Si les propositions photographiques de l’artiste Lunga Ntila questionnent les notions d’identité de notre imaginaire collectif, son travail tend surtout à déconstruire et explorer le champ de la photographie. Jouant avec les textures et les formes, agrandissant et déplaçant des fragments photographiques récoltés de ses archives, la photographe de 24 ans nous invite à découvrir son univers tantôt expressionniste, tantôt cubiste. Focus sur un processus créatif aussi hybride que fascinant.

Décomposition et découpages, distorsion impertinente et collages photographiques, ou comment allier féminités, identités et poésie, tout en déjouant les codes du monde de la photographie.

© Lunga Ntila Anthony Bila FatherStretchMyHands 2020 DigitalCollage
© Lunga Ntila

Sexualité, féminité, exploration et déformation. Tant de thèmes et techniques associé.e.s aux travaux de l’artiste sud-africaine. Aperçues à la Art Book Fair de São Paulo au Brésil, puis à l’exposition d’été Keyes Art Mile et à l’Investec Cape Town Art Fair en 2019, les photographies de Lunga Ntila ne cessent de se montrer dans les foires les plus influentes de l’art contemporain. À travers ses découpages, assemblages et collages, l’artiste déploie une vision neuve et redessine les contours des féminités d’aujourd’hui, prônant une posture assumée et déterminée. Elle interroge également les codes esthétiques autour des questions identitaires africaines et afro-américaines pour donner une parole et une place à un peuple trop peu valorisé, notamment sur la scène artistique.

 En questionnant et pointant du doigt l’actualité, Lunga Ntila déforme le réel, expérimente sans cesse et joue avec les images comme Arcimboldo (peintre italien maniériste) dans ses compositions de portraits en fruits et légumes. Le processus créatif tient d’ailleurs une place prépondérante dans le développement de la pensée critique qu’elle entretient face à son travail: en effet, la photographe manipule textures, ombres et morceaux de corps, en condensant des approches tantôt graphiques, tantôt esthétiques et expérimentales, mais jamais dénuées de sens et de contexte. Elle construit ses formes et personnages à partir de moodboards et d’inspirations variées : à l’aide du logiciel Photoshop, elle adore remanier sans cesse ses compositions. Véritable terrain de jeu, cette méthode de travail, basée sur un catalogage de portraits et autoportraits qu’elle vient découper et recomposer, invite à reconsidérer les techniques artistiques actuelles, leur implication, leur rôle dans le monde de l’art contemporain: de l’instrumentalisation des corps à l’étourdissement des couleurs saturées, la photographie apparaît encore souvent comme un outil de propagande tordant nos corps, écrasant nos courbes et nous assommant de diktats. Lunga Ntila rend hommage aux corporalités, aux sensualités et offre ainsi toutes ses lettres de noblesse à la photographie. 

Finalement, le travail de Lunga Ntila est une loupe fixée sur le monde en perpétuel changement, comme réponse à une génération demandeuse de nouvelles icônes, plus authentiques, plus ouvertes et surtout plus humaines. Porteuse de sens et d’espoir, la photographe marque un pan de l’art actuel et propose une relecture du prisme des féminités et identités. Un travail à découvrir les sens éveillés !

À suivre sur Instagram.

Article du numéro 48 « Nouveaux.lle.s leaders » par Susy Lapierre

À l’occasion du reconfinement, on vous a concocté une sélection aux petits oignons des meilleurs restaurants asiatiques qui livrent ou font des click and collect ! 

Les meilleurs restaurants asiatiques qui livrent sur Paris

Afin de soutenir les restaurants et se régaler en même temps, la rédaction vous propose ses spots asiatiques favoris pour passer le confinement le palais comblé. Et si vous aimez spécifiquement la cuisine chinoise, on vous conseille aussi ici.

Tiger Tiger

Le petit nouveau de MAMAHUHU s’appelle Tiger Tiger. Actuellement ouvert sous forme de pop-up – avant son ouverture officielle, il est disponible en livraison et click & collect. Au rendez-vous ? Un cha chaan teng [ndlr, restaurant de quartier typique de Hong Kong] moderne et français. On y retrouve de délicieux wontons, du porc croustillant, du boeuf mariné, ou encore du poulet rôti à la cacahuète… Et nous, on est fan !

Adresse : 15 Rue René Boulanger, 75010 Paris

Tiger Tiger - © Quentin Tourbez
Tiger Tiger – © Quentin Tourbez

INÉ Paris

INÉ Paris c’est LA nouvelle adresse pour nos midis pressés. En effet, cette adresse propose des bentos faciles à manger, pratiques et surtout goûtus – et délicieux ! Au choix, un au poisson, un à la viande ou un végétarien. Le tout, accompagnés de petits légumes de saison et de riz. On y retrouve de nombreux goûts différents, pour un midi équilibré !

Adresse : Popu-up au Broken Arm Cafeteria au 12 Rue Perrée, 75003 Paris

INÉ Paris
INÉ Paris

Côté Sushi X Chic des Plantes

Plus besoin de présenter Côté Sushi… Par contre, on tenait à vous parler de sa collaboration avec Chic des Plantes, marque d’infusions de haute qualité. En résulte une box de 39 pièces de sushi, california, maki… Tous plus originaux les uns que les autres. Le thème récurrent ? Vous l’aurez deviné : les plantes ! C’est pourquoi les sushis sont revisités avec du basilic, des poivrons, de la betterave – en petite touches, rassurez-vous. Le tout, accompagné de l’infusion « Belle Plante » et du bouillon bio « Le Sud ». Parfait pour les beaux jours qui arrivent !

Disponible dans tous les Côté Sushi jusqu’au 6 juin.

Côté Sushi X Chic des Plantes
Côté Sushi X Chic des Plantes

Kitchen Galerie Bis

C’est notre petite triche de la journée. Pas seulement un restaurant asiatiquecar le chef trouve son inspiration dans toutes les cuisines du monde, on vous recommande Kitchen Galerie Bis pour son menu de raviolis croustillants, oscillants entre la France et la Thaïlande. « Si les recettes sont métissées, l’Asie a la part belle dans les assiettes» C’est elleux qui le disent !

Adresse : 25 rue des Grands Augustins, 75006 Paris

Kitchen Galerie Bis
Kitchen Galerie Bis

Dumpling Queen

Autre petit de MAMAHUHU, Dumpling Queen est spécialisé – comme son nom l’indique, dans les Dumpling et les Bao. Street-food taïwanaise, ces deux mets sont comme des explosions en bouche. Les goûts y sont puissants, les farces excellentes… Et vous pouvez même y trouver du poulet frit ! Point bonus pour le jeu de mot avec Dancing Queen… (Ça y est, vous avez la chanson en tête ?)

Adresse : 22 rue de L’Echiquier, 75010 Paris

Dumpling Queen
Dumpling Queen

Mamibaba by Quinsou

Mamibaba, c’est un pop-up du restaurant gastronomique Quinsou, par Antonin Bonnet. Avec cette nouvelle carte, le chef a voulu mettre la cuisine coréenne à l’honneur. La spécialité ? Les Mandoo-Guk, raviolis coréens. Excellents, et très originaux ! On craque pour le Yughoe, version coréenne du tartare de boeuf. Bref, de la cuisine fusion comme on l’aime !

Mamibaba by Quinson
Mamibaba by Quinson

The Hood Paris

Bobun revisité, poulet frit vietnamien, ban mi à l’aubergine rôtie… On ne compte plus les merveilles culinaires que nous proposent The Hood Paris pour nos déjeuners d’affaires (comprenez zoom) à la livraison ou en clic and collect. Le restaurant propose même des sauces maison, à acheter en quantité pour remplir son frigo et s’assurer d’être équipés pour le plat suivant. La spécialité de la maison The Hood Paris ? Le Pandan chiffon cake – il nous aurait bien fallu trois parts de ce gâteau nuageux et délicieux.

Adresse : 80 Rue Jean Pierre Timbaud, 75011 Paris

The Hood Paris

Double Dragon 

Avis aux amoureux·se·s du piment ! Le Double Dragon est une cantine asiatique ultra-branchée, créée par deux soeurs franco-philippines. On relève : la food très épicée. Le click and collect est mis en place sur le site, le take away, ainsi que la livraison dans tout Paris. 

Adresse : 52 rue Saint-Maur, 75011 Paris

Double Dragon

Petit Bao

Le Petit Bao a pour concept le partage. L’idée, c’est de prendre un panier bao et un plat par personne, puis de tout partager. Et si vous ne savez pas choisir, le site vous propose des plats signature. La livraison, le take away et le click & collect sont disponibles ! 

Adresse : 116 rue Saint-Denis, 75002 Paris

Petit Bao

YOOM

Yoom at Home est la petite soeur du restaurant Yoom – adulé à Paris pour avoir conçu une carte spécialement dédiée aux Dim Sum. L’établissement propose désormais un menu surgelé à livrer, partout en France. De chouettes kits afin de réchauffer soi-même et traditionnellement ces délicieuses petites bouchées et vapeurs asiatiques. Cuisinées à la main, avec une pâte extra fine qui laisse place aux saveurs des garnitures, elles viendront donc régaler petits et grands un soir de semaine ou le weekend. Des menus pour deux, trois voire toute la famille on par ailleurs été développés. Notre chouchou ? Les raviolis truffe noire édaname, sans hésiter. Alors, on essaie ? Vous pouvez commander à emporter ou vous faire livrer directement à la maison !

Rendez-vous sur le site Yoom at Home pour passer commande !

Yoom
Yoom

LiLi Peninsula Hotel

LiLi, c’est la fusion entre l’art de vivre à la française et la food cantonaise totalement maîtrisée par un chef hong-kongais. Pendant cette période, le restaurant vous propose une sélection de plats à emporter sur le site. 

Adresse : 19 Avenue Kléber, 75016 Paris

LiLi Peninsula Hotel

Brigade du Tigre

La Brigade du Tigre est le nouveau restau d’Adrien Ferrand qui s’est associé à Galien Emery pour cette belle adresse, ouverte depuis septembre dernier. Ici, se mêlent spécialités chinoises, thaïlandaises, cambodgiennes et malaysiennes. Le click & collect est disponible sur leur site et la livraison arrive prochainement. Notre coup de coeur ? Le crabe cake ou encore le tataki de boeuf, sans la moindre hésitation.

Adresse : 38 rue du Faubourg Poissonnière, 75010 Paris 

Brigade du Tigre

Neko Ramen

Neko Ramencest LA vraie adresse de ramen parisienne, et l’une de nos préférées. Le chef, Sedrik Allani, est français mais passionné de ramen. Et pas celles qu’on déguste en France : les ramen de Tokyo – où il a d’ailleurs été formé. Parfait, donc, pour tous les fans de ramen, mais pas que ! Le restaurant propose aussi des gyozas, des nouilles sautées, des Karaage, des boulettes de poulet frit japonaises, des mochis… Et en plus, les prix sont hyper raisonnables : entre 9,50€ et 12€ pour les trois ramens stars de la carte ! Foncez, si vous voulez découvrir le fameux goût Umami. Notre recommandation ? Le Tonkatsu, très original.

Adresse : 6 Rue de la Grange Batelière, 75009 Paris

Neko Ramen
Neko Ramen

Article d’Alicia Desrivieres, Margaux Rouche et Clémence Bouquerod

Raja Meziane, 32 ans, est algérienne. Elle est exilée à Prague depuis bientôt cinq ans – elle y a rejoint son mari et producteur. Ses coups de filets contre le régime lui ont valu un aller sans retour en République tchèque. Femme de combat (Raja signifie « le King » en langue indienne et l’espoir en arabe), elle met sa musique au service de la cause algérienne. Elle lutte pour sa liberté et celle de son peuple, loin de son Algérie natale, avec la même ferveur, la même force, la même fermeté. Raja Meziane n’a peur de rien. Tant que son cœur appartient à l’Algérie.

Artiste engagée, « guerrière et combattante », Raja Meziane est la voix de la révolution algérienne.

© Dee Tox
© Dee Tox

« Allo Système, tu m’entends ? Tu fais la sourde oreille comme d’habitude ?! » (traduit de l’arabe) : dans le clip du morceau Allo le Système !, tu passes cet appel depuis Prague, où tu es exilée. En toile de fond, des images de la révolution algérienne. Comment as-tu mûri cette chanson ?

Elle est sortie quelques jours à peine après la grande manifestation du 22 février 2019 (pour empêcher Abdelaziz Bouteflika de briguer un cinquième mandat, ndlr). Je peux le dire haut et fort. Je suis une des personnes qui a appelé à cette révolution des années auparavant ! En 2012, je sortais une chanson qui s’appelle Revolution, c’est te dire. Sauf qu’à l’époque, je me suis fait lyncher par tout le monde, y compris le public, parce que les gens n’étaient pas encore prêts à entendre ce genre de vérité. Allo le Système !, c’était une façon pour moi de participer à cet événement, qui était comme une fête, une bouffée d’oxygène.

En 2012, tu dis que le public n’était pas prêt. Pourquoi ? Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Il n’était pas prêt, car le traumatisme et la peur sont figé.e.s à l’intérieur de chaque Algérien.ne depuis la décennie noire (dix années de guerre civile qui ont fait près de 200 000 victimes entre 1991 et 2002, ndlr). Dès qu’on parle de révolution, de manifestation, c’est synonyme de sang. Qu’est-ce qui a changé ? Je dirais le ras-le-bol général. On nous a trop menti. On a pillé nos richesses. Ce n’est plus possible de laisser faire.

Sur Allo le Système !, tu dis que le pouvoir en place a anéanti l’éducation nationale, la culture, le savoir. Cette révolution a-t-elle en partie été initiée par la jeunesse ?

Pas vraiment… Ce n’est pas la nouvelle génération qui a décidé de descendre dans la rue. Bien au contraire. Les gens qui ont mûri, les gens qui ont vécu les années 70, le terrorisme, ce sont eux qui ont remarqué que les choses n’avancent pas et que l’Algérie ne peut plus continuer dans cette voie. Il faut des doyen.ne.s pour que la jeune génération reçoive ce genre d’informations, d’expériences, de chaleur et de volonté de changer. La jeune génération connaît Bouteflika, elle n’a jamais connu autre chose. Les Anciens ont le recul nécessaire. Et la force de ce mouvement réside dans cette belle fusion de générations.

Comment la situation a-t-elle évolué dans le pays depuis le grand rassemblement de 2019 ?

C’est de pire en pire. Rien ne change. C’est le même régime. Le président actuel, Abdelmadjid Tebboune, faisait partie du gouvernement de Bouteflika. Il l’a servi pendant longtemps. Et il est en train de mettre en place une dictature encore plus franche. L’Algérie étouffe.

© Dee Tox

Le pouvoir a profité de la pandémie mondiale pour réprimer toute contestation et museler les médias. Quels sont les retours que tu as eus ?

Il règne en Algérie une espèce de calme qui, moi, ne me rassure pas du tout. J’ai peur que la situation finisse par imploser. Trop de répression. On va où ? Je ne sais pas… Les gens perdent confiance. Celles et ceux qui soutiennent le Hirak (le mouvement de contestation qui a poussé Abdelaziz Bouteflika à la démission en avril 2019, ndlr) subissent énormément de pression, notamment El Manchar (le site parodique algérien a suspendu ses activités en mai dernier, après cinq années d’existence, ndlr). Il leur est aujourd’hui impossible d’écrire, d’exercer leur métier de journalistes. C’est grave ce qui se passe. Si on ouvre sa gueule, on est jeté.e en prison, au trou. On nous déclare la dictature et on doit l’accepter.

«Je ne vais pas changer de camp. Je n’en ai qu’un seul. C’est le peuple. J’ai vécu avec ce peuple, j’ai grandi avec ce peuple, je suis née avec ce peuple, j’ai galéré comme le peuple, et je continue de pleurer mon Algérie.»

Pour quelles raisons t’es-tu emparée du rap ?

J’ai toujours touché à différents styles de musique, parfois plus pop, mais toujours avec le même contenu engagé. Mais quand il s’agit de colère, je ne peux pas m’exprimer autrement qu’avec du rap. Pour moi, c’est comme un flot de paroles qui sortent crues, sans qu’on ait besoin d’y ajouter des mélodies compliquées, ou des sonorités harmonieuses. Avec le rap, c’est la parole qui compte. Je le dis et vous allez m’écouter (Sourire) ! J’ai mal et, désolée du terme, mais j’ai envie de cracher les mots. Parce que ça brûle !

Ton rap est baigné de musique chaâbi et de raï, une façon d’affirmer tes origines ?

Ma musique est un mélange de styles purement algériens, partant du chaâbi, tindi, naïly, kabyle, des nuances de raï. Il y a toujours un timbre qui rappelle le style algérien. Parce que c’est mon identité.

Depuis Allo le Système !, devenue l’hymne du Hirak, tu es la voix de la révolution algérienne, avec tout le poids symbolique que ce titre implique. C’est lourd à porter ?

Bien sûr. Ça m’honore, mais c’est une responsabilité énorme. Je ne veux pas décevoir ce peuple pour lequel je me bats depuis des années. De toute façon, je ne vais pas changer de camp. Je n’en ai qu’un seul. C’est le peuple. J’ai vécu avec ce peuple, j’ai grandi avec ce peuple, je suis née avec ce peuple, j’ai galéré comme le peuple, et je continue de pleurer mon Algérie. C’est très simple. Quand on n’a rien, on n’a rien à perdre. Moi je n’ai rien gagné avec ce système. Même en faisant partie du « showbiz ». Même au début de ma carrière, j’étais jeune, mais je savais déjà que quelque chose n’allait pas.

Ta participation à un télé-crochet (un mélange de la Star Academy et The Voice) t’a apporté la célébrité. Cette rage de vaincre le système de l’intérieur était déjà présente ?

Oui, cette idée ne m’est pas venue à 20 ans. J’ai vécu l’enfer des années 90, j’ai vu les corps sans vie sur le chemin de l’école. En participant à ce télé-crochet, je n’avais qu’une envie : me faire connaître. Parce qu’on ne peut pas lutter en silence. Pour faire entendre ma voix, il fallait en passer par là. Le challenge de ce genre d’émission, c’est qu’on ne peut pas chanter ce qu’on veut, sauf si on est première dans les classes de solfège, de sport, de discipline… Je bossais comme une dingue pour pouvoir chanter des chansons qui avaient du sens pour moi, sur la paix ou la Palestine par exemple.

Ta première vocation, devenir avocate, était-elle aussi motivée par la même envie ?

Oui. J’ai perdu mon papa quand j’avais 7 ans, suite à une erreur médicale. Le directeur de la clinique privée était intouchable. Ma mère n’a rien pu faire. Je lui ai promis que ça changerait quand je serais grande, que je ramènerais la justice dans le pays, que je défendrais les pauvres. Ça m’a coûté cher.

© Dee Tox
© Dee Tox

Tu es petite-fille de martyr de la révolution. Ce combat, il est inné ?

Exactement. Je vais te raconter une histoire. Ma grand-mère aussi luttait à sa manière. Elle cachait des moudjahidines (soldats improvisés, résistants, souvent d’origine paysanne, à qui l’on doit l’indépendance de l’Algérie, ndlr) aux soldats français, elle leur donnait à manger, des vêtements propres. Mon père avait à peine 12 ans, il avait un petit chien qui faisait toujours la fête aux combattants algériens. Une fois, les soldats français étaient juste à côté. Ma grand-mère avait tellement peur qu’ils la soupçonnent de quelque chose qu’elle a bâillonné le petit chien avec un bout de tissu et l’a battu à mort pour qu’il arrête d’aboyer. Elle n’avait pas le choix. Elle a brisé son cœur et celui de son fils. Parce qu’elle croyait tellement en cette cause, la liberté du peuple algérien. Quand on grandit avec ce genre d’image, on ne peut pas être quelqu’un d’autre. Les Algérien.ne.s ont trop souffert. Ma génération a grandi dans le sang, la terreur. Maintenant on a juste envie d’aimer et d’être aimé.e.. C’est ce qu’on essaie de faire avec ce Hirak, cette grande révolution pacifiste.

Tu es persona non grata en Algérie. Tu racontes l’exil dans Survivor, sorti fin janvier : « Excuse-moi maman ! J’étais obligée de partir, le chemin était pénible, j’y ai presque laissé la vie (…) mon père m’a dit avant de partir, ne te rends jamais… » (traduit de l’arabe). Es-tu prête à sacrifier ton intimité pour une cause plus grande, la libération du peuple algérien ?

Pour moi, tout va dans le même sens. Je n’ai pas vécu deux vies, j’en ai vécu et je ne vis toujours qu’une seule vie, et cette vie, elle est pleine de toutes les choses que je raconte. Ma mémoire et ma vie, c’est ce qui se passe dans mon pays. Je continuerai de chanter contre les haters, les rageux, ceux qui envient ma réussite ou mon talent… On vit dans un régime corrompu qui donne l’occasion à des gens qui ont le bras long de vous casser, de vous faire du mal et de vous empêcher de réussir. Il y a tellement à dire, à dénoncer. Le régime a tout acheté. Je suis en train de subir les conséquences d’Allo le Système ! : les trolls, les cyber-attaques, on essaie de me salir, on lance des rumeurs sur moi, on menace ma famille, mais je ne vais pas me rendre maintenant. J’ai choisi cette route et je l’assume.

Article du numéro 48 « Nouveaux.lle.s leaders » par Alexandra Dumont

Ses longues feuilles pointues, vertes, un poil tombantes, regorgent de représentations et laissent rarement de marbre. Le cannabis - aussi connu sous le doux nom de chanvre – recèle en lui des pépites d’or vert, qu’il est devenu impossible de bouder. De la tige à la fleur, jusqu’à ses graines, la plante dispose de mille et une vertus. L’une d’elles : un fort pouvoir cosmétique, répondant de manière naturelle aux besoins de notre peau.

Cannabis ou chanvre, son appellation sera vôtre. Plusieurs noms, une seule présentation et surtout, une multitude de fonctions, certifiées sans addiction. En France, la réglementation écarte tout psychotrope ou substance addictive de la composition des cosmétiques. De toutes façons, nul besoin de ses fonctions récréatives pour que cette plante satisfasse la beauté de notre épiderme !

Ikebana
© ANJA CHARBONNEAU - COMPOSITION FLORALE AMY MERRICK - IKEBANA POUR BROCCOLI MAGAZINE

Un liquide tout-en-un

Le plus souvent, en cosmétique, le chanvre se matérialise sous sa forme liquide : une huile assez épaisse, d’un vert changeant, obtenue par la presse à froid des graines. De son odeur gourmande à sa texture sèche, son application reste pratique et agréable. Les conditions sont donc optimales pour profiter de ses fonctions apaisantes, protectrices et réparatrices ! Composée d’acides gras essentiels, pour environ 20 % d’oméga-3 et 60 % d’oméga-6, cette huile extraite est aussi riche en vitamines A, B1, B3, B4, B6, E, en protéines, en carotène et en minéraux. 

Comme vous pouvez le constater, la liste des éléments qui la composent n’est pas des plus courtes, mais la liste de ses bienfaits non plus ! L’huile de chanvre participe à la création d’une barrière protectrice de l’épiderme et, grâce à son pouvoir hydratant, elle redonne également une certaine élasticité à la peau. En plus, elle n’est pas comédogène ! Elle agit ainsi directement sur les rougeurs, les sécheresses cutanées, les points noirs, ou encore l’acné, sans intolérances et désagréments en contrepartie. Validée par tous les types de peau, c’est naturellement et en toute modestie que la plante se love dans les cosmétiques pour câliner et redorer l’épiderme.

Naturellement vôtre

Nous vous avions prévenu·e·s : dans le cannabis, tout est – relativement – bon, rien ne se jette. Si son huile est enchanteresse, l’un de ses composants, le cannabidiol (CBD)a aussi de quoi charmer notre peau. Cette molécule, issue de la fleur de cannabis, ressemble à s’y méprendre à certaines molécules (les endocannabinoïdes) déjà produites par notre corps et destinées à satisfaire notre organisme, le réguler, et chouchouter, entre autres, notre épiderme. 

Face à la pollution ou la fatigue, il n’est pas rare que ce système d’origine se retrouve déstabilisé. Les conséquences ? L’acné, le psoriasis, l’eczéma et autres désagréments. C’est là qu’interviennent des molécules semblables aux endocannabinoïdes, mais non produites par l’organisme, les phytocannabinoïdes, pour rétablir le bien-être de la peau. Parmi elles, justement, le CBD, connu aussi en cosmétique pour son pouvoir antioxydant, ses fonctions apaisantes, et ses bienfaits sébostatiques – réduisant ainsi la production de sébum. 

Souvent confondu avec le tétrahydrocannabinol (THC) qui, lui, dispose de fonctions psychoactives, le CBD demeure l’enfant sage de la famille, sans troubles associés. L’intégrer dans une routine beauté ne serait pas si insensé que ça ! Alors, au nom de la beauté de notre peau (mais pas seulement), nombre de marques s’impliquent pour faire bouger les lignes, les lois françaises et les représentations associées au cannabis. Malgré les obstacles – plus ou moins élevés – à surmonter, il n’est pas exclu qu’un jour prochain, le chanvre distille ses bienfaits en toute liberté.

Article du numéro 48 « Nouveaux.lle.s leaders »par Marie Le Seac’h

Artsper est une plateforme d’achat en ligne d’art contemporain. La marketplace, qui travaille avec plus de 1 500 galeries autour du monde, présente en permanence les œuvres d’artistes émergent.e.s et des plus célèbres noms, comme Banksy ou Andy Warhol. L’équipe d’Artsper, composée de passionné.e.s d’art contemporain, s’attache à en décomplexer l'achat et à le rendre plus accessible grâce à la suppression des barrières traditionnelles du marché de l’art et à la création de contenus de qualité (articles, sélections d'œuvres, interviews d'artistes, etc.).

Dans son catalogue de plus de 150 000 œuvres d’art, accessibles à la vente dans le monde entier pour les néophytes et les expert.e.s, Artsper met en avant des artistes explorant tous les genres et tous les médiums.

Julie Lagier
Julie Lagier, artiste contemporaine surréaliste

Le rêve, l’espace privilégié des surréalistes

Influencé par la psychanalyse freudienne et le mouvement dada, André Breton publie en 1924 son Manifeste du surréalisme. Pour le poète, le surréalisme est « l’automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »

Cette absence de contrôle recherchée par les surréalistes est à son apogée dans le rêve. Rêver, c’est se laisser aller à la liberté la plus totale et transgresser les règles du réel pour accéder aux parties non censurées de l’inconscient.

La mécanique du rêve dans l’art surréaliste

L’art surréaliste ne s’attache pas à représenter le rêve, mais davantage à en reproduire les mécanismes. « Appréhender et m’inspirer des rêves, […] manipuler cette matière vaporeuse par l’interprétation photographique, voilà ce que je tente de faire », explique la photographe Julie Lagier, dont les créations oniriques sont en vente sur Artsper. En créant des associations magiques et irrationnelles, les artistes surréalistes s’inspirent de la forme de leurs visions oniriques plutôt que de leur sens caché.

Julie Lagier, Vue sur mer, 2019
Julie Lagier, Vue sur mer, 2019

Les artistes surréalistes étaient des explorateur.rice.s et des expérimentateur.rice.s. Pour réduire l’intervention de leur conscience voire de leur volonté, et ainsi imiter les rouages du rêve, iels ont développé des techniques liées à l’endormissement et à l’intuition, faisant une confiance aveugle au hasard et à l’inconscient. Hypnose, écritures et dessins automatiques, mais aussi demi-sommeils, leur ont permis de donner naissance à des textes (Le Mouvement perpétuel de Louis Aragon, Les Champs magnétiques d’André Breton et Philippe Soupault), des tableaux (Golconde de René Magritte, Rêve causé par le vol d’une abeille autour d’une grenade, une seconde avant l’éveil de Salvador Dalí) ou des films (La Coquille et le Clergyman de Germaine Dulac, Un Chien Andalou de Luis Buñuel et Salvador Dalí).

Hallucinations oniriques et déformations du réel

À travers des visions hallucinées et des distorsions du réel, le surréalisme réhabilite le merveilleux. « Le rêveur, rendu à un état de passivité extrême, reçoit des éléments d’une surréalité qui s’impose à lui comme des images surdéterminées. Rêver et créer sont les deux faces, mises en continu, de l’activité surréaliste », explique le psychanalyste Olivier Douville dans son article « Expérience du rêve et expérimentations surréalistes ».

Pour donner vie à leurs visions, les surréalistes les détournent et les remanient à l’aide de montages et de techniques photographiques, de collages (Les garçons de la rue de Jacques Prévert sur une photo de Robert Doisneau), d’objets hybrides (le Téléphone-Homard de Dalí, le Loup-Table de Victor Brauner), de mots-valises, de photogrammes (photographies sans appareil photo), créant ainsi des associations improbables et contrastées. Ces collisions absurdes et grotesques, ces mixtures hétérogènes parfois dénuées de logique, évoquent les éléments et les symboles que l’on ne voit qu’en rêve. Les artistes de cette mouvance étaient avant tout des chef.fe.s d’orchestre, des costumier.e.s habiles dans les choix et les assemblages qu’iels provoquaient !

Li Wei, Buddha in Paris, 2012
Li Wei, Buddha in Paris, 2012

« Les artistes surréalistes associaient des objets ou des formes qui n’allaient pas du tout ensemble. Cela bouleversait l’ordre normal des choses », analyse Elisabeth Spettel, enseignante en arts visuels. En photo comme en peinture ou sur grand écran, les corps sont segmentés, isolés et déformés ; les perspectives sont bouleversées jusqu’au dépaysement total. Les figures empruntent à l’humain et à l’animal ; les scènes sont impossibles et les symboles mystérieux. Mais malgré leur aspect parfois cauchemardesque, les créations surréalistes sont toujours teintées d’humour noir et de poésie. Certain.e.s artistes contemporain.e.s inspiré.e.s du surréalisme ont d’ailleurs fait du comique leur principal moteur. Sur Artsper, Li Wei et ses performances vertigineuses en est un parfait exemple, tout comme Muriel Bordier et ses mises en scène parodiques.

Muriel Bordier, Les maîtres nageurs, 2015
Muriel Bordier, Les maîtres nageurs, 2015

Une autre réalité

Maia Chozas
Maia Chozas
Maia Chozas, Sueño (Dream), 2019
Maia Chozas, Sueño (Dream), 2019

Les œuvres surréalistes créent sans cesse la surprise grâce à des éléments mixés, transformés ou placés dans des contextes inattendus jusqu’à l’incohérence. Encore aujourd’hui, certain.e.s artistes contemporain.e.s jouent avec cette réalité étendue avec une telle ambiguïté qu’il est parfois difficile de déceler ce qui appartient au monde conscient ou à l’inconscient. Sur Artsper, c’est par exemple le cas de Maia Chozas et de Hell’O Collective, qui floutent les frontières entre rêve et réalité, figures chimériques et conventionnelles.

Hell'O Collective, Untitled, 2020
Hell'O Collective, Untitled, 2020

Pour Élisabeth Spettel, le rêve était un véhicule pour impacter le réel, mieux le connaître et en créer une nouvelle version presque magnifiée. « Les surréalistes reprenaient d’ailleurs la phrase de Rimbaud “changer la vie” comme mantra », conclut-elle. Une volonté que bon nombre de contemporain.e.s mettent au goût du jour… Par elleux, 5 artistes dont on aime beaucoup le travail chez Paulette, dont les œuvres sont à retrouver sur Artsper.

5 artistes contemporain.e.s qui s’inspirent du rêve surréaliste

Julie Lagier, Garde Robe, 2019
Julie Lagier, Garde Robe, 2019
Julie Lagier, Laisse moi rêver, 2019
Julie Lagier, Laisse moi rêver, 2019

Julie Lagier capture ses songes en photo et manipule les perspectives, les échelles et les accessoires pour créer des assemblages absurdes et mystérieux. L’artiste, qui vit et travaille à Marseille, utilise la matière de ses propres rêves pour imaginer un univers singulier où les visages sont remplacés par des cintres (Garde-robe, 2019), les chevelures prennent la forme d’épais nuages (Laisse-moi rêver, 2019) et les corps semblent s’étirer à l’infini grâce à d’audacieux points de vue (Place occupée, 2019). Dans ses créations vaporeuses et oniriques, la photographe française se déjoue des règles anatomiques et parfois même de la pesanteur (Debout dans ma chute, 2020).

Muriel Bordier, Le cours particulier, 2019
Muriel Bordier, Le cours particulier, 2019

Comme le faisaient les artistes surréalistes des années 30, Muriel Bordier expérimente. Avec humour, la photographe ne se satisfait pas d’un seul médium pour élaborer ses « petits mondes » imaginaires. À l’aide de pâte à modeler, de montages numériques ou encore de maquettes en tous genres, elle tourne en dérision ses propres interprétations du réel et les codes de la société occidentale. Dans sa série Espaces Muséaux, qui lui a valu le prix Arcimboldo 2010 de la photographie, elle élabore des lieux démesurés et aseptisés pour parodier les stéréotypes de l’art contemporain.

Li Wei, On the surface of the earth , 2004
Li Wei, On the surface of the earth , 2004

Li Wei n’est plus à présenter. Depuis plusieurs décennies, l’art transgressif et engagé de l’artiste chinois a fait le tour du monde. Performeur, acrobate et agitateur politique, il met au défi les lois de la gravité et joue avec le danger comme avec son propre corps en utilisant tous les ressorts du comique. Sur le point de tomber au sommet d’un immeuble, en équilibre sur un lampadaire (Bright Apex, 2007), le corps à demi encastré dans la pare-brise d’une voiture (Li Wei falls to the car, 2003), en lévitation au-dessus de la ville… Le photographe prend de la hauteur dans des milieux urbains pour dénoncer la mondialisation, l’enclavement des villes et la politique de son gouvernement. Dans un esprit provocateur mêlé d’humour, Li Wei marque son désir de fuite vers la liberté et l’émancipation.

Maia Chozas, Refugio (Refuge), 2019
Maia Chozas, Refugio (Refuge), 2019

Dans les œuvres de Maia Chozas, les lignes entre le rêve et la réalité sont brouillées au rythme des superpositions d’images oniriques et des variations de couleurs, de formes et d’opacité. Les collages surréalistes de l’artiste argentine se composent de détails imbriqués et dissimulés, si bien que ses œuvres ne se dévoilent pas au premier regard mais exigent souvent qu’on s’y plonge longuement, comme pour des énigmes à déchiffrer. Ces compositions mystiques et spirituelles, quasi-hallucinatoires, révèlent une nature omniprésente où minéraux et végétaux s’assemblent au moyen de la peinture, de la photographie et de montages numériques.

Hell'O Collective, Untitled, 2016
Hell'O Collective, Untitled, 2016

Influencé par leur pratique du graff, le duo belge composé de Jérôme Meynen et d’Antoine Detaille s’est tourné vers la peinture, le dessin à l’encre et l’installation pour créer Hell’O Collective. L’univers graphique et coloré des deux artistes donne naissance à des compositions surréalistes dans lesquelles les éléments sont tantôt superposés dans un bric-à-brac visuel, tantôt compartimentés sans lien apparent pour les unir. À travers des formes ludiques, des aplats de couleurs et des variations de textures, des petites créatures étranges et des animaux fantastiques rappellent l’univers des contes.

Retrouvez ces 5 artistes, et des milliers d’autres peintres.se.s, sculpteur.ice.s, photographes et dessinateur.ice.s sur la plateforme de vente d’art contemporain Artsper !

Si vous êtes un.e néophyte ou que vous manquez tout simplement d’inspiration, sachez que la plateforme propose une sélection d’œuvres sur mesure grâce à un questionnaire très abouti !

Un article d’Audrey Couppé de Kermadec

Marque phare des 90’s, avec ses chaussures à plateformes devenues iconiques, No Name n’a pas fini de casser les codes.

Pour le printemps-été 2021, la marque française a décidé d’en mettre plein les yeux avec des sneakers fidèles à son ADN. D’épaisses semelles crantées, des plateformes, et même des patchworks en denim, dignes d’un épisode de Friends ou de Dawson. Sauf que lorsque ces séries étaient diffusées pour la première fois, la mode écoresponsable n’était un sujet pour(presque) personne.

Bien dans son époque, No Name a développé, pour sa nouvelle collection, plusieurs modèles de sneakers dans des tissus durables. C’est le cas de la Flex Ripple, la jogger à semelle bicolore de la griffe, et de la Arcade Fly, nouvelle venue dans la collection, dont les mailles souples et respirantes ont été conçues à partir de bouteilles en plastique recyclé. Et quand No Name imagine des sneakers à base de denim, la marque se tourne naturellement vers l’upcycling : pour réaliser ces mosaïques uniques, elle récupère en friperies d’anciens jeans auxquels elle offre une nouvelle vie. On a plutôt envie d’en faire partie.

Photo de gauche
Chemise en viscose et lin LGN Louis-Gabriel Nouchi
Robe en jersey de coton Maison-Cléo
Lunettes de soleil en acétate biologique et verres organiques Aude Herouard
Chaînette de lunettes en acrylique Emmanuelle Khanh
Sneakers Flex Ripple en jean recyclé No Name

Photo de droite
Top en soie mélangée Sonia Rykiel
Pantalon en latex Avellano
Sneakers Flex Ripple en cuir velours et mesh fabriqué à partir de plastique recyclé No Name

Photo de gauche
Top et pantalon en viscose mélangée Valentine Witmeur Lab
Sneakers Arcade Fly, tige fabriquée à partir de plastique recyclé No Name

Photo de droite
Chemise en coton Asos
Maillot de bain en polyamide Billabong
Lunettes de soleil en acétate biologique et verres organiques Aude Herouard
Ceinture en cuir synthétique Elisabetta Franchi sur Zalando.fr
Sneakers Arcade Fly, tige fabriquée à partir de plastique recyclé No Name

Cardigan et pantalon en viscose mélangée Valentine Witmeur Lab
Sneakers Arcade Fly, tige fabriquée à partir de plastique recyclé No Name

Photos Faustine Martin

DA Irène Olczak & Magali Forey

Stylisme Magali Forey

Modèle Julia Marroni

Maquillage & Coiffure Emilie Green

Production Mathilde Garbé

Merci à Aussih

Texte Tanissia Issad

No Name x Paulette 2021

@histoires_crepues (quel nom génial!), c’est ce compte qui nous explique dans des vidéos courtes et bien senties les grandes lignes de notre histoire coloniale, et pourquoi elle est inséparable de l’histoire contemporaine de la République. Paulette est partie à la rencontre de Seumboy, l’homme derrière les vidéos! Plongée dans un passé qui fait mal, mais qu’on ne doit plus esquiver...

Est-ce que @histoires_crepues peut être définie comme une plateforme de vulgarisation de l’histoire coloniale française?

Oui, l’objectif est de défricher cette histoire et, surtout, de réfléchir à ses impacts sur notre présent. On a plein de mémoriaux de la Seconde Guerre mondiale, on voit bien ce besoin de s’ancrer dans l’Histoire pour construire la citoyenneté française. Or, si certain.e.s d’entre nous n’ont accès qu’à la partie de l’Histoire qui les dévalorise ou les humilie, alors ça crée des citoyen.ne.s qui ont du mal à s’intégrer.

Comment t’est venu le besoin de créer ce compte?

Quand je suis parti vivre à Shanghai, j’ai compris à quel point j’étais français ! Je me suis dit qu’il était temps d’assumer ma francité, et je me suis aussi demandé pourquoi je n’avais jamais réussi auparavant. Puis, il se trouve que j’ai découvert les conférences de Saïd Bouamama sur les figures de la révolution africaine : je découvrais une histoire de la lutte anticoloniale, et je voyais combien une vidéo pouvait amener les gens à se poser des questions, les autoriser à aller chercher par eux-mêmes. Je ne suis pas historien, en revanche je veux rendre accessible au plus grand nombre des dates, des lieux, des anecdotes pour que les gens aient la curiosité de fouiller, car les médias et l’école ne le feront pas pour nous.

Justement, est-ce que le grand combat d’@histoires_crepues n’est pas précisément une modification profonde de la manière dont l’histoire coloniale est enseignée dans les écoles de la République?

Si, exactement. Le projet s’appelle ainsi en référence aux cheveux crépus, mais aussi parce que, par nature, l’Histoire n’est jamais lisse, tout s’entremêle et il faut ramener de la complexité pour pouvoir analyser. Si on ne complexifie pas, si on dit juste «C’était mal, ce que vous avez/nous avons fait», alors les gens rejettent tout en bloc, refusent d’en parler. Cette complexité, c’est le rôle de l’Éducation nationale ! Or, dans mes souvenirs de programmes scolaires comme dans les commentaires que je reçois, on n’entend pas parler de cette Histoire, ou du moins pas à la hauteur de son importance. Parfois, on a eu quelques cours sur la guerre d’Algérie, mais qui ne permettent pas de saisir à quel point elle est constitutive de ce qu’est la France, et notamment la République française.

Explorer et comprendre notre passé colonial, c’est donner à tous.tes des outils pour repenser la citoyenneté française.

@histoires_crepues

Il y a beaucoup de désinformation par omission?

Tout à fait! J’ai fait toute mon école primaire dans une école Jules Ferry, on m’a appris son combat pour une éducation laïque, gratuite, obligatoire, et j’étais fan! J’étais content d’être dans un espace qui porte ce nom. Quand j’ai découvert ensuite que Jules Ferry était aussi un grand promoteur de l’empire colonial français, empreint de cette idée de mission civilisatrice des races supérieures, je me suis senti trahi…

L’actualité a dû propulser ton compte Instagram!

Après la vidéo sur Gallieni, je suis passé de 4000 à 26000 followers en 4 jours ! Mais si j’ai pu faire cette vidéo à point nommé, c’est parce que je travaillais sur le sujet depuis longtemps. Pendant un an et demi, j’ai fait des stories sur mon Instagram perso, puis créé @annales_coloniales où je compilais des archives de 1906 à 1935, disponibles sur Gallica (le fonds numérique de la Bibliothèque nationale de France, ndlr). Fin mars, j’ai créé la chaîne YouTube. Sur Instagram, je faisais surtout des posts avec un travail de fond, mais vu l’actualité pendant le confinement, il m’a semblé utile de montrer comment l’histoire coloniale pouvait nous aider à analyser ce qui se passait – les violences policières, le déboulonnage de la statue de Schœlcher en Martinique, les actes de racisme, donc j’ai connecté mes vidéos à IGTV en les rendant le plus ludique et accessible possible. Mais je ne veux pas faire que de l’actualité, je vais continuer mon travail de fond.

Parlons des statues : est-ce que tu veux nous « présenter » Gallieni?

Ah oui, il est passionnant! Et omniprésent dans l’espace public français. Il ne s’agit pas de nier son génie militaire, indéniable, mais de comprendre dans quel contexte il s’est distingué. Officiellement, la statue place Vauban à Paris célèbre le fait qu’il a défendu Paris pendant la Première Guerre mondiale. Mais il était déjà à la retraite et la raison pour laquelle on l’a rappelé, la vraie raison de l’hommage, qui est aussi l’essentiel de sa carrière, c’est sa gestion de Madagascar, du Tonkin et du Soudan français à la fin du XIXe siècle, avec peu de soldats et peu de moyens. Et d’ailleurs comment a-t-il fait ? Il a utilisé dans les colonies la politique des races. 

Sur la base des travaux d’Arthur de Gobineau, auteur de l’Essai sur l’inégalité des races humaines, il a hiérarchisé les groupes ethniques par critères physiques et a ainsi pu bénéficier d’alliances au sein de la population locale pour instaurer le travail forcé, qui d’ailleurs va faire davantage de victimes que les combats et les massacres.

Mais faut-il déboulonner sa statue? Est-ce que la supprimer ne revient pas à nier, à effacer l’histoire qu’on veut justement faire reconnaître?

Tout d’abord, je dois préciser qu’à part la statue de Schœlcher en Martinique, il n’y a eu aucune tentative de déboulonnage récemment. Cet acte a créé une hystérie collective autour du mot déboulonnement, qui a diabolisé toutes les initiatives de justice mémorielle ! Quant aux statues, il existe plein de moyens autres que les hommages dans l’espace public pour faire connaître une histoire : l’enseignement, les musées lorsqu’ils sont bien conçus, les discours médiatiques, les journées de commémoration. Les statues de Pétain ont été déboulonnées parce qu’on ne voulait pas lui rendre hommage, et pour autant, il n’est pas oublié… Conserver des statues comme celle de Gallieni ne fait que faire violence à une partie de la population. On leur dit : «Vous n’avez pas le droit à votre part de l’histoire de France et en plus, c’est celles et ceux qui vous ont oppressé.e.s qui reçoivent tous les hommages.»

Est-ce qu’on ne peut pas envisager des plaques explicatives plus exhaustives?

Vu l’inaction de nos dirigeant.e.s, je pense qu’il faut quelque chose de plus radical. En face du musée des Colonies, qui est devenu le musée de l’Histoire de l’immigration, il y avait une statue rendant hommage à la mission coloniale Marchand. Elle représentait le commandant Marchand, des tirailleurs sénégalais et des soldats français. Lorsque la statue du commandant a été dynamitée en 1983 par l’Alliance révolutionnaire caraïbe, il n’y a eu aucune plaque. Ni pour expliciter ce qu’était cette mission ni pour rendre compte du déboulonnage, alors que ç’aurait été l’occasion d’expliquer toute la complexité de cette histoire… Les pouvoirs publics ont choisi le déni et le silence, ce qui me fait douter de leur capacité à faire des plaques plus honnêtes.

Tu éclaires aussi l’idéologie du développement, en rappelant que les pays dits « sous-développés » ont été spoliés et désor ganisés de manière systématique pendant des siècles, raison pour laquelle leur développement économique ne peut être évalué en regard du nôtre. Est-ce que ce discours ne déresponsabilise pas les dirigeants africains qui se sont succédé au pouvoir depuis les indépendances?

Dans mon travail, j’essaie du mieux possible de garder ma position de Français– afro-descendant, certes, mais je ne suis pas légitime pour parler de ce qui se passe sur le continent. Je travaille d’un point de vue français, pour déconstruire la manière dont médiatiquement on traite ces sujets ici. Le développement est une terminologie et une grille de lecture qui orientent beaucoup notre vision et qui doivent être remises en question avec ce nouveau prisme d’histoire coloniale.

Quant aux liens étroits entre histoire coloniale et violences policières, ta vidéo sur le sujet est édifiante! Est-ce que certains pays ont réussi à changer leur police?

Après la mort de George Floyd, la ville de Minneapolis a annoncé que sa police allait être démantelée. C’est un chantier qu’il faudra suivre de près. Je ne suis pas spécialiste et je ne connais pas d’autres initiatives de ce genre. Les mouvements anti-police estiment que la police maintient essentiellement un ordre d’oppression des plus riches sur les plus pauvres, et que pour inventer d’autres formes de régulation, il faut revoir en profondeur nos valeurs et notre modèle économique. La réflexion est donc bien plus globale.

Tout un programme, en effet ! Sur toutes ces questions (post/néo-) coloniales, comment vois-tu le futur?

À court terme, il n’y aura pas de réaction politique. Mais il y aura de plus en plus d’actions de désobéissance civile, une vraie mobilisation citoyenne efficace, comme il y en a sur les questions d’écologie ou de féminisme. L’organisation de ces mouvements va se mettre en place peu à peu et à plus long terme, dans un siècle, ce sera acquis. Tout le monde aura intégré l’histoire coloniale de la France.

À suivre sur le compte Instagram @histoires_crepues.

Article du numéro 48 « Nouveaux.lle.s leaders »par Alexia Sena

C’est lorsqu’elle est au lycée de Kauai à Hawaï que Akasha Rabut découvre la photographie en immortalisant les plus belles plages de surf pour l’agenda annuel. Mais, loin des clichés paradisiaques que son environnement lui impose, la jeune fille s’éprend de pop culture, de musique et d’art, dont elle s’abreuve à chacun de ses passages en Californie où vit une partie de sa famille. S’en suivent alors de longues séances dans la chambre noire à décortiquer les principes de ce qui deviendra très vite chez elle une obsession.

Diplômée de l’Institut d’art de San Francisco, Akasha Rabut vit aujourd’hui à La Nouvelle-Orléans, une ville où elle est arrivée par hasard et qui porte à jamais dans son histoire les effets dévastateurs de l’ouragan Katrina de 2005. Au début, ce n’est pas le coup de foudre. Loin des siens, elle ressent un vide immense en voyant les maisons détruites et les commerces fermés. Mais très vite, les habitants l’accueillent à bras ouverts et elle ne quittera plus jamais Crescent City, une ville déterminante dans son travail artistique. « La résilience et la capacité des gens à continuer de célébrer leur patrimoine m’ont beaucoup marquée. Malgré le drame qui les entoure, le mode de vie des habitants est résolument vivant, ce qui fait de La Nouvelle-Orléans un endroit unique au monde », confie la photographe qui se consacre corps et âme au sujet depuis plus de dix ans.

Sur les bords du Mississippi

De cette fascination est né Death Magick Abundance, son premier livre paru en mars dernier aux éditions Anthology. Un nom évocateur qui se réfère au cycle de la vie d’un peuple en reconstruction, où l’énergie créative et festive a pris le pas sur la tragédie du passé. Par son approche ethnographique de la photographie, Akasha Rabut a ainsi documenté la singularité d’un lieu en collaborant avec des personnes rencontrées dans la rue avec qui, très vite, elle se lie d’amitié. D’un naturel pourtant timide, la jeune photographe s’affranchit de ses craintes derrière l’objectif. La plupart de ses images sont inspirées de la culture de rue des Second Lines. Organisées par les Social Aid and Pleasure Clubs des quartiers, ces parades sont une tradition issue des Jazz Funerals. Elles se sont formées au XIXe siècle lors des enterrements en musique, où la First line était composée des proches du ou de la défunt.e, du corbillard et des musicien.ne.s et la Second Line, du public qui se joignait à la procession. Aujourd’hui, ces Second Lines sont autant de prétextes pour se retrouver en musique avec, parfois, des hommages ou des combats pour la justice sociale. 

Berceau des musiques afro-américaines, la capitale louisianaise vit en effet depuis plus de trois cents ans au rythme de ces danses effrénées qui colorent les rues d’un métissage culturel sans pareil. Cet héritage, la photographe l’honore dans un subtil devoir de mémoire qui explore en images les phénomènes et les traditions multiculturel.le.s à l’image des Southern Riderz, ces cow-boys parcourant les rues à cheval ou encore des Caramel Curves, ce club de moto insolite exclusivement réservé aux femmes noires. « C’est une célébration de l’empowerment féminin incarnée par des femmes de couleur dans une société et une industrie naturellement dominées par les hommes. Plus qu’une démonstration tape-à-l’œil, ce groupe de femmes roule fièrement en talons aiguilles pour chasser l’idée que ce sont les hommes blancs qui sont à la base de tout. » Inspirée par la mode et les couleurs, Akasha affine son appétence visuelle à la vue de ces tenues toutes plus extravagantes les unes que les autres, faites de dentelle noire, de jupes en cuir ou de combinaisons roses et blanches.

Une artiste engagée

Le projet dont elle est le plus fière? « En 2014, j’ai rencontré Chris Herrero, le directeur de la fanfare Edna Karr, qui m’a invitée à photographier l’intégralité du groupe », confie-t-elle. porte-drapeaux, majorettes, pendant toute la saison du Mardi gras, Akasha suit cette joyeuse bande sur six kilomètres, le long de leurs itinéraires de parade. « J’ai également assisté à leurs répétitions presque tous les jours. Ce fut une expérience si spéciale et inestimable pour mon livre et mon processus créatif. J’ai même eu accès en coulisses à des célébrités locales. Malheureusement, cette section a été retirée de mon livre malgré l’attachement que je porte à ces images, mais rien ni personne ne me privera de cette expérience qui a changé ma vie à jamais et qui incarne toute la magie que La Nouvelle-Orléans a à offrir», ajoute-t-elle, très émue. 

En parallèle, elle a fondé le Creative Council, un programme extra-scolaire conçu pour les jeunes de la ville intéressé.e.s par des carrières dans les arts créatifs et les médias numériques. « Les étudiant.e.s qui participent au programme reçoivent une allocation de 50 dollars par atelier. Cumulative, elle leur sera distribuée sous forme de subventions pouvant aller jusqu’à 1500 dollars à la fin de leurs études afin de couvrir leurs frais de scolarité ou l’achat de matériel », explique-t-elle.

En réponse à la mort de George Floyd, et plus largement aux violences policières qui sévissent un peu partout dans le monde, Akasha a également mis en vente son livre avec un T-shirt et un tote bag pour la somme symbolique de 100 dollars. Elle a reversé l’ensemble des bénéfices aux Blacks Voters Matter, une organisation populaire lancée par LaTosha Brown visant à étendre l’accès et le droit de vote par-delà les différences raciales ou sexuelles. Loin de faire de la simple promotion touristique, Akasha espère, par la nature de son travail, soutenir La Nouvelle-Orléans et ses habitant.e.s. « C’est un sujet compliqué, tout comme cet endroit qui est très fragile. Il est crucial que vous ayez conscience de son histoire très particulière et que vous épauliez les entreprises locales lorsque vous venez ici. C’est de cette manière que l’on parviendra à préserver sa richesse culturelle. »

Article du numéro 48 « Nouveaux.lle.s leaders » par Pauline Weber. 

La pipette magique

L'antidote de Ho Karan - © Louise Skadhauge
L'antidote de Ho Karan - © Louise Skadhauge

Ces derniers temps, stress et angoisses nous ont souvent côtoyé.e.s. Résultat : ces nuits passées à s’agiter ont marqué notre peau et laissé notre organisme à la dérive. Et s’il existait un antidote capable de vous chouchouter à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, vous laisseriez-vous tenter? Eh bien, voici la proposition d’Ho Karan : une huile de Cannabis sativa, applicable et comestible, enrichie en cannabidiol (CBD) et associé à du pro-collagène vegan. Une pipette, quelques gouttes sur la peau, les lèvres ou sous la langue, et les bienfaits se font ressentir. En application, elle réduit l’inflammation, hydrate et répare la barrière cutanée. En ingestion, elle diminuerait le stress, l’anxiété, les insomnies et les douleurs. Toujours plus étonnant, cet élixir vegan et d’origine naturelle calmerait aussi les règles douloureuses ! Le secret ? Les mille et une vertus de l’huile de chanvre et du cannabidiol présentes dans L’Antidote (conservé dans un flacon en verre 100% recyclable). Garanti sans psychotropes ; seul.e.s sa douceur, son odeur gourmande, son goût de noisette et d’amande risqueraient de nous rendre accro!

L’Antidote : 46 € les 10 ml avec 333 mg de CBD et 109 € les 30 ml avec 1000 mg de CBD

Tout-en-un

Savon 18-en-1 Dr. Bronner's - © Louise Skadhauge
Savon 18-en-1 Dr. Bronner's - © Louise Skadhauge

Chez Dr Bronner’s, le savon est une affaire de famille. La marque, fondée à Laupheim, en Allemagne, a vu ces 162 dernières années se succéder à sa tête cinq générations d’entrepreneurs et affiche toujours une santé étincelante puisque toutes les trois secondes, elle écoule un flacon de son savon dans le monde. La recette de son succès : un produit dix-huit en un (!), équitable et respectueux de l’environnement, qui sert autant à se laver le corps et les cheveux, qu’à se raser, se brosser les dents, nettoyer sa vaisselle et débarbouiller son lapin nain. Et comme si huit versions de ce savon miracle (rose, amande, menthe poivrée, agrumes, eucalyptus, arbre à thé, lavande et non parfumé) n’étaient pas assez, une nouvelle déclinaison vient agrandir la gamme. Le dernier-né s’appelle Fleur de cerisier et évoque le Japon avec subtilité. Pour ne rien gâcher, il existe en pain de savon et baume à lèvres. La cerise sur les bécots.

Savon 18-en-1, 15,50 € les 475 ml

L’ami Prodigieux

Déodorant Les Petits Prödiges - © Louise Skadhauge
Déodorant Les Petits Prödiges - © Louise Skadhauge

Avec Les Petits Prödiges, Camille Brégeaut et Clémentine Granet simplifient depuis 2017 notre routine beauté. Leur premier fait d’armes : un baume à tout faire pour hydrater, démaquiller, soigner et apaiser la peau. Pour l’élaborer, elles ont misé sur une recette naturelle, épurée des produits chimiques que l’on retrouve chez la concurrence. Trois ans plus tard, les deux entrepreneuses transforment l’essai en imaginant cette fois-ci, avec leur laboratoire du sud de la France, un déodorant dont la composition tient en douze ingrédients. Un produit qui a l’avantage d’être vegan, garanti cruelty free, et de sentir aussi bon qu’une infusion citron-bergamote. Pour plaire à tout le monde, il se décline aussi sur des notes d’eucalyptus et de charbon, de fleur de coton, et dispose même d’une version inodore, adaptée aux femmes enceintes et aux peaux sensibles, car dépourvu d’huiles essentielles, de bicarbonate de soude et de parfum. Côté packaging, la cohérence est également au rendez-vous : l’emballage est entièrement biodégradable. Bref, un déo qui nous veut vraiment du bien.

12,90 € le déodorant et 14,90 € les baumes multi-usages

Article du numéro 48 « Nouveaux.lle.s leaders » par Marie Le Seac’h et Tanissia Issad

Seul·e, à deux ou en famille, fanatique de fromage ou non, la filière laitière (CNIEL) vous donnera envie de créer le plateau de fromages parfait pour les fêtes. 

Si c’est de l’ordre du réflexe pour certain·e·s, proposer un plateau de fromages pendant le dîner de Noël n’est pas toujours une évidence. Pourtant, il permet de se faire plaisir et de vivre un vrai moment de partage. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, des fromages, il y en a pour tous les goûts… et pour tous les budgets !

Composer le plateau parfait

Il n’est pas toujours évident de choisir quels fromages mettre sur son plateau. Mais après cette vidéo et les conseils de la fromagère Claire Griffon, vous serez un·e vrai·e pro. 

Vidéo #Fromagissons – © CNIEL

Important pour le terroir français

Ce n’est pas nouveau, le fromage et son plateau ont une place très importante dans nos cœurs. « Les Français sont les deuxièmes consommateurs de fromage [au monde], avec près de 27 kg par an et par personne », rappelle le CNIEL [ndlr : le Centre National Interprofessionnel de l’Économie Laitière] « Une chose est sûre, ils entretiennent depuis longtemps cette histoire d’amour renversante… Et ce n’est pas près de s’arrêter ! » 

Idéal pour les fêtes 

  • Plateau de fromage imaginé par Claire Griffon
  • Plateau de fromage imaginé par Claire Griffon
  • Plateau de fromage imaginé par Claire Griffon

A l’instar d’une bonne bouteille de vin rouge – qui l’accompagne souvent, le plateau de fromages se mariera parfaitement à vos repas de fête. « Un peu de douceur, de gourmandise et de terroir… Qu’il soit à croûte fleurie, à pâte pressée ou persillée… il sait lui aussi se mettre sur son 31 pour nous faire fondre de plaisir », soutient le CNIEL. Et si la filière laitière se mobilise tant pour le fromage, c’est parce qu’il faut penser à soutenir les éleveurs – eux aussi touchés par la crise du Covid-19. Alors, à travers leur campagne #Fromagissonsils veulent nous rappeler que créer un plateau de fromages pour les fêtes, ça reste accessible – et surtout gourmand ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Avec sa gamme LifeWear, Uniqlo met notre rapport à la lingerie au goût du jour. Si le confinement nous a bien rassuré.e.s sur un point, c’est celui-ci : plus question de souffrir en sous-vêtements. Basta les soutiens-gorges qui grattent, les armatures qui blessent et les crochets qui laissent des rougeurs sur la peau. Désormais, nos dessous se doivent d’être confortables, pratiques, mais pas moins chic. Et les petites nouveautés de la marque Uniqlo répondent à toutes nos attentes. Focus sur la collection et ces tissus bien pensés qui vont nous accompagner cet été et à la rentrée.

La gamme LifeWear Uniqlo

Sans couture, bonjour la luxure

Qui n’a jamais regretté un, deux ou trois soutiens-gorges achetés parce qu’ils étaient « jolis » mais horriblement inconfortables ? Bon nombre de fois, on se laisse tenter par une lingerie certes sexy mais tellement désagréable. Elle démange, n’apporte pas un maintien optimal et pourrait même nous blesser. Chose qu’on aurait autrefois quand même envisagée puisqu’on ne trouvait pas l’alternative répondant à notre problématique : quelque chose de sympa, confort mais surtout joli. En bref, une petite tenue minimaliste dont la technologie textile offrirait une coupe exceptionnelle mais surtout un design casual, élégant et pas gênant. Et LifeWear est clairement la gamme qu’il nous faut pour la vie de tous les jours, que l’on travaille ou se relaxe !

Trois modèles, trois solutions

Uniqlo présente ainsi trois alternatives aux femmes, nommées BeautyLight, BeautySoft et Relax AIRism. La première utilise une toile en uréthane et se concentre sur le maintien au niveau du bonnet. Sans armature, elle s’intéresse au bien-être de celle qui le porte tout en garantissant une silhouette naturelle et l’allure d’un soutien-gorge classique. Le second, Beauty Soft, se concentre sur un bonnet souple et… bingo, les crochets ont disparu. Pas de démangeaison ou de douleur inutile, pas de galère pour l’enfiler le matin. L’idéal. Quant au dernier, Relax AIRism, il s’adresse aux adeptes de la classique brassière qui ne veulent pas voir leur poitrine s’écraser pour autant. Son dos nageur marie style et confort. Il est de loin le modèle le plus confortable, notre chouchou, et sa technologie presque sans couture nous séduit immédiatement.

Les bonnes nouvelles

  • Leur prix ? 19.90 euros, qu’importe le modèle et la coupe que l’on choisit.
  • La culotte assortie avec le modèle AIRism valant 7.90 euros – déclinée en trois coupes : fine, shorty ou taille haute. Zéro démarcation, le top avec un jean comme avec une robe légère.
  • C’est dispo, et juste ici pour nous accompagner toute l’année.
Le soutien gorge Beauty Light, signé Uniqlo

Du coup ?

On arrête de dépenser des fortunes dans des dessous qu’on ne mettra jamais, et on s’équipe d’une lingerie à la technologie innovante, abordable et qui s’intéresse avant tout à notre bien être.