dans la dégenrisation des déguisements plutôt que dans le retrait du marché de ces modèles. Femme, homme, fille, garçon ou non-binaire : la possibilité de sauter dans une micro-robe devrait appartenir à tous·te·s, sans étiquettes ni conséquences. « Halloween est censé être un moment où vous pouvez être ce que vous voulez être », conclut-elle. Preach.

Article de Pauline Machado

Pour l’automne-hiver 2020, le géant du e-commerce sort de nouveau sa collection capsule « Small Steps. Big Impact ». Une ligne estampillée durable où style rime avec qualité, et qui fait écho au message de la stratégie écoresponsable de Zalando, do.MORE, lancée en octobre dernier.

Le monde de la mode est en plein bouleversement. Une évolution indispensable, motivée par l’urgence environnementale qui pèse sur la planète et une volonté d’être plus transparent, plus respectueux de ce et ceux qui l’entourent. Pour cause, le temps presse et l’industrie du textile produit à elle seule 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par la fabrication de coton, de matières synthétiques artificielles et naturelles notamment. Devant ce constat glaçant, plusieurs grands noms s’engagent et modifient leurs façons de produire de manière concrète. 

C’est le cas de Zalando, le géant allemand du e-commerce, qui présente aujourd’hui sa nouvelle collection capsule intitulée « Small Steps. Big Impact ». « Des petits pas pour un gros impact », en français. Des mots qui résument sa philosophie : celle d’agir à la source, petit à petit, pour provoquer un changement global vers une consommation plus propre, plus « verte ». Et de faire partie de la solution grâce à une nouvelle stratégie de durabilité.

Huit créateurs européens, 116 pièces

Crédit : Zalando

Découvrir la collection unisexe ici

Pour y arriver, la marque s’est entourée de huit designers européens qui partagent ses valeurs, afin de créer une ligne de 116 pièces, réalisée à base de matériaux durables : les Allemands de Closed, les Danois de Designer’s Remix, Mykke Hofmann et Henrik Vibskov, les Norvégiens de Holzweiler, les Suédois de House of Dagmar, les Britanniques de Mother of Pearl, et les Italiens de Progetto Quid.

Un concept d’abord lancé en janvier 2020 qui, après un véritable succès, se prolonge à l’automne-hiver en incluant désormais des gammes hommes et femmes, et prouve qu’allier éthique et esthétisme est possible.

« Les créateurs sont de plus en plus sensibles aux problématiques de développement durable. Nous vivons dans un monde où la conscience sociale et environnementale est de plus en plus forte. Il est crucial que nous offrions ces options à nos clients sans avoir à sacrifier le style et la qualité », déclare en ce sens Lena-Sophie Roeper, directrice des achats Créateurs & Luxe chez Zalando. « Notre objectif est d’inciter les clients à faire leurs achats de manière plus durable, et nous sommes heureux de le faire avec ces marques, par le biais de collaborations. »

« Une base solide pour une garde-robe durable« 

Côté style donc, Zalando mise sur une palette automnale et des coupes qui peuvent s’adapter à des températures plus ou moins élevées – idéal pour la demi saison. Des beiges, des kakis, du denim et du cuir chez les femmes, mais aussi des teintes plus franches, comme un rouge profond, un rose tendre et un imprimé floral esprit seventies. Le vestiaire masculin, lui, fait davantage dans le marron chaud et le bleu ciel, rehaussés par un blanc immaculé et un velours côtelé tendance.

Des pièces fabriquées, l’assure la plateforme, à partir de matériaux travaillés pour réduire leur impact sur l’environnement : laine et coton biologiques, lyocell lisse, triacétate écologique, mais aussi coton, polyester et laine recyclés, dont certains sont dotés de certifications GOTS, OCS et GRS. Résultat : « Une base solide pour une garde-robe durable », scande Zalando.

« Ces dernières années, nous avons fait beaucoup de chemin pour assurer une plus grande transparence pour identifier les vêtements plus écoresponsables. Nous voulons rendre le shopping de la mode durable facile et agréable, en apportant l’inspiration et les informations que les clients recherchent en un seul endroit », déclare Kate Heiny, directrice du développement durable chez Zalando. C’est désormais chose faite.

« Small Steps. Big Impact » est à retrouver sur Zalando.fr

Article de Pauline Machado

C’est reparti pour un tour, ou presque. Impossible de sortir le soir dans de nombreuses villes de France. On fait quoi à la place ? On se fait du bien.

On avait eu vent de la rumeur d’un nouveau confinement, c’est partiellement le cas. Dans 54 départements de France désormais, sortir après 21 heures devient passible d’une amende. Une mesure entreprise, on ne vous l’apprend pas, pour tenter d’endiguer l’épidémie de Covid-19 qu’on peine à contrôler. 

Une restriction qui, aussi nécessaire soit-elle pour se protéger et protéger les autres, nous pèse, un peu. Surtout quand on a plutôt l’habitude d’occuper ces longues soirées d’automne par une vie nocturne rythmée et des retrouvailles en nombre. Et ne parlons pas de ceux et celles qui fêteront finalement leur anniversaire solo devant Vendredi tout est permis (coucou), plutôt qu’au resto. Pas dingue. 

Crédit : @yugnat999

Ce repos forcé, il peut clairement s’avérer difficile à gérer. Mais aussi l’occasion de se concentrer sur soi. Loin de nous l’idée d’instaurer de nouvelles injonctions, on veut plutôt proposer des alternatives sympa à ce que beaucoup voient – et on compatit – comme une énième preuve que 2020 est bel et bien une année à jeter. 

(Attendons tout de même le 3 novembre, on n’est pas à l’abri d’un miracle outre-Atlantique qui nous débarrasserait enfin du « crétin orange », comme l’appellent une partie – suffisante ? – de ses concitoyen·ne·s. L’espoir fait vivre.)

Retour aux façons de se cajoler 21 heures passées : on vous en liste cinq qui devraient vous réconforter et vous occuper plus concrètement qu’un binge-watching intensif des navets de Noël de Netflix.  

Maintenir tant bien que mal une vie sociale

Les journées sont désormais les seules plages horaires dispos pour profiter de l’extérieur et des autres, ou plutôt, de six personnes maximum. Qu’à cela ne tienne, on trouve des solutions pour ne pas se couper du monde complètement. Des brunches, des drunches (leur version alcoolisée), des soirées pyjamas ou des apéros moins tardifs que d’habitude. Le but, c’est de continuer à s’organiser une routine sociale pour éviter la déprime qui a des chances de nous guetter si on s’enferme. 

L’occasion de parler de tout et rien, de potentiels plans qu’on aimerait faire une fois qu’on pourra vivre sans risquer de contaminer la Terre entière, ou alors de se confier sur ce qui nous effraie, nous oppresse. Lâcher prise auprès de ceux et celles qui comptent pour remonter un moral peut-être un peu en berne, rythmer sa semaine, et apprécier davantage les moments à la maison quand on rentre.

En profiter pour se coucher tôt

Crédit : Warner Bros. Television

Et s’accorder une parenthèse apaisante qu’on s’autorise trop peu dans nos vies normales. Parce qu’on passe notre temps à courir partout et que, quand on s’arrête, c’est souvent pour scroller sans fin sur les réseaux. Le soir, on finit généralement par poursuivre le rituel dans son lit jusqu’à pas d’heure, avant de sombrer devant une énième vidéo de chien qui retrouve son maître après des mois d’absence. Classique.

Le couvre-feu permettra peut-être de réévaluer le moment où on décide d’aller sous la couette et de le décaler à une heure plus raisonnable, pour recharger réellement nos batteries. Ou encore s’imposer de nouvelles règles dans la chambre : pas d’écrans dès qu’on passe la porte. C’est tentant mais en fin de compte, leur utilisation affecte notre cerveau, nuit à notre sommeil et donc à notre repos. En adoptant cette nouvelle routine, on prend soin de sa santé mentale et de sa santé tout court, aussi. 

Parler avec soi-même (si, si)

« Nous traversons une période très difficile », confirme Dre Edith Eger, psychologue de 93 ans et survivante de l’Holocauste, dans une interview pour Stylist. « Nous n’étions pas préparés à cela, et c’est pourquoi c’est si dur. » Elle l’assure : « Ce que les gens doivent faire, c’est devenir un très bon parent pour eux-mêmes et prendre en charge leurs pensées – la façon dont vous pensez façonne la façon dont vous vous sentez, donc si vous êtes capable de changer votre façon de penser, vous pouvez changer votre vie. Je vous le garantis ».

Un bon parent pour soi-même, d’après l’experte, c’est veiller au grain, vérifier que tout va bien et engager des conversations nécessaires. « Je demande aux gens de ne pas traiter cette période comme une crise, mais comme une transition dans laquelle ils peuvent développer leur dialogue intérieur », détaille-t-elle. 

Plus concrètement, elle développe : « Quoi que vous fassiez, demandez-vous : ‘Est-ce que c’est bon pour moi ? Est-ce que cela va me donner du pouvoir ?’ Je pense que le mot magique est ‘permission’ – donnez-vous la permission de ressentir les sentiments et de les inviter à entrer », poursuit la spécialiste. « Si vous êtes en colère, c’est OK. Il n’y a rien de mal à légitimer un sentiment – il n’y a pas de ‘bon’ ou de ‘mauvais’ sentiment. Alors quand il arrive, invitez-le, asseyez-vous et donnez-vous la permission de le ressentir. » A essayer.

Se faire du bien avec ses mains (ou autre)

Crédit : HBO

Le selfcare, ça passe aussi par la découverte de son corps et de son plaisir. En solo, dans le cas présent. Il paraît d’ailleurs que la masturbation ait des vertus non négligeables en termes de bien-être mental. Le sexe au sens plus large serait même un anti-dépresseur naturel. Ça tombe bien. 

Tout ce temps qu’on a de nouveau sur les mains semble l’opportunité rêvée pour les utiliser, et explorer ce qui nous fait jouir – qu’on soit déjà experte en la matière ou non. Une autre étude lierait même l’activité à un renforcement de notre immunité… Nous faut-il vraiment d’autres raisons pour céder la tentation ?

Faire comme on peut

Même si ça signifie binge-watcher les navets de Noël de Netflix. Perso, j’attends la suite de A Christmas Prince (que le géant du streaming ne semble pas encore décidé à produire) avec une hâte certaine. Après le mariage et le bébé, je frétille d’impatience à l’idée de découvrir les futures aventures du couple royal. A Christmas Prince : Dépression post-partum ? A Christmas Prince : Bébé ne fait pas ses nuits ? A Christmas Prince : Plus de libido au château ? Hâte, je vous dis. 

Tout ça pour dire que ce qui compte, c’est d’appréhender la situation en douceur, d’y aller à son rythme, avec bienveillance, et surtout sans culpabilisation. Si on réussit à rendre productive nos soirées confinées, c’est bien. Mais sinon, c’est bien aussi. Tant qu’on s’écoute. 

En parlant de s’écouter, je viens de me rappeler que j’ai zappé le replay de L’Amour est dans le pré cette semaine. Et après consultation de mes propres émotions, la conclusion est sans appel : le regarder maintenant me rendra heureuse. Alors, bonne soirée !

Article de Pauline Machado

L’automne est monotone, on a envie de s’échapper de Paris pour deux jours. Et quoi de plus pratique que Bruxelles, située à 1h22 de train en Thalys soit littéralement la porte à côté, pour une escapade improvisée ?

Paris, 10h18. On embarque à bord du Thalys, gare du Nord. 1h22 plus tard, on débarque à Bruxelles-Midi. On a deux jours devant nous, et un planning bien rempli pour profiter de la capitale belge. 

On mise sur des adresses qui font de l’éthique, du local et du respect de l’environnement une priorité. De quoi rester raccord avec la compagnie ferroviaire qui, en plus de proposer des prix ultra-abordables (29 euros pour aller Paris-Bruxelles en standard, 55 euros en business et 115 en premium), fonctionne depuis le 1er janvier 2020 grâce à une électricité certifiée d’origine 100 % verte, et propose un déplacement dix fois moins polluant qu’en voiture. Aussi parce que c’est devenu la nôtre, de priorité, de faire attention à ce que l’on consomme et comment.

Alors pour se faire plaisir, on a repéré des restos, des brunchs, des endroits où goûter vins et bières – et au milieu de tout ça, on a quand même pensé à se conserver assez de temps pour parcourir quelques quartiers cool, un musée et une fripe. 

Suivez la guide. 

13h00 – Déjeuner chez Serra

Après avoir déposé nos valises à l’hôtel (QBic Hotel, dans le quartier de Louise), on file place Rogier. On a entendu parler d’un nouveau resto concept dans l’hôtel Indigo, ex-Hilton, qui dénote de l’ambiance bureau et immeubles en verre des environs. Serra, c’est une oasis de verdure en plein coeur de la Défense bruxelloise. Déjà de l’extérieur, les plantes qui ornent sa façade attirent l’oeil. A l’intérieur, l’espace est divisé en deux zones : Garden Kitchen et Urban Picnic. Si pour l’instant – crise sanitaire oblige – seul la deuxième est ouverte, la première et sa carte élaborée semblent extrêmement prometteuses. 

On s’installe donc à l’une des tables d’Urban Picnic. Le principe : des salons colorés et cosy, avec meubles chinés, livres à feuilleter et – toujours – plantes qui grimpent dans tous les sens. L’idéal pour déjeuner entre deux réunions, faire une pause dans une journée touristique chargée, voire bosser dans un cadre privilégié. La déco est signée Alina Rusenko, architecte d’intérieur belge d’à peine trente ans. C’est réussi. On se sent comme à la maison et en même temps, dans un lieu d’exception. 

Au menu, des salades et des plats travaillés qui excluent la viande rouge, et dont les aliments sont sourcés en grande majorité (65 à 80 %) à 200 kilomètres maximum de Bruxelles, « pour un faible impact environnemental », nous explique le directeur, et des snacks en self-service. On opte pour le curry aux crevettes et la bouillabaisse végétarienne, servis avec une IPA locale : un régal. Autre point positif de l’endroit : il est niché à quelques minutes du quartier de Sainte-Catherine, de ses boutiques, de ses cafés, de son église, forcément, et du bassin entouré de terrasses qu’elle surplombe. Stratégique en plus du reste.

Serra, Place Charles Rogier 20

16h00 – Shopping à Sainte-Catherine et gaufre chez Gaston

En un quart d’heure à pied depuis notre première escale, on se retrouve à flâner dans les petites rues pavées du centre de la capitale. Avant d’y arriver, on s’est arrêté·e·s dans la librairie Anticyclone des Açores, uniquement destinée au voyage, et on a pris un café au bar de Wolf, un food market qui vaut le détour. Rue de Flandre, parallèle au bassin de Sainte-Catherine, on tombe sur Docks Caviar.

Une friperie à la sélection pointue qui ravira à la fois celles et ceux en quête de pièces américaines vintage précises, et les adeptes de salopettes en velours côtelé, gros pulls, robes à fleurs et Levi’s 501. Pas sûr·e de la taille ou de la coupe ? Les deux sympathiques vendeurs sont là pour vous conseiller, même le dimanche.

Retour au bord de l’eau pour le goûter. On suit une recommandation locale et on s’installe à l’une des tables colorées de Gaston, pour une gaufre paraît-il emblématique, et une boule de glace artisanale par dessus car il est nécessaire de faire des réserves pour l’hiver. On ne nous a pas menti, c’est savoureux. Exactement ce qu’il nous faut pour continuer notre promenade.

Anticyclone des Açores, Rue du Fossé aux Loups 34 ; Wolf, Rue du Fossé aux Loups 50 ; Docks Caviar, Rue de Flandre 70 ; Gaston, Quai aux Briques 86

19h30 – Dîner chez Fresca et dernier verre chez Rebel

Parce que la bouffe reste le point central de ce week-end – et de la vie en général, on ne trompe personne – on a décidé de se faire plaisir aussi au dîner. Dans un resto italien que la réputation précède : Fresca, de son nom complet Fresca pasta fatta a mano (ou « pâtes fraîches faites à la main », pour les Allemands LV2). 

Un endroit authentique, avec à peine une dizaine de tables dans une petite salle derrière la cuisine ouverte, une pour deux en hauteur proche des fourneaux et une en longueur qui fait face au chef. On est placé·e·s sur la table en hauteur, avec vue imprenable sur la confection de nos plats. Le menu, écrit sur une ardoise à la craie, liste quelques-uns de nos péchés mignons : la burrata, les pâtes aux truffes et le tiramisu. 

Mais parce qu’on est d’humeur aventureuse, on se laisse tenter par une scamorza baignée dans une sauce tomates étonnamment légère à partager en entrée, et en plat, la suggestion du chef Francesco : courgettes, tomates cerises et crème de burrata (quand même) sur les pâtes de notre choix (ce jour-là, il a fait des spaghettis, des linguine, des gnocchis et des pappardelle, modèle un peu plus large que des tagliatelles). On commande les dernières. Deux mots : un délice. Très honnêtement, je ne pense pas avoir goûté meilleures pâtes de ma vie. Rien que cet endroit mérite de sauter dans le prochain Thalys. En dessert, le tiramisu et sa mascarpone onctueuse finissent de nous convaincre, comme l’ambiance du lieu et la gentillesse de toute l’équipe. 

On finit notre (grand) verre de vin italien, et on affronte la pluie pour un autre chez Rebel, bar à vins natures à côté de notre hôtel. L’endroit parfait pour une fin de soirée sans prise de tête mais sans compromettre la qualité non plus, ou un apéro tapas quand on n’est pas déjà repu·e. 

Fresca, Chaussée d’Alsemberg 168 ; Rebel, Rue Lesbroussart 48

23h00 – Retour à Qbic Hotel

On loge dans le quartier de Louise, à une vingtaine de minutes en transports (métro et tram) de la gare et aussi tout près d’Ixelles et Saint-Gilles, deux coins cool à ne pas louper. L’établissement a ouvert récemment, et se focalise sur l’aspect environnemental, faisant du « green » sa priorité. 

En plus de ça, ils ont misé sur une déco colorée qui rend le lieu chaleureux et agréable. Les chambres sont spacieuses, le lit confortable et ils font attention à ne pas gaspiller inutilement : par exemple, on peut choisir ou non que le ménage soit fait pendant notre séjour, ou de garder notre serviette plus d’un jour. Les bonus : le petit-déjeuner copieux, l’accueil et les événements organisés, comme la soirée cinéma qu’on a malheureusement loupée car trop occupés à déguster nos pâtes. Une prochaine fois !

QBic Hotel, Rue Paul Spaak 15

12h30 – Brunch chez Hinterland et expo aux musées royaux des Beaux-Arts

Deuxième et dernier jour à Bruxelles. On se rend à pied jusqu’au quartier de Saint-Gilles, à une dizaine de minutes de notre hébergement. Le dimanche, toutes les boutiques sont fermées, ce qui donne à la ville un calme agréable. Dans les environs, pas de grands immeubles, mais des bâtiments à taille humaine, des maisons qui nous feraient presque songer à s’y installer. On se balade alors que le soleil commence à chasser les nuages, et on arrive devant Hinterland, notre destination pour prendre des forces avant le musée.

On s’asseoit sur les chaises en bois dans la salle lumineuse ambiance chalet nordique, et on choisit rapidement nos plats parmi la sélection healthy. Un avocado toast réalisé sur du pain de seigle au levain grillé, avec guacamole, saumon fumé, amandes grillées, coriandre, et salade ; et un sandwich chaud, lui aussi préparé dans du pain de seigle au levain, avec tomate séchée, caviar d’artichaut, cheddar et poulet grillé au sirop d’érable. En dessert, à partager, des pancakes chocolat-banane servis avec de la crème fouettée au soja. 

Autant vous dire qu’on s’est fait plaisir, qu’on a adoré l’ambiance comme l’assiette, et qu’on a aussi apprécié la marche jusqu’aux musées royaux des Beaux-Arts, à une petite demi-heure, pour voir le musée Magritte et ses peintures surréalistes qui laissent rêveur·se.

Hinterland, Chaussée de Charleroi 179 ; Musées royaux des Beaux-Arts, Rue de la Régence 3

16h30, c’est déjà l’heure de repartir, direction la gare pour un retour toujours aussi rapide. On est séduit·e·s par la ville, par ses adresses mais surtout par la facilité avec laquelle on peut décider de partir la redécouvrir au dernier moment. Une chose est sûre : on reviendra vite.

Pour réserver vos billets, rendez-vous sur thalys.com

Article de Pauline Machado

Un peu de mal à déconnecter en ce moment ? On vous donne quelques astuces bienvenues pour faire une pause dans une routine éreintante.

Les jours passent et notre fatigue s’accumule. Physique comme mentale, on frôle le bout du bout. On bosse trop, on pense trop, on a trop de choses à gérer. On a du mal à prendre du recul, à vraiment se reposer. On finit par s’endormir après le dîner sur un coin de canapé devant une mauvaise série policière, bave au coin des lèvres et plaid bouloché qui ne nous recouvre même pas les pieds. On se réveille à minuit, pleines lumières dans le visage, on se traîne jusqu’au lit avant de s’endormir lourdement jusqu’à la prochaine journée qui nous épuisera davantage. 

Le boulot, la pluie qui n’en finit pas et maintenant le couvre feu dès 21 heures : le cocktail est loin de nous remonter le moral. On craque. Ou en tout cas, on a l’impression que si ça continue, on va craquer. Pour de vrai. Tout envoyer valser afin de se forger un quotidien plus sain qui ne nous pomperait par notre énergie ni notre confiance en soi. Presque utopique. 

On a de la chance, rien n’est perdu. Il est encore temps d’intégrer des rituels quasi salutaires à cette routine qui nous bouffe. Des moments pour soi, des activités relaxantes qui ne prennent pas des plombes (c’est justement la raison pour laquelle on frôle le burn-out : on manque de temps pour déconnecter), et dont l’efficacité n’est plus à prouver. Surtout, des astuces qui ont été testées à maintes reprises par une femme au bord de la crise de nerfs à cause d’un déséquilibre critique entre les plages horaires accordées à son gosse, à son couple et à sa carrière de journaliste de terrain exemplaire : moi-même. 

« J’aime mon travail » – Crédit : 20th Century Studios

Oui car voilà, je n’en peux plus. Je suis dans mon 44m2 sans lumière toute la sainte journée (de télétravail), et je rêve de grandes étendues d’eau, de verdure et de calme. Il n’y a pas longtemps, j’ai visité le musée Magritte à Bruxelles. C’est beau. En lisant les lettres du maître à ses collègues européens, je me suis dit que ça devait être vraiment agréable d’avoir le temps de créer. Et je me suis mise à envier ce que Magritte avait. 

Alors soyons clair, je ne parle pas de son talent évident pour la peinture. Mon ambition artistique, si elle a un jour existé, s’est brisée en cours d’arts plastiques en 5eF, quand ma prof a comparé ma reproduction du Déjeuner sur l’herbe de Manet à, je cite, « trois cochons sur une toile cirée ». Pas tendre. Non, en fait, je parle du temps qu’on devine dans les comptes-rendus épistolaires qu’il adresse à ses potes surréalistes. Des longues semaines à plancher sur un tableau, sans délais impartis, juste l’envie de le perfectionner.

« Tout va bien, je vais bien » – Crédit : Universal Pictures

Retour à nos moutons parce que je sens que je vous perds – quoiqu’au moins, vous commencez à me croire quand je vous dis que je craque : que faire pour décompresser et se l’accorder, ce temps qui permettra de se ressourcer. Voici cinq pistes à explorer rapidement. Et je peux vous le garantir, aussi évidents sembleront sûrement les éléments de cette liste, ne soyez pas trop cynique : les essayer c’est les adopter. 

1. Couper les écrans

« L’usage des écrans affecte l’intelligence, la santé mentale et la santé corporelle », lançait dans les colonnes de Libération Michel Desmurget, docteur en neurosciences à l’Institut des sciences cognitives de Lyon, en novembre dernier. Il alertait notamment sur les effets néfastes d’une surexposition pour les ados et leur développement, dont un sondage révèle qu’ils·elles passeraient en moyenne 6 heures et demi de temps quotidien sur un écran. Quand je vois que mon bilan hebdomadaire m’indique une moyenne de 8 heures par jour qui ne cesse de grimper, je flippe. 

Ce qui m’inquiète le plus en ce moment, c’est le deuxième risque que l’expert mentionne : celui d’affecter ma santé mentale. Rien de nouveau sous le soleil, mais essentiel de le souligner, la consommation excessive de réseaux sociaux est à l’origine de l’anxiété accrue d’une partie de la population. Les millenials et les Gen Z, surtout. Ou celles et ceux né·e·s entre 1999 et 1985. Je suis née en 1990, jackpot. Comparaison nocive, ultra-connexion qui nuit à la concentration, qualité de sommeil en chute libre : avec trop d’écrans, tout fout le camp. 

Même s’il s’agit de son outil de travail, il est nécessaire de s’imposer des règles pour couper. Particulièrement quand, une fois l’ordi rangé, on passe en mode récréatif à scroller sans but sur Instagram. Ça peut passer par plusieurs moyens : s’interdire les écrans passée une certaine heure, dans une certaine pièce (la chambre, par exemple), ou se fixer un quota de minutes à ne pas dépasser. Il existe d’ailleurs des applis pour ça, qui seraient assez efficaces – bien qu’utiliser la technologie pour se désintoxiquer de la technologie semble plutôt ironique (je viens d’en télécharger une). 

L’important, quelle que soit la façon dont on y arrive, c’est qu’on réussisse à s’affranchir de ce réflexe l’espace de quelques heures (éveillées) par jour pour les récupérer pour soi, et récupérer tout court.

2. Faire du yoga

Il y a deux ans j’avais l’impression que le barreau de chaise que j’étais n’aurait pas une chance dans un cours de yoga. Et puis, j’y suis allée. J’ai réservé un créneau via une copine calée sur le sujet, et je suis tombée dans une classe de dix autres participantes, qui m’inspirait bienveillance et lâcher prise. Mes « chiens tête en bas » ressemblaient à des sauterelles estropiées, mes « ponts » filaient des sueurs froides à la prof qui a sûrement cru que mon corps ne s’en remettrait pas, et pourtant, j’en suis ressortie indemne et convaincue. 

Le truc du yoga quand on est débutant·e, c’est d’y aller mollo, de ne pas forcer et de simplement tenter de se détendre et de se vider la tête. Pendant 30-45 minutes, on se concentre uniquement sur des enchaînements de mouvements censés étirer nos muscles et nous faire travailler notre respiration. Respiration qu’on réussira à contrôler plus tard lorsqu’on sentira la boule d’angoisse se loger dans notre gorge pour telle ou telle raison. 

Plus de salles de sport ouvertes ? Les cours en ligne et en direct pullulent. Pas d’excuses.

3. S’accorder une pause solo

Dans un article pour Stylist, la médecin généraliste Dre Zoe Williams explique qu’être trop longtemps au même endroit et dans la même position peut avoir des conséquences sur notre corps et notre esprit. « Cela peut mettre notre corps dans un état d’inflammation qui a des effets importants sur le cerveau et peut affecter notre humeur », détaille la spécialiste. Parmi ces troubles, le stress, l’anxiété et la dépression. Elle conseille donc de faire des micro pauses actives, en se levant et en s’étirant pendant une ou deux minutes par exemple, toutes les vingt minutes. Un conseil d’autant plus précieux en période de télétravail, où personne n’est là pour nous embarquer faire un tour à la machine à café. 

Faire un break toute seule a aussi des vertus réparatrices. Cette fois, c’est le New York Times qui chante les louanges de ces phases de solitude désirée. « Le temps passé à réfléchir sans distractions sociales peut également être réparateur, renforcer votre confiance et vous permettre de maintenir plus facilement des limites », déclare Emily Roberts, psychothérapeute. « En outre, il peut stimuler la productivité, l’engagement avec les autres et la créativité ».

Pour y arriver, les options sont multiples. « Si vous avez beaucoup de mal à écouter les pensées qui vous passent par la tête, la tenue d’un journal peut être un excellent moyen de faire face à ces émotions et de les évaluer », poursuit l’experte. « Et même si c’est tentant, essayez de ne pas être sur votre téléphone, car c’est une trop grande distraction ». Le Dr Robert Coplan, psychologue du développement, suggère plutôt de lire, d’aller au cinéma, de déjeuner, de visiter un parc, d’essayer d’acquérir une nouvelle compétence. Tout ce qui n’implique pas d’agir en fonction des autres ni de consulter les réseaux sociaux de manière obsessionnelle.

En gros, le journal résume : faites de la place dans votre vie et prenez le temps nécessaire, même si ça revient à passer (seulement) 30 minutes par semaine à lire dans un café. Sans Instagram. 

4. S’accorder une pause accompagnée

Changer d’air et parler d’autre chose, aussi, est essentiel pour cesser de ruminer et sortir de ce qui nous oppresse. Par exemple, boire un verre – avant 21 heures – avec des potes qui auront sûrement leur dose de ras-le-bol, parce qu’ensemble on est plus fort·e·s. Surtout quand « ensemble » signifie « à six autour d’un apéro » (loin de moi l’idée de promouvoir l’alcool, je parle surtout de ma passion blinis-tzatziki).

Plus sérieusement, si se divertir en solo est indispensable, maintenir des interactions sociales procure également des bienfaits non négligeables. Dont la décompression nécessaire qui nous manque tant. Enfin, encore faut-il que l’organisation de ces rendez-vous ne nous stresse pas plus qu’autre chose. 

5. Miser sur le selfcare

Ce qu’on entend par « selfcare » c’est le fait de prendre soin de soi, mais aussi d’investir dans la magie des soins cosmétiques, justement. Se faire un masque hydratant et régénérant après le boulot, passer trente minutes dans la salle de bain à s’appliquer tous les gommages et exfoliants imaginables, se faire les ongles, réserver un massage thaï aux huiles chaudes dans un salon pour ensuite ne manger que des pâtes pendant un mois – et ne pas le regretter pas une seconde. Ça revient un peu à s’accorder du temps tout·e seul·e, sauf que là, on s’occupe de notre corps pour mieux atteindre l’esprit.

Et enfin, l’apaiser.

Chronique de Pauline Machado