Si mars 2021 nous rappelle le début d’une saga qu’on n’avait pas imaginé aussi longue et décevante il y a pile un an — la saison 8 de Game of Thrones nous semble subitement pas si mal après tout —, on aura au moins pu compter sur des héroïnes sans cape pour égayer ces derniers mois plutôt moroses. La chanteuse, danseuse et interprète Tessa B. fait partie de ces révélations dont la bonne humeur communicative sur les réseaux sociaux et le talent musical et artistique ont joliment animé nos soirées de confinement, puis de couvre-feu. Paulette et Vans partent à la rencontre de cette artiste solaire dont la passion pour la vie s’exprime à travers son art, de son premier EP « Dans ma tête » au court-métrage qui l’accompagne, sans oublier ses performances live endiablées pré saga Corona. D’ici quelques semaines, on la retrouvera sur scène. Promis, juré, craché ! Parole de Lannister.

Tessa B. - © Camille Hervé / @camilleherve
Tessa B. - © Camille Hervé

Quand les beaux jours de l’été se font attendre, rien de mieux que du bon son pour se booster et mieux patienter. Vans, la marque californienne de sneakers à la renommée mondiale, a toujours considéré la musique comme l’une de ses inspirations majeures. Pour se ressourcer et rêver plus loin, il faut s’entourer de nouveaux talents. C’est donc sans surprise que l’on découvre la superbe campagne de Vans en soutien à la créativité d’artistes de tous genres. Et parmi les jeunes coups de coeur de la marque, on rencontre Tessa B – une jeune femme débordant d’imagination et à la voix enivrante. La jeune chanteuse, que l’on avait découverte sur scène aux côtés de Synapson, Arigato Massaï ou encore Jabberwocky, se sert désormais de cette expérience scénique exceptionnelle pour construire sa carrière d’artiste solo. Après la sortie de plusieurs singles à succès, l’interprète a récemment partagé une reprise toute personnelle de « Tout Doucement », ballade épurée chantée par Bibi dans les années 80. Un peu nostalgique, parfois mélancolique, Tessa B. nous raconte son parcours fulgurant, partage ses inspirations de toujours et souligne l’importance d’être soutenue par une marque comme Vans en tant qu’ambassadrice de la sneaker Old Skool. Après un an de répèt dans sa salle de bain, Tessa B. est fin prête à piétiner de nouveau la scène pour faire le show. Et c’est parti !

Entretien

PK pour Paulette : Salut Tessa B. ! Pourrais-tu te présenter pour celleux qui ne te connaitraient pas déjà ?

Tessa B. : Hello Paulette. Je suis chanteuse, auteure, compositrice et interprète. Je suis très heureuse d’avoir sorti mon premier EP « Dans ma tête » en juillet dernier ! Il est accompagné d’un court-métrage dont je suis très fière et que j’aime profondément. C’est un film qui se compose de plusieurs tableaux qui racontent l’histoire de mon EP et qui met en avant ma personnalité, mon second degré et mes sentiments. Il a été réalisé par Tania Gotesman et Igor Gotesman. Big up à elleux ! Au-delà de tout ça, je suis quelqu’un qui aime la sensibilité, l’autodérision, rire, danser, jouer… En d’autres mots tout ce qui touche à la performance et aux émotions.

PK : Après une année 2020 qu’on définira sobrement comme « insolite » et un début d’année 2021 encore difficile, comment une artiste comme toi préserve-t-elle sa santé mentale ? Pour faire simple, comment ça va ?

TB : Sincèrement, les moments de bonheur à proprement parlé s’éveillent en moi quand je chante car je suis tout simplement dans le moment présent. Ce que j’aime c’est la vibration que je ressens en chantant. La vibration dans ma gorge, dans ma poitrine. C’est une sorte d’auto-hypnose — non, je n’exagère pas ! (rires) Alors pour répondre à ta question, je vais bien quand je chante ; mais on ne va pas se mentir, on a de quoi être pessimiste. En revanche, je me dis qu’il faut être des pessimistes intelligents en faisant face collectivement à la situation. J’adoucis un peu la vie avec mon art. En tout cas, c’est ce que me disent mes grands-mères. C’est déjà ça.

PK : Comment définirais-tu ta musique, cet art dont tu parles ? Qu’as-tu souhaité exprimer à travers ton tout premier EP « Dans ma tête », qui connait un franc succès ?

TB : Je fais de la pop musique avec à l’intérieur toutes les influences qui m’ont nourrie depuis 27 ans. À travers cet EP, j’ai mis de moi, évidemment, mais aussi des autres — c’est ce qui est trop beau dans la musique — notamment Benny Adam avec qui je l’ai réalisé. Ma rencontre avec lui a bouleversé mes croyances intimes. Je suis très reconnaissante d’avoir creusé ma musique avec lui et fière d’avoir suivi mon instinct. Pour ce premier mini-album, je n’ai pas cherché, en composant et en écrivant, à faire passer un message en particulier, mais j’y ai mis toute mon énergie, ma sensibilité, mes peurs, mon second degré, ma légèreté et mes constatations personnelles du quotidien.

PK : D’ailleurs, comment se déroule ton processus d’écriture et de création ? Tu t’inspires volontiers de tout ce qui t’entoure, c’est ça ?

TB : Je n’ai pas vraiment de règles ni de processus. Je peux composer des piano-voix, seule chez moi, ou bien créer une base de morceaux plus aboutie pour ensuite les partager avec les gens avec qui je travaille. Je peux aussi partir de 0 en studio et créer avec un.e compositeur.rice. C’est d’ailleurs ce que je fais en ce moment avec MKL, avec qui nous travaillons sur la suite. J’aime être guidée et être à l’écoute. Je suis en perpétuelle remise en question. Parfois trop. Mais, j’imagine que c’est nécessaire pour affiner sa musicalité et grandir avec. Sinon, je m’inspire de mon vécu. Je crois que c’est inévitable et inconscient. J’aime aussi que ce soit fictif parfois. J’adore me projeter dans d’autres vies, me mettre à la place des autres comme si je l’avais vécu et jouer des rôles.

Tessa B. - © OJOZ @ojoz
Tessa B. - © OJOZ

PK : Tu es très vite montée sur scène aux côtés d’artistes établis lors de tournées ou de grands festivals, te constituant un jeune parcours déjà fulgurant. En quoi ces expériences ont-t-elles été formatrices ?

TB :  J’ai tout appris sur scène. Sur la route avec Synapson et Jabberwocky, j’ai vécu un grand tourbillon joyeux et intense pendant lequel je me suis construite humainement, vocalement et physiquement. Ces expériences m’ont fait prendre conscience de la réalité du milieu musical que je ne connaissais pas du tout, des accidents de scène à la distance qu’il faut avoir avec tout. Certaines leçons restent plus dures à apprendre que d’autres (rires). Par dessus tout, j’ai réalisé très vite que c’était mon goal, que ça confirmait ma passion pour la musique, la scène, l’interprétation et le partage !

PK : Désormais en solo, tes performances live oscillent entre le piano-voix et les choré à l’Américaine assez physiques. Vis-tu la scène comme un moment d’expression de tous tes talents, chant, danse, interprétation, jeu d’actrice ?

TB : Oui ! La danse, le chant et le jeu ont toujours fait partie de moi et de ma vie. Pouvoir tout lier à ma façon c’est grisant. J’aime(rais) que mes concerts soient une véritable performance à tout point de vue. La beauté du live est sa nature instantanée. J’aimerais que les gens sortent de la salle de concert en ressentant de l’émerveillement, de la joie, de la nostalgie du moment déjà passé. Plus qu’un concert, je veux que ce soit un spectacle. Je vis les concerts — quand ça existait encore (rires) — comme la concrétisation de tout le travail fait en amont. Tout est rassemblé : ma musique, les instruments live, chanter en live, danser, les gens, les sourires, les cris, la liberté de performer, de se tromper et de partager. Ce sont mes moments préférés !

PK : Ça se voit en effet que tu aimes pleinement vivre les choses ! Sache qu’on a partagé de grands moments de fou rire grâce à toi en regardant tes stories sur Instagram. D’où te vient cette passion pour les imitations ? Du théâtre, que tu as pratiqué avant la musique ?

TB : Effectivement, j’ai eu la chance de faire 3 ans d’école de théâtre après des années scolaires difficiles pour moi. Depuis toute jeune — j’ai des vidéos pour le prouver — je suis complètement animée par la danse, le chant, les caméras, l’humour. Paradoxalement, j’étais très introvertie en public, j’avais très peu confiance en moi. Cependant, me mettre en scène derrière le caméscope de mes parents me permettait d’être complètement moi-même et d’oser m’exprimer — de manière très souvent absurde. Après le bac, le théâtre a confirmé mon désir absolu du jeu, de l’interprétation, du rapport à la scène.

PK : Et pendant toute cette adolescence introvertie extravertie, quels sont les artistes et les styles musicaux que tu écoutais en boucle ?

TB : D’abord, j’ai écouté les artistes que mes parents écoutaient beaucoup, Michael Jackson, Jamiroquai, Celine Dion, Pascal Obispo. Joli panel, non ? Puis, je me suis tournée vers Lorie — oui oui. Avant d’être complètement bouleversée par l’album « My Prerogative » de Britney Spears. Elle me passionnait. Tout comme Mariah Carey, Whitney Houston, Christina Aguilera ainsi qu’Etta James et Aretha Franklin un peu plus tard. Ces grandes voix féminines ont inconsciemment formé ma voix à force d’essayer de reproduire les même notes à la perfection. J’ai aussi beaucoup écouté Eminem, Busta Rhymes et Jay-Z dont j’admirais la technicité et la rapidité dans l’élocution. Les voix m’émerveillent tout simplement.

PK : Tu as récemment repris la chanson « Tout doucement » de Bibi, une chanson des années 80. Tessa B. est-elle une éternelle nostalgique ?

TB : Je m’autorise à ressentir la nostalgie lorsqu’elle appelle en moi des souvenirs positifs, mais j’ai, je crois, la capacité à l’ignorer lorsqu’elle dévie vers la mélancolie. Pour autant, ma reprise de « Tout doucement » a complètement convoqué une forme de tristesse et de mélancolie durant tout le processus artistique de la chanson jusqu’au clip. En octobre dernier — pas plus tôt, j’ai entendu la chanson comme je ne l’avais jamais entendue auparavant. Elle m’a retourné et a résonné en moi. Les paroles me semblaient si justes, claires et criantes de vérité que j’ai décidé de l’interpréter à ma façon.

Old Skool – © Vans

PK : Facette de ta personnalité qui fait joliment écho à ton statut d’ambassadrice de la sneaker emblématique Vans Old Skool. Pourquoi te sens-tu proche d'une marque comme Vans ?

TB : C’est une marque que j’aime car on est très bien dedans et je me retrouve dans les valeurs qu’elle véhicule. La Old Skool est un grand classique sur lequel on peut toujours compter, mais qui sait aussi se réinventer en permettant d’exprimer sa personnalité, son mood du moment.

PK : Et autant être parfaitement chaussée pour effectuer toutes les chorégraphies qui subliment tes performances live. D'où te vient cette passion pour la danse d'ailleurs ?

TB : Je viens d’une famille très sportive. Ma mère est maître-nageur et mon père a toujours pratiqué du sport à haut niveau. Ils m’ont donc transmis cette passion et inculqué la rigueur physique et le bien être. J’ai aussi pratiqué la natation synchronisée pas mal de temps, mais je n’ai pas vraiment pratiqué de danse « sur terre ». J’ai commencé à prendre des cours de danse en 2015 lorsque j’étudiais le théâtre et à vraiment danser lors des tournées avec le groupe Synapson.

PK : Là où tout a commencé ! (Rires) Et l’avenir dans tout ça ? Quels sont tes futurs projets ? Des projets pour lesquels les Paulette doivent absolument enregistrer une alerte sur leur calendrier. Télé, cinéma, musique, scène, one-woman show ? Dis-nous tout.

TB : De la musique, de la musique, de la musique, très vite dans les prochains mois. Et des concerts très vite. On y croit ! Il y aura du nouveau cette année. J’ai si hâte ! Cinéma ? Avec plaisir… Si Justine Triet, Cédric Klapisch ou Paul Verhoeven lisent cette interview, n’hésitez pas à me contacter au 06 78 37 46…7398289.

PK : À bons entendeurs. Merci Tessa B. !

Article de PK Douglas

On l'admire chez nos ami.e.s, nos collègues, parfois même chez des personnages de fiction télévisée, tout en se répétant intérieurement que jamais on n’oserait affronter le monde et le regard des autres avec autant d’aplomb. Pourtant, la confiance en soi n’est ni innée ni réservée à des happy few (une minorité heureuse, ndlr). Bien au contraire. Elle vit en chacun.e de nous ! Il nous faut juste un peu d’effort pour la développer, l’encourager et la valoriser.

Un message inspirant qu’illustre la nouvelle campagne de Kalenji Jogging by Decathlon dans laquelle 3 femmes — l’une atteinte d’endométriose, l’autre d’acné et la troisième ayant perdu un œil — affirment fièrement leur self-love et font de leur différence une force. Grâce au sport qu’elles pratiquent à la fois comme échappatoire et outil de dépassement de soi, elles ont su booster leur confiance en elles. Elles aspirent désormais à nous inspirer tous et toutes vers l’acceptation de nos particularités comme un atout précieux.

La confiance en soi, une qualité à notre portée

On ne va pas se mentir. Avoir une confiance en soi inébranlable peut s’avérer très utile dans la vie de tous les jours, surtout quand les autres se font un malin plaisir à nous asséner opinions et critiques non désirées. D’ailleurs, les réseaux sociaux — encore eux — ne facilitent pas les choses. Qui n’a jamais passé une soirée entière sur son smartphone à se comparer à de parfait.e.s inconnu.e.s qui semblent vivre leur meilleure vie là où la lumière est toujours parfaite ? Pourtant, comme le dit Seffana — l’une des égéries Kalenji Jogging — il vaut mieux tout simplement éviter les comparaisons et s’approprier son histoire, ses spécificités et sa différence pour en faire un atout dans la vie de tous les jours. Si mettre en veilleuse cette impression que l’herbe est toujours plus verte ailleurs est plus facile à dire qu’à faire, ce n’est pourtant pas impossible. Alors comment ne plus broyer du noir et booster sa positive attitude ? Commençons par suer à grosses gouttes pour évacuer les bad vibes !

Le sport, notre meilleur allié estime de soi

Les études scientifiques sont formelles. Le sport reste l’un des meilleurs moyens pour développer et nourrir son estime de soi. En se confrontant à de petits défis physiques réguliers, on prend plaisir à les relever et — en un rien de temps — à les dépasser. Héloise, Seffana, et Alex précisent avec justesse et une bonne dose d’authenticité — à travers cette campagne Kalenji Jogging support — que le sport doit toutefois rester un moment de plaisir pendant lequel chacun.e avance à son rythme et avec bienveillance. Quel(s) sport(s) pratiquer ? À en croire notre féministe préférée Rokhaya Diallo, la boxe (ou les arts martiaux en général)  est un bon moyen pour faire bouger son corps, se défouler, évacuer les mauvaises ondes et se dépasser physiquement ainsi que mentalement jour après jour. L’exercice physique régulier permet au corps de sécréter une bonne quantité d’endorphine et de dopamines, les hormones du bonheur et du bien-être. C’est tout bénèf ! Le jogging, la danse et l’expression corporelle permettent également de libérer les toxines et d’offrir une parenthèse reposante à l’esprit. Associé à d’autres activités et stratégies de développement personnel, le sport a de véritables bénéfices sur le bien-être mental, psychologique et sur l’estime de soi. Alors, n’attendons plus que notre confiance en soi vienne des autres, de leurs compliments ou de leur approbation. La clé de notre bien-être se trouve bel et bien dans les efforts et les défis, même minimes, que l’on se donne quotidiennement.

Pour nos séances de fitness les plus endiablées, on valide à 100% le legging support Kalenji, tenue casual et sportswear idéale pour une sensation de confort total. Un effet boule ultra-ferme, et donc sculptant ! Il épouse à merveille la silhouette et maintient la peau tout au long de la séance de sport. Qu’il soit court ou long, le maintien du legging sans compression reste identique et offre une liberté de mouvement assurée. Ses deux poches discrètes où ranger clés et téléphone en toute discrétion et sans s’encombrer sont également un détail non négligeable. Les leggings support Kalenji sont disponibles chez Décathlon en boutique et en ligne. Pour découvrir sa version support 7/8, c’est par ici. Quant au legging long, le voici. Alors, désireux.ses de les tester ?

À l’heure où le confinement (saison 2) n’est plus qu’un lointain souvenir et que nos envies d’ailleurs peuvent enfin être assouvies, et si on planifiait notre prochain voyage ? Oui, oui, absolument. On a amplement mérité un grand bol d’évasion. Allez. On laisse derrière soi la routine des trois C, conf-call, cuisine et canapé, pour s’offrir le pouvoir (dépaysant) des trois M, mer, montagne et Martinique ! Mais pas de panique. Pour vous aider à concocter le meilleur des programmes une fois sur place, Paulette revient sur un superbe séjour effectué en partenariat avec le Comité Martiniquais du Tourisme et Air Caraïbes. Quatre jours de découverte d’une destination riche en biodiversité et en traditions étonnantes. On vous raconte tout. 

Si l’on pense déjà connaître la destination Martinique, ses longues plages de sable blanc, dont la plus connue Les Salines, sa nature luxuriante sublimée dans le Jardin de Balata (entre autres), et sa yole ronde fraîchement inscrite au registre « des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine immatériel » de l’Unesco, l’île regorge encore de richesses insolites, de biodiversité et de traditions qui méritent de sortir des sentiers battus et de partir à la rencontre de l’un des poumons verts des Petites Antilles. Alors profitons pleinement de notre liberté retrouvée pour croquer à pleines dents un bout de Martinique bio-tradition !

AU CŒUR DE LA BIODIVERSITÉ 

Le Domaine d’Émeraude ©Travel Notes

Le Domaine d’Émeraude, jardin remarquable au Morne Rouge 

En quête d’un jardin d’Eden ? Ne cherchez plus. Nous l’avons trouvé dans un lieu d’une sérénité absolue, conçu par le Parc naturel régional de la Martinique. C’est au nord de l’île que le Domaine d’Émeraude propose aux amoureux.se.s de la nature près de 4 kilomètres de sentiers de promenade répartis en 3 parcours (de 15, 30 ou 60 minutes) accessibles à tous et à toutes, et permettant d’explorer une forêt généreuse d’une centaine d’espèces indigènes. Chemin faisant, les découvertes ne manquent pas. On s’attarde devant le bâton de cannelle dans sa forme originelle, c’est-à-dire un bel arbre robuste à l’écorce parfumé. On explore le jardin médicinal, véritable pharmacie à ciel ouvert où pousse la doliprane — oui oui, une plante appelée colquhounia coccinea dont les feuilles, une fois infusées, aident à calmer la fièvre, les migraines, l’état grippal et les maux dentaires. On s’étonne en lisant l’histoire rocambolesque des migrations allemandes, alsaciennes et acadiennes dans la région — qui l’eut cru ? — grâce au parcours pédagogique proposé dans le Pavillon d’exploration de la nature. Un vrai moment d’évasion au cœur de la biodiversité martiniquaise.

Le café d’excellence Martinique 

Alerte aux amoureux.ses (#addicts) du café. Ceci est pour vous ! L’île « aux fleurs », sous la houlette du Parc naturel régional de la Martinique, se lance dans la création d’une filière caféicole « haut de gamme » ayant pour objectif la production d’un café d’excellence de Martinique. Un véritable travail de recherche entre passionné.e.s qui a débuté par l’identification de 3 cultivars de la variété Arabica Typical Liberica, descendants directs du caféier introduit en Martinique en 1721 par Gabriel-Mathieu Desclieux, premier caféier planté dans les Amériques ! Suivant un protocole strict et long comme le bras, la culture de cette variété de café dans des zones pédoclimatiques du territoire permettant le développement optimal de ces caractéristiques qualitatives permettra la création d’un produit labellisé et le développement de circuits agrotouristiques durables. Un beau patrimoine gustatif et naturel qu’il nous tarde déjà de goûter. Rendez-vous à notre prochain séjour !

Le rhum blanc bio A1710 certifié ÉCOCERT Agriculture Biologique

Du café au rhum, il n’y a qu’une petite trotte consentie par ChaCha et Pilibo, les deux frères mulets qui participent à l’organisation du travail de récolte de la canne à sucre à la distillerie A1710 située sur la commune du François. Pourquoi deux adorables mulets ? Parce que les anciens avaient tous leur équidé pour se déplacer, travailler et exploiter la terre à échelle humaine et avec respect. Ce retour aux sources volontaire se retrouve dans toutes les étapes de production du rhum blanc bio du domaine A1710 : de l’exploitation de la parcelle de cannes à sucre bio certifiée ECOCERT, sans engrais, ni pesticides, ni herbicides, ou produits chimiques, à la coupe de la canne à la main, en passant par la mise en bouteille du rhum et son étiquetage manuel. Authenticité et respect de l’histoire du sucre et du rhum de la Martinique rythment ainsi les journées à l’Habitation du Simon dont le parc est si agréable à visiter.

L’APPEL DE L’HISTOIRE ET DE LA TRADITION

@lasavannedesesclaves

La Savane des Esclaves, villages de mémoire et d’Histoire

La savane des Esclaves est l’un de ces lieux qui ne laissent personne indifférent tant il y a à voir, à apprendre et à ressentir sur trois hectares de parc aménagé dans la campagne de la commune des Trois-Îlets. Sa médaille de bronze au palmarès des meilleurs musées de la Caraïbe aux Travellers’ Choice Awards 2018, amplement mérité, a récompensé un véritable projet-passion dont son fondateur et architecte, Gilbert Larose, Martiniquais passionné par l’Histoire de son île, peut être fier. Les villages qu’il a reconstitués, pierre par pierre — ou plus précisément fagots de bois par fagots de bois — font renaître le mode de vie de ses ancêtres afin que les savoirs, les savoir-faire et les traditions ne se perdent pas au gré du temps. Une visite guidée et savamment balisée permet de découvrir 400 ans d’Histoire de la Martinique, du village amérindien (Kalinago) dédié aux premiers habitants de la Martinique avant l’arrivée des colons européens, au village « Antan Lontan » (aux temps anciens, ndlr) avec ses cases traditionnelles dans lesquelles habitaient les descendants d’esclaves après l’abolition, en passant par le musée, la Place de l’esclave Romain, la Rue Case-Nègres avec ses panneaux explicatifs et statues qui retracent la période de l’esclavage et expliquent le mode de vie des esclaves sur les habitations. Cette visite pédagogique et immersive nécessaire s’achève avec la dégustation d’un bon jus frais au bar à jus ou d’une glace locale aux saveurs atypiques, sans oublier un petit passage par la boutique où nous avons craqué pour un jeu de cartes aux effigies des grands hommes et grandes femmes antillais.es. ayant marqué.e.s l’Histoire de la Caraïbe et du monde. Une plongée dans le temps et dans les traditions qui mérite vraiment le détour. 

L’Habitation Céron 

En matière d’immersion visuelle dans l’Histoire de la Martinique, on ne peut passer à côté de l’Habitation Céron. Signalée dans la commune du Prêcheur dès 1658 comme une importante sucrerie avec moulin à eau, les vestiges de ses nombreux bâtiments (moulin, sucrerie, gragerie, vinaigrerie, foyer ou purgerie) ainsi que sa rue cases-nègres (ancien quartier de résidence des esclaves noir.e.s) sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques français ! Toute une Histoire que l’on peut littéralement toucher du doigt, et qui mérite d’être racontée avec authenticité et apaisement tant les épais murs de pierre semblent vouloir partager avec les visiteur.se.s l’intimité des destins héroïques dont le courage, la résilience et les triomphes firent vibrer, naguère, ces lieux. Aujourd’hui tournée vers l’agrotourisme, l’Habitation Céron est aussi un jardin remarquable abritant le célèbre Zamana, élu plus bel arbre de France, prix du public, en 2015. La nature s’invite généreusement dans nos assiettes au restaurant de l’Habitation où le chef Hugo Thierry excelle dans l’alchimie des goûts et des saveurs à partir de produits en partie issus de la cueillette et de la pêche du jour dans ce marché à ciel ouvert. Un must-taste ! 

Le Lasotè, cultiver la terre ensemble au rythme des tambours

L’une des traditions les plus incongrues, mais aussi les plus authentiques que l’on puisse découvrir lors d’un séjour à la Martinique reste indéniablement le Lasotè ! Mais kesako ? Simple. Plutôt que de travailler seul.e, pendant plusieurs jours, des hectares de terre, pourquoi ne pas recevoir de l’aide de voisin.e.s, d’ami.e.s, ou de parent.e.s sachant manier la houe ? Nos ainé.e.s en avaient de bonne idée avant la mécanisation et l’utilisation de machine agricole ! Si cette pratique connait depuis peu un regain de popularité, plus par folklore que par besoin, elle n’en est pas moins un retour nostalgique à un passé où l’entraide et l’effort collectif cadencés grâce au son du tambour rythmaient la vie des campagnes martiniquaises. Aujourd’hui, les touristes volontaires comme les jeunes en insertion peuvent participer à des lasotè grâce à des associations locales qui valorisent cette tradition ancestrale et développent ces « coups de main » festifs afin de former la jeune génération aux techniques anciennes et les inciter à revenir à une consommation de produits locaux cultivés dans le respect de la nature.

BONS PLANS FOOD 

Pique-nique sur la plage avec le chef Tedd

Coup de cœur absolu — le brunch composé de finger food servie sur la plage par Teddy Lowinski, ou Chef Tedd pour les intimes ! Au menu :  cigare de ti-nain morue, crousty de brandade de morue à la patate douce, nem de lambis, mini burger farcis au poisson frit mariné, pain perdu maison caramel au lait de coco, salade de fruits frais et jus frais Ji Kreyol. Rien que d’y repenser, on en a l’eau à la bouche. Chef Tedd prépare également quotidiennement des box dégustation aux menus variés, pour tous les goûts et toutes les occasions. À commander, emporter et déguster où vous voudrez. 

Chef Tedd, @chefteddmartinique, chef tedd, teddy.lowinski@gmail.com

Le restaurant de l’Habitation Céron avec le chef Hugo Thierry 

Les fins gourmets avides de nouvelles saveurs ne pourront que se régaler à la table du jeune chef Hugo Thierry tant sa cuisine créole fusion est à la fois inventive, aérienne, goûteuse et authentique. Sa philosophie est simple : proposer un menu dégustation à l’aveugle, rythmé par l’environnement de l’Habitation et repensé tous les matins comme un hommage à la nature en 8 étapes. Un vrai voyage gustatif à ne pas manquer.

Habitation Céron, Quartier Anse Céron, 97250 Le Prêcheur

Le restaurant Le Pitaya avec le chef Vladimir François

Autre recommandation food entre vous et nous : le restaurant Le Pitaya, lové au bord de la piscine de l’hôtel La Pagerie****, dans la commune touristique des Trois-Ilets. Ce cadre élégant complimente à ravir une cuisine caribéenne fusion gourmande et raffinée imaginée par le chef Vladimir François. On ne peut que vous conseiller le marlin fumé à la canne à sucre bio ou la raviole de langouste au moringa du jardin et son bouillon de tête infusé aux jeunes feuilles de brisée pour une mise en bouche, la pintade fermière au rhum vieux accompagnée de gnocchis igname aux herbes du jardin et mousseline de patate douce en plat principal, et le blanc manger coco, passion et basilic du jardin pour les amateur.e.s de desserts gourmands. 

Le Pitaya, Rue du Chacha – La Pointe du Bout, 97229 Trois-Ilets

Le restaurant La Chaudière avec la cheffe Yanic Malidor 

Située dans la commune du Morne-Rouge, La Chaudière est une adresse gourmande traditionnelle comme on les aime : à la bonne créole, élégante, authentique, dépaysante et divinement bonne. On a littéralement craqué pour le velouté de saison et sa chiquetaille de morue, le vivaneau grillé accompagné d’une sauce chien et de légumes et féculents du jardin, sans oublier la touche sucrée, une île flottante au nougat pays. Un vrai régal (!) dans un cadre entre jardin et montagne. Foncez !

La Chaudière, 19 Quartier la Propreté, 97260 Morne-Rouge

BONS PLANS HÉBERGEMENT ET TRANSPORT

Hôtel Bambou*** 

Engagé dans la protection de la biodiversité dans le secteur du tourisme et labellisé Qualité Tourisme, Tourisme & Handicaps, La Clé Verte et BIORISMO, l’Hôtel Bambou *** et ses bungalows en bois sont nichés au cœur d’un jardin tropical de toute beauté et Instagrammable à l’envie, où cohabitent faune et flore caractéristiques de l’île. Affichant fièrement sa charte environnementale, l’hôtel souhaite devenir un référent en matière de biodiversité dans la Caraïbe, en Outre-mer et en Martinique en mettant en œuvre de bonnes pratiques concrètes, comme entretenir son jardin créole de manière naturelle, sensibiliser les clients aux enjeux environnementaux, favoriser la connaissance des clients sur les thématiques environnementales à l’aide de panneaux d’information et de livrets pédagogiques, connaitre et faire connaitre la biodiversité locale, agir au quotidien pour préserver les richesses naturelles et mobiliser ses équipes et ses partenaires sur l’importance de l’utilisation de produits et légumes locaux de saison aux restaurants et aux bars. Avec son sublime emplacement en bord de mer, l’Hôtel Bambou *** invite à la tradition créole dans l’un des hotspots de la biodiversité de la Caraïbe qu’est l’île de la Martinique. 

Air Caraïbes 

Air Caraïbes, la compagnie aérienne antillaise spécialiste des Caraïbes, densifie et adapte son offre de rotations à destination de Fort-de-France avec 17 vols par semaine. La compagnie s’engage à faire voyager ses passagers en toute sérénité grâce à des mesures sanitaires strictes et une assistance COVID comprise dans le billet d’avion pour les voyages effectués jusqu’au 31/3/2021 sur l’ensemble de leur réseau. Dès le début du séjour, les frais de santé, d’hébergement et de modification de billet liés à la COVID-19 sont couverts. Pour plus de renseignements, consultez le site d’Air Caraïbes. 

Article de PK Douglas

Pour conclure une année 2020 qui restera dans les annales comme l’année de la « résilience » — Am I right? (Ai-je tort, ndlr), Nike et Zalando partent à la rencontre d’une femme bien dans ses baskets, une femme inspirante, indépendante, créative, battante et impossible à mettre dans une case tant son style et sa personnalité débordent de tous les carcans. Son animal totem ne serait-il pas le caméléon ? 

B comme Badass, B comme Bald, B comme Beauty, ou @bcommebea sur Instagram, Beatrice Rose porte son blaze comme un étendard et son crâne rasé, parfaitement chauve, avec fierté. Son style qu’elle orchestre selon son humeur est à l’image de son parcours jalonné d’émotions fortes, d’intuitions, d’introspections, de triomphes et de bienveillance. Zalando, le géant du e-commerce européen et Nike, la marque de sneakers qu’on ne présente plus, ne s’y trompent pas : Béatrice Rose est une personnalité à suivre et à soutenir car elle parle à toutes les femmes. « Il n’y a pas d’erreurs, il n’y a que des leçons à tirer », lance-t-elle avec aplomb. Une nana rayonnante quoi, dont le coup-de-coeur pour la Nike Blazer ’77 SE fut une évidence tant cette paire est versatile, indémodable et iconique. What else? Paulette a eu la chance de rencontrer la créatrice du mouvement @goodgirlsgonebald, une plateforme grâce à laquelle notre « bald beauty » badass préférée (beauté chauve et badass », ndlr) a su faire de sa singularité non seulement une force, mais aussi une source d’inspiration pour des milliers de femmes. 

Entretien

« Un soir, j’ai rasé mes cheveux après une coloration foirée et une santé mentale au fond du gouffre. Je l’ai fait sans réfléchir, loin de me douter que cet acte allait me libérer d’une charge mentale énorme. »

Béatrice Rose

PK pour Paulette : Pourquoi avoir créé le compte @goodgirlsgonebald ?

Béatrice Rose : Pour être honnête, je pense n’avoir jamais vraiment aimé mes cheveux, ou alors ce fut un amour toxique ! A l’école, mes camarades avaient quasiment toutes les cheveux lisses, qui volent au vent comme dans les pubs, et qui, d’apparence, semblaient faciles à coiffer. Je les enviais. J’enviais cette possibilité de ne pas avoir à passer une journée entière à se coiffer. J’enviais ce privilège de ne pas être considérée(s) comme étrange(s). Ma culture à moi était méconnue des autres. J’aurais préféré me fondre dans la masse, paraître plutôt que d’être. En somme, j’étouffais mon identité : je ne voulais surtout pas parler avec un accent, sortir de chez moi avec les cheveux trop crépus, ou avec des poils sur les jambes et sous les bras. Je ne voulais tout simplement pas attirer l’attention sur moi. En grandissant et à mesure que mon identité s’égarait, mon masque devenait de plus en plus lourd à porter. Mon orientation sexuelle, ma couleur de peau, mes origines, mon genre, tout ça. C’est comme si j’essayais de faire rentrer des carrés dans des ronds ! Puis, un soir d’octobre 2017, j’ai rasé mes cheveux après une coloration foirée et une santé mentale au fond du gouffre. Je l’ai fait sans réfléchir, loin de me douter que cet acte allait me libérer d’une charge mentale énorme. 

« Good Girls Gone Bald célèbre la beauté des femmes et des personnes au crâne chauve par choix ou non, parce que chaque personne est unique et mérite d’être célébrée ! »

Béatrice Rose

Je n’ai pas adopté la coupe rasée très court facilement. Il m’a fallu apprendre à apprivoiser mon image dans le miroir et adapter mon style à celle que je suis vraiment. C’est un voile qui s’est levé et une nouvelle image de moi-même qui est apparue, comme un phœnix qui renaît de ses cendres. Cette aventure m’a ouvert les yeux sur qui je suis et la façon dont je me traitais depuis tout ce temps. Je n’ai jamais autant aimé mes cheveux maintenant que je n’en ai plus. Car je sais qu’aujourd’hui je vais pouvoir honorer cet héritage. C’est pourquoi j’ai créé le média Good Girls Gone Bald, une page qui célèbre la beauté des femmes et des personnes au crâne chauve par choix ou non. Pour moi, c’est une communauté qui n’a pas peur des barrières imposées par la société, une famille dans laquelle on partage son histoire à travers des témoignages, parce que chaque personne est unique et mérite d’être célébrée ! Alors dis moi, quelle est ton histoire ? Spoiler alert : nous préparons un court métrage intitulé « Renaissance », basé sur mon témoignage. Stay tuned!

« Désormais, je n’ai plus peur d’oser différents styles vestimentaires et capillaires : mon corps, mon look, mes idées sont devenus des espaces de liberté et d’amusement. »

Béatrice Rose

PK : Quel a été ton parcours personnel vers la célébration de ta beauté « bald » (chauve, ndlr) ?

B : Les cheveux occupent une place énorme dans notre vie : leur entretien, leur longueur en disent long sur nous. Ce n’est pas pour rien que les archéologues se basent sur les cheveux pour identifier certaines civilisations ! Dans mon cas, ils représentaient, inconsciemment, une bombe à retardement. En rasant mes cheveux, j’ai dû déconstruire tout ce que je pensais connaître de moi. Ma mère me disait souvent, « Si tu mens aux autres, tu te mens à toi-même ». Par conséquent, j’ai dû réellement me regarder dans le miroir pour faire faire face à qui je suis et accepter sans honte ni crainte ma personnalité. Le soutien et la bienveillance de mon entourage m’ont beaucoup aidé dans mon introspection. Je dois reconnaitre qu’avoir des personnes chics et saines de corps et d’esprit à mes côtés a fait toute la différence. Désormais, je n’ai plus peur d’oser différents styles vestimentaires et capillaires : mon corps, mon look, mes idées sont des espaces de liberté et d’amusement.

PK : Pourquoi est-ce important pour toi d’être soutenue par Nike et Zalando ?

B : Déjà, c’est un honneur et une bénédiction d’avoir ce soutien énorme. C’est aussi, je l’avoue, une petite revanche pour moi. Ça me prouve que se battre avec amour, bienveillance et passion finit par payer ! Je suis vraiment humblement touchée d’être en mesure de faire entendre ma voix ainsi que celle de mes Good Girls Gone Bald via des marques aux valeurs qui nous ressemblent. J’aimerais que mon expérience inspire d’autres femmes à se battre et à croire en elles. J’ai commencé modestement, enchaînant 3 à 4 shoots par jour sans rémunération. Et aujourd’hui, j’ai la chance d’être soutenue par Nike, Zalando et Paulette ! Comme dit ma grand-mère, « certains prennent l’ascenseur et d’autres les escaliers ». Alors continuons à monter les marches, à donner de l’amour, à soutenir notre entourage et à shiner, baby ! 

PK : Comment définirais-tu ton style personnel ?

B : Tu vois les caméléons ? Bah, c’est moi ! Je m’adapte à mes moods et à mes envies. Je suis très versatile : j’aime autant porter mes fringues que celles de mon mec. Je ne m’impose pas de limite, si j’aime je prends. En ce moment, je suis dans l’arc (référence manga) de ma vie, où je suis très tomboy ! 

PK : Quel est le look qui te caractérise le plus ?

B : Un look à la Tyler The Creator que j’aime mélanger à celui de Solange Knowles (pour petits budgets) dans mes jours girly. 

PK : Beatrice Rose a pleinement confiance en elle et se sent libre d’être elle-même quand..?

B : Autant toute seule qu’avec ma clique, mes copains, ma famille. Y’a rien de plus beau et de plus puissant que d’être avec des gens que t’aimes. Ce sont les personnes avec lesquelles je me sens le mieux ! 

« J’aimerais que l’on actualise l’image de la femme, que l’on s’intéresse davantage à la réalité. Le culte de la perfection est obsolète ! »

Béatrice Rose

PK : En tant que personne engagée, quelles sont les évolutions que tu souhaiterais voir apparaître dans notre société ?

B : Je ne pense pas être engagée, mais intéressée par le monde qui m’entoure et qui impacte mon quotidien ainsi que celui de milliards de personnes. Par conséquent, j’aimerais que la place de ma communauté noire soit enfin acceptée, que notre peau ne soit plus un fardeau aux yeux d’autrui, mais le fruit d’un magnifique héritage. J’aimerais aussi voir les mentalités se décomplexer sur la sexualité et l’amour en lui-même. Comme dit mon meilleur ami Adel, « Il n’y a pas de limites pour aimer quelqu’un », qu’importe ton orientation sexuelle ou ton genre, ce n’est pas un crime de vouloir autre chose que ce que la société nous présente comme cases et comme carcans. Enfin, j’aimerais que l’on actualise l’image de la femme, qu’on arrête de véhiculer des stéréotypes et que l’on s’intéresse davantage à la réalité : le culte de la perfection est obsolète. La top model Iman a dit, « I’ll be truly happy when we’re not counting the number of the ethnically diverse models on a fashion runway or campaign. When having a representation of the entire human race is the norm and not an exception » (« Je serai véritablement comblée lorsque ce ne sera plus nécessaire de compter le nombre de mannequins racisé.e.s sur les podiums de mode ou dans les campagnes de pub. Quand représenter la diversité du monde sera la norme et non l’exception », ndlr). C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je bosse en tant que mannequin (indépendant). Je casse les codes de l’image d’un mannequin : je suis trop petite, pas assez claire, « mal fagoté ». Mais pourtant, je suis là aujourd’hui, je persévère et ne compte pas m’arrêter de ci-tôt. 

« Comme je me le répète souvent : il n’y a pas d’erreurs, il n’y a que des leçons à tirer »

beatrice rose

PK : Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à nos lectrices encore timides à l’idée de s’affirmer par leur look et leur beauté « bald » (chauve, ndlr) ?

B : Comme le dit si bien la marque Nike, « Just do it » ! Pas besoin de longs discours déjà entendus mille fois. Sens-toi libre de faire ce dont tu as envie dans la vie… LIKE FOR REAL (Pour de vrai, ndlr) ! Et comme je me le répète souvent, « never a mistake always a lesson » (« Il n’y a pas d’erreurs, il n’y a que des leçons à tirer », ndlr).  

PK : Merci beaucoup Béatrice !

La Nike Blazer ’77 SE, l’indéboulonnable sneaker qui traverse les générations, de la culture basket au skate en passant par la street, est à retrouver sur Zalando.fr.

Article de PK Douglas

Si Dubaï est souvent comparée à Las Vegas – sans les casinos – pour son gigantisme luxueux et scintillant, la team Paulette a découvert une destination pleine de nuances, à la croisée des mondes, où les tours à vent persanes côtoient les gratte-ciels futuristes, la gastronomie internationale s’offre à la dégustation sur quelques kilomètres carré, l’art contemporain trouve un terrain d’expression inédit et les eaux cristallines du Golfe Arabique ne sont jamais bien loin. Une échappée de tous les possibles en somme, idéale pour un long week-end d’évasion, ou pour une petite escale, chemin faisant vers l’Asie.

© Dubaï Tourism

Après un beau séjour effectué en mars dernier, Paulette complète son petit guide pratique des bons plans et bonnes adresses à ne pas rater, afin de découvrir une Dubaï loin des idées reçues, en seulement deux ou trois jours, au rythme de moments de bien-être, de culture, de shopping, de farniente et surtout de bonne bouffe ! 

JUMEIRAH 1

Atterrir à Los Angeles (après seulement 6 heures de vol), c’est le sentiment que donne le quartier de Jumeirah 1 à Dubaï, avec sa ribambelle de coffee shops, galeries d’art, restaurants et concepts stores mignons comme tout. Sans oublier La Mer à deux pas, beaucoup plus chaude que les grosses vagues de l’océan Pacifique. 

Seva Experience (Jumeirah 1)

Lieu hybride imaginé par Eda Gungor qui allie centre de bien-être et de relaxation, retraite méditative et holistique, studio de yoga, espace de workshop, café végétarien et boutiqueSeva Experience est un véritable coup-de-cœur d’où l’on ressort complètement rechargé·e·s en « good vibes only ». Incontournable !

Musée Etihad (Jumeirah 1)

Ce surprenant musée à l’architecture symbolique est l’endroit parfait pour découvrir l’histoire contemporaine des Émirats Arabes Unis, à travers diverses expériences interactives qui retracent une histoire extraordinaire, dont  la signature de la déclaration d’indépendance de la première fédération du Golfe et l’essor économique fulgurant de la région débuté dans les années 70. 

Stomping Grounds (Jumeirah 1)

C’est tout simplement l’un des meilleurs spots pour prendre un petit-déjeuner – soit la bruschetta et œufs Bénédicte, le toast à l’avocat et burrata, la shakshuka, les gaufres au caramel beurre salé ou un acai bowl personnalisé – servi avec un café de spécialité (ou café gourmet) torréfié sur place. Le barrista, grand spécialiste du latte art, saura égailler votre boisson chaude d’un cœur, un hippocampe ou même une licorne ailée. Il sait tout « dessiner » ! 

Society DXB (Jumeirah 1)

Ce café lounge au design raffiné propose des viennoiseries qui intriguent autant qu’elles mettent l’eau à la bouche. Il n’y a que l’embarras du choix entre le cruffin Zaatar (pâtisserie qui allie, vous l’aurez deviné, croissant et muffin), le croissant aux noisettes et charbon actif (à chacun ses goûts) et le croissant à la pistache, sans oublier de très rafraichissants jus de pastèque, citron menthe, coco chia ou gingembre. 

Comptoir 102 (Jumeirah 1)

Petit bijou de design et de déco d’intérieur, le concept store Comptoir 102 (mode, art de la table, maroquinerie, accessoires, librairie, art) abrite aussi un café-restaurant-bar à jus à l’esprit bohème, tout en bois et en bambou, où l’on déguste une excellente cuisine organique et végétarienne

Kulture House (Jumeirah 1)

À deux pas de Comptoir 102, les arcades colorées de Kulture House invitent à découvrir des trésors d’artisanat locaux : vaisselle, bijoux, mode, tapis, déco d’intérieur, tableaux d’artistes de la région et même des plantes vertes. L’espace coffee shop lounge permet de faire une petite pause avant de se diriger vers la mer. 

La Mer (Jumeirah 1)

Pour nous Français·e·s, pas de mystère : il s’agit bien de la plage. Mais pas que ! Cette longue promenade aménagée qui longe le littoral à Jumeirah 1 offre de multiples activités de loisirs nautiques et aquatiques en journée, ainsi que le meilleur de la cuisine indienne (Masti), turque (Kaftan), libanaise (Babel) et japonaise (Miyabi) en soirée

Masti (La Mer)

Coup de cœur pour ce restaurant bar lounge à la déco Instagramable à l’envie, du toit terrasse au bar à cocktails, en passant par les toilettes ! On mitraille aussi les assiettes tant les plats sont aussi beaux que bons. 

LE VIEUX DUBAÏ

Escale historique et authentique essentielle pour toute bonne visite de Dubaï, Bur Dubaï, Deira et la Dubaï Creek (la rivière de Dubaï) grouillent d’une effervescence communicative. On se laisse volontiers porter entre souks, marchés et musées, en remontant le fil de l’histoire de cette petite communauté de bédouins tranquille devenue en 50 ans à peine une mégalopole qui concurrence New-York et Londres.  

Musée archéologique de Saruq Al Hadid, musée Al Shindagha et Perfume House (Al Shindagha)

À quelques enjambées les uns des autres, les musées Saruq Al Hadid, Al Shindagha et Parfume House offrent chacun une perspective sur le passé et le présent de la ville-émirat. Une belle expérience visuelle, olfactive, sensorielle et immersive que l’on recommande chaudement.

@ Dubaï Tourism

Les souks de l’or, aux épices, des parfums et des tissus (Deira et Bur Dubaï)

Véritable passage obligé, les souks du Vieux Dubaï réveillent des senteurs méconnues ou oubliées avec leurs enfilades d’étals regorgeant d’épices et de parfums orientaux : oud, safran, ambre, cannelle, cardamone, noix de muscade, vanille, henné, boutons de roses, pétales d’hibiscus, fleur de Jéricho et bien d’autres encore. 2 bonnes adresses shopping dans le quartier : Zafaran Isfahan Herbs Trading (Souk aux épices) pour le thé et les épices et Pashmina House (Bur Dubaï) pour les foulards, les tuniques et de la déco.

Kojranwala (Al Ras)

On a adoré tomber par hasard sur ce resto de rue pakistanais, dont la devanture d’un vert pétant ne passe pourtant pas inaperçue. C’est l’une de ces adresses qui circulent entre locaux et amateur·trice·s d’une cuisine qui a du goût et sur le pouce.

Al Bait Al Qadeem (Al Ras)

Al Bait Al Qadeem Emirati Heritage, qui se situe à deux pas de Kojranwala, sert une cuisine du Moyen-Orient généreuse et abordable (entre 50 et 60 AED ou 12 et 15 euros) ainsi qu’une boisson de bienvenue au concombre et à la fleur d’oranger des plus rafraîchissantes, tout ça dans un cadre intérieur et extérieur agréable et cosy. 

Chukpalu Rugs (Al Souq Al Kabeer)

Très bonne adresse shopping dans le Vieux DubaïChukpalu Rugs est spécialisée dans le tapis vintage, la déco d’intérieur artisanale et les accessoires. Son fondateur, le designer afghan Rahim Walizada, participe à un programme de réinsertion des femmes en Afghanistan, dans des pays en guerre et en voie de développement, ainsi qu’au programme des Nations Unies UNHCR Art Stands pour aider les réfugiés et collabore enfin avec la Agency Coordinating Body For Afghan Relief (ACBAR). De belles initiatives qui donnent envie de tout acheter. 

L’hôtel XVA (Al Fahidi)

Lové dans le quartier historique Al Fahidi (anciennement appelé Al Bastakiya), le boutique hôtel, café lounge et galerie d’art XVA plaira aux amoureux•ses d’un cadre oriental et bohème où art contemporain et cuisine largement végétarienne se côtoient au son des appels à la prière de la Grand Mosque non loin. 

DIFC ET DOWNTOWN DUBAÏ

Bienvenue dans le quartier vertical de Dubaï où les grattes-ciels futuristes rivalisent d’excentricité. Les fans d’architecture sauront apprécier ce grand terrain de jeu pour designers et architectes internationaux·les; quant aux fins gourmets, ils et elles suivront à la lettre l’itinéraire gourmand qui suit. Orgasmes culinaires garantis !

Vibe (DIFC)

Ce coffee shop aux couleurs acidulées donne envie de tout photographier et de tout commander : les pancakes extra moelleux au beurre de cacahuète, les açaï bowls personnalisés, les œufs Bénédicte à la crème hollandaise de betterave, avec champignons et épinards, ou encore les tartines d’avocat au houmous de betterave. Autant fermer les yeux et poser un doigt sur le menu, comme ça, au pif. Le choix sera plus simple !

The Sum of Us

 The Sum of Us est une autre jolie adresse pour petit-déjeuner ou bruncher où le café est torréfié sur place. En matière de food, on a particulièrement apprécié le croissant à la rose fourré à la crème et à la fraise, ainsi que les pancakes à la ricotta, crème de myrtille et chapelure de pistache. 

Cé La Vie (DIFC)

Certifiée meilleure vue de Dubaï sur l’impressionnante Burj Khalifa, le panorama depuis la terrasse du bar-restaurant Cé La Vie est à couper le souffle, particulièrement au coucher du soleil. L’ascension jusqu’au 54ème étage du Sky View Hotel (en ascenseur, rassurez-vous) en vaut donc largement la peine.

Ninive (DIFC)

Alerte coup-de-cœur ! Lové aux pieds des Emirates Towers, le restaurant Ninive est une oasis verdoyante, cosy et chaleureuse aux allures de campement bédouin offrant une ambiance musicale contemporaine et une cuisine orientale gourmande aux influences iraniennes, iraquiennes, saoudiennes, égyptiennes et turques. Un pur régal ! Foncez. 

La Cantine du Faubourg (DIFC)

À deux pas de Ninivela Cantine du Faubourg et sa grande terrasse extérieure offre un cadre idéal pour un cocktail digestif, ou deux, ou trois, en dansant sur de la très bonne musique comme on aime. Bonne ambiance assurée. 

Amazonico (DIFC)

Comme un coup-de-cœur en appelle un autre, on ne tarira point d’éloges sur le restaurant brésilien Amazonico, tant l’expérience visuelle, olfactive, gustative et musicale est exceptionnelle, jusqu’à la terrasse rooftop où officie un DJ à la playlist très pointue. On se croirait presque sur la plage d’Ipanema. Un petit plaisir à se faire. Vous l’avez bien mérité. 

Indochine Dubaï (DIFC)

Petite sœur de l’iconique adresse New-Yorkaise, on apprécie l’ambiance chaleureuse, feutrée et joyeusement exubérante d’Indochine Dubaï, alliant cuisine fusion et bar à cocktails, ambiance Saturday Night Fever! Un bon spot pour faire la fête.

L’hôtel Rove

Les hôtels ROVE, situés un peu partout dans la ville (Marina, City Center, Healthcare City) sont modernes et offrent des nuitées à prix abordables. Celui de Downtown est idéalement placé entre le Vieux Dubaï, la côte balnéaire et le sud de la ville.

DUBAÏ DESIGN DISTRICT

Dubaï Design District ou d3 se découvre à pied, en flânant dans ce damier organique entièrement dédié au design, à l’innovation, à la créativité, à la mode et à l’entrepreneuriat. On peut y faire une partie de badminton au soleil sur un terrain extérieur accessible à tous.tes, avec une vue plutôt sympa sur la Burj Khalifa, ou faire un peu de shopping dans les nombreux concepts stores aux influences internationales qu’abrite le lieu. Faire les emplettes, c’est aussi du sport !

One Life Kitchen & Café

Adorable café, restaurant, torréfacteur et espace de co-working, One Life Kitchen & Café offre à déguster des produits toujours frais, des plats toujours très appétissants et nourrissants, dans un cadre toujours rempli de good vibes. Que demander de plus ? 

Select Shop Frame

Select Shop Frame, c’est l’audace du style japonais et le cool californien réunis en un même concept store, où on shoppe les dernières baskets tendance pour rider sur sa toute nouvelle planche de skate customisée sur place, où on boit du bon café torréfié venu du Danemark et où on feuillette des bouquins sur la photographie et l’art. Vous avez de grandes chances d’y passer des heures.

Montroi

Magnifique concept store dédié au nomadisme et à l’esprit de voyage et d’aventure, Montroi propose un grand choix de produits et d’accessoires, que l’on peut customiser sur place. Un vrai temple du slow-fashion, de l’artisanat et du fait-main.

YUi

Pour casser la croûte à d3 (à ne pas confondre avec Détroit. Get it?), on choisit la cuisine efficace et à petits prix du restaurant japonais YUi. Cette cantine discrète à laquelle on peut accéder par Select Shop Frame propose notamment du maze zoba, un délicieux ramen fait avec des pâtes de farine de sarrasin et sans bouillon, ainsi que des gyoza au poulet et végétariens. Juste, miam !

Home Bakery Kitchen 

Pour terminer la visite de d3 sur une note sucrée, on s’arrête à Home Bakery Kitchen, boulangerie pâtisserie très design que vous aurez forcément déjà repérée lors de vos pérégrinations, les cronuts sont à croquer !

UMM SUQEIM 

Et si vous passiez une journée (voire 2 jours) sans quitter la mer des yeux, ou presque ? Pour faire le plein d’air iodé, direction Umm Suqeim, quartier qui longent doucement la côte, jusqu’à Dubaï Marina. The Palm Jumeirah, non loin, regorge aussi de bonnes adresses gastronomiques pour passer une soirée d’exception.

Kite Beach (Umm Suqeim 1)

Plage d’initié·e·s où les kite surfeur·se·s s’adonnent à des pirouettes acrobatiques au gré du vent, Kite Beach est le spot parfait pour s’installer sur la plage de sable fin et bronzer, avant de flâner le long de la promenade en bois aménagée de food trucks et de petites échoppes en tout genre. Vous ne manquerez pas de déguster les délicieux hamburgers et les glaces rafraîchissantes du food truck SALT Kite Beach. 

Ripe Market Academy Park (Al Sufouh 2)

Une petite halte au Ripe Market, à Police Academy Park, s’impose pour découvrir des producteur·rice·s locau·ale·s vendant fruits et légumes bio, confitures, miels, bijoux, vêtements et artisanat de qualité dans uns ambiance familiale et festive. Les douceurs cuisinées sur place s’avèrent de toute bon-té !

Talise Spa (Madinat Jumeirah)

L’autre parenthèse relaxation et bien-être de votre séjour se fera au très reposant et idyllique Talise Spa, auquel on accède aisément en taxi. Une expérience sur-mesure et hors du temps qui réalignera tous vos chakras. 

Flamingo Room (Madinat Jumeirah)

Alerte coup-de-cœur ! Autre bonne adresse food, ce petit bijou de design qu’est le restaurant Flamingo Room dont la carte fait voyager aux quatre coins du globe avec l’étonnant calamar Mozambique, l’excellent carpaccio de poulpe, la délicieuse puttanesca au thon confit ainsi que les appétissants poulet peri peri et côte d’agneau au gingembre et à la menthe. On en salive rien que d’y penser.

Drift Beach Dubaï (Dubaï Marina)

Couronner une après-midi farniente en admirant le coucher de soleil, un grand cocktail à la main, c’est possible. Le Drift Beach Dubaï vous accueille dans un cadre méditerranéen chic, entre les gratte-ciels futuristes de la Dubaï Marina et le sable doré du Golfe Arabique. Endroit au combien Instagramable. Alors pourquoi se priver ?

Little Miss India (The Palm Jumeirah)

Alerte coup-de-cour ! Encore un sublime resto qui allie déco de « rêve d’ailleurs » – ici, on part en Inde – et plats hyper raffinés et surprenants, comme les smoky lamb chops (côtelettes d’agneau aromatisées à la feuille de menthe) servis dans un bocal qui fume quand on l’ouvre – Wow ! – ou le bouillon de crevettes à la noix de coco, citron et coriandre. Sans oublier les cocktails savamment dosés et servis dans ce cadre digne des plus beaux palais du Rajasthan. Plaisir gustatif que l’on recommande à 1000% ! 

Jumeirah Al Naseem (Madinat Jumeirah)

Jumeirah Al Naseem, magnifique hôtel resort à deux pas de la plage, est une jolie option premium pour un séjour haut de gamme et sur-mesure. Vous méritez bien ce petit plaisir !

À NE SURTOUT PAS MANQUER 

L’Expo Universelle 2020

L’Exposition Universelle sur le thème « Connecter les esprits, construire le futur », qui aura finalement lieu à l’automne 2021, est absolument immanquable ! Autour de trois piliers de réflexion, « opportunité, mobilité et durabilité », les pays du monde entier présenteront chacun leur vision innovante du monde de demain dans un lieu immense, situé à l’extérieur de la ville en direction d’Abu Dhabi et accessible en métro. Une occasion rêvée de faire un grand bon dans l’avenir !

Une échappée belle dans le désert 

Vous souhaitez une expérience dépaysante et inoubliable ? Laissez-vous tenter par un safari éco-responsable dans la Réserve Naturelle du Désert de Dubaï organisé par Platinum Heritage. À la clé, des paysages à couper le souffle, des rencontres chaleureuses et des souvenirs plein la tête. Plusieurs formules sont possibles, incluant au choix, un safari en Jeep vintage, une exhibition de faucon, une balade à dos de dromadaire, un dîner au feu de bois, une nuit de « glamping » dans un campement bédouin traditionnel, un tour en montgolfière au lever du soleil (!) et un petit-dèj bien copieux avant de quitter le désert. Tout simplement magique.

© Dubaï Tourism

INFOS PRATIQUES

Quand y aller ?

On vous conseille la saison haute, entre octobre et mai. La température extérieure est agréable, contrairement au reste de l’année où elle peut monter jusqu’à 40ºc. Entre juin et septembre, les offres hôtelières de luxe à petits prix sont cependant plus fréquentes. 

Comment s’y rendre ?

Des vols directs vers la ville-émirat sont proposés par Emirates depuis Paris, Lyon et Nice, et par Air France, depuis Paris. Cependant, au regard de la situation sanitaire actuelle, on vous conseille vivement de vous informer des éventuelles restrictions de voyage et des règles sanitaires mises en place avant de booker votre vol.

Un décalage horaire ?

En été, Dubaï a 2 heures d’avance sur Paris : à midi à Paris, il est 14h à Dubaï. En hiver, le décalage horaire est de 3 heures. 

Comment se déplacer ? 

Le métro de Dubaï (que l’on peut prendre à l’aéroport DXB) traverse toute la ville et permet de rejoindre les quartiers les plus fréquentés. Sinon, Uber est très fiable et fonctionne dans toute la ville. Des taxis officiels sont également disponibles.

Où dormir ? 

À Dubaï, l’hébergement ne manque pas. Vous trouverez forcément chambre à votre goût et dans votre budget. Les hôtels ROVE, situés un peu partout dans la ville, sont modernes et offrent des nuitées à prix abordables. Si vous êtes plutôt Bed & Breakfast au design nomade et chic dans le Vieux Dubaï, Mazmi Coffee & More fera assurément votre bonheur.

Quelle monnaie ?

La carte bancaire ! Elle est acceptée quasiment partout, du souk au centre commercial en passant par la plage. Si vous souhaitez tout de même utiliser des pièces sonantes et trébuchantes, la monnaie locale est le dirham émirien (AED) : 1 euro = 4 AED. 

Point Internet 

Qui dit ville ultramoderne dit forcément couverture WiFi, omniprésente et gratuite. Il suffit de se connecter au réseau disponible, que vous soyez à l’hôtel, au resto, dans un bar ou à la plage. Pour le désert, pas de panique. La carte SIM prépayée offerte à l’aéroport de Dubaï DXB est rechargeable à volonté, à vos frais bien sûr. 

Merci à l’Office du Tourisme de Dubaï et à My Tour Studio Dubaï.

Article de PK Douglas

À Dubaï, le cinéma d’art et d’essai indépendant a trouvé une ambassadrice passionnée et passionnante en Butheina Kazim, jeune trentenaire et fille du pays, pour qui la plus belle des rencontres se fait entre un film et son public. C’est précisément pour accompagner cette rencontre qu’est né Cinema Akil, il y a bientôt 6 ans, tel un ovni au charme rétro parmi les cinémas multiplex projetant des blockbusters. Fascinée, depuis toujours, par les « images qui bougent » et le storytelling, Butheina nous raconte la genèse et les étapes successives de son projet atypique, avec l’enthousiasme et l’intelligence qui la caractérisent. Entretien.

Butheina Kazim © Cinema Akil

PK Douglas pour Paulette : Tu as co-fondé le tout premier cinéma d’art et d’essai des Émirats Arabes Unis, d’abord itinérant, désormais permanent à Warehouse 68 Alserkal Avenue, Dubaï. Comment cette aventure a-t-elle commencé ?

Butheina Kazim : Je souhaitais à tout prix créer une expérience alliant cinéma, débat d’idées et lieu de rencontre, destinée à une communauté de personnes très diverse et amoureuse de cinéma. D’où la création en 2014 de Cinema Akil, en format pop-up cinéma à la Third Line Gallery, afin de tester l’appétit du public émirien pour notre programmation cinématographique d’art et d’essai. Ce furent des débuts assez modestes : nous avions une capacité de 45 personnes, assises sur des poufs en guise de sièges, une sélection d’une douzaine de films représentatifs de ce que nous souhaitions faire découvrir au public, en opposition avec la programmation traditionnelle des gros cinémas multiplex. Nous avons pu projeter des films de Satyajit Ray ou encore d’Alfred Hitcock dans des espaces communautaires, des parcs, des terrains de basket ou des entrepôts. L’idée était vraiment d’amener ce type de cinéma au public de la région, d’aller à sa rencontre, de le galvaniser et de constituer notre communauté petit à petit. Après 4 ans de test, courant 2018, nous avons investi un espace permanent à Alserkal Avenue, où nous avons installé un grand écran unique dans une grande salle de projection, habillée d’un mobilier cosy et rétro chiné un peu partout. Cinema Akil est ainsi devenu le seul cinema d’art et d’essai du pays, proposant un point de vue cinématographique singulier.

P.K. : D’ailleurs, pourquoi Cinema « Akil »

B.K. : Akil est un nom propre arabe assez commun et répandu dans la region du Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est qui signifie intelligent, sage et sensé. Nous voulions donner un nom à notre cinéma qui soit familier et personnel.

P.K. : Tout comme Paulette ! (Rires). Et alors, d’où te vient cette passion pour le 7ème art ? As-tu suivi des études de cinéma ?

B.K. : En effet, j’ai toujours été fascinée par la juxtaposition entre art, médias et storytelling que permet le cinema. J’adore les histoires quel que soit le support d’expression. Les films, en particulier, permettent le partage d’expériences singulières, de moments de grâce et de petits bouts de vie extraordinaire. C’est ce qui me plait. Par conséquent, j’ai décidé de m’impliquer dans la façon dont les films qui parlent de communautés marginalisées, peu visibles ou mal représentées sont apportés au devant de la scène et face au public. Je trouvais dommage qu’il soit plus facile pour un public parisien ou berlinois de découvrir un film indépendant venu d’Iran, de Tunisie ou du Liban que pour un public émirien ou du Moyen-Orient. Notre public devrait aussi avoir un accès facile aux films qui racontent notre réalité et partagent notre culture. Je voulais que les choses changent.

P.K. : Comment se fait le choix des films que projette Cinema Akil ?

B.K. : C’est une question difficile à laquelle je ne sais jamais quoi répondre, car il n’y a pas de méthodologie ! (Rires). Parfois, nous choisissons de projeter des films qui nous ont touché·e·s, des films qui ont marqué les esprits et que le public souhaite voir ou qu’il se doit de voir; parfois, il s’agit de films encensés par la critique ou de films qui correspondent à une actualité particulière, à un moment. Ça varie. Parallèlement à notre programmation à Warehouse 68, nous continuons à projeter des films de façon itinérante dans tout le pays afin de diversifier notre proposition et notre public. Nous projetons beaucoup de films qui parlent de sujets engagés, sociaux ou sociétaux forts, des films qui mettent les personnes de couleur, les communautés marginalisées, les femmes et le féminisme au devant de la scène. Nous sommes attiré·e·s par ces histoires là.

P.K. : Est-ce important pour Cinema Akil de projeter des films realisés par des femmes ? 

B.K. : Notre programmation est de plus en plus large, grâce notamment à nos partenariats avec l’Institut Français, l’Ambassade de Belgique et du Luxembourg. Nous avons, par exemple, débuté la semaine dédiée au cinéma français avec une projection de Les Misérables, le film événement de Ladj Ly, qui a fait couler beaucoup d’encre en France et à l’étranger. C’était important pour nous de montrer un film qui pose des questions sur la société française actuelle. Cette semaine thématique a aussi mis en avant des films venus d’Afrique francophone indépendants et produits ou co-produits en France et en Belgique. Nous organisons aussi une programmation thématique autour de films italiens en partenariat avec le Festival du Film de Venise, ainsi que Alternativo Latino, une programmation qui met à l’honneur des films d’Amérique Latine sélectionnés par l’un de nos collaborateurs qui est lui-même Colombien et Palestinien. C’est donc une large programmation qui inclut, bien sûr, le travail de réalisatrices. Montrer les femmes qui travaillent dans l’industrie du cinéma, pas seulement devant ou derrière la caméra, mais aussi à la production, la distribution, la critique de films, reste un objectif que nous ne perdons pas de vue. D’ailleurs, notre rétrospective sur le travail d’Agnès Varda a rencontré un franc succès. Nous sommes aussi fièr·e·s de Herstory, une programmation lancée à Abu Dhabi qui met en avant les réalisatrices.

P.K. : Y-a-t-il des femmes émiriennes entrepreneures qui t’inspirent ? Quelles sont tes mentors ? 

B.K. : Je trouve qu’il y a quelque chose de très symbiotique dans la manière qu’ont les femmes d’être actives, d’entreprendre et de faire du business ici. C’est très lié à l’esprit même de Dubaï, selon moi. Dubaï a toujours été un espace de commerce, qui pousse à l’innovation, à la création, à l’échange commercial et au dépassement de soi. Les Dubaïotes ont appris à définir par elles-mêmes ce à quoi ressemble une femme entrepreneure ou une business woman. C’est d’ailleurs très interessant d’analyser cette perspective féministe à Dubaï et d’observer ce à quoi ressemble la participation des femmes dans la vie publique et dans le business. Nous avons du chemin à faire, notamment dans le monde du cinema et l’industrie du film. C’est une réflexion assez globale, qui a connu des avancées positives ces deux dernières années : on discute davantage des difficultés que peuvent rencontrer les femmes dans le cinéma, de la façon dont elles sont traitées et même rémunérées. Notre perspective depuis le monde arabe est interessante et singulière. On peut noter que, parmi les films sélectionnés lors de festivals du film en Europe ces 5 dernières années, environ 70% des films arabes furent portés par des femmes, que ce soit dans la réalisation, le casting, le financement, la production, la distribution. Je trouve ces chiffres très encourageants, particulièrement pour les Émirats Arabes Unis. La réalisatrice et poétesse émirienne Nujoom al-Ghanem, par exemple, a une renommée internationale. À Dubaï, beaucoup de femmes viennent aussi du Moyen Orient, d’Asie du Sud-Est ou d’Afrique et créent de nouveaux standards ainsi qu’une nouvelle visibilité des femmes dans le milieu de l’entrepreneuriat. Les mentors sont partout !

P.K. : Dans un contexte où les cinémas multiplex se taillent la part du lion en terme de spectateur·trice·s, quel est le public de Cinema Akil ? 

B.K. : Chacune de nos programmations attire un public différent. Nous projetons parfois un film qui réveille un sentiment de fierté auprès d’une certaine communauté. Par conséquent, 90% du public à ces séances viennent de cette communauté. Parfois, le sujet du film en lui-même attise l’intérêt du public, comme, par exemple, le film documentaire Leaving Neverland pour lequel l’appétit du public fut énorme étant donné le sujet, la controverse et la possibilité de pouvoir débattre après la projection. Par conséquent, notre public est vraiment très large et varie selon la programmation.

P.K. : Cinema Akil n’est pas seulement un cinema d’art et d’essai mais aussi un espace de rencontre et de débat, comme tu viens de le mentionner; il abrite d’ailleurs un coffee shop géré par ton frère, Project Chaiwala. Comment as-tu réussi à créer une synergie entre Cinema Akil et sa communauté ?

B.K. : Le monde du cinéma et l’industrie du film en général traversent ce qu’on pourrait appeler une crise identitaire. L’expérience cinématographique et la façon même dont on consomme des films sont remises en question depuis plusieurs années avec l’arrivée de nouvelles plateformes et de nouvelles pratiques. C’est la raison pour laquelle nous avons fait le choix de créer un cinema d’art et d’essai qui sert aussi d’espace d’échange, de discussion, de partage et de convivialité entre les membres de notre communauté. Pour moi, l’avenir du cinema, c’est de pouvoir poursuivre l’expérience cinématographique après une séance en ayant l’opportunité de discuter et de débattre avec de parfaits inconnus. L’ADN de Cinema Akil est là : une programmation choisie avec attention et qui sert son public dans un lieu communautaire où on se sent a l’aise. C’est ici que se trouve la valeur ajoutée du cinéma dans un contexte où on peut si facilement visionner une multitude de films en excellente qualité sans avoir à bouger de chez soi. Pour moi, l’environnement qui accompagne la découverte d’un film influence la manière dont il est reçu. Cinema Akil est donc l’aboutissement d’une longue réflexion sur le design de la salle, les sièges, la nourriture et les boissons proposées, nos partenaires traiteurs, l’emplacement du cinéma dans un quartier piéton. En journée, par exemple, nous ne fermons pas la grande salle de projection. Avec ses grandes fenêtres vitrées et la lumière qui l’inonde, nous souhaitions que cette salle puisse être un lieu accueillant pour ceux et celles qui veulent s’y installer, y faire une petite sieste, lire ou discuter. En soirée, elle redevient, comme par magie, une salle obscure. 

P.K. : L’éclectisme de la programmation de Cinema Akil tend à montrer que vous projetez volontiers des films controversés qui portent à débat. Est-ce difficile de tout montrer dans un cinema d’art et d’essai indépendant Dubai ? 

B.K. : Nous avons évidemment des restrictions en ce qui concerne notre programmation. Nous choisissons nos batailles et sommes en dialogue constant avec les autorités compétentes. L’idée n’étant pas de faire de la controverse pour la controverse, et de refroidir le public ou les autorités. Étant Dubaïote et ici chez moi, j’ai envie de continuer encore longtemps à faire découvrir au public des films qui me touchent et des histoires qui méritent d’être vues. Je peux dire que j’ai été agréablement surprise par l’ouverture d’esprit du public et la réception qu’ont reçue certains films polémiques. Projeter Leaving Neverland fut une belle victoire, par exemple. Toute la pédagogie en amont et le dialogue en aval de la projection furent essentiels. À la suite de Leaving Neverland, nous avons projeté le film libanais An Aid For Each qui traite de l’emploi domestique. Notre souhait étant d’ouvrir un débat sur la question du travail domestique en général, où chacun·une pouvait s’exprimer selon son expérience personnelle. Nous avons aussi créé une plateforme qui s’appelle Debatable où on débat de films qui traitent de sujets controversés entre professionnels, artistes, créatifs et journalistes. De manière générale, nous voulons faciliter le débat de manière positive et constructive sur des sujets importants.

P.K. : Aurais-tu des recommandations de films à découvrir ou à re-découvrir ?

B.K. : Je vous conseille d’explorer notre site Internet et de regarder plus particulièrement nos sélections de films thématiques en partenariat avec Warehouse421 (à Abu Dhabi) : « Arabs In The City », « Cinema Akil x Warehouse421 Vulnerable », « On Arab Cinema » et « HERSTORY ».

P.K. : Pour conclure, à quoi ressemble l’avenir de Cinema Akil ? Des projets d’expansion hors des Émirats Arabes Unis ?

B.K. : Pour l’instant, nous souhaitons asseoir notre implantation à Dubai. Nous sommes très heureux·se·s et reconnaissante·s à la ville de nous avoir permis d’ouvrir ce lieu de culture et de rassemblement touchant un large public, public qu’il nous serait difficile de toucher autrement. Mais, nous restons une organisation fragile qui, comme bien d’autres organismes culturels, avons besoin non seulement du soutien et de la mobilisation de notre communauté et de notre public, mais aussi des autorités compétentes. Nous faisons aussi partie du vaste réseau des cinémas d’art et d’essai des pays arabes, qui inclue des villes comme le Caire, Khartoum ou encore Tanger. Ce réseau nous apporte un soutien non négligeable, et nous aimons nous retrouver régulièrement dans des festivals, à la présentation de prix ou pour animer et participer à des colloques dans le monde entier. En ce moment, nous regardons avec intérêt ce qui se passe en Arabie Saoudite. Selon la conjoncture et si une opportunité se présente, c’est un endroit où nous pourrions envisager de nous développer hors Émirats Arabes Unis. Mais, pour l’instant, rien n’est décidé. 

Merci Butheina !

Cinema Akil est situé à Warehouse 68, Alserkal Avenue Quoz Industrial District, Dubaï, UAE.

Propos recueillis par PK Douglas

Si cet hiver promet d’être distancié et virtuel, qu’à cela ne tienne. Pull&Bear, la marque toujours à la pointe de la tendance, nous plonge dans un monde parallèle en 3D, un véritable parcours visuel, enchanteur et coloré, pour présenter sa toute nouvelle collection AW20, aux accents urbains, cozy et douillets. Allez, on clique !

Retour vers le turfu

Voir la vie en virtuel ? Et pourquoi pas. La nouvelle collection AW20 signée Pull&Bear prend forme et s’anime à travers une expérience visuelle 3D inédite, où mannequins et avatars plus vrais que nature, portent un vestiaire dont les coupes, les tissus, les couleurs et les textures sont renouvelés. De quoi donner follement envie d’étoffer sa garde-robe pour les longues journées de grand froid à venir, ainsi que les douces soirées cocooning à la maison devant Netflix (& Chill). Comme on est en 2020 et que la marque fondée il y a bientôt 30 ans sait capter l’air du temps, les collections AW20 femme et homme sont présentées de manière indifférenciée à travers un fashion show virtuel aux multiples ambiances. Téléportation instantanée vers un turfu inclusif et pluriel. Tous les styles sont à l’honneur afin d’habiller comme il se doit toutes les personnalités, de jour comme de nuit, de soleil comme de pluie. Que l’on soit fille, garçon ou non genré·e, on se fait plaiz et on s’amuse. La mode, c’est fait pour ça !

https://www.instagram.com/p/CF1x-qghZ7S/

Un vestiaire dans l’air du temps 

S’il y a un qualificatif qui caractérise parfaitement la marque Pull&Bear, c’est diversité. Diversité des styles et des looks, des inspirations et des tendances. La collection AW20 ne déroge pas à cette envie de proposer des vêtements agréables à porter et dans lesquels on aime se mouvoir, qu’ils soient inspirés de la culture streetwear ou de l’officewear, classiques ou fonctionnels, avec toujours une vision contemporaine et foncièrement au goût du jour. Les couleurs sont neutres ou chaudes, les imprimés animal ou à carreaux, les matières riches et texturées, avec notamment du cuir synthétique, du vinyle, du velours et du velours côtelé, sans oublier du mouton synthétique dans lequel il fait bon s’emmitoufler ! Chez Pull&Bear, la période hivernale ne rime décidément pas avec ennui et morosité. Bien au contraire. Les effets métallisés holographiques, les imprimés tie-dye, silver et spray, ainsi qu’un bel arc-en-ciel de violet, de bleu et de vert citron feront durer la bonne humeur estival pour encore quelques mois. Alors, pourquoi bouder son plaisir ?

Retrouvez le fashion show virtuel et toutes les collections AW20 qui seront lancées tout au long de la saison sur le site de Pull&Bear

Article de PK Douglas 

Cannes, c’est la Croisette, le Festival International du Film, les célébrités et les palaces… Oui, mais pas que. Chez Paulette, on a eu la bonne idée de partir à la découverte de l’autre visage d’une ville sur laquelle on pense déjà tout savoir. Un visage authentique et atypique, artistique et novateur, ludique et rieur, les eaux bleu turquoise de la Méditerranée en toile de fond. Afin de ne rien manquer de cette destination aux multiples facettes, on vous a concocté un top 10 des endroits à explorer lors de quelques jours d’évasion comme « au bout du monde ».

Le Parc Naturel Forestier de la Croix des Gardes © @cannesisyours

Où prendre un grand bol d’air frais ?

Les îles de Lérins

Petite retraite paradisiaque insoupçonnée au large de la baie de Cannes, les îles de Lérins sont à découvrir absolument ! En bateau, en kayak ou en paddle, tous les moyens sont bons pour goûter à la sérénité dont profitent les moines de l’Abbaye de Lérins sur l’île Saint-Honorat, ou pour percer le mystère de l’identité du célèbre pensionnaire de la prison de Masque de Fer sur l’île Marguerite. Une fois votre curiosité assouvie, vous n’aurez que l’embarras du choix entre les nombreuses criques et petites plages où faire trempette ! 

La Croix des Gardes 

Fan de rando ou de trek, Cannes a ce qu’il vous faut : le Parc Naturel Forestier de la Croix des Gardes, avec 20 km de sentiers sur les hauteurs de la ville, un parcours santé pour respirer un bon air iodé et 5 belvédères (le Maquis, Roquebillière, de la Croix, du Cèdre, et Brougham) offrant un panorama à 360 degrés sur l’une des plus belles baies du monde, ses îles, le massif de l’Estérel et les Préalpes d’Azur. Les amoureux·ses des fleurs prendront le temps d’observer les sentiers botaniques comprenant un arboretum de plus de 40 sortes de mimosas. Une belle parenthèse verdoyante et revigorante à tester !

Où partir à l’aventure ?

Le quartier du Suquet

Cœur historique de la ville de Cannes, le pittoresque et vallonné quartier du Suquet vaut le détour pour se balader dans les ruelles médiévales, apercevoir le Vieux Port, grimper la centaine de marches qui mène au sommet de la Tour Carrée, visiter le Musée de la Castre et le Suquet des Artistes, admirer la vue spectaculaire sur la Croisette et faire le plein de spécialités provençale au Marché Forville, dont la fameuse Socca, une fine galette à base de farine de pois chiche, d’eau, de sel et d’huile d’olive cuite au feu de bois et agrémentée de poivre. À manger chaude, juste à la sortie du four.

La villa Domergue

Énorme coup de cœur pour se petit bijou d’architecture Art Déco niché dans le quartier de la Californie sur les hauteurs de Cannes, dont les jardins méditerranéens en terrasses, agrémentés de bassins et de cascades furent conçus par la sculptrice Odette Maugendre. La vue sur Cannes y est magnifique, particulièrement en fin de journée. La Villa Domergue accueille aussi de nombreuses expositions temporaires : Louis Cane. Sculptures, jusqu’à fin septembre. La visite de la villa se fait à très petit prix, grâce notamment au Cannes Pass Expo (10 euros pour 4 lieux et 4 expos) incluant, entre autres, une entrée au Centre d’art La Malmaison, où est exposé le peintre américain mondialement connu Kehinde Wiley !

Où très très bien manger ?

La Môme 

Ambiance chic et festive aux restaurants La Môme, dont l’un a pour spécialité la cuisine fusion japonaise, l’autre, juste en face, propose des plats inspirés de la Méditerranée, et le troisième, La Môme Plage, situé sur la Croisette, invite à prendre le large. On vous conseille vivement de goûter la burrata à la truffe, tomate de saison, pesto et balsamique, le ceviche de dorade, agrumes, avocat et fruits de la passion et le risotto à la truffe de saison. Ne partez pas sans  avoir pris un cocktail ou un digestif à La Môme Cocktail Bar dont le design signé Samy Chams est de toute beauté. 

Le Tredici 

Jolie adresse cannoise plébiscitée par la jeunesse locale, le Tredici propose une cuisine simple, fait maison, pleine d’authenticité provençale, avec une petite touche d’Italie. Alix et Loic, le jeune couple de passionnés aux commandes de cette table aux airs de bistrot se fournissent au Marché Forville, tout proche, et auprès de producteurs italiens qui leur livrent des produits frais plusieurs fois par semaine. On se laisse volontiers tenter par les généreuses tartines façon bruschetta, spécialités de la maison, accompagnées d’un bon vin rouge. 

Où boire un verre et chiller en soirée ?

Ohlala Le Martinez

L’apéro-soirée Ohlala Le Martinez sur la plage de l’hôtel mythique est LE spot où boire un verre, manger un morceau et chiller les pieds dans le sable, après une longue journée de farniente ! Ici on casse les codes pour offrir une expérience bohème et « bombance », comme à la maison, avec des cagettes à emporter depuis un pick-up et des brochettes à faire cuire sur les braseros, bon appétit ! Un bar à shots, et du rosé en bouteille à foison. Sans oublier une ambiance musicale comme on les aime, entre nostalgie et musiques actuelles. On y danse jusqu’au bout de la night !

Le Roof at Five Seas Hotel

Le discret toit terrasse du Five Seas Hotel Cannes est LE rooftop arty de la ville, avec sa jolie piscine à débordement où se reflètent les rayons orangés du soleil couchant. Vous l’aurez compris, un bel endroit Instagrammable au possible ! D’autant plus que l’artiste contemporain David David a investi le lieu de ses sculptures monumentales et colorées, entre influences Pop Art et critiques de notre société actuelle. Le Arty Summer Roof at Five Seas Hotel propose également une carte de fingerfood aux accents méditerranéens : falafels aux lentilles vertes et son houmous léger de poivrons rôtis, brochettes kefta ou encore guacamole frais préparé sous vos yeux, tout ça aux sons d’une programmation musicale pointue par la DJ résidente Ness Toria.

Où se loger ?

L’hôtel Verlaine

Perché dans le quartier de la Californie Pezou, on vous conseille l’hôtel Verlaine, petit écrin de verdure et de charme OKLM. Pensé, décoré et managé par 3 sœurs passionnées, le Verlaine propose un cadre rétro Belle Époque, une déco moderne qui invite au voyage à chaque étage ainsi que des prestations et des équipements pointus et qualitatifs, dignes d’un 4 étoiles : restaurant, bar-lounge, espace bien-être et spa, terrasse reposante et jardins paysagers privatifs qui offrent une pause régénérante et écolo.  Tout y est pensé pour l’évasion, la méditation et la détente.

L’hôtel Martinez 

« When in Cannes », pourquoi ne pas se faire un grand plaisir au spectaculaire hôtel Martinez ? C’est décidé, on passe l’été sous le signe du Y.O.L.O. ! Outre une expérience luxe, sur-mesure et hors du temps, dans un cadre Art Déco chargé d’histoire, le Martinez propose 3 offres de séjours personnalisables durant tout l’été, Good Moves, Good Vibes, Good Life, comprenant, selon l’offre, un accueil champagne en chambre, un petit-déjeuner, un déjeuner, un dîner gastronomique, un transat à la plage de l’hôtel, un massage, et bien d’autres petits plaisirs ! Ces 3 packages ne comprennent pas l’hébergement. Plus de détails sur le site du Martinez.

Alors, rendez-vous à Cannes pour un été qui vous réserve encore plein de surprises et d’instants magiques !

Pour planifier au mieux votre séjour à Cannes, n’hésitez pas à consulter le site de l’Office du Tourisme de Cannes ici.

Article de PK Douglas

© @cannesisyours

Ingie Paris, dont le vestiaire élégant et sophistiqué sublime les femmes du monde entier depuis une décennie déjà, rend un vibrant hommage à une artiste géniale, une icône féministe adulée de tous et de toutes, Frida Kahlo ! Parfaite occasion pour découvrir la femme derrière le label Ingie Paris, ses inspirations créatives ainsi que les valeurs qu’elle souhaite mettre en avant en cette période de grand bouleversement. Rencontre déconfinée avec Ingie Chalhoub.

PK pour Paulette : Comment décririez-vous le vestiaire Ingie Paris et la femme Ingie Paris ?

Ingie Chalhoub : Je dirais que le vestiaire Ingie Paris est sophistiqué, glamour et créatif. Il sublime l’aura de la femme Ingie Paris et représente toutes les femmes d’aujourd’hui avec leur diversité et leurs facettes plurielles. En créant cette marque, je souhaitais faire une mode sans frontière qui capture, de jour comme de nuit, la beauté intemporelle des femmes indépendantes, sereines et fières d’assumer leur féminité.

PK : Vous avez présenté votre nouvelle collection AW20/21 pendant la Fashion Week parisienne en février dernier, quelle en fut l’inspiration ?

I : Pour mon dernier défilé, j’ai voulu retranscrire avec modernité les grandes tendances des années 70, décennie de toutes les audaces marquée par la libération de la femme et une mode impertinente imprégnée de différents courants culturels et contestataires. J’ai donc été inspirée par des femmes non-conventionnelles aux destins remarqués. J’ai également voulu lier la mode et l’art en choisissant une icône du cinéma et de la chanson, emblématique de cette époque anticonformiste. Elle est pour moi le symbole de la femme fatale et l’incarnation d’une liberté sans tabou, avec son accent so British, sa sensualité naturelle, sa silhouette androgyne et son visage de baby-doll. Son style est tout simplement un mythe inoxydable. 

PK : Votre collection SS20, déjà disponible pour l’été, s’inspire, quant à elle, de Frida Khalo. Pourquoi avoir souhaité célébrer cette femme de talent et de caractère ? 

I : La collection Printemps-Été 2020 se veut contemporaine et pensée pour les femmes fortes, libres et cosmopolites d’aujourd’hui. Frida Kahlo est l’incarnation même de la culture mexicaine, une icône féministe, une activiste politique, une femme engagée et visionnaire. C’était une évidence pour moi de m’inspirer de cette personnalité aux multiples facettes qui a su réconcilier force et sensibilité. Si l’œuvre de cette artiste pionnière a marqué l’imaginaire collectif d’une empreinte indélébile, son audace et son style unique contribuent autant à son mythe que ses peintures

PK : Alors que nous traversons une crise sanitaire sans précédent, quels sont les changements que vous voyez se profiler dans l’industrie de la mode ? 

I : La solidarité collective qui s’est formée face à un ennemi commun fut un message fort et encourageant lancé par notre société. Nous pouvons en être fièr•e•s. D’un point de vue plus pragmatique, nous nous sommes rendu compte que nous pouvions faire beaucoup de choses sans nous déplacer, que ce soit via le télétravail ou le digital devenu indispensable.  Le meilleur exemple étant la mis en place de fashion weeks virtuelles, à Paris comme à Milan ! Cette crise sanitaire a aussi précipité une introspection nécessaire dans l’industrie de la mode. Cette rupture d’activité fut soudaine et brutale; mais force est de constater que nous ne pouvions pas continuer sur ce rythme fou, soutenu et effréné, enchaînant collections après collections. Ce ralentissement était nécessaire pour essayer de reprendre les choses un peu plus sereinement et d’une façon significative, en mettant en avant des valeurs. Cette crise nous a effectivement permis de prendre davantage conscience des enjeux environnementaux et de durabilité. Nous devons en prendre la pleine mesure. 

PK : Qu’avez-vous appris sur vous-même pendant la période de confinement ? Vous êtes-vous découverte une passion insoupçonnée ?

I : J’ai passé mon confinement à Dubaï, donc loin de certains membres de ma famille. Malgré l’activité qui a perduré en France de façon virtuelle, avec énormément de sollicitations pour mettre en place les mesures barrières et donner les moyens à mes équipes de poursuivre le travail dans les meilleures conditions, j’ai pu tout de même me concentrer sur les membres de ma famille qui étaient avec moi. Certains se sont trouvés une passion pour la cuisine : j’ai adoré ces moments partagés les uns avec les autres autour de bons plats.

PK : À quoi l’avenir ressemble-t-il pour Ingie Paris ? Des projets en cours ? 

I : La grande question ! Je souhaite tirer profit de cette période pour revisiter ma façon de faire et de travailler. J’aimerais pouvoir rebondir sur quelque chose de neuf, qui a des valeurs et un sens.

Retrouvez la collection SS20 Ingie Paris en ligne et suivez l’actualité de la marque sur Instagram.

Propos recueillis par PK Douglas

Après seulement 3 collections (AW19, SS20 et AW20), la marque éponyme fondée par la jeune parisienne Naomi Gunther est sur toutes les lèvres, notamment grâce à un petit coup de pouce médiatique. Le rappeur Offset (l’un des membres du trio américain Migos) a eu la bonne idée de porter du GUNTHER lors d’un séjour à Paris. S’en est suivi un gros buzz, bien mérité pour ce tout jeune label, ô combien prometteur, dont Paulette a rencontré la fondatrice.

Gunther collection SS20 « Sur les pavés, la plage« 

PK Douglas pour Paulette : Pour ceux et celles qui ne connaitraient pas déjà ta marque, comment décrierais-tu le vestiaire GUNTHER ?

Naomi Gunther, fondatrice : GUNTHER est une marque de vêtements de luxe contemporain, proposant un vestiaire masculin composé de classiques revisités avec une influence urbaine. Mon but est de valoriser le « fait main » ainsi que l’artisanat français, à travers des vêtements qui sont à mi-chemin entre le prêt-à-porter et la haute couture : le design est original, les coupes amples et les tissus confortables. S’il est vrai que notre clientèle est essentiellement masculine, l’aspect unisexe de certaines pièces attire également les femmes. Je souhaite avant tout que l’homme ou la femme qui porte du GUNTHER se sente élégant·e, stylé·e, confiant·e, sans oublier le confort et l’aspect pratique des vêtements. Notre clientèle est également soucieuse de soutenir une autre façon de faire de la mode : plus lente, plus éco-responsable et unique.

PK : Tu as présenté ta nouvelle collection AW20 pendant la Fashion Week parisienne en janvier dernier, quelle en fut l’inspiration ?

N : Notre collection AW20 s’intitule « Jour Blanc ». Le jour blanc désigne un phénomène optique qui fait que, en montagne, quand le temps est très mauvais, le ciel et le sol sont enveloppés d’un voile blanc et se confondent l’un avec l’autre. Il est donc impossible d’aller skier ou de pratiquer une activité extérieure. L’inspiration de cette collection est donc « l’après ski », une collection cocooning mais chic pour rester dans son chalet. Un vestiaire de couleurs chaudes qui rappellent le feu de cheminée, de pièces cosy tricotées à la main, toujours, et des coupes oversize soulignées par des textures fortes. 

PK : La période actuelle est génératrice de grands bouleversements et d’évolutions intéressantes. Quels sont les mutations que tu vois se profiler dans l’industrie de la mode ?

N: Je pense que cette période de « pause » nous a permis à tous et à toutes de nous arrêter un peu et de mieux réfléchir à ce que nous faisons. Avec GUNTHER, nous essayons vraiment de créer différemment, avec un rythme plus lent, un retour à l’artisanat, des collections durables et éco-responsables. Nous voulons aussi parler directement avec nos consommateur·trice·s et comprendre leurs besoins. Avec la récente situation de crise, nous avons vraiment essayé de communiquer davantage avec notre audience. Nous avons tenté de rassembler les gens autour de défis créatifs, en mettant à l’honneur tou·te·s les créatif·ve·s avec qui nous avons travaillé ou collaboré. Nous avons aussi eu envie de parler en profondeur de nos produits et de leur fabrication, afin de partager davantage notre philosophie.

Naomi Gunther, fondatrice du label parisien GUNTHER

Je pense que ce changement est en partie positif, car plus que jamais nous voulons partager, faire découvrir la marque et surtout rassembler. Le rythme de l’industrie de la mode a toujours été extrêmement rapide. Je pense qu’un retour à de plus petites collections, moins de fast fashion et des vêtements produits de manière plus responsable ne peut être que bénéfique pour l’environnement ! 

PK : Qu’as-tu appris sur toi-même pendant les 2 mois de confinement en France ? T’es-tu découverte une passion insoupçonnée ?

N : Ces deux mois de confinement n’ont pas été désagréables ! Cela nous a forcés à nous recentrer sur nous-même, faire des choses qu’on ne fait pas souvent (des puzzle à foison !), prendre du temps pour soi, lire des livres, apprendre des choses et se rapprocher de sa famille ! Créativement parlant, c’était intéressant de pouvoir réfléchir en profondeur à l’identité de GUNTHER, mais aussi à différents challenges : comment communiquer, comment engager sa communauté, comment travailler depuis chez soi, comment continuer à faire passer des émotions même digitalement ?

PK : À quoi l’avenir ressemble-t-il pour Gunther, et comment peut-on soutenir ta jeune marque ?

N : Malgré la période difficile, nous n’avons pas stoppé notre travail! Nous préparons actuellement une vidéo de présentation pour notre collection SS21 qui devrait être prête pour la fashion week digitale de Juillet 2020 ! Sur le long terme, nous souhaitons faire connaitre la marque encore plus, toucher de nouveaux marchés et continuer à soutenir nos artisans français. Et pour nous soutenir, n’hésitez-pas à nous suivre et à nous liker sur Insta @guntherparis_, sans oublier de visiter notre site et e-shop www.guntherparis.com.

Merci Paulette ♡

Propos recueillis par PK Douglas

Solaires, singuliers et intemporels. Les bijoux de la marque parisienne 4 Crosses ont cette sophistication contemporaine qui donne du baume au coeur. Après 18 années passées dans l’univers de la haute joaillerie, Sophie Vallois Gouard, créatrice et directrice artistique de la marque, décide de dessiner et de confectionner des bijoux à son image, avec l’aide d’artisans de talent, made in Paris. Un parti pris dont cette grande passionnée nous explique les raisons…

PK pour Paulette : Comment votre marque de bijoux 4 Crosses est-elle née ? 

S : J’ai longtemps travaillé dans le monde du luxe et j’ai toujours eu envie de créer des bijoux. C’est lors d’un de mes nombreux voyages en Suède, et dans le cadre d’un changement de vie, que j’ai décidé que le temps était venu de me lancer ! 4 Crosses (4 croix en anglais) reprend 2 symboles forts pour moi : le 4 est mon chiffre et la croix (non pas religieuse) symbolise l’équilibre. D’ailleurs, la croix a 4 branches, et il y a une croix dans le 4.

PK : Quelles ont été les sources d’inspiration de votre dernière collection ? 

S : La femme est une vraie source d’inspiration pour moi ! Ses courbes, ses traits de caractère. J’aime aussi l’accident, la singularité, comme l’asymétrie, qui créent toujours la surprise. Les références classiques, comme les bestiaires ou les médailles, m’intéressent également. En fait, l’idée germe parfois d’un simple détail qui devient inspirant et décide à lui seul d’un bijou ou d’une collection.

Sophie, la fondatrice de 4 Crosses

PK : Une fois inspirée, comment se déroule le processus de création d’une collection ou d’un bijou en particulier ?

S : D’abord, je dessine un modèle et je vois avec l’atelier ce qui est techniquement possible. Je fais attention au confort, au poids et à la praticité. Mais, je peux aussi sauter l’étape du dessin et travailler avec tout mon petit capharnaüm de bijoutiers (anneaux, fils métalliques, pierres, etc). Ce processus de création me permet de mettre en forme tout de suite une idée. Ensuite, l’atelier procède au prototype, et une fois le bijou validé, nous lançons la production, à la main ou en fonte, et toujours à Paris. Le bijou brut est envoyé ensuite à la dorure.

PK : Pourquoi est-ce important pour vous de confectionner vos bijoux à Paris ?

S : Dès la création de la marque en 2013, j’ai eu cette évidence pour une fabrication française, et à Paris (où je vis). Il y a encore des artisans avec un savoir-faire incroyable ! Aujourd’hui encore, toute la collection est réalisée dans notre atelier parisien.

PK : C’est souvent un vrai casse-tête de s’avoir quel bijou porté avec telle ou telle tenue. Auriez-vous une astuce ?

S : Je préconise de jouer la rupture, les contraires entre le look et le bijou. Par exemple, un pantalon en cuir avec un bijou de style ancien : chez 4 CROSSES ça serait la manchette Bird (comme une dentelle poétique). À l’inverse, une tenue plus casual sera complimentée par un bijou sophistiqué, graphique, comme des boucles d’oreilles asymétriques.

PK : Sur votre site Internet, vous proposez également des bougies. 4 Crosses a-t-elle l’ambition d’évoluer en une marque lifestyle ?

S : Oui, nous avons l’envie très forte de développer notre marque en proposant sur notre site des objets déco ou des accessoires. Pour l’heure, je viens de faire une collaboration avec les sandales WITH MY SANDS. Un modèle inspiré de notre boucles d’oreilles et bague EDEN.

PK : Pour conclure, où peut-on retrouver et acheter vos beaux bijoux ?  

S : Principalement sur notre site www.4crosses.fr, sans oublier des boutiques en France, en Italie, à Chypre, au Japon et bientôt aux USA.

Propos recueillis par PK Douglas

Aux oubliettes les normes de genre et les a priori sur l’upcycling ! Le label unisexe ALTER, fondé en 2018 par la jeune créatrice de mode monégasque Pauline Ducruet, dépoussière le vestiaire féminin et masculin avec des vêtements aussi luxueux et désirables qu’éco-responsables et durables. Un tour de force qu’elle a présenté au Palais de Tokyo, en février dernier lors de la fashion week de Paris. Rencontre avec une designer qui a des convictions.

ALTER collection SS20

PK pour Paulette : Ton label ALTER semble se nourrir de la rencontre entre les « extrêmes » – masculin et féminin, rigidité et fluidité, matière luxe et upcycling. Pourquoi cette passion pour le mélange des genres ?

Pauline Ducruet, fondatrice : J’ai toujours aimé les contrastes dans mon style personnel, surtout dans les matières, en associant le côté luxueux de la soie et l’aspect beaucoup plus street et brut du denim. Je pense que cela vient aussi, en partie, du fait d’avoir grandi à Monaco et d’avoir ensuite déménagé à Paris, puis à New York. Le contraste est fort entre le côté très luxueux et lumineux du Rocher qui clashe avec d’autres grandes villes, plus brutes.

PK : Adolescente, tu pratiquais la gymnastique, le plongeon et l’art du cirque, comment passe-t-on de sportive à créatrice de mode, et qu’as-tu conservé de tes amours passées ?

P : Je pense que le fil conducteur est la performance et le travail en amont d’un concours, d’un spectacle ou d’un défilé. Ça signifie préparer pendant de long mois le moment où l’on va présenter le fruit de sa créativité et de son travail. L’esthétique et la création ont finalement toujours fait partie de ma vie. 

Pauline Ducruet, fondatrice d’ALTER

PK : Alors que nous traversons une crise globale sans précédent qui pousse l’industrie de la mode à évoluer encore plus vite, quelle est selon toi la marche à suivre pour une mode éco-responsable et durable ?

P : Pour moi, l’éco-responsabilité devrait faire partie intégrante de chaque marque, grande comme petite. C’est notre devoir en tant qu’industrie ultra polluante de faire en sorte que les choses bougent. Une meilleure traçabilité des tissus est pour moi indispensable, ainsi qu’un ralentissement du rythme des collections, qui ne sert ni aux créateur•trice•s, ni aux client·e·s. 

PK : Quels sont les projets à venir pour Alter, et comment peut-on soutenir ta marque ?

P : Les choses se sont un peu ralenties ces derniers temps. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car, comme je le disais, je travaille sur une nouvelle collection en accord avec des valeurs d’éco-responsabilité et de durabilité. Pour ce qui est des collections disponibles actuellement, vous trouverez la collection Printemps/Été 2020 en ligne sur notre site alter-designs.com. Pour la collection d’hiver que j’ai présentée en février au Palais de Tokyo à Paris, nous allons prendre le temps de la produire pour l’année qui arrive. 

En attendant vous pouvez aussi nous suivre sur notre compte Instagram @alterdesigns_ !

Propos recueillis par PK Douglas