En ce mois international de la masturbation — oui, oui vous avez bien lu —, coup de projecteur (ou coup de « buzzzzz ») sur Sinful, le plus grand webshop d’articles érotiques de Scandinavie créé en 2008 par Mathilde Mackowski. Enhardie par le franc succès de son opération de charme et après 12 ans d’expérience, la businesswoman danoise de 35 ans part désormais à la conquête du point G de l’Europe, en commençant par la France avec sinful.fr. Si en avril, on ne se découvre pas d’un fil, en mai, on fait ce qu’il nous plait. Où sont rangées les piles, déjà ?

©Sinful

N’en déplaise aux gros machos, la masturbation, c’est bien une histoire de femmes. À l’origine de ce mois tout entier dédié aux plaisirs singuliers solitaires (ou à plusieurs), se distingue l’Américaine, Dr. Joycelyn Elders. Conseillère sur les questions de santé à la Maison Blanche sous le mandat de Bill Clinton — ça ne s’invente pas —, elle suggère devant un parterre de conférencier•e•s réuni•e•s aux Nations Unis que  « la masturbation devrait être enseignée à l’école car elle fait partie de la sexualité humaine ». Si sa déclaration passe mal et fait grincer des dents jusqu’à lui couter son poste, elle inspire néanmoins l’industrie du sextoy à sortir du placard pour assumer pleinement sa mission d’intérêt général : répandre le plaisir sexuel, technologiquement assisté. 

Un joujou (pas) comme les autres

Avec pour objectif déclaré d’inspirer les couples et les célibataires à vivre une sexualité plus épanouie et ludique, Sinful a fait mouche en France, l’un des pays hors Scandinavie ayant montré le plus d’intérêt pour le catalogue intime. Afin de favoriser et de fluidifier l’expérience client•e, Mathilde Mackowski a lancé en mars dernier son webshop français Sinful, où l’on retrouve toute l’expertise et les jouets intimes qui ont fait le succès de la plateforme.

Dernière nouveauté à tester sans plus attendre, la ligne de produits intimes Kaerlig comprenant des lubrifiants, un savon intime, un gel bio orgasme ou encore une huile de massage, tous certifiés bio et écoresponsables. De quoi se faire du bien sans faire de mal à la planète. La gamme contient notamment le tout premier lubrifiant au monde ayant obtenu la certification Swan Ecolabe. Écolo jusqu’au bout des doigts. Qui dit mieux ? L’élégante collection de jouets sexuels Velve, comprenant un vibromasseur, un vibromasseur point G, un vibromasseur clitoris, un vibromasseur Magic Wand et un oeuf vibrant télécommandé (tous rechargeables, 100% étanches et sans phtalates). Spécialement développée par la fondatrice de Sinful, elle saura ravir les aventurier•ère•s pour qui l’amour et l’intimité sont un voyage passionnant dont on devrait explorer tous les recoins. 

Plaisir et sobriété avant tout 

Faire évoluer les mentalités par l’érotisme, c’est la révolution tranquille initiée par Mathilde Mackowski et Tonny Andersen (en couple à l’époque, désormais meilleur·e·s ami·e·s et associé·e·s) en créant leur e-shop d’articles érotiques.  « Grâce à Sinful, beaucoup de Scandinaves considèrent l’achat de sextoys et de jouets intimes comme tout à fait anodin et faisant partie intégrante d’une vie sexuelle saine, épanouie et amusante », s’enthousiasme Mathilde Mackowski.

Le positionnement sobre et élégant de Sinful, présentant le jouet érotique comme un produit somme toute ordinaire et sans tabous y est pour quelque chose et participe au succès d’accessoires discrets, élégants, safe et à la pointe des nouvelles technologies. À l’inverse de la plupart des webshops intimes français, Sinful cultive une longueur d’avance. Car, nul besoin de créer un compte pour effectuer des achats, ce qui favorise une expérience client·e simplifiée et discrète.  

©Sinful

En solo ou à plusieurs, dans son lit ou ailleurs, Sinful est la promesse d’un lendemain avec la banane… sur le visage. Alors, pourquoi se priver ? Et durant ce fameux mois de la masturbation, vous recevrez un lubrifiant gratuit pour l’achat de deux produits, compris dans une sélection de 153 articles coquins pour elle et lui. Offre valable jusqu’à épuisement… des stocks !

Article de PK Douglas

Préserver le savoir-faire artisanal de la péninsule arabique tout en réinventant la garde-robe de la femme contemporaine, tel est le pari réussi de Shahd AlShehail, créatrice de la marque Abadia. L’intemporalité des coupes associée aux couleurs du désert fait la force de ce jeune label dont le vestiaire à la fois féminin et masculin se porte avec une aisance folle. Enfiler une robe Abadia, c’est être élégante, casual, intemporelle et moderne, tout à la fois. Car en 2021, on ne choisit pas !

Shahd AlShehail, fondatrice d’Abadia © Abadia

Si pré-covid, Shahd AlShehail, 35 ans, se considérait comme une nomade du 21e siècle, vivant dans un avion entre Riyad, Dubaï et le reste du monde, il a bien fallu qu’elle pose ses valises et choisisse un code postal. Ce sera Dubaï, où se trouve son atelier et les belles plages du golfe Persique. Après une gestation de plusieurs années, sa marque Abadia — nom dérivé de « désert » et « intemporalité » en langue arabe — a vu le jour en 2018, avec pour fil conducteur de mettre en valeur l’incroyable patrimoine et l’artisanat propre à sa région natale, de manière moderne et intemporelle« Les vêtements ont vraiment le pouvoir de raconter qui nous sommes et d’où nous venons. Je voulais créer cette connexion émotionnelle à travers des collections qui racontent une histoire, un patrimoine et une culture.», confie Shahd AlShehail. Rencontre avec une créatrice de mode aussi généreuse qu’ambitieuse. 

Nous sommes incroyablement inspiré•e•s par les artisan•e•s que nous rencontrons et par leur histoire, la façon dont ils et elles ont appris le métier et ce que cela signifie pour elleux.

Shahd AlShehail

PK pour Paulette : Si tu devais te présenter, comment te décrirais-tu ? 

S. : Je dirais que je suis un humain avec une vision et la volonté de l’exécuter. Dès mon plus jeune âge, on m’a inculqué qu’une partie de ma responsabilité sur cette terre était d’être au service de la bonté et de l’humanité. Cela m’a guidé dans ma vie et ma carrière.

PK : Pourquoi as-tu voulu que ta marque soit une lettre d’amour à tes traditions et à ta culture saoudiennes?

S. : Quand les gens pensent à la mode de luxe, ils se tournent traditionnellement vers l’Italie, la France et le Royaume-Uni. Car tous ces pays sont réputés pour leur richesse patrimononiale et artisanale. Chez Abadia, nous voulons bouleverser cette notion et prouver qu’en matière d’artisanat, l’Arabie saoudite peut se défendre. Nous sommes incroyablement inspiré•e•s par les artisan•e•s que nous rencontrons et par leur histoire, la façon dont ils et elles ont appris le métier et ce que cela signifie pour elleux. Chaque métier représente une grande partie de notre identité. Nous avons la responsabilité de le préserver et de le célébrer.

PK : Quelles sont les valeurs que tu souhaites véhiculer à travers tes vêtements?

S. : Nos vêtements sont une expression très personnelle de nous-mêmes. Nous voulons que les collections de pièces uniques Abadia s’adressent aux femmes multidimensionnelles et diverses du monde entier. Des femmes qui se soucient de l’impact de leurs achats sur l’environnement et sur les personnes. Des femmes qui cherchent à investir dans des pièces auxquelles elles se sentent connectées émotionnellement.

PK : En tant que créatrice de mode saoudienne, comment as-tu vu évoluer l’entrepreneuriat féminin au fil des années?

S. : Les femmes saoudiennes ont toujours été à l’avant-garde des affaires et de la création d’emplois. Aujourd’hui, grâce à un fort soutien et à un accès plus facile aux infrastructures, les femmes prospèrent.

PK : Qu’est-ce qui te donne de l’espoir de manière générale ?

S. : Nous vivons dans un monde plus que jamais interconnecté. La pandémie actuelle à laquelle nous sommes confronté•e•s aujourd’hui nous rappelle cette vérité universelle :  notre force (ou notre chute) dépend de notre capacité en tant qu’humain•e•s à reconnaître cette interdépendance et à agir en solidarité. Bien que les temps actuels semblent sombres, je crois que nous en sortirions plus fort•e•s et avec une appréciation plus profonde de notre humanité commune. La crise fait ressortir le pire et le meilleur chez les gens. Mais, j’espère que cet appel au réveil renforcera notre capacité à nous connecter et à avoir de l’empathie les un•e•s pour les autres, peu importe d’où nous venons dans le monde.

PK : Abadia se présente comme une marque de luxe respectueuse de l’environnement et socialement responsable. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

S. : En tant que marque de luxe qui s’engage à avoir une gestion éthique, il est important pour nous que toutes nos décisions, qu’elles soient grandes ou petites, soient guidées par nos valeurs, dans la plus totale transparence. Bien que nous ne soyons pas parfait•e•s, nous faisons de notre mieux pour nous améliorer jour après jour avec sincérité et authenticité. Par conséquent, nous pensons à l’ensemble de notre cycle de production, du choix des matériaux à la fabrication des pièces, ainsi qu’à leur durabilité et à la gestion des invendus. Nous intégrons des options respectueuses de l’environnement à chaque collection. 89% des pièces issues de notre dernière collection ont été fabriquées avec des tissus surcyclés et écoresponsables. Grâce à notre collaboration avec des artisan•e•s, des femmes ont accès à une source de revenus stable et toute nos finitions sont réalisées à la main et en interne. 

Les oasis de palmiers luxuriantes de la péninsule arabique sont une source d’inspiration récurrente pour Abadia.

Shahd AlShehail

PK : D’ailleurs, quelle est l’inspiration derrière ta toute nouvelle collection ?

S. : Les oasis de palmiers luxuriantes de la péninsule arabique sont une source d’inspiration récurrente pour Abadia. Notre 9ème collection ne fait pas exception. Des jolies broderies faites main inspirées des noyaux de dattes à la réinterprétation de la technique traditionnelle du tressage de feuilles de palmier, chaque pièce de la collection est une célébration de l’espoir et de la sérénité.

PK : Pour conclure, quel est l’endroit où tu t’évades lorsque tu as besoin de te ressourcer ?

S. : Près de l’eau, avec des palmiers en vue et ma famille à proximité.

PK : Merci Shahd !

© Abadia

Les créations épurées et intemporelles Abadia sont disponibles en ligne sur l’eshop de la marque

Article de PK Douglas

Baptisée du nom de la nymphe mythologique qui a recueilli ce cher Ulysse sur son île paradisiaque, la librairie Calypso nous transporte au-delà des océans, vers des contrées souvent exotisées, mais largement méconnues pour leur littérature foisonnante qui donne à rire, à pleurer, à vibrer et à s'ouvrir à de nouvelles perspectives insoupçonnées. Prêt·e·s à larguer les amarres ?

Agnès Cornélie, fondatrice de la librairie Calypso © PK Douglas

Enfin reconnues comme des commerces dits « essentiels » — grâce à la mobilisation du monde des lettres et de la population — les librairies ouvrent grand leur porte à notre désir d’évasion pendant le confinement, et après ! Alors, pourquoi s’en priver ? Petite nouvelle dans le paysage culturel parisien, Calypso, première (et unique) librairie exclusivement consacrée à la littérature et à la culture des Outre-mer et de la Caraïbe, attire l’attention dans son écrin coloré et chaleureux. Imaginé, façonné et concrétisé par Agnès Cornélie, jeune entrepreneure guadeloupéenne pleine de détermination, ce véritable éden Caraïbe et Outre-mer où rayonnent romans, BD, essais, livres d’histoire, carnets de voyage, livres pour enfants, recueils de poèmes, albums de musique et oeuvres d’art s’est fait une jolie place — ainsi qu’une belle réputation — dans le 11ème arrondissement de Paris. Une fois les contraintes liées aux restrictions sanitaires assouplies, Agnès espère bien poursuivre ses rencontres littéraires. Prochaine invitée ? Françoise Vergès, la politologue, militante féministe et auteure de Un féminisme décolonial et Une théorie féministe de la violence. À ne rater sous aucun prétexte ! Rencontre avec une libraire aussi passionnée que passionnante. 

PK pour Paulette : Alors que la pandémie fait rage et que l'avenir ne nous a jamais paru si imprévisible, tu décides de te lancer, seule, dans un projet entrepreneurial inédit. Pourquoi avoir décidé d’ouvrir ta propre librairie ?

Agnès Cornélie : Bonjour Paulette ! En effet, après de nombreux mois passés à construire ce projet, à lever des fonds (11 000 euros via une cagnotte participative, ndlr) et à chercher le local adéquat, la librairie Calypso a enfin accueilli ses premier-e-s client-e-s le 28 août dernier. Auparavant professeure de français au collège, j’ai eu envie de créer un espace ouvert à tous et à toutes qui mette en avant les littératures des régions françaises d’Outre-mer et des pays de la Caraïbe. Ces territoires sont souvent vus uniquement comme des paradis où il fait bon vivre mais leur richesse littéraire est mise de côté. Ouvrir une librairie m’a semblé idéal pour faire la promotion des écrivain•e•s de ces régions. Ielles le méritent !

PK : D'où te vient cette passion pour la littérature ? Et pourquoi valoriser les auteur·e·s caribéen·ne·s et ultramarin·e·s tout particulièrement ?

A.C. : Ma passion pour la littérature de manière générale me vient de ma mère qui nous a toujours incité·e·s, mes frères et sœurs et moi, à lire plutôt que de regarder la télévision ou d’autres écrans. Sur le moment, nous étions déçu·e·s mais elle a eu totalement raison ! Mon goût pour la littérature caribéenne m’est venue ensuite car je souhaitais lire des auteurs qui venaient de la même zone géographique que moi. Contrairement à l’idée que l’on pourrait avoir, les auteur·e·s caribéen·ne·s ne parlent pas uniquement de magnifiques paysages mais surtout du quotidien issu d’une histoire douloureuse et complexe. Ielles ont bien souvent des qualités stylistiques remarquables !

PK : La Caraïbe a d'ailleurs vu naître plusieurs Prix Nobel de littérature ainsi que des lauréats d'autres grands prix littéraires, Prix Goncourt, Booker Price, Prix Carbet…

A.C. : Absolument ! Il y a beaucoup d’écrivain·e·s qui ont remporté des prix prestigieux : René Maran, Prix Goncourt en 1921 pour Batouala Derek Walcott, Prix Nobel de littérature en 1992 ; Patrick Chamoiseau, Prix Goncourt en 1992 pour Texaco VS Naipaul, Prix Nobel en 2001 ; ou encore plus récemment, Maryse Condé, Prix Nobel alternatif de littérature en 2018 pour ne citer que ces quelques exemples. La Caraïbe regorge de talents. 

Nous voyons bien actuellement à quel point nous avons besoin de nous rencontrer et d’échanger afin de nous enrichir.

Agnès Cornélie

PK : Tout comme la librairie Calypso qui regorge d'une grande variété d'ouvrages, propose des semaines thématiques ainsi que des rencontres littéraires ou des mini concerts musicaux. On pourrait presqu'y passer des heures, non ? 

A.C. : Oui, le projet Calypso n’est pas uniquement une librairie mais un véritable lieu de vie et de rencontres entre les écrivain•e•s et les lecteur•rice•s, les écrivain•e•s entre elleux et les lecteur•rice•s entre elleux. Nous voyons bien actuellement à quel point nous avons besoin de nous rencontrer et d’échanger afin de nous enrichir. Les librairies permettent ces échanges. Je tenais également à ce qu’il y ait un petit coin salon de thé afin de proposer des produits des Outre-mer : thé de la Réunion (seul département de France à produire du thé ! ), café Bourbon pointu de la Réunion, chocolat chaud de Guadeloupe, pâtisseries de Martinique. Les client•e•s aiment souvent s’y installer afin de commencer la lecture d’un ouvrage qu’ielles viennent d’acquérir. Enfin, je souhaitais proposer un espace galerie car j’apprécie l’art et que la Caraïbe regorge aussi de talentueux artistes plasticien•ne•s, photographes et autres. Une exposition se tiendra normalement en mai. Donc, oui on peut passer la journée chez Calypso et ce sera un grand plaisir pour moi !

Librairie Calypso © PK Douglas
Librairie Calypso © PK Douglas
Librairie Calypso © PK Douglas
Librairie Calypso © PK Douglas

PK : En tant que jeune femme ultramarine, quels conseils donnerais-tu à d'autres femmes qui souhaitent se lancer dans l'entrepreneuriat dans un milieu où il y a assez peu de personnes qui leur ressemblent ?

A.C. : Que l’on soit une femme (ou un homme), il est primordial de bien construire et mûrir son projet. Créer une entreprise est un chemin long et difficile. Il faut essayer d’anticiper autant que faire se peut tout ce que cela implique pour soi et pour son entourage. Des sacrifices temporaires seront à faire pour se consacrer entièrement à son projet. J’ai eu la chance d’être entourée de personnes capables de m’aider dans la gestion de mon projet : construction du business plan, présentation aux banques, évaluation des coûts, etc. Il existe des plateformes pour cela comme Les Premières de Guadeloupe ou Outremer Network. Il y a de plus en plus de femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat avec détermination, et c’est une très bonne chose !

 

Agnès Cornélie, fondatrice de la librairie Calypso © PK Douglas

PK : L'été approche à grands pas et on espère bien en profiter ! Quels ouvrages nous conseillerais-tu d'emporter dans nos bagages ?

A.C. : Oh oui, j’espère que nous pourrons en profiter pour nous détendre ! Je conseillerais aux Paulette Le syndrome de l’accent étranger, premier roman de Mariam Sheik Fareed (Editions Philippe Rey), Tropiques toxiques, la bande dessinée documentaire de Jessica Oublié (Les esclaves / Steinkis), la trilogie L’arbre à pain, Frangipanier et Tiaré de Célestine Hitiura Vaite (Au Vent des Îles) qui sort bientôt en poche et Mémoires de la plantation de Grada Kilomba (Anacaona Editions). Vous allez vous régaler ! 

PK : Pour conclure, comment peut-on faire ses emplettes et soutenir au mieux la librairie Calypso ?

A.C. : Les librairies sont désormais reconnues comme des commerces essentiels donc Calypso reste ouverte durant cette période. Pour les personnes qui sont plus loin, il est possible de passer des commandes et de se faire livrer grâce au site internet de la librairie ou directement ici.

PK : Merci Agnès !

La librairie Calypso ouvre ses portes du mardi au samedi de 10h30 à 19h au 17 bis avenue Parmentier dans le 11ème arrondissement de Paris, métro Saint-Ambroise. 

Propos recueillis par PK Douglas

Si mars 2021 nous rappelle le début d’une saga qu’on n’avait pas imaginé aussi longue et décevante il y a pile un an — la saison 8 de Game of Thrones nous semble subitement pas si mal après tout —, on aura au moins pu compter sur des héroïnes sans cape pour égayer ces derniers mois plutôt moroses. La chanteuse, danseuse et interprète Tessa B. fait partie de ces révélations dont la bonne humeur communicative sur les réseaux sociaux et le talent musical et artistique ont joliment animé nos soirées de confinement, puis de couvre-feu. Paulette et Vans partent à la rencontre de cette artiste solaire dont la passion pour la vie s’exprime à travers son art, de son premier EP « Dans ma tête » au court-métrage qui l’accompagne, sans oublier ses performances live endiablées pré saga Corona. D’ici quelques semaines, on la retrouvera sur scène. Promis, juré, craché ! Parole de Lannister.

Tessa B. - © Camille Hervé / @camilleherve
Tessa B. - © Camille Hervé

Quand les beaux jours de l’été se font attendre, rien de mieux que du bon son pour se booster et mieux patienter. Vans, la marque californienne de sneakers à la renommée mondiale, a toujours considéré la musique comme l’une de ses inspirations majeures. Pour se ressourcer et rêver plus loin, il faut s’entourer de nouveaux talents. C’est donc sans surprise que l’on découvre la superbe campagne de Vans en soutien à la créativité d’artistes de tous genres. Et parmi les jeunes coups de coeur de la marque, on rencontre Tessa B – une jeune femme débordant d’imagination et à la voix enivrante. La jeune chanteuse, que l’on avait découverte sur scène aux côtés de Synapson, Arigato Massaï ou encore Jabberwocky, se sert désormais de cette expérience scénique exceptionnelle pour construire sa carrière d’artiste solo. Après la sortie de plusieurs singles à succès, l’interprète a récemment partagé une reprise toute personnelle de « Tout Doucement », ballade épurée chantée par Bibi dans les années 80. Un peu nostalgique, parfois mélancolique, Tessa B. nous raconte son parcours fulgurant, partage ses inspirations de toujours et souligne l’importance d’être soutenue par une marque comme Vans en tant qu’ambassadrice de la sneaker Old Skool. Après un an de répèt dans sa salle de bain, Tessa B. est fin prête à piétiner de nouveau la scène pour faire le show. Et c’est parti !

Entretien

PK pour Paulette : Salut Tessa B. ! Pourrais-tu te présenter pour celleux qui ne te connaitraient pas déjà ?

Tessa B. : Hello Paulette. Je suis chanteuse, auteure, compositrice et interprète. Je suis très heureuse d’avoir sorti mon premier EP « Dans ma tête » en juillet dernier ! Il est accompagné d’un court-métrage dont je suis très fière et que j’aime profondément. C’est un film qui se compose de plusieurs tableaux qui racontent l’histoire de mon EP et qui met en avant ma personnalité, mon second degré et mes sentiments. Il a été réalisé par Tania Gotesman et Igor Gotesman. Big up à elleux ! Au-delà de tout ça, je suis quelqu’un qui aime la sensibilité, l’autodérision, rire, danser, jouer… En d’autres mots tout ce qui touche à la performance et aux émotions.

PK : Après une année 2020 qu’on définira sobrement comme « insolite » et un début d’année 2021 encore difficile, comment une artiste comme toi préserve-t-elle sa santé mentale ? Pour faire simple, comment ça va ?

TB : Sincèrement, les moments de bonheur à proprement parlé s’éveillent en moi quand je chante car je suis tout simplement dans le moment présent. Ce que j’aime c’est la vibration que je ressens en chantant. La vibration dans ma gorge, dans ma poitrine. C’est une sorte d’auto-hypnose — non, je n’exagère pas ! (rires) Alors pour répondre à ta question, je vais bien quand je chante ; mais on ne va pas se mentir, on a de quoi être pessimiste. En revanche, je me dis qu’il faut être des pessimistes intelligents en faisant face collectivement à la situation. J’adoucis un peu la vie avec mon art. En tout cas, c’est ce que me disent mes grands-mères. C’est déjà ça.

PK : Comment définirais-tu ta musique, cet art dont tu parles ? Qu’as-tu souhaité exprimer à travers ton tout premier EP « Dans ma tête », qui connait un franc succès ?

TB : Je fais de la pop musique avec à l’intérieur toutes les influences qui m’ont nourrie depuis 27 ans. À travers cet EP, j’ai mis de moi, évidemment, mais aussi des autres — c’est ce qui est trop beau dans la musique — notamment Benny Adam avec qui je l’ai réalisé. Ma rencontre avec lui a bouleversé mes croyances intimes. Je suis très reconnaissante d’avoir creusé ma musique avec lui et fière d’avoir suivi mon instinct. Pour ce premier mini-album, je n’ai pas cherché, en composant et en écrivant, à faire passer un message en particulier, mais j’y ai mis toute mon énergie, ma sensibilité, mes peurs, mon second degré, ma légèreté et mes constatations personnelles du quotidien.

PK : D’ailleurs, comment se déroule ton processus d’écriture et de création ? Tu t’inspires volontiers de tout ce qui t’entoure, c’est ça ?

TB : Je n’ai pas vraiment de règles ni de processus. Je peux composer des piano-voix, seule chez moi, ou bien créer une base de morceaux plus aboutie pour ensuite les partager avec les gens avec qui je travaille. Je peux aussi partir de 0 en studio et créer avec un.e compositeur.rice. C’est d’ailleurs ce que je fais en ce moment avec MKL, avec qui nous travaillons sur la suite. J’aime être guidée et être à l’écoute. Je suis en perpétuelle remise en question. Parfois trop. Mais, j’imagine que c’est nécessaire pour affiner sa musicalité et grandir avec. Sinon, je m’inspire de mon vécu. Je crois que c’est inévitable et inconscient. J’aime aussi que ce soit fictif parfois. J’adore me projeter dans d’autres vies, me mettre à la place des autres comme si je l’avais vécu et jouer des rôles.

Tessa B. - © OJOZ @ojoz
Tessa B. - © OJOZ

PK : Tu es très vite montée sur scène aux côtés d’artistes établis lors de tournées ou de grands festivals, te constituant un jeune parcours déjà fulgurant. En quoi ces expériences ont-t-elles été formatrices ?

TB :  J’ai tout appris sur scène. Sur la route avec Synapson et Jabberwocky, j’ai vécu un grand tourbillon joyeux et intense pendant lequel je me suis construite humainement, vocalement et physiquement. Ces expériences m’ont fait prendre conscience de la réalité du milieu musical que je ne connaissais pas du tout, des accidents de scène à la distance qu’il faut avoir avec tout. Certaines leçons restent plus dures à apprendre que d’autres (rires). Par dessus tout, j’ai réalisé très vite que c’était mon goal, que ça confirmait ma passion pour la musique, la scène, l’interprétation et le partage !

PK : Désormais en solo, tes performances live oscillent entre le piano-voix et les choré à l’Américaine assez physiques. Vis-tu la scène comme un moment d’expression de tous tes talents, chant, danse, interprétation, jeu d’actrice ?

TB : Oui ! La danse, le chant et le jeu ont toujours fait partie de moi et de ma vie. Pouvoir tout lier à ma façon c’est grisant. J’aime(rais) que mes concerts soient une véritable performance à tout point de vue. La beauté du live est sa nature instantanée. J’aimerais que les gens sortent de la salle de concert en ressentant de l’émerveillement, de la joie, de la nostalgie du moment déjà passé. Plus qu’un concert, je veux que ce soit un spectacle. Je vis les concerts — quand ça existait encore (rires) — comme la concrétisation de tout le travail fait en amont. Tout est rassemblé : ma musique, les instruments live, chanter en live, danser, les gens, les sourires, les cris, la liberté de performer, de se tromper et de partager. Ce sont mes moments préférés !

PK : Ça se voit en effet que tu aimes pleinement vivre les choses ! Sache qu’on a partagé de grands moments de fou rire grâce à toi en regardant tes stories sur Instagram. D’où te vient cette passion pour les imitations ? Du théâtre, que tu as pratiqué avant la musique ?

TB : Effectivement, j’ai eu la chance de faire 3 ans d’école de théâtre après des années scolaires difficiles pour moi. Depuis toute jeune — j’ai des vidéos pour le prouver — je suis complètement animée par la danse, le chant, les caméras, l’humour. Paradoxalement, j’étais très introvertie en public, j’avais très peu confiance en moi. Cependant, me mettre en scène derrière le caméscope de mes parents me permettait d’être complètement moi-même et d’oser m’exprimer — de manière très souvent absurde. Après le bac, le théâtre a confirmé mon désir absolu du jeu, de l’interprétation, du rapport à la scène.

PK : Et pendant toute cette adolescence introvertie extravertie, quels sont les artistes et les styles musicaux que tu écoutais en boucle ?

TB : D’abord, j’ai écouté les artistes que mes parents écoutaient beaucoup, Michael Jackson, Jamiroquai, Celine Dion, Pascal Obispo. Joli panel, non ? Puis, je me suis tournée vers Lorie — oui oui. Avant d’être complètement bouleversée par l’album « My Prerogative » de Britney Spears. Elle me passionnait. Tout comme Mariah Carey, Whitney Houston, Christina Aguilera ainsi qu’Etta James et Aretha Franklin un peu plus tard. Ces grandes voix féminines ont inconsciemment formé ma voix à force d’essayer de reproduire les même notes à la perfection. J’ai aussi beaucoup écouté Eminem, Busta Rhymes et Jay-Z dont j’admirais la technicité et la rapidité dans l’élocution. Les voix m’émerveillent tout simplement.

PK : Tu as récemment repris la chanson « Tout doucement » de Bibi, une chanson des années 80. Tessa B. est-elle une éternelle nostalgique ?

TB : Je m’autorise à ressentir la nostalgie lorsqu’elle appelle en moi des souvenirs positifs, mais j’ai, je crois, la capacité à l’ignorer lorsqu’elle dévie vers la mélancolie. Pour autant, ma reprise de « Tout doucement » a complètement convoqué une forme de tristesse et de mélancolie durant tout le processus artistique de la chanson jusqu’au clip. En octobre dernier — pas plus tôt, j’ai entendu la chanson comme je ne l’avais jamais entendue auparavant. Elle m’a retourné et a résonné en moi. Les paroles me semblaient si justes, claires et criantes de vérité que j’ai décidé de l’interpréter à ma façon.

Old Skool – © Vans

PK : Facette de ta personnalité qui fait joliment écho à ton statut d’ambassadrice de la sneaker emblématique Vans Old Skool. Pourquoi te sens-tu proche d'une marque comme Vans ?

TB : C’est une marque que j’aime car on est très bien dedans et je me retrouve dans les valeurs qu’elle véhicule. La Old Skool est un grand classique sur lequel on peut toujours compter, mais qui sait aussi se réinventer en permettant d’exprimer sa personnalité, son mood du moment.

PK : Et autant être parfaitement chaussée pour effectuer toutes les chorégraphies qui subliment tes performances live. D'où te vient cette passion pour la danse d'ailleurs ?

TB : Je viens d’une famille très sportive. Ma mère est maître-nageur et mon père a toujours pratiqué du sport à haut niveau. Ils m’ont donc transmis cette passion et inculqué la rigueur physique et le bien être. J’ai aussi pratiqué la natation synchronisée pas mal de temps, mais je n’ai pas vraiment pratiqué de danse « sur terre ». J’ai commencé à prendre des cours de danse en 2015 lorsque j’étudiais le théâtre et à vraiment danser lors des tournées avec le groupe Synapson.

PK : Là où tout a commencé ! (Rires) Et l’avenir dans tout ça ? Quels sont tes futurs projets ? Des projets pour lesquels les Paulette doivent absolument enregistrer une alerte sur leur calendrier. Télé, cinéma, musique, scène, one-woman show ? Dis-nous tout.

TB : De la musique, de la musique, de la musique, très vite dans les prochains mois. Et des concerts très vite. On y croit ! Il y aura du nouveau cette année. J’ai si hâte ! Cinéma ? Avec plaisir… Si Justine Triet, Cédric Klapisch ou Paul Verhoeven lisent cette interview, n’hésitez pas à me contacter au 06 78 37 46…7398289.

PK : À bons entendeurs. Merci Tessa B. !

Article de PK Douglas

On l'admire chez nos ami.e.s, nos collègues, parfois même chez des personnages de fiction télévisée, tout en se répétant intérieurement que jamais on n’oserait affronter le monde et le regard des autres avec autant d’aplomb. Pourtant, la confiance en soi n’est ni innée ni réservée à des happy few (une minorité heureuse, ndlr). Bien au contraire. Elle vit en chacun.e de nous ! Il nous faut juste un peu d’effort pour la développer, l’encourager et la valoriser.

Un message inspirant qu’illustre la nouvelle campagne de Kalenji Jogging by Decathlon dans laquelle 3 femmes — l’une atteinte d’endométriose, l’autre d’acné et la troisième ayant perdu un œil — affirment fièrement leur self-love et font de leur différence une force. Grâce au sport qu’elles pratiquent à la fois comme échappatoire et outil de dépassement de soi, elles ont su booster leur confiance en elles. Elles aspirent désormais à nous inspirer tous et toutes vers l’acceptation de nos particularités comme un atout précieux.

La confiance en soi, une qualité à notre portée

On ne va pas se mentir. Avoir une confiance en soi inébranlable peut s’avérer très utile dans la vie de tous les jours, surtout quand les autres se font un malin plaisir à nous asséner opinions et critiques non désirées. D’ailleurs, les réseaux sociaux — encore eux — ne facilitent pas les choses. Qui n’a jamais passé une soirée entière sur son smartphone à se comparer à de parfait.e.s inconnu.e.s qui semblent vivre leur meilleure vie là où la lumière est toujours parfaite ? Pourtant, comme le dit Seffana — l’une des égéries Kalenji Jogging — il vaut mieux tout simplement éviter les comparaisons et s’approprier son histoire, ses spécificités et sa différence pour en faire un atout dans la vie de tous les jours. Si mettre en veilleuse cette impression que l’herbe est toujours plus verte ailleurs est plus facile à dire qu’à faire, ce n’est pourtant pas impossible. Alors comment ne plus broyer du noir et booster sa positive attitude ? Commençons par suer à grosses gouttes pour évacuer les bad vibes !

Le sport, notre meilleur allié estime de soi

Les études scientifiques sont formelles. Le sport reste l’un des meilleurs moyens pour développer et nourrir son estime de soi. En se confrontant à de petits défis physiques réguliers, on prend plaisir à les relever et — en un rien de temps — à les dépasser. Héloise, Seffana, et Alex précisent avec justesse et une bonne dose d’authenticité — à travers cette campagne Kalenji Jogging support — que le sport doit toutefois rester un moment de plaisir pendant lequel chacun.e avance à son rythme et avec bienveillance. Quel(s) sport(s) pratiquer ? À en croire notre féministe préférée Rokhaya Diallo, la boxe (ou les arts martiaux en général)  est un bon moyen pour faire bouger son corps, se défouler, évacuer les mauvaises ondes et se dépasser physiquement ainsi que mentalement jour après jour. L’exercice physique régulier permet au corps de sécréter une bonne quantité d’endorphine et de dopamines, les hormones du bonheur et du bien-être. C’est tout bénèf ! Le jogging, la danse et l’expression corporelle permettent également de libérer les toxines et d’offrir une parenthèse reposante à l’esprit. Associé à d’autres activités et stratégies de développement personnel, le sport a de véritables bénéfices sur le bien-être mental, psychologique et sur l’estime de soi. Alors, n’attendons plus que notre confiance en soi vienne des autres, de leurs compliments ou de leur approbation. La clé de notre bien-être se trouve bel et bien dans les efforts et les défis, même minimes, que l’on se donne quotidiennement.

Pour nos séances de fitness les plus endiablées, on valide à 100% le legging support Kalenji, tenue casual et sportswear idéale pour une sensation de confort total. Un effet boule ultra-ferme, et donc sculptant ! Il épouse à merveille la silhouette et maintient la peau tout au long de la séance de sport. Qu’il soit court ou long, le maintien du legging sans compression reste identique et offre une liberté de mouvement assurée. Ses deux poches discrètes où ranger clés et téléphone en toute discrétion et sans s’encombrer sont également un détail non négligeable. Les leggings support Kalenji sont disponibles chez Décathlon en boutique et en ligne. Pour découvrir sa version support 7/8, c’est par ici. Quant au legging long, le voici. Alors, désireux.ses de les tester ?