En ce mois international de la masturbation — oui, oui vous avez bien lu —, coup de projecteur (ou coup de « buzzzzz ») sur Sinful, le plus grand webshop d’articles érotiques de Scandinavie créé en 2008 par Mathilde Mackowski. Enhardie par le franc succès de son opération de charme et après 12 ans d’expérience, la businesswoman danoise de 35 ans part désormais à la conquête du point G de l’Europe, en commençant par la France avec sinful.fr. Si en avril, on ne se découvre pas d’un fil, en mai, on fait ce qu’il nous plait. Où sont rangées les piles, déjà ?

©Sinful

N’en déplaise aux gros machos, la masturbation, c’est bien une histoire de femmes. À l’origine de ce mois tout entier dédié aux plaisirs singuliers solitaires (ou à plusieurs), se distingue l’Américaine, Dr. Joycelyn Elders. Conseillère sur les questions de santé à la Maison Blanche sous le mandat de Bill Clinton — ça ne s’invente pas —, elle suggère devant un parterre de conférencier•e•s réuni•e•s aux Nations Unis que  « la masturbation devrait être enseignée à l’école car elle fait partie de la sexualité humaine ». Si sa déclaration passe mal et fait grincer des dents jusqu’à lui couter son poste, elle inspire néanmoins l’industrie du sextoy à sortir du placard pour assumer pleinement sa mission d’intérêt général : répandre le plaisir sexuel, technologiquement assisté. 

Un joujou (pas) comme les autres

Avec pour objectif déclaré d’inspirer les couples et les célibataires à vivre une sexualité plus épanouie et ludique, Sinful a fait mouche en France, l’un des pays hors Scandinavie ayant montré le plus d’intérêt pour le catalogue intime. Afin de favoriser et de fluidifier l’expérience client•e, Mathilde Mackowski a lancé en mars dernier son webshop français Sinful, où l’on retrouve toute l’expertise et les jouets intimes qui ont fait le succès de la plateforme.

Dernière nouveauté à tester sans plus attendre, la ligne de produits intimes Kaerlig comprenant des lubrifiants, un savon intime, un gel bio orgasme ou encore une huile de massage, tous certifiés bio et écoresponsables. De quoi se faire du bien sans faire de mal à la planète. La gamme contient notamment le tout premier lubrifiant au monde ayant obtenu la certification Swan Ecolabe. Écolo jusqu’au bout des doigts. Qui dit mieux ? L’élégante collection de jouets sexuels Velve, comprenant un vibromasseur, un vibromasseur point G, un vibromasseur clitoris, un vibromasseur Magic Wand et un oeuf vibrant télécommandé (tous rechargeables, 100% étanches et sans phtalates). Spécialement développée par la fondatrice de Sinful, elle saura ravir les aventurier•ère•s pour qui l’amour et l’intimité sont un voyage passionnant dont on devrait explorer tous les recoins. 

Plaisir et sobriété avant tout 

Faire évoluer les mentalités par l’érotisme, c’est la révolution tranquille initiée par Mathilde Mackowski et Tonny Andersen (en couple à l’époque, désormais meilleur·e·s ami·e·s et associé·e·s) en créant leur e-shop d’articles érotiques.  « Grâce à Sinful, beaucoup de Scandinaves considèrent l’achat de sextoys et de jouets intimes comme tout à fait anodin et faisant partie intégrante d’une vie sexuelle saine, épanouie et amusante », s’enthousiasme Mathilde Mackowski.

Le positionnement sobre et élégant de Sinful, présentant le jouet érotique comme un produit somme toute ordinaire et sans tabous y est pour quelque chose et participe au succès d’accessoires discrets, élégants, safe et à la pointe des nouvelles technologies. À l’inverse de la plupart des webshops intimes français, Sinful cultive une longueur d’avance. Car, nul besoin de créer un compte pour effectuer des achats, ce qui favorise une expérience client·e simplifiée et discrète.  

©Sinful

En solo ou à plusieurs, dans son lit ou ailleurs, Sinful est la promesse d’un lendemain avec la banane… sur le visage. Alors, pourquoi se priver ? Et durant ce fameux mois de la masturbation, vous recevrez un lubrifiant gratuit pour l’achat de deux produits, compris dans une sélection de 153 articles coquins pour elle et lui. Offre valable jusqu’à épuisement… des stocks !

Article de PK Douglas

Préserver le savoir-faire artisanal de la péninsule arabique tout en réinventant la garde-robe de la femme contemporaine, tel est le pari réussi de Shahd AlShehail, créatrice de la marque Abadia. L’intemporalité des coupes associée aux couleurs du désert fait la force de ce jeune label dont le vestiaire à la fois féminin et masculin se porte avec une aisance folle. Enfiler une robe Abadia, c’est être élégante, casual, intemporelle et moderne, tout à la fois. Car en 2021, on ne choisit pas !

Shahd AlShehail, fondatrice d’Abadia © Abadia

Si pré-covid, Shahd AlShehail, 35 ans, se considérait comme une nomade du 21e siècle, vivant dans un avion entre Riyad, Dubaï et le reste du monde, il a bien fallu qu’elle pose ses valises et choisisse un code postal. Ce sera Dubaï, où se trouve son atelier et les belles plages du golfe Persique. Après une gestation de plusieurs années, sa marque Abadia — nom dérivé de « désert » et « intemporalité » en langue arabe — a vu le jour en 2018, avec pour fil conducteur de mettre en valeur l’incroyable patrimoine et l’artisanat propre à sa région natale, de manière moderne et intemporelle« Les vêtements ont vraiment le pouvoir de raconter qui nous sommes et d’où nous venons. Je voulais créer cette connexion émotionnelle à travers des collections qui racontent une histoire, un patrimoine et une culture.», confie Shahd AlShehail. Rencontre avec une créatrice de mode aussi généreuse qu’ambitieuse. 

Nous sommes incroyablement inspiré•e•s par les artisan•e•s que nous rencontrons et par leur histoire, la façon dont ils et elles ont appris le métier et ce que cela signifie pour elleux.

Shahd AlShehail

PK pour Paulette : Si tu devais te présenter, comment te décrirais-tu ? 

S. : Je dirais que je suis un humain avec une vision et la volonté de l’exécuter. Dès mon plus jeune âge, on m’a inculqué qu’une partie de ma responsabilité sur cette terre était d’être au service de la bonté et de l’humanité. Cela m’a guidé dans ma vie et ma carrière.

PK : Pourquoi as-tu voulu que ta marque soit une lettre d’amour à tes traditions et à ta culture saoudiennes?

S. : Quand les gens pensent à la mode de luxe, ils se tournent traditionnellement vers l’Italie, la France et le Royaume-Uni. Car tous ces pays sont réputés pour leur richesse patrimononiale et artisanale. Chez Abadia, nous voulons bouleverser cette notion et prouver qu’en matière d’artisanat, l’Arabie saoudite peut se défendre. Nous sommes incroyablement inspiré•e•s par les artisan•e•s que nous rencontrons et par leur histoire, la façon dont ils et elles ont appris le métier et ce que cela signifie pour elleux. Chaque métier représente une grande partie de notre identité. Nous avons la responsabilité de le préserver et de le célébrer.

PK : Quelles sont les valeurs que tu souhaites véhiculer à travers tes vêtements?

S. : Nos vêtements sont une expression très personnelle de nous-mêmes. Nous voulons que les collections de pièces uniques Abadia s’adressent aux femmes multidimensionnelles et diverses du monde entier. Des femmes qui se soucient de l’impact de leurs achats sur l’environnement et sur les personnes. Des femmes qui cherchent à investir dans des pièces auxquelles elles se sentent connectées émotionnellement.

PK : En tant que créatrice de mode saoudienne, comment as-tu vu évoluer l’entrepreneuriat féminin au fil des années?

S. : Les femmes saoudiennes ont toujours été à l’avant-garde des affaires et de la création d’emplois. Aujourd’hui, grâce à un fort soutien et à un accès plus facile aux infrastructures, les femmes prospèrent.

PK : Qu’est-ce qui te donne de l’espoir de manière générale ?

S. : Nous vivons dans un monde plus que jamais interconnecté. La pandémie actuelle à laquelle nous sommes confronté•e•s aujourd’hui nous rappelle cette vérité universelle :  notre force (ou notre chute) dépend de notre capacité en tant qu’humain•e•s à reconnaître cette interdépendance et à agir en solidarité. Bien que les temps actuels semblent sombres, je crois que nous en sortirions plus fort•e•s et avec une appréciation plus profonde de notre humanité commune. La crise fait ressortir le pire et le meilleur chez les gens. Mais, j’espère que cet appel au réveil renforcera notre capacité à nous connecter et à avoir de l’empathie les un•e•s pour les autres, peu importe d’où nous venons dans le monde.

PK : Abadia se présente comme une marque de luxe respectueuse de l’environnement et socialement responsable. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

S. : En tant que marque de luxe qui s’engage à avoir une gestion éthique, il est important pour nous que toutes nos décisions, qu’elles soient grandes ou petites, soient guidées par nos valeurs, dans la plus totale transparence. Bien que nous ne soyons pas parfait•e•s, nous faisons de notre mieux pour nous améliorer jour après jour avec sincérité et authenticité. Par conséquent, nous pensons à l’ensemble de notre cycle de production, du choix des matériaux à la fabrication des pièces, ainsi qu’à leur durabilité et à la gestion des invendus. Nous intégrons des options respectueuses de l’environnement à chaque collection. 89% des pièces issues de notre dernière collection ont été fabriquées avec des tissus surcyclés et écoresponsables. Grâce à notre collaboration avec des artisan•e•s, des femmes ont accès à une source de revenus stable et toute nos finitions sont réalisées à la main et en interne. 

Les oasis de palmiers luxuriantes de la péninsule arabique sont une source d’inspiration récurrente pour Abadia.

Shahd AlShehail

PK : D’ailleurs, quelle est l’inspiration derrière ta toute nouvelle collection ?

S. : Les oasis de palmiers luxuriantes de la péninsule arabique sont une source d’inspiration récurrente pour Abadia. Notre 9ème collection ne fait pas exception. Des jolies broderies faites main inspirées des noyaux de dattes à la réinterprétation de la technique traditionnelle du tressage de feuilles de palmier, chaque pièce de la collection est une célébration de l’espoir et de la sérénité.

PK : Pour conclure, quel est l’endroit où tu t’évades lorsque tu as besoin de te ressourcer ?

S. : Près de l’eau, avec des palmiers en vue et ma famille à proximité.

PK : Merci Shahd !

© Abadia

Les créations épurées et intemporelles Abadia sont disponibles en ligne sur l’eshop de la marque

Article de PK Douglas

Baptisée du nom de la nymphe mythologique qui a recueilli ce cher Ulysse sur son île paradisiaque, la librairie Calypso nous transporte au-delà des océans, vers des contrées souvent exotisées, mais largement méconnues pour leur littérature foisonnante qui donne à rire, à pleurer, à vibrer et à s'ouvrir à de nouvelles perspectives insoupçonnées. Prêt·e·s à larguer les amarres ?

Agnès Cornélie, fondatrice de la librairie Calypso © PK Douglas

Enfin reconnues comme des commerces dits « essentiels » — grâce à la mobilisation du monde des lettres et de la population — les librairies ouvrent grand leur porte à notre désir d’évasion pendant le confinement, et après ! Alors, pourquoi s’en priver ? Petite nouvelle dans le paysage culturel parisien, Calypso, première (et unique) librairie exclusivement consacrée à la littérature et à la culture des Outre-mer et de la Caraïbe, attire l’attention dans son écrin coloré et chaleureux. Imaginé, façonné et concrétisé par Agnès Cornélie, jeune entrepreneure guadeloupéenne pleine de détermination, ce véritable éden Caraïbe et Outre-mer où rayonnent romans, BD, essais, livres d’histoire, carnets de voyage, livres pour enfants, recueils de poèmes, albums de musique et oeuvres d’art s’est fait une jolie place — ainsi qu’une belle réputation — dans le 11ème arrondissement de Paris. Une fois les contraintes liées aux restrictions sanitaires assouplies, Agnès espère bien poursuivre ses rencontres littéraires. Prochaine invitée ? Françoise Vergès, la politologue, militante féministe et auteure de Un féminisme décolonial et Une théorie féministe de la violence. À ne rater sous aucun prétexte ! Rencontre avec une libraire aussi passionnée que passionnante. 

PK pour Paulette : Alors que la pandémie fait rage et que l'avenir ne nous a jamais paru si imprévisible, tu décides de te lancer, seule, dans un projet entrepreneurial inédit. Pourquoi avoir décidé d’ouvrir ta propre librairie ?

Agnès Cornélie : Bonjour Paulette ! En effet, après de nombreux mois passés à construire ce projet, à lever des fonds (11 000 euros via une cagnotte participative, ndlr) et à chercher le local adéquat, la librairie Calypso a enfin accueilli ses premier-e-s client-e-s le 28 août dernier. Auparavant professeure de français au collège, j’ai eu envie de créer un espace ouvert à tous et à toutes qui mette en avant les littératures des régions françaises d’Outre-mer et des pays de la Caraïbe. Ces territoires sont souvent vus uniquement comme des paradis où il fait bon vivre mais leur richesse littéraire est mise de côté. Ouvrir une librairie m’a semblé idéal pour faire la promotion des écrivain•e•s de ces régions. Ielles le méritent !

PK : D'où te vient cette passion pour la littérature ? Et pourquoi valoriser les auteur·e·s caribéen·ne·s et ultramarin·e·s tout particulièrement ?

A.C. : Ma passion pour la littérature de manière générale me vient de ma mère qui nous a toujours incité·e·s, mes frères et sœurs et moi, à lire plutôt que de regarder la télévision ou d’autres écrans. Sur le moment, nous étions déçu·e·s mais elle a eu totalement raison ! Mon goût pour la littérature caribéenne m’est venue ensuite car je souhaitais lire des auteurs qui venaient de la même zone géographique que moi. Contrairement à l’idée que l’on pourrait avoir, les auteur·e·s caribéen·ne·s ne parlent pas uniquement de magnifiques paysages mais surtout du quotidien issu d’une histoire douloureuse et complexe. Ielles ont bien souvent des qualités stylistiques remarquables !

PK : La Caraïbe a d'ailleurs vu naître plusieurs Prix Nobel de littérature ainsi que des lauréats d'autres grands prix littéraires, Prix Goncourt, Booker Price, Prix Carbet…

A.C. : Absolument ! Il y a beaucoup d’écrivain·e·s qui ont remporté des prix prestigieux : René Maran, Prix Goncourt en 1921 pour Batouala Derek Walcott, Prix Nobel de littérature en 1992 ; Patrick Chamoiseau, Prix Goncourt en 1992 pour Texaco VS Naipaul, Prix Nobel en 2001 ; ou encore plus récemment, Maryse Condé, Prix Nobel alternatif de littérature en 2018 pour ne citer que ces quelques exemples. La Caraïbe regorge de talents. 

Nous voyons bien actuellement à quel point nous avons besoin de nous rencontrer et d’échanger afin de nous enrichir.

Agnès Cornélie

PK : Tout comme la librairie Calypso qui regorge d'une grande variété d'ouvrages, propose des semaines thématiques ainsi que des rencontres littéraires ou des mini concerts musicaux. On pourrait presqu'y passer des heures, non ? 

A.C. : Oui, le projet Calypso n’est pas uniquement une librairie mais un véritable lieu de vie et de rencontres entre les écrivain•e•s et les lecteur•rice•s, les écrivain•e•s entre elleux et les lecteur•rice•s entre elleux. Nous voyons bien actuellement à quel point nous avons besoin de nous rencontrer et d’échanger afin de nous enrichir. Les librairies permettent ces échanges. Je tenais également à ce qu’il y ait un petit coin salon de thé afin de proposer des produits des Outre-mer : thé de la Réunion (seul département de France à produire du thé ! ), café Bourbon pointu de la Réunion, chocolat chaud de Guadeloupe, pâtisseries de Martinique. Les client•e•s aiment souvent s’y installer afin de commencer la lecture d’un ouvrage qu’ielles viennent d’acquérir. Enfin, je souhaitais proposer un espace galerie car j’apprécie l’art et que la Caraïbe regorge aussi de talentueux artistes plasticien•ne•s, photographes et autres. Une exposition se tiendra normalement en mai. Donc, oui on peut passer la journée chez Calypso et ce sera un grand plaisir pour moi !

Librairie Calypso © PK Douglas
Librairie Calypso © PK Douglas
Librairie Calypso © PK Douglas
Librairie Calypso © PK Douglas

PK : En tant que jeune femme ultramarine, quels conseils donnerais-tu à d'autres femmes qui souhaitent se lancer dans l'entrepreneuriat dans un milieu où il y a assez peu de personnes qui leur ressemblent ?

A.C. : Que l’on soit une femme (ou un homme), il est primordial de bien construire et mûrir son projet. Créer une entreprise est un chemin long et difficile. Il faut essayer d’anticiper autant que faire se peut tout ce que cela implique pour soi et pour son entourage. Des sacrifices temporaires seront à faire pour se consacrer entièrement à son projet. J’ai eu la chance d’être entourée de personnes capables de m’aider dans la gestion de mon projet : construction du business plan, présentation aux banques, évaluation des coûts, etc. Il existe des plateformes pour cela comme Les Premières de Guadeloupe ou Outremer Network. Il y a de plus en plus de femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat avec détermination, et c’est une très bonne chose !

 

Agnès Cornélie, fondatrice de la librairie Calypso © PK Douglas

PK : L'été approche à grands pas et on espère bien en profiter ! Quels ouvrages nous conseillerais-tu d'emporter dans nos bagages ?

A.C. : Oh oui, j’espère que nous pourrons en profiter pour nous détendre ! Je conseillerais aux Paulette Le syndrome de l’accent étranger, premier roman de Mariam Sheik Fareed (Editions Philippe Rey), Tropiques toxiques, la bande dessinée documentaire de Jessica Oublié (Les esclaves / Steinkis), la trilogie L’arbre à pain, Frangipanier et Tiaré de Célestine Hitiura Vaite (Au Vent des Îles) qui sort bientôt en poche et Mémoires de la plantation de Grada Kilomba (Anacaona Editions). Vous allez vous régaler ! 

PK : Pour conclure, comment peut-on faire ses emplettes et soutenir au mieux la librairie Calypso ?

A.C. : Les librairies sont désormais reconnues comme des commerces essentiels donc Calypso reste ouverte durant cette période. Pour les personnes qui sont plus loin, il est possible de passer des commandes et de se faire livrer grâce au site internet de la librairie ou directement ici.

PK : Merci Agnès !

La librairie Calypso ouvre ses portes du mardi au samedi de 10h30 à 19h au 17 bis avenue Parmentier dans le 11ème arrondissement de Paris, métro Saint-Ambroise. 

Propos recueillis par PK Douglas

Si mars 2021 nous rappelle le début d’une saga qu’on n’avait pas imaginé aussi longue et décevante il y a pile un an — la saison 8 de Game of Thrones nous semble subitement pas si mal après tout —, on aura au moins pu compter sur des héroïnes sans cape pour égayer ces derniers mois plutôt moroses. La chanteuse, danseuse et interprète Tessa B. fait partie de ces révélations dont la bonne humeur communicative sur les réseaux sociaux et le talent musical et artistique ont joliment animé nos soirées de confinement, puis de couvre-feu. Paulette et Vans partent à la rencontre de cette artiste solaire dont la passion pour la vie s’exprime à travers son art, de son premier EP « Dans ma tête » au court-métrage qui l’accompagne, sans oublier ses performances live endiablées pré saga Corona. D’ici quelques semaines, on la retrouvera sur scène. Promis, juré, craché ! Parole de Lannister.

Tessa B. - © Camille Hervé / @camilleherve
Tessa B. - © Camille Hervé

Quand les beaux jours de l’été se font attendre, rien de mieux que du bon son pour se booster et mieux patienter. Vans, la marque californienne de sneakers à la renommée mondiale, a toujours considéré la musique comme l’une de ses inspirations majeures. Pour se ressourcer et rêver plus loin, il faut s’entourer de nouveaux talents. C’est donc sans surprise que l’on découvre la superbe campagne de Vans en soutien à la créativité d’artistes de tous genres. Et parmi les jeunes coups de coeur de la marque, on rencontre Tessa B – une jeune femme débordant d’imagination et à la voix enivrante. La jeune chanteuse, que l’on avait découverte sur scène aux côtés de Synapson, Arigato Massaï ou encore Jabberwocky, se sert désormais de cette expérience scénique exceptionnelle pour construire sa carrière d’artiste solo. Après la sortie de plusieurs singles à succès, l’interprète a récemment partagé une reprise toute personnelle de « Tout Doucement », ballade épurée chantée par Bibi dans les années 80. Un peu nostalgique, parfois mélancolique, Tessa B. nous raconte son parcours fulgurant, partage ses inspirations de toujours et souligne l’importance d’être soutenue par une marque comme Vans en tant qu’ambassadrice de la sneaker Old Skool. Après un an de répèt dans sa salle de bain, Tessa B. est fin prête à piétiner de nouveau la scène pour faire le show. Et c’est parti !

Entretien

PK pour Paulette : Salut Tessa B. ! Pourrais-tu te présenter pour celleux qui ne te connaitraient pas déjà ?

Tessa B. : Hello Paulette. Je suis chanteuse, auteure, compositrice et interprète. Je suis très heureuse d’avoir sorti mon premier EP « Dans ma tête » en juillet dernier ! Il est accompagné d’un court-métrage dont je suis très fière et que j’aime profondément. C’est un film qui se compose de plusieurs tableaux qui racontent l’histoire de mon EP et qui met en avant ma personnalité, mon second degré et mes sentiments. Il a été réalisé par Tania Gotesman et Igor Gotesman. Big up à elleux ! Au-delà de tout ça, je suis quelqu’un qui aime la sensibilité, l’autodérision, rire, danser, jouer… En d’autres mots tout ce qui touche à la performance et aux émotions.

PK : Après une année 2020 qu’on définira sobrement comme « insolite » et un début d’année 2021 encore difficile, comment une artiste comme toi préserve-t-elle sa santé mentale ? Pour faire simple, comment ça va ?

TB : Sincèrement, les moments de bonheur à proprement parlé s’éveillent en moi quand je chante car je suis tout simplement dans le moment présent. Ce que j’aime c’est la vibration que je ressens en chantant. La vibration dans ma gorge, dans ma poitrine. C’est une sorte d’auto-hypnose — non, je n’exagère pas ! (rires) Alors pour répondre à ta question, je vais bien quand je chante ; mais on ne va pas se mentir, on a de quoi être pessimiste. En revanche, je me dis qu’il faut être des pessimistes intelligents en faisant face collectivement à la situation. J’adoucis un peu la vie avec mon art. En tout cas, c’est ce que me disent mes grands-mères. C’est déjà ça.

PK : Comment définirais-tu ta musique, cet art dont tu parles ? Qu’as-tu souhaité exprimer à travers ton tout premier EP « Dans ma tête », qui connait un franc succès ?

TB : Je fais de la pop musique avec à l’intérieur toutes les influences qui m’ont nourrie depuis 27 ans. À travers cet EP, j’ai mis de moi, évidemment, mais aussi des autres — c’est ce qui est trop beau dans la musique — notamment Benny Adam avec qui je l’ai réalisé. Ma rencontre avec lui a bouleversé mes croyances intimes. Je suis très reconnaissante d’avoir creusé ma musique avec lui et fière d’avoir suivi mon instinct. Pour ce premier mini-album, je n’ai pas cherché, en composant et en écrivant, à faire passer un message en particulier, mais j’y ai mis toute mon énergie, ma sensibilité, mes peurs, mon second degré, ma légèreté et mes constatations personnelles du quotidien.

PK : D’ailleurs, comment se déroule ton processus d’écriture et de création ? Tu t’inspires volontiers de tout ce qui t’entoure, c’est ça ?

TB : Je n’ai pas vraiment de règles ni de processus. Je peux composer des piano-voix, seule chez moi, ou bien créer une base de morceaux plus aboutie pour ensuite les partager avec les gens avec qui je travaille. Je peux aussi partir de 0 en studio et créer avec un.e compositeur.rice. C’est d’ailleurs ce que je fais en ce moment avec MKL, avec qui nous travaillons sur la suite. J’aime être guidée et être à l’écoute. Je suis en perpétuelle remise en question. Parfois trop. Mais, j’imagine que c’est nécessaire pour affiner sa musicalité et grandir avec. Sinon, je m’inspire de mon vécu. Je crois que c’est inévitable et inconscient. J’aime aussi que ce soit fictif parfois. J’adore me projeter dans d’autres vies, me mettre à la place des autres comme si je l’avais vécu et jouer des rôles.

Tessa B. - © OJOZ @ojoz
Tessa B. - © OJOZ

PK : Tu es très vite montée sur scène aux côtés d’artistes établis lors de tournées ou de grands festivals, te constituant un jeune parcours déjà fulgurant. En quoi ces expériences ont-t-elles été formatrices ?

TB :  J’ai tout appris sur scène. Sur la route avec Synapson et Jabberwocky, j’ai vécu un grand tourbillon joyeux et intense pendant lequel je me suis construite humainement, vocalement et physiquement. Ces expériences m’ont fait prendre conscience de la réalité du milieu musical que je ne connaissais pas du tout, des accidents de scène à la distance qu’il faut avoir avec tout. Certaines leçons restent plus dures à apprendre que d’autres (rires). Par dessus tout, j’ai réalisé très vite que c’était mon goal, que ça confirmait ma passion pour la musique, la scène, l’interprétation et le partage !

PK : Désormais en solo, tes performances live oscillent entre le piano-voix et les choré à l’Américaine assez physiques. Vis-tu la scène comme un moment d’expression de tous tes talents, chant, danse, interprétation, jeu d’actrice ?

TB : Oui ! La danse, le chant et le jeu ont toujours fait partie de moi et de ma vie. Pouvoir tout lier à ma façon c’est grisant. J’aime(rais) que mes concerts soient une véritable performance à tout point de vue. La beauté du live est sa nature instantanée. J’aimerais que les gens sortent de la salle de concert en ressentant de l’émerveillement, de la joie, de la nostalgie du moment déjà passé. Plus qu’un concert, je veux que ce soit un spectacle. Je vis les concerts — quand ça existait encore (rires) — comme la concrétisation de tout le travail fait en amont. Tout est rassemblé : ma musique, les instruments live, chanter en live, danser, les gens, les sourires, les cris, la liberté de performer, de se tromper et de partager. Ce sont mes moments préférés !

PK : Ça se voit en effet que tu aimes pleinement vivre les choses ! Sache qu’on a partagé de grands moments de fou rire grâce à toi en regardant tes stories sur Instagram. D’où te vient cette passion pour les imitations ? Du théâtre, que tu as pratiqué avant la musique ?

TB : Effectivement, j’ai eu la chance de faire 3 ans d’école de théâtre après des années scolaires difficiles pour moi. Depuis toute jeune — j’ai des vidéos pour le prouver — je suis complètement animée par la danse, le chant, les caméras, l’humour. Paradoxalement, j’étais très introvertie en public, j’avais très peu confiance en moi. Cependant, me mettre en scène derrière le caméscope de mes parents me permettait d’être complètement moi-même et d’oser m’exprimer — de manière très souvent absurde. Après le bac, le théâtre a confirmé mon désir absolu du jeu, de l’interprétation, du rapport à la scène.

PK : Et pendant toute cette adolescence introvertie extravertie, quels sont les artistes et les styles musicaux que tu écoutais en boucle ?

TB : D’abord, j’ai écouté les artistes que mes parents écoutaient beaucoup, Michael Jackson, Jamiroquai, Celine Dion, Pascal Obispo. Joli panel, non ? Puis, je me suis tournée vers Lorie — oui oui. Avant d’être complètement bouleversée par l’album « My Prerogative » de Britney Spears. Elle me passionnait. Tout comme Mariah Carey, Whitney Houston, Christina Aguilera ainsi qu’Etta James et Aretha Franklin un peu plus tard. Ces grandes voix féminines ont inconsciemment formé ma voix à force d’essayer de reproduire les même notes à la perfection. J’ai aussi beaucoup écouté Eminem, Busta Rhymes et Jay-Z dont j’admirais la technicité et la rapidité dans l’élocution. Les voix m’émerveillent tout simplement.

PK : Tu as récemment repris la chanson « Tout doucement » de Bibi, une chanson des années 80. Tessa B. est-elle une éternelle nostalgique ?

TB : Je m’autorise à ressentir la nostalgie lorsqu’elle appelle en moi des souvenirs positifs, mais j’ai, je crois, la capacité à l’ignorer lorsqu’elle dévie vers la mélancolie. Pour autant, ma reprise de « Tout doucement » a complètement convoqué une forme de tristesse et de mélancolie durant tout le processus artistique de la chanson jusqu’au clip. En octobre dernier — pas plus tôt, j’ai entendu la chanson comme je ne l’avais jamais entendue auparavant. Elle m’a retourné et a résonné en moi. Les paroles me semblaient si justes, claires et criantes de vérité que j’ai décidé de l’interpréter à ma façon.

Old Skool – © Vans

PK : Facette de ta personnalité qui fait joliment écho à ton statut d’ambassadrice de la sneaker emblématique Vans Old Skool. Pourquoi te sens-tu proche d'une marque comme Vans ?

TB : C’est une marque que j’aime car on est très bien dedans et je me retrouve dans les valeurs qu’elle véhicule. La Old Skool est un grand classique sur lequel on peut toujours compter, mais qui sait aussi se réinventer en permettant d’exprimer sa personnalité, son mood du moment.

PK : Et autant être parfaitement chaussée pour effectuer toutes les chorégraphies qui subliment tes performances live. D'où te vient cette passion pour la danse d'ailleurs ?

TB : Je viens d’une famille très sportive. Ma mère est maître-nageur et mon père a toujours pratiqué du sport à haut niveau. Ils m’ont donc transmis cette passion et inculqué la rigueur physique et le bien être. J’ai aussi pratiqué la natation synchronisée pas mal de temps, mais je n’ai pas vraiment pratiqué de danse « sur terre ». J’ai commencé à prendre des cours de danse en 2015 lorsque j’étudiais le théâtre et à vraiment danser lors des tournées avec le groupe Synapson.

PK : Là où tout a commencé ! (Rires) Et l’avenir dans tout ça ? Quels sont tes futurs projets ? Des projets pour lesquels les Paulette doivent absolument enregistrer une alerte sur leur calendrier. Télé, cinéma, musique, scène, one-woman show ? Dis-nous tout.

TB : De la musique, de la musique, de la musique, très vite dans les prochains mois. Et des concerts très vite. On y croit ! Il y aura du nouveau cette année. J’ai si hâte ! Cinéma ? Avec plaisir… Si Justine Triet, Cédric Klapisch ou Paul Verhoeven lisent cette interview, n’hésitez pas à me contacter au 06 78 37 46…7398289.

PK : À bons entendeurs. Merci Tessa B. !

Article de PK Douglas

On l'admire chez nos ami.e.s, nos collègues, parfois même chez des personnages de fiction télévisée, tout en se répétant intérieurement que jamais on n’oserait affronter le monde et le regard des autres avec autant d’aplomb. Pourtant, la confiance en soi n’est ni innée ni réservée à des happy few (une minorité heureuse, ndlr). Bien au contraire. Elle vit en chacun.e de nous ! Il nous faut juste un peu d’effort pour la développer, l’encourager et la valoriser.

Un message inspirant qu’illustre la nouvelle campagne de Kalenji Jogging by Decathlon dans laquelle 3 femmes — l’une atteinte d’endométriose, l’autre d’acné et la troisième ayant perdu un œil — affirment fièrement leur self-love et font de leur différence une force. Grâce au sport qu’elles pratiquent à la fois comme échappatoire et outil de dépassement de soi, elles ont su booster leur confiance en elles. Elles aspirent désormais à nous inspirer tous et toutes vers l’acceptation de nos particularités comme un atout précieux.

La confiance en soi, une qualité à notre portée

On ne va pas se mentir. Avoir une confiance en soi inébranlable peut s’avérer très utile dans la vie de tous les jours, surtout quand les autres se font un malin plaisir à nous asséner opinions et critiques non désirées. D’ailleurs, les réseaux sociaux — encore eux — ne facilitent pas les choses. Qui n’a jamais passé une soirée entière sur son smartphone à se comparer à de parfait.e.s inconnu.e.s qui semblent vivre leur meilleure vie là où la lumière est toujours parfaite ? Pourtant, comme le dit Seffana — l’une des égéries Kalenji Jogging — il vaut mieux tout simplement éviter les comparaisons et s’approprier son histoire, ses spécificités et sa différence pour en faire un atout dans la vie de tous les jours. Si mettre en veilleuse cette impression que l’herbe est toujours plus verte ailleurs est plus facile à dire qu’à faire, ce n’est pourtant pas impossible. Alors comment ne plus broyer du noir et booster sa positive attitude ? Commençons par suer à grosses gouttes pour évacuer les bad vibes !

Le sport, notre meilleur allié estime de soi

Les études scientifiques sont formelles. Le sport reste l’un des meilleurs moyens pour développer et nourrir son estime de soi. En se confrontant à de petits défis physiques réguliers, on prend plaisir à les relever et — en un rien de temps — à les dépasser. Héloise, Seffana, et Alex précisent avec justesse et une bonne dose d’authenticité — à travers cette campagne Kalenji Jogging support — que le sport doit toutefois rester un moment de plaisir pendant lequel chacun.e avance à son rythme et avec bienveillance. Quel(s) sport(s) pratiquer ? À en croire notre féministe préférée Rokhaya Diallo, la boxe (ou les arts martiaux en général)  est un bon moyen pour faire bouger son corps, se défouler, évacuer les mauvaises ondes et se dépasser physiquement ainsi que mentalement jour après jour. L’exercice physique régulier permet au corps de sécréter une bonne quantité d’endorphine et de dopamines, les hormones du bonheur et du bien-être. C’est tout bénèf ! Le jogging, la danse et l’expression corporelle permettent également de libérer les toxines et d’offrir une parenthèse reposante à l’esprit. Associé à d’autres activités et stratégies de développement personnel, le sport a de véritables bénéfices sur le bien-être mental, psychologique et sur l’estime de soi. Alors, n’attendons plus que notre confiance en soi vienne des autres, de leurs compliments ou de leur approbation. La clé de notre bien-être se trouve bel et bien dans les efforts et les défis, même minimes, que l’on se donne quotidiennement.

Pour nos séances de fitness les plus endiablées, on valide à 100% le legging support Kalenji, tenue casual et sportswear idéale pour une sensation de confort total. Un effet boule ultra-ferme, et donc sculptant ! Il épouse à merveille la silhouette et maintient la peau tout au long de la séance de sport. Qu’il soit court ou long, le maintien du legging sans compression reste identique et offre une liberté de mouvement assurée. Ses deux poches discrètes où ranger clés et téléphone en toute discrétion et sans s’encombrer sont également un détail non négligeable. Les leggings support Kalenji sont disponibles chez Décathlon en boutique et en ligne. Pour découvrir sa version support 7/8, c’est par ici. Quant au legging long, le voici. Alors, désireux.ses de les tester ?

À l’heure où le confinement (saison 2) n’est plus qu’un lointain souvenir et que nos envies d’ailleurs peuvent enfin être assouvies, et si on planifiait notre prochain voyage ? Oui, oui, absolument. On a amplement mérité un grand bol d’évasion. Allez. On laisse derrière soi la routine des trois C, conf-call, cuisine et canapé, pour s’offrir le pouvoir (dépaysant) des trois M, mer, montagne et Martinique ! Mais pas de panique. Pour vous aider à concocter le meilleur des programmes une fois sur place, Paulette revient sur un superbe séjour effectué en partenariat avec le Comité Martiniquais du Tourisme et Air Caraïbes. Quatre jours de découverte d’une destination riche en biodiversité et en traditions étonnantes. On vous raconte tout. 

Si l’on pense déjà connaître la destination Martinique, ses longues plages de sable blanc, dont la plus connue Les Salines, sa nature luxuriante sublimée dans le Jardin de Balata (entre autres), et sa yole ronde fraîchement inscrite au registre « des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine immatériel » de l’Unesco, l’île regorge encore de richesses insolites, de biodiversité et de traditions qui méritent de sortir des sentiers battus et de partir à la rencontre de l’un des poumons verts des Petites Antilles. Alors profitons pleinement de notre liberté retrouvée pour croquer à pleines dents un bout de Martinique bio-tradition !

AU CŒUR DE LA BIODIVERSITÉ 

Le Domaine d’Émeraude ©Travel Notes

Le Domaine d’Émeraude, jardin remarquable au Morne Rouge 

En quête d’un jardin d’Eden ? Ne cherchez plus. Nous l’avons trouvé dans un lieu d’une sérénité absolue, conçu par le Parc naturel régional de la Martinique. C’est au nord de l’île que le Domaine d’Émeraude propose aux amoureux.se.s de la nature près de 4 kilomètres de sentiers de promenade répartis en 3 parcours (de 15, 30 ou 60 minutes) accessibles à tous et à toutes, et permettant d’explorer une forêt généreuse d’une centaine d’espèces indigènes. Chemin faisant, les découvertes ne manquent pas. On s’attarde devant le bâton de cannelle dans sa forme originelle, c’est-à-dire un bel arbre robuste à l’écorce parfumé. On explore le jardin médicinal, véritable pharmacie à ciel ouvert où pousse la doliprane — oui oui, une plante appelée colquhounia coccinea dont les feuilles, une fois infusées, aident à calmer la fièvre, les migraines, l’état grippal et les maux dentaires. On s’étonne en lisant l’histoire rocambolesque des migrations allemandes, alsaciennes et acadiennes dans la région — qui l’eut cru ? — grâce au parcours pédagogique proposé dans le Pavillon d’exploration de la nature. Un vrai moment d’évasion au cœur de la biodiversité martiniquaise.

Le café d’excellence Martinique 

Alerte aux amoureux.ses (#addicts) du café. Ceci est pour vous ! L’île « aux fleurs », sous la houlette du Parc naturel régional de la Martinique, se lance dans la création d’une filière caféicole « haut de gamme » ayant pour objectif la production d’un café d’excellence de Martinique. Un véritable travail de recherche entre passionné.e.s qui a débuté par l’identification de 3 cultivars de la variété Arabica Typical Liberica, descendants directs du caféier introduit en Martinique en 1721 par Gabriel-Mathieu Desclieux, premier caféier planté dans les Amériques ! Suivant un protocole strict et long comme le bras, la culture de cette variété de café dans des zones pédoclimatiques du territoire permettant le développement optimal de ces caractéristiques qualitatives permettra la création d’un produit labellisé et le développement de circuits agrotouristiques durables. Un beau patrimoine gustatif et naturel qu’il nous tarde déjà de goûter. Rendez-vous à notre prochain séjour !

Le rhum blanc bio A1710 certifié ÉCOCERT Agriculture Biologique

Du café au rhum, il n’y a qu’une petite trotte consentie par ChaCha et Pilibo, les deux frères mulets qui participent à l’organisation du travail de récolte de la canne à sucre à la distillerie A1710 située sur la commune du François. Pourquoi deux adorables mulets ? Parce que les anciens avaient tous leur équidé pour se déplacer, travailler et exploiter la terre à échelle humaine et avec respect. Ce retour aux sources volontaire se retrouve dans toutes les étapes de production du rhum blanc bio du domaine A1710 : de l’exploitation de la parcelle de cannes à sucre bio certifiée ECOCERT, sans engrais, ni pesticides, ni herbicides, ou produits chimiques, à la coupe de la canne à la main, en passant par la mise en bouteille du rhum et son étiquetage manuel. Authenticité et respect de l’histoire du sucre et du rhum de la Martinique rythment ainsi les journées à l’Habitation du Simon dont le parc est si agréable à visiter.

L’APPEL DE L’HISTOIRE ET DE LA TRADITION

@lasavannedesesclaves

La Savane des Esclaves, villages de mémoire et d’Histoire

La savane des Esclaves est l’un de ces lieux qui ne laissent personne indifférent tant il y a à voir, à apprendre et à ressentir sur trois hectares de parc aménagé dans la campagne de la commune des Trois-Îlets. Sa médaille de bronze au palmarès des meilleurs musées de la Caraïbe aux Travellers’ Choice Awards 2018, amplement mérité, a récompensé un véritable projet-passion dont son fondateur et architecte, Gilbert Larose, Martiniquais passionné par l’Histoire de son île, peut être fier. Les villages qu’il a reconstitués, pierre par pierre — ou plus précisément fagots de bois par fagots de bois — font renaître le mode de vie de ses ancêtres afin que les savoirs, les savoir-faire et les traditions ne se perdent pas au gré du temps. Une visite guidée et savamment balisée permet de découvrir 400 ans d’Histoire de la Martinique, du village amérindien (Kalinago) dédié aux premiers habitants de la Martinique avant l’arrivée des colons européens, au village « Antan Lontan » (aux temps anciens, ndlr) avec ses cases traditionnelles dans lesquelles habitaient les descendants d’esclaves après l’abolition, en passant par le musée, la Place de l’esclave Romain, la Rue Case-Nègres avec ses panneaux explicatifs et statues qui retracent la période de l’esclavage et expliquent le mode de vie des esclaves sur les habitations. Cette visite pédagogique et immersive nécessaire s’achève avec la dégustation d’un bon jus frais au bar à jus ou d’une glace locale aux saveurs atypiques, sans oublier un petit passage par la boutique où nous avons craqué pour un jeu de cartes aux effigies des grands hommes et grandes femmes antillais.es. ayant marqué.e.s l’Histoire de la Caraïbe et du monde. Une plongée dans le temps et dans les traditions qui mérite vraiment le détour. 

L’Habitation Céron 

En matière d’immersion visuelle dans l’Histoire de la Martinique, on ne peut passer à côté de l’Habitation Céron. Signalée dans la commune du Prêcheur dès 1658 comme une importante sucrerie avec moulin à eau, les vestiges de ses nombreux bâtiments (moulin, sucrerie, gragerie, vinaigrerie, foyer ou purgerie) ainsi que sa rue cases-nègres (ancien quartier de résidence des esclaves noir.e.s) sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques français ! Toute une Histoire que l’on peut littéralement toucher du doigt, et qui mérite d’être racontée avec authenticité et apaisement tant les épais murs de pierre semblent vouloir partager avec les visiteur.se.s l’intimité des destins héroïques dont le courage, la résilience et les triomphes firent vibrer, naguère, ces lieux. Aujourd’hui tournée vers l’agrotourisme, l’Habitation Céron est aussi un jardin remarquable abritant le célèbre Zamana, élu plus bel arbre de France, prix du public, en 2015. La nature s’invite généreusement dans nos assiettes au restaurant de l’Habitation où le chef Hugo Thierry excelle dans l’alchimie des goûts et des saveurs à partir de produits en partie issus de la cueillette et de la pêche du jour dans ce marché à ciel ouvert. Un must-taste ! 

Le Lasotè, cultiver la terre ensemble au rythme des tambours

L’une des traditions les plus incongrues, mais aussi les plus authentiques que l’on puisse découvrir lors d’un séjour à la Martinique reste indéniablement le Lasotè ! Mais kesako ? Simple. Plutôt que de travailler seul.e, pendant plusieurs jours, des hectares de terre, pourquoi ne pas recevoir de l’aide de voisin.e.s, d’ami.e.s, ou de parent.e.s sachant manier la houe ? Nos ainé.e.s en avaient de bonne idée avant la mécanisation et l’utilisation de machine agricole ! Si cette pratique connait depuis peu un regain de popularité, plus par folklore que par besoin, elle n’en est pas moins un retour nostalgique à un passé où l’entraide et l’effort collectif cadencés grâce au son du tambour rythmaient la vie des campagnes martiniquaises. Aujourd’hui, les touristes volontaires comme les jeunes en insertion peuvent participer à des lasotè grâce à des associations locales qui valorisent cette tradition ancestrale et développent ces « coups de main » festifs afin de former la jeune génération aux techniques anciennes et les inciter à revenir à une consommation de produits locaux cultivés dans le respect de la nature.

BONS PLANS FOOD 

Pique-nique sur la plage avec le chef Tedd

Coup de cœur absolu — le brunch composé de finger food servie sur la plage par Teddy Lowinski, ou Chef Tedd pour les intimes ! Au menu :  cigare de ti-nain morue, crousty de brandade de morue à la patate douce, nem de lambis, mini burger farcis au poisson frit mariné, pain perdu maison caramel au lait de coco, salade de fruits frais et jus frais Ji Kreyol. Rien que d’y repenser, on en a l’eau à la bouche. Chef Tedd prépare également quotidiennement des box dégustation aux menus variés, pour tous les goûts et toutes les occasions. À commander, emporter et déguster où vous voudrez. 

Chef Tedd, @chefteddmartinique, chef tedd, teddy.lowinski@gmail.com

Le restaurant de l’Habitation Céron avec le chef Hugo Thierry 

Les fins gourmets avides de nouvelles saveurs ne pourront que se régaler à la table du jeune chef Hugo Thierry tant sa cuisine créole fusion est à la fois inventive, aérienne, goûteuse et authentique. Sa philosophie est simple : proposer un menu dégustation à l’aveugle, rythmé par l’environnement de l’Habitation et repensé tous les matins comme un hommage à la nature en 8 étapes. Un vrai voyage gustatif à ne pas manquer.

Habitation Céron, Quartier Anse Céron, 97250 Le Prêcheur

Le restaurant Le Pitaya avec le chef Vladimir François

Autre recommandation food entre vous et nous : le restaurant Le Pitaya, lové au bord de la piscine de l’hôtel La Pagerie****, dans la commune touristique des Trois-Ilets. Ce cadre élégant complimente à ravir une cuisine caribéenne fusion gourmande et raffinée imaginée par le chef Vladimir François. On ne peut que vous conseiller le marlin fumé à la canne à sucre bio ou la raviole de langouste au moringa du jardin et son bouillon de tête infusé aux jeunes feuilles de brisée pour une mise en bouche, la pintade fermière au rhum vieux accompagnée de gnocchis igname aux herbes du jardin et mousseline de patate douce en plat principal, et le blanc manger coco, passion et basilic du jardin pour les amateur.e.s de desserts gourmands. 

Le Pitaya, Rue du Chacha – La Pointe du Bout, 97229 Trois-Ilets

Le restaurant La Chaudière avec la cheffe Yanic Malidor 

Située dans la commune du Morne-Rouge, La Chaudière est une adresse gourmande traditionnelle comme on les aime : à la bonne créole, élégante, authentique, dépaysante et divinement bonne. On a littéralement craqué pour le velouté de saison et sa chiquetaille de morue, le vivaneau grillé accompagné d’une sauce chien et de légumes et féculents du jardin, sans oublier la touche sucrée, une île flottante au nougat pays. Un vrai régal (!) dans un cadre entre jardin et montagne. Foncez !

La Chaudière, 19 Quartier la Propreté, 97260 Morne-Rouge

BONS PLANS HÉBERGEMENT ET TRANSPORT

Hôtel Bambou*** 

Engagé dans la protection de la biodiversité dans le secteur du tourisme et labellisé Qualité Tourisme, Tourisme & Handicaps, La Clé Verte et BIORISMO, l’Hôtel Bambou *** et ses bungalows en bois sont nichés au cœur d’un jardin tropical de toute beauté et Instagrammable à l’envie, où cohabitent faune et flore caractéristiques de l’île. Affichant fièrement sa charte environnementale, l’hôtel souhaite devenir un référent en matière de biodiversité dans la Caraïbe, en Outre-mer et en Martinique en mettant en œuvre de bonnes pratiques concrètes, comme entretenir son jardin créole de manière naturelle, sensibiliser les clients aux enjeux environnementaux, favoriser la connaissance des clients sur les thématiques environnementales à l’aide de panneaux d’information et de livrets pédagogiques, connaitre et faire connaitre la biodiversité locale, agir au quotidien pour préserver les richesses naturelles et mobiliser ses équipes et ses partenaires sur l’importance de l’utilisation de produits et légumes locaux de saison aux restaurants et aux bars. Avec son sublime emplacement en bord de mer, l’Hôtel Bambou *** invite à la tradition créole dans l’un des hotspots de la biodiversité de la Caraïbe qu’est l’île de la Martinique. 

Air Caraïbes 

Air Caraïbes, la compagnie aérienne antillaise spécialiste des Caraïbes, densifie et adapte son offre de rotations à destination de Fort-de-France avec 17 vols par semaine. La compagnie s’engage à faire voyager ses passagers en toute sérénité grâce à des mesures sanitaires strictes et une assistance COVID comprise dans le billet d’avion pour les voyages effectués jusqu’au 31/3/2021 sur l’ensemble de leur réseau. Dès le début du séjour, les frais de santé, d’hébergement et de modification de billet liés à la COVID-19 sont couverts. Pour plus de renseignements, consultez le site d’Air Caraïbes. 

Article de PK Douglas

Pour conclure une année 2020 qui restera dans les annales comme l’année de la « résilience » — Am I right? (Ai-je tort, ndlr), Nike et Zalando partent à la rencontre d’une femme bien dans ses baskets, une femme inspirante, indépendante, créative, battante et impossible à mettre dans une case tant son style et sa personnalité débordent de tous les carcans. Son animal totem ne serait-il pas le caméléon ? 

B comme Badass, B comme Bald, B comme Beauty, ou @bcommebea sur Instagram, Beatrice Rose porte son blaze comme un étendard et son crâne rasé, parfaitement chauve, avec fierté. Son style qu’elle orchestre selon son humeur est à l’image de son parcours jalonné d’émotions fortes, d’intuitions, d’introspections, de triomphes et de bienveillance. Zalando, le géant du e-commerce européen et Nike, la marque de sneakers qu’on ne présente plus, ne s’y trompent pas : Béatrice Rose est une personnalité à suivre et à soutenir car elle parle à toutes les femmes. « Il n’y a pas d’erreurs, il n’y a que des leçons à tirer », lance-t-elle avec aplomb. Une nana rayonnante quoi, dont le coup-de-coeur pour la Nike Blazer ’77 SE fut une évidence tant cette paire est versatile, indémodable et iconique. What else? Paulette a eu la chance de rencontrer la créatrice du mouvement @goodgirlsgonebald, une plateforme grâce à laquelle notre « bald beauty » badass préférée (beauté chauve et badass », ndlr) a su faire de sa singularité non seulement une force, mais aussi une source d’inspiration pour des milliers de femmes. 

Entretien

« Un soir, j’ai rasé mes cheveux après une coloration foirée et une santé mentale au fond du gouffre. Je l’ai fait sans réfléchir, loin de me douter que cet acte allait me libérer d’une charge mentale énorme. »

Béatrice Rose

PK pour Paulette : Pourquoi avoir créé le compte @goodgirlsgonebald ?

Béatrice Rose : Pour être honnête, je pense n’avoir jamais vraiment aimé mes cheveux, ou alors ce fut un amour toxique ! A l’école, mes camarades avaient quasiment toutes les cheveux lisses, qui volent au vent comme dans les pubs, et qui, d’apparence, semblaient faciles à coiffer. Je les enviais. J’enviais cette possibilité de ne pas avoir à passer une journée entière à se coiffer. J’enviais ce privilège de ne pas être considérée(s) comme étrange(s). Ma culture à moi était méconnue des autres. J’aurais préféré me fondre dans la masse, paraître plutôt que d’être. En somme, j’étouffais mon identité : je ne voulais surtout pas parler avec un accent, sortir de chez moi avec les cheveux trop crépus, ou avec des poils sur les jambes et sous les bras. Je ne voulais tout simplement pas attirer l’attention sur moi. En grandissant et à mesure que mon identité s’égarait, mon masque devenait de plus en plus lourd à porter. Mon orientation sexuelle, ma couleur de peau, mes origines, mon genre, tout ça. C’est comme si j’essayais de faire rentrer des carrés dans des ronds ! Puis, un soir d’octobre 2017, j’ai rasé mes cheveux après une coloration foirée et une santé mentale au fond du gouffre. Je l’ai fait sans réfléchir, loin de me douter que cet acte allait me libérer d’une charge mentale énorme. 

« Good Girls Gone Bald célèbre la beauté des femmes et des personnes au crâne chauve par choix ou non, parce que chaque personne est unique et mérite d’être célébrée ! »

Béatrice Rose

Je n’ai pas adopté la coupe rasée très court facilement. Il m’a fallu apprendre à apprivoiser mon image dans le miroir et adapter mon style à celle que je suis vraiment. C’est un voile qui s’est levé et une nouvelle image de moi-même qui est apparue, comme un phœnix qui renaît de ses cendres. Cette aventure m’a ouvert les yeux sur qui je suis et la façon dont je me traitais depuis tout ce temps. Je n’ai jamais autant aimé mes cheveux maintenant que je n’en ai plus. Car je sais qu’aujourd’hui je vais pouvoir honorer cet héritage. C’est pourquoi j’ai créé le média Good Girls Gone Bald, une page qui célèbre la beauté des femmes et des personnes au crâne chauve par choix ou non. Pour moi, c’est une communauté qui n’a pas peur des barrières imposées par la société, une famille dans laquelle on partage son histoire à travers des témoignages, parce que chaque personne est unique et mérite d’être célébrée ! Alors dis moi, quelle est ton histoire ? Spoiler alert : nous préparons un court métrage intitulé « Renaissance », basé sur mon témoignage. Stay tuned!

« Désormais, je n’ai plus peur d’oser différents styles vestimentaires et capillaires : mon corps, mon look, mes idées sont devenus des espaces de liberté et d’amusement. »

Béatrice Rose

PK : Quel a été ton parcours personnel vers la célébration de ta beauté « bald » (chauve, ndlr) ?

B : Les cheveux occupent une place énorme dans notre vie : leur entretien, leur longueur en disent long sur nous. Ce n’est pas pour rien que les archéologues se basent sur les cheveux pour identifier certaines civilisations ! Dans mon cas, ils représentaient, inconsciemment, une bombe à retardement. En rasant mes cheveux, j’ai dû déconstruire tout ce que je pensais connaître de moi. Ma mère me disait souvent, « Si tu mens aux autres, tu te mens à toi-même ». Par conséquent, j’ai dû réellement me regarder dans le miroir pour faire faire face à qui je suis et accepter sans honte ni crainte ma personnalité. Le soutien et la bienveillance de mon entourage m’ont beaucoup aidé dans mon introspection. Je dois reconnaitre qu’avoir des personnes chics et saines de corps et d’esprit à mes côtés a fait toute la différence. Désormais, je n’ai plus peur d’oser différents styles vestimentaires et capillaires : mon corps, mon look, mes idées sont des espaces de liberté et d’amusement.

PK : Pourquoi est-ce important pour toi d’être soutenue par Nike et Zalando ?

B : Déjà, c’est un honneur et une bénédiction d’avoir ce soutien énorme. C’est aussi, je l’avoue, une petite revanche pour moi. Ça me prouve que se battre avec amour, bienveillance et passion finit par payer ! Je suis vraiment humblement touchée d’être en mesure de faire entendre ma voix ainsi que celle de mes Good Girls Gone Bald via des marques aux valeurs qui nous ressemblent. J’aimerais que mon expérience inspire d’autres femmes à se battre et à croire en elles. J’ai commencé modestement, enchaînant 3 à 4 shoots par jour sans rémunération. Et aujourd’hui, j’ai la chance d’être soutenue par Nike, Zalando et Paulette ! Comme dit ma grand-mère, « certains prennent l’ascenseur et d’autres les escaliers ». Alors continuons à monter les marches, à donner de l’amour, à soutenir notre entourage et à shiner, baby ! 

PK : Comment définirais-tu ton style personnel ?

B : Tu vois les caméléons ? Bah, c’est moi ! Je m’adapte à mes moods et à mes envies. Je suis très versatile : j’aime autant porter mes fringues que celles de mon mec. Je ne m’impose pas de limite, si j’aime je prends. En ce moment, je suis dans l’arc (référence manga) de ma vie, où je suis très tomboy ! 

PK : Quel est le look qui te caractérise le plus ?

B : Un look à la Tyler The Creator que j’aime mélanger à celui de Solange Knowles (pour petits budgets) dans mes jours girly. 

PK : Beatrice Rose a pleinement confiance en elle et se sent libre d’être elle-même quand..?

B : Autant toute seule qu’avec ma clique, mes copains, ma famille. Y’a rien de plus beau et de plus puissant que d’être avec des gens que t’aimes. Ce sont les personnes avec lesquelles je me sens le mieux ! 

« J’aimerais que l’on actualise l’image de la femme, que l’on s’intéresse davantage à la réalité. Le culte de la perfection est obsolète ! »

Béatrice Rose

PK : En tant que personne engagée, quelles sont les évolutions que tu souhaiterais voir apparaître dans notre société ?

B : Je ne pense pas être engagée, mais intéressée par le monde qui m’entoure et qui impacte mon quotidien ainsi que celui de milliards de personnes. Par conséquent, j’aimerais que la place de ma communauté noire soit enfin acceptée, que notre peau ne soit plus un fardeau aux yeux d’autrui, mais le fruit d’un magnifique héritage. J’aimerais aussi voir les mentalités se décomplexer sur la sexualité et l’amour en lui-même. Comme dit mon meilleur ami Adel, « Il n’y a pas de limites pour aimer quelqu’un », qu’importe ton orientation sexuelle ou ton genre, ce n’est pas un crime de vouloir autre chose que ce que la société nous présente comme cases et comme carcans. Enfin, j’aimerais que l’on actualise l’image de la femme, qu’on arrête de véhiculer des stéréotypes et que l’on s’intéresse davantage à la réalité : le culte de la perfection est obsolète. La top model Iman a dit, « I’ll be truly happy when we’re not counting the number of the ethnically diverse models on a fashion runway or campaign. When having a representation of the entire human race is the norm and not an exception » (« Je serai véritablement comblée lorsque ce ne sera plus nécessaire de compter le nombre de mannequins racisé.e.s sur les podiums de mode ou dans les campagnes de pub. Quand représenter la diversité du monde sera la norme et non l’exception », ndlr). C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je bosse en tant que mannequin (indépendant). Je casse les codes de l’image d’un mannequin : je suis trop petite, pas assez claire, « mal fagoté ». Mais pourtant, je suis là aujourd’hui, je persévère et ne compte pas m’arrêter de ci-tôt. 

« Comme je me le répète souvent : il n’y a pas d’erreurs, il n’y a que des leçons à tirer »

beatrice rose

PK : Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à nos lectrices encore timides à l’idée de s’affirmer par leur look et leur beauté « bald » (chauve, ndlr) ?

B : Comme le dit si bien la marque Nike, « Just do it » ! Pas besoin de longs discours déjà entendus mille fois. Sens-toi libre de faire ce dont tu as envie dans la vie… LIKE FOR REAL (Pour de vrai, ndlr) ! Et comme je me le répète souvent, « never a mistake always a lesson » (« Il n’y a pas d’erreurs, il n’y a que des leçons à tirer », ndlr).  

PK : Merci beaucoup Béatrice !

La Nike Blazer ’77 SE, l’indéboulonnable sneaker qui traverse les générations, de la culture basket au skate en passant par la street, est à retrouver sur Zalando.fr.

Article de PK Douglas

Si Dubaï est souvent comparée à Las Vegas – sans les casinos – pour son gigantisme luxueux et scintillant, la team Paulette a découvert une destination pleine de nuances, à la croisée des mondes, où les tours à vent persanes côtoient les gratte-ciels futuristes, la gastronomie internationale s’offre à la dégustation sur quelques kilomètres carré, l’art contemporain trouve un terrain d’expression inédit et les eaux cristallines du Golfe Arabique ne sont jamais bien loin. Une échappée de tous les possibles en somme, idéale pour un long week-end d’évasion, ou pour une petite escale, chemin faisant vers l’Asie.

© Dubaï Tourism

Après un beau séjour effectué en mars dernier, Paulette complète son petit guide pratique des bons plans et bonnes adresses à ne pas rater, afin de découvrir une Dubaï loin des idées reçues, en seulement deux ou trois jours, au rythme de moments de bien-être, de culture, de shopping, de farniente et surtout de bonne bouffe ! 

JUMEIRAH 1

Atterrir à Los Angeles (après seulement 6 heures de vol), c’est le sentiment que donne le quartier de Jumeirah 1 à Dubaï, avec sa ribambelle de coffee shops, galeries d’art, restaurants et concepts stores mignons comme tout. Sans oublier La Mer à deux pas, beaucoup plus chaude que les grosses vagues de l’océan Pacifique. 

Seva Experience (Jumeirah 1)

Lieu hybride imaginé par Eda Gungor qui allie centre de bien-être et de relaxation, retraite méditative et holistique, studio de yoga, espace de workshop, café végétarien et boutiqueSeva Experience est un véritable coup-de-cœur d’où l’on ressort complètement rechargé·e·s en « good vibes only ». Incontournable !

Musée Etihad (Jumeirah 1)

Ce surprenant musée à l’architecture symbolique est l’endroit parfait pour découvrir l’histoire contemporaine des Émirats Arabes Unis, à travers diverses expériences interactives qui retracent une histoire extraordinaire, dont  la signature de la déclaration d’indépendance de la première fédération du Golfe et l’essor économique fulgurant de la région débuté dans les années 70. 

Stomping Grounds (Jumeirah 1)

C’est tout simplement l’un des meilleurs spots pour prendre un petit-déjeuner – soit la bruschetta et œufs Bénédicte, le toast à l’avocat et burrata, la shakshuka, les gaufres au caramel beurre salé ou un acai bowl personnalisé – servi avec un café de spécialité (ou café gourmet) torréfié sur place. Le barrista, grand spécialiste du latte art, saura égailler votre boisson chaude d’un cœur, un hippocampe ou même une licorne ailée. Il sait tout « dessiner » ! 

Society DXB (Jumeirah 1)

Ce café lounge au design raffiné propose des viennoiseries qui intriguent autant qu’elles mettent l’eau à la bouche. Il n’y a que l’embarras du choix entre le cruffin Zaatar (pâtisserie qui allie, vous l’aurez deviné, croissant et muffin), le croissant aux noisettes et charbon actif (à chacun ses goûts) et le croissant à la pistache, sans oublier de très rafraichissants jus de pastèque, citron menthe, coco chia ou gingembre. 

Comptoir 102 (Jumeirah 1)

Petit bijou de design et de déco d’intérieur, le concept store Comptoir 102 (mode, art de la table, maroquinerie, accessoires, librairie, art) abrite aussi un café-restaurant-bar à jus à l’esprit bohème, tout en bois et en bambou, où l’on déguste une excellente cuisine organique et végétarienne

Kulture House (Jumeirah 1)

À deux pas de Comptoir 102, les arcades colorées de Kulture House invitent à découvrir des trésors d’artisanat locaux : vaisselle, bijoux, mode, tapis, déco d’intérieur, tableaux d’artistes de la région et même des plantes vertes. L’espace coffee shop lounge permet de faire une petite pause avant de se diriger vers la mer. 

La Mer (Jumeirah 1)

Pour nous Français·e·s, pas de mystère : il s’agit bien de la plage. Mais pas que ! Cette longue promenade aménagée qui longe le littoral à Jumeirah 1 offre de multiples activités de loisirs nautiques et aquatiques en journée, ainsi que le meilleur de la cuisine indienne (Masti), turque (Kaftan), libanaise (Babel) et japonaise (Miyabi) en soirée

Masti (La Mer)

Coup de cœur pour ce restaurant bar lounge à la déco Instagramable à l’envie, du toit terrasse au bar à cocktails, en passant par les toilettes ! On mitraille aussi les assiettes tant les plats sont aussi beaux que bons. 

LE VIEUX DUBAÏ

Escale historique et authentique essentielle pour toute bonne visite de Dubaï, Bur Dubaï, Deira et la Dubaï Creek (la rivière de Dubaï) grouillent d’une effervescence communicative. On se laisse volontiers porter entre souks, marchés et musées, en remontant le fil de l’histoire de cette petite communauté de bédouins tranquille devenue en 50 ans à peine une mégalopole qui concurrence New-York et Londres.  

Musée archéologique de Saruq Al Hadid, musée Al Shindagha et Perfume House (Al Shindagha)

À quelques enjambées les uns des autres, les musées Saruq Al Hadid, Al Shindagha et Parfume House offrent chacun une perspective sur le passé et le présent de la ville-émirat. Une belle expérience visuelle, olfactive, sensorielle et immersive que l’on recommande chaudement.

@ Dubaï Tourism

Les souks de l’or, aux épices, des parfums et des tissus (Deira et Bur Dubaï)

Véritable passage obligé, les souks du Vieux Dubaï réveillent des senteurs méconnues ou oubliées avec leurs enfilades d’étals regorgeant d’épices et de parfums orientaux : oud, safran, ambre, cannelle, cardamone, noix de muscade, vanille, henné, boutons de roses, pétales d’hibiscus, fleur de Jéricho et bien d’autres encore. 2 bonnes adresses shopping dans le quartier : Zafaran Isfahan Herbs Trading (Souk aux épices) pour le thé et les épices et Pashmina House (Bur Dubaï) pour les foulards, les tuniques et de la déco.

Kojranwala (Al Ras)

On a adoré tomber par hasard sur ce resto de rue pakistanais, dont la devanture d’un vert pétant ne passe pourtant pas inaperçue. C’est l’une de ces adresses qui circulent entre locaux et amateur·trice·s d’une cuisine qui a du goût et sur le pouce.

Al Bait Al Qadeem (Al Ras)

Al Bait Al Qadeem Emirati Heritage, qui se situe à deux pas de Kojranwala, sert une cuisine du Moyen-Orient généreuse et abordable (entre 50 et 60 AED ou 12 et 15 euros) ainsi qu’une boisson de bienvenue au concombre et à la fleur d’oranger des plus rafraîchissantes, tout ça dans un cadre intérieur et extérieur agréable et cosy. 

Chukpalu Rugs (Al Souq Al Kabeer)

Très bonne adresse shopping dans le Vieux DubaïChukpalu Rugs est spécialisée dans le tapis vintage, la déco d’intérieur artisanale et les accessoires. Son fondateur, le designer afghan Rahim Walizada, participe à un programme de réinsertion des femmes en Afghanistan, dans des pays en guerre et en voie de développement, ainsi qu’au programme des Nations Unies UNHCR Art Stands pour aider les réfugiés et collabore enfin avec la Agency Coordinating Body For Afghan Relief (ACBAR). De belles initiatives qui donnent envie de tout acheter. 

L’hôtel XVA (Al Fahidi)

Lové dans le quartier historique Al Fahidi (anciennement appelé Al Bastakiya), le boutique hôtel, café lounge et galerie d’art XVA plaira aux amoureux•ses d’un cadre oriental et bohème où art contemporain et cuisine largement végétarienne se côtoient au son des appels à la prière de la Grand Mosque non loin. 

DIFC ET DOWNTOWN DUBAÏ

Bienvenue dans le quartier vertical de Dubaï où les grattes-ciels futuristes rivalisent d’excentricité. Les fans d’architecture sauront apprécier ce grand terrain de jeu pour designers et architectes internationaux·les; quant aux fins gourmets, ils et elles suivront à la lettre l’itinéraire gourmand qui suit. Orgasmes culinaires garantis !

Vibe (DIFC)

Ce coffee shop aux couleurs acidulées donne envie de tout photographier et de tout commander : les pancakes extra moelleux au beurre de cacahuète, les açaï bowls personnalisés, les œufs Bénédicte à la crème hollandaise de betterave, avec champignons et épinards, ou encore les tartines d’avocat au houmous de betterave. Autant fermer les yeux et poser un doigt sur le menu, comme ça, au pif. Le choix sera plus simple !

The Sum of Us

 The Sum of Us est une autre jolie adresse pour petit-déjeuner ou bruncher où le café est torréfié sur place. En matière de food, on a particulièrement apprécié le croissant à la rose fourré à la crème et à la fraise, ainsi que les pancakes à la ricotta, crème de myrtille et chapelure de pistache. 

Cé La Vie (DIFC)

Certifiée meilleure vue de Dubaï sur l’impressionnante Burj Khalifa, le panorama depuis la terrasse du bar-restaurant Cé La Vie est à couper le souffle, particulièrement au coucher du soleil. L’ascension jusqu’au 54ème étage du Sky View Hotel (en ascenseur, rassurez-vous) en vaut donc largement la peine.

Ninive (DIFC)

Alerte coup-de-cœur ! Lové aux pieds des Emirates Towers, le restaurant Ninive est une oasis verdoyante, cosy et chaleureuse aux allures de campement bédouin offrant une ambiance musicale contemporaine et une cuisine orientale gourmande aux influences iraniennes, iraquiennes, saoudiennes, égyptiennes et turques. Un pur régal ! Foncez. 

La Cantine du Faubourg (DIFC)

À deux pas de Ninivela Cantine du Faubourg et sa grande terrasse extérieure offre un cadre idéal pour un cocktail digestif, ou deux, ou trois, en dansant sur de la très bonne musique comme on aime. Bonne ambiance assurée. 

Amazonico (DIFC)

Comme un coup-de-cœur en appelle un autre, on ne tarira point d’éloges sur le restaurant brésilien Amazonico, tant l’expérience visuelle, olfactive, gustative et musicale est exceptionnelle, jusqu’à la terrasse rooftop où officie un DJ à la playlist très pointue. On se croirait presque sur la plage d’Ipanema. Un petit plaisir à se faire. Vous l’avez bien mérité. 

Indochine Dubaï (DIFC)

Petite sœur de l’iconique adresse New-Yorkaise, on apprécie l’ambiance chaleureuse, feutrée et joyeusement exubérante d’Indochine Dubaï, alliant cuisine fusion et bar à cocktails, ambiance Saturday Night Fever! Un bon spot pour faire la fête.

L’hôtel Rove

Les hôtels ROVE, situés un peu partout dans la ville (Marina, City Center, Healthcare City) sont modernes et offrent des nuitées à prix abordables. Celui de Downtown est idéalement placé entre le Vieux Dubaï, la côte balnéaire et le sud de la ville.

DUBAÏ DESIGN DISTRICT

Dubaï Design District ou d3 se découvre à pied, en flânant dans ce damier organique entièrement dédié au design, à l’innovation, à la créativité, à la mode et à l’entrepreneuriat. On peut y faire une partie de badminton au soleil sur un terrain extérieur accessible à tous.tes, avec une vue plutôt sympa sur la Burj Khalifa, ou faire un peu de shopping dans les nombreux concepts stores aux influences internationales qu’abrite le lieu. Faire les emplettes, c’est aussi du sport !

One Life Kitchen & Café

Adorable café, restaurant, torréfacteur et espace de co-working, One Life Kitchen & Café offre à déguster des produits toujours frais, des plats toujours très appétissants et nourrissants, dans un cadre toujours rempli de good vibes. Que demander de plus ? 

Select Shop Frame

Select Shop Frame, c’est l’audace du style japonais et le cool californien réunis en un même concept store, où on shoppe les dernières baskets tendance pour rider sur sa toute nouvelle planche de skate customisée sur place, où on boit du bon café torréfié venu du Danemark et où on feuillette des bouquins sur la photographie et l’art. Vous avez de grandes chances d’y passer des heures.

Montroi

Magnifique concept store dédié au nomadisme et à l’esprit de voyage et d’aventure, Montroi propose un grand choix de produits et d’accessoires, que l’on peut customiser sur place. Un vrai temple du slow-fashion, de l’artisanat et du fait-main.

YUi

Pour casser la croûte à d3 (à ne pas confondre avec Détroit. Get it?), on choisit la cuisine efficace et à petits prix du restaurant japonais YUi. Cette cantine discrète à laquelle on peut accéder par Select Shop Frame propose notamment du maze zoba, un délicieux ramen fait avec des pâtes de farine de sarrasin et sans bouillon, ainsi que des gyoza au poulet et végétariens. Juste, miam !

Home Bakery Kitchen 

Pour terminer la visite de d3 sur une note sucrée, on s’arrête à Home Bakery Kitchen, boulangerie pâtisserie très design que vous aurez forcément déjà repérée lors de vos pérégrinations, les cronuts sont à croquer !

UMM SUQEIM 

Et si vous passiez une journée (voire 2 jours) sans quitter la mer des yeux, ou presque ? Pour faire le plein d’air iodé, direction Umm Suqeim, quartier qui longent doucement la côte, jusqu’à Dubaï Marina. The Palm Jumeirah, non loin, regorge aussi de bonnes adresses gastronomiques pour passer une soirée d’exception.

Kite Beach (Umm Suqeim 1)

Plage d’initié·e·s où les kite surfeur·se·s s’adonnent à des pirouettes acrobatiques au gré du vent, Kite Beach est le spot parfait pour s’installer sur la plage de sable fin et bronzer, avant de flâner le long de la promenade en bois aménagée de food trucks et de petites échoppes en tout genre. Vous ne manquerez pas de déguster les délicieux hamburgers et les glaces rafraîchissantes du food truck SALT Kite Beach. 

Ripe Market Academy Park (Al Sufouh 2)

Une petite halte au Ripe Market, à Police Academy Park, s’impose pour découvrir des producteur·rice·s locau·ale·s vendant fruits et légumes bio, confitures, miels, bijoux, vêtements et artisanat de qualité dans uns ambiance familiale et festive. Les douceurs cuisinées sur place s’avèrent de toute bon-té !

Talise Spa (Madinat Jumeirah)

L’autre parenthèse relaxation et bien-être de votre séjour se fera au très reposant et idyllique Talise Spa, auquel on accède aisément en taxi. Une expérience sur-mesure et hors du temps qui réalignera tous vos chakras. 

Flamingo Room (Madinat Jumeirah)

Alerte coup-de-cœur ! Autre bonne adresse food, ce petit bijou de design qu’est le restaurant Flamingo Room dont la carte fait voyager aux quatre coins du globe avec l’étonnant calamar Mozambique, l’excellent carpaccio de poulpe, la délicieuse puttanesca au thon confit ainsi que les appétissants poulet peri peri et côte d’agneau au gingembre et à la menthe. On en salive rien que d’y penser.

Drift Beach Dubaï (Dubaï Marina)

Couronner une après-midi farniente en admirant le coucher de soleil, un grand cocktail à la main, c’est possible. Le Drift Beach Dubaï vous accueille dans un cadre méditerranéen chic, entre les gratte-ciels futuristes de la Dubaï Marina et le sable doré du Golfe Arabique. Endroit au combien Instagramable. Alors pourquoi se priver ?

Little Miss India (The Palm Jumeirah)

Alerte coup-de-cour ! Encore un sublime resto qui allie déco de « rêve d’ailleurs » – ici, on part en Inde – et plats hyper raffinés et surprenants, comme les smoky lamb chops (côtelettes d’agneau aromatisées à la feuille de menthe) servis dans un bocal qui fume quand on l’ouvre – Wow ! – ou le bouillon de crevettes à la noix de coco, citron et coriandre. Sans oublier les cocktails savamment dosés et servis dans ce cadre digne des plus beaux palais du Rajasthan. Plaisir gustatif que l’on recommande à 1000% ! 

Jumeirah Al Naseem (Madinat Jumeirah)

Jumeirah Al Naseem, magnifique hôtel resort à deux pas de la plage, est une jolie option premium pour un séjour haut de gamme et sur-mesure. Vous méritez bien ce petit plaisir !

À NE SURTOUT PAS MANQUER 

L’Expo Universelle 2020

L’Exposition Universelle sur le thème « Connecter les esprits, construire le futur », qui aura finalement lieu à l’automne 2021, est absolument immanquable ! Autour de trois piliers de réflexion, « opportunité, mobilité et durabilité », les pays du monde entier présenteront chacun leur vision innovante du monde de demain dans un lieu immense, situé à l’extérieur de la ville en direction d’Abu Dhabi et accessible en métro. Une occasion rêvée de faire un grand bon dans l’avenir !

Une échappée belle dans le désert 

Vous souhaitez une expérience dépaysante et inoubliable ? Laissez-vous tenter par un safari éco-responsable dans la Réserve Naturelle du Désert de Dubaï organisé par Platinum Heritage. À la clé, des paysages à couper le souffle, des rencontres chaleureuses et des souvenirs plein la tête. Plusieurs formules sont possibles, incluant au choix, un safari en Jeep vintage, une exhibition de faucon, une balade à dos de dromadaire, un dîner au feu de bois, une nuit de « glamping » dans un campement bédouin traditionnel, un tour en montgolfière au lever du soleil (!) et un petit-dèj bien copieux avant de quitter le désert. Tout simplement magique.

© Dubaï Tourism

INFOS PRATIQUES

Quand y aller ?

On vous conseille la saison haute, entre octobre et mai. La température extérieure est agréable, contrairement au reste de l’année où elle peut monter jusqu’à 40ºc. Entre juin et septembre, les offres hôtelières de luxe à petits prix sont cependant plus fréquentes. 

Comment s’y rendre ?

Des vols directs vers la ville-émirat sont proposés par Emirates depuis Paris, Lyon et Nice, et par Air France, depuis Paris. Cependant, au regard de la situation sanitaire actuelle, on vous conseille vivement de vous informer des éventuelles restrictions de voyage et des règles sanitaires mises en place avant de booker votre vol.

Un décalage horaire ?

En été, Dubaï a 2 heures d’avance sur Paris : à midi à Paris, il est 14h à Dubaï. En hiver, le décalage horaire est de 3 heures. 

Comment se déplacer ? 

Le métro de Dubaï (que l’on peut prendre à l’aéroport DXB) traverse toute la ville et permet de rejoindre les quartiers les plus fréquentés. Sinon, Uber est très fiable et fonctionne dans toute la ville. Des taxis officiels sont également disponibles.

Où dormir ? 

À Dubaï, l’hébergement ne manque pas. Vous trouverez forcément chambre à votre goût et dans votre budget. Les hôtels ROVE, situés un peu partout dans la ville, sont modernes et offrent des nuitées à prix abordables. Si vous êtes plutôt Bed & Breakfast au design nomade et chic dans le Vieux Dubaï, Mazmi Coffee & More fera assurément votre bonheur.

Quelle monnaie ?

La carte bancaire ! Elle est acceptée quasiment partout, du souk au centre commercial en passant par la plage. Si vous souhaitez tout de même utiliser des pièces sonantes et trébuchantes, la monnaie locale est le dirham émirien (AED) : 1 euro = 4 AED. 

Point Internet 

Qui dit ville ultramoderne dit forcément couverture WiFi, omniprésente et gratuite. Il suffit de se connecter au réseau disponible, que vous soyez à l’hôtel, au resto, dans un bar ou à la plage. Pour le désert, pas de panique. La carte SIM prépayée offerte à l’aéroport de Dubaï DXB est rechargeable à volonté, à vos frais bien sûr. 

Merci à l’Office du Tourisme de Dubaï et à My Tour Studio Dubaï.

Article de PK Douglas