Nous attendons tous et toutes avec grande impatience le 19 mai. Pour vivre, enfin, la fameuse réouverture officielle des terrasses (et des cinémas, musées et théâtres : on a trop hâte !). Qui dit terrasse, dit restau. Mais vous l’imaginez bien, comme nous, après près d’une demi-année sans le plaisir de se faire servir un plat chaud, les places seront chères, surtout dans les grandes villes. Alors, soyons stratégiques et pensons applications de réservation.

Source Unsplash © martijn-baudoin
Source Unsplash © martijn-baudoin

En un clic, bookez votre table et bénéficiez même de petites réductions… Bon retour dans le monde de la gastronomie et de la restauration ! Il nous avait bien manqué, pas vous ?

1. The Fork

Si vous l’aviez encore dans votre téléphone, grâce au fait qu’elle permette de se faire livrer à domicile, c’est super. D’ici la fin du mois, pensez à l’ajouter sur votre page principale, car croyez-nous, vous allez en faire bon usage. Pour celles et ceux qui ne connaissaient pas encore La Fourchette (The Fork, in english), c’est la crème de la crème des applications de réservation. Pratique, fluide, elle appartient à TripAdvisor et répertorie un très grand nombre de restaurants (80 000 en Europe, pour être exact).

Chacune de vos résas sont récompensées par l’appli. Vous pouvez ainsi cumuler entre 50 et 150 « Yums « , et à l’avenir, bénéficier de remises allant jusqu’à 25 € en moins sur la prochaine addition. Et l’on ne doute pas qu’après les confinements, ces dernières seront plutôt régulières…

2. LasTable

L’appli permet de répondre à une problématique récurrente des restaurateurs : l’annulation de dernière minute. Lancée en 2016 par des Français, elle propose une sélection de restaurants choisis sur mesure par les créateurs. Ils travaillent main dans la main avec plusieurs adresses proposant jusqu’à 14 couverts par semaine et des offres de réductions inédites. Pour nous, client·e·s, c’est un avantage financier (entre 10 et 50 % de réduction) et une découverte de nouvelles adresses. Et pour les restaurateurs, visibilité, remplissage des tables vacantes, pas de commissions mais un abonnement payant avec une phase test de deux mois offerts.

En bref, c’est une appli pour réserver son restaurant le jour-même, ou dans l’heure, nettement moins cher que si vous aviez réservé sur une autre plateforme. Pas besoin d’entrer ses coordonnées bancaires, l’addition (réduite) est payable sur place.

Ça ne vous fait pas un petit quelque chose de parler d’addition ? Nous, si. On est très nostalgique.

Source : giphy © Friends
Source : giphy © Friends

3. Opentable

C’est l’appli que vous aimerez utiliser à l’étranger, durant vos escapades, cet été. Elle compte plus de 52 000 restaurateurs partenaires dans le monde. Fondée en Californie, la plateforme propose des photos, le menu, des commentaires d’ancien·ne·s client·e·s. Réservez une table, vous avez 5 minutes pour finaliser la réservation en toute tranquillité, avant qu’elle ne soit de nouveau proposée à d’autres. Choisissez vos paramètres : heure, prix, date, type de cuisine, parmi une liste proposée par le restaurant. Et en quelques clics, le tour est joué.

Comme pour The Fork, des points sont cumulables puis échangeables en remises. La filiale de la société américaine Priceline, a également développé son blog, sur lequel on retrouve conseils et actus de restaurants, pour découvrir encore plus de saveurs !

Vous l’aurez compris, on ne perd pas espoir quant à de futurs voyages hors de notre cher pays.

Les applis sont téléchargeables sur iPhone et Android.

Un article de Margot Hinry

La peur au ventre lorsque l’on rentre seule le soir est un problème de société majeur. Il touche beaucoup d’entre nous, à tout âge. Alors Ludivine Romary pense et conçoit un bijou révolutionnaire. MyÉli, une application connectée à un joli bracelet. Il n’en a pas l’air comme ça, mais il peut vous sauver la vie.

© MYELI
© MYELI

Eh oui, les apparences sont trompeuses. Et c’est bien là toute l’utilité de ce bijou. Conçu comme une sorte d’arme d’autodéfense, il cache, sous sa pierre, une puce connectée. En un clic au poignet, vous alertez vos proches en cas de danger imminent. En deux clics, vous les avertissez par message que vous êtes bien rentrée.

Une bulle sécuritaire à portée de main

Sincèrement, qui n’a jamais ressenti cette vague de stress lorsqu’iel rentrait chez lui, tard le soir ? On baisse les yeux, on accélère le pas, on ne croise aucun regard. L’objectif : rentrer chez soi rapidement ! La crainte, c’est de tomber sur quelqu’un de mal attentionné. À 26 ans, l’ancienne étudiante de Sup de Pub lance sa startup. « Je souhaite apporter ma pierre à l’édifice d’un monde meilleur ! », explique-t-elle.

Pour ce faire, elle travaille pendant des mois avec le CATIE -Centre Aquitain des Technologies de l’Information et de l’Electronique- pour réussir à concevoir des composants électroniques capables de tenir à l’intérieur du bijou. Pour l’instant, il est disponible en précommande et sera commercialisé pour Noël prochain ! Un joli cadeaux à offrir à vos ami·e·s…

© MYELI
© MYELI

Mais comment ça marche ?

Si une situation de danger vous entoure : un clic sur le bracelet. Votre position GPS est envoyée aux contacts de secours que vous aurez préalablement rentrés sur l’application MyEli. Vous pouvez choisir entre un et cinq contacts d’urgence. Puis, deux options s’offrent à vous. Dans les réglages de votre smartphone, choisissez l’alarme sonore et/ou l’enregistrement audio. La première se déclenche automatiquement lors de votre premier clic et diffuse un son qui repoussera l’agresseur et alertera votre environnement du danger.

La deuxième offre une possibilité de témoignage de l’agression et des paroles à rapporter aux autorités compétentes. Enfin, au deuxième clic, c’est l’option Home Safe qui est engagée. Plus besoin d’envoyer votre fameux « Bien rentré·e ! » à votre entourage. MyEli le fait pour vous.

© MYELI
© MYELI
© MYELI

Un joli bijou

C’est une vraie innovation technologique, renfermée dans un bijou esthétique – argenté ou doré, selon vos goûts. En fait, la fondatrice a réussi à allier la sécurité à l’esthétisme ! Défi réussi, le bracelet est super discret, très élégant et renferme des composants électroniques permettant d’avertir vos proches et surtout, d’éloigner l’agresseur.

Ludivine Romary se refusait catégoriquement de concevoir un vulgaire bracelet électronique. Il s’agit là d’un travail avec un designer de bijou français, Font’Art Créations, qui a relevé le challenge imposé. Imaginé dans un atelier en Ardèche, le bijou se vend à 85 € et 90 €, selon le modèle de cette première collection nommée L’Intrépide. Vous savez quoi mettre sur votre wishlist !

Cependant, il est important de souligner que le harcèlement et les agressions de rue doivent cesser. Ce n’est pas à nous de nous protéger en inventant des solutions, mais bien aux agresseurs, de s’éduquer.

Disponible en précommande juste ici.

Un article de Margot Hinry

Lorsque les grillons feront plus de bruit que les oiseaux, que le soleil laissera sa trace sur le bout de nos nez… Ce sera l’heure de rejoindre cette superbe location que vous aurez réservée au printemps. Embrassez le lâcher-prise et les Airbnb cosy au soleil. Après la crise sanitaire, nous l’avons tou·te·s bien mérité. Une pause estivale que l’on anticipe dès aujourd’hui, pour vous. Préparez-vous, ça fait rêver.

© Marbella Club
© Marbella Club

Plutôt vacances entre ami·e·s dans une villa luxueuse, une nuit au château, un hôtel de luxe ou un bungallow les pieds dans l’eau ? Nous avons déniché pour vous plusieurs bonnes adresses, à réserver au plus vite, pour des vacances d’exception.

Bienvenue au Marbella Club

On se croirait dans Jane The Virgin… Et pourtant, ce n’est pas de la fiction, le Marbella Club est bien réel et il vous tend les bras ! Pour des vacances chics que vous ne regretterez pas, rendez-vous sous le soleil espagnol. Villas, bungallows de luxe, suites. Le Marbella Club propose une large gamme de logements. Là-bas, c’est ambiance plage et sable chaud. Pas de stress ou de deadline de bureau, mais l’air marin et une vue imprenable sur l’océan. 

Les chambres sont designées avec beaucoup de goût et offrent terrasses avec vue sur de la verdure, ou la mer. Enfin, le jardin botanique est juste sublime et le menu saura vous combler si vous aimez les cartes méditerranéennes. Cocktails, champagne et plat du chef, ajoutez à cela les nombreuses activités (golf, kayak, cuisine, ateliers…) que propose le Club et il faudrait être dingue pour ne pas être conquis·e.

Les premiers prix débutent à 891 € par nuitée, selon le logement.

Une villa à 13 km de Bordeaux

Proposée par NOCNOC – société qui loue des logements inédits et de grande qualité partout en France – cette villa coche les critères du charme, de l’accessibilité et du confort. « La mission de NOCNOC est de favoriser les moments de convivialité en voyageant dans un environnement qui nous rappelle notre ‘chez nous’, tout en profitant du confort de services hôteliers », explique la fondatrice Alice Tourlonias. Sur NOCNOC, vous trouverez des logements pour venir en duo ou en grande équipe, jusqu’à 24 voyageur·se·s dans le même logement. Après les grands lofts, la première villa en campagne vous ouvrira bientôt ses portes. Et vous voulez savoir la taille du parc dans laquelle elle se trouve ? 3 000 m2, rien que ça. Ensuite, il y a une grande piscine, quatre chambres puis un dortoir.

Pour des séjours de qualité au coeur des plus grandes villes françaises, n’hésitez plus, foncez sur NOCNOC.

Si vous aimez les châteaux ou le vin, restez branché·e sur NOCNOC. Les prochaines arrivées sauront vous combler.

Un bungallow sur la plage

Et puis, pour les plus petits budgets, qui ont tout de même envie de quitter leur pays… direction l’Afrique de l’Est pour le Mozambique. Avec une vue sur mer comme on n’en a jamais eu. Plus près, ce serait y nager. C’est la proposition de Casa na Praia Tofo. On a comme une envie de plage privée, de massage et de calme plat. L’hôtel propose des suites rustiques pour un retour à la simplicité, à l’authentique. Ainsi, on se croirait un peu dans un rêve, il semble y faire chaud et doux, le restaurant compose une cuisine traditionnelle. On se balade pieds nus, sur le sable humide. Alors nous, on s’y voit déjà et ça nous détend. Vous entendez le bruit des vagues ? 

Les premiers logements sont à réserver dès 80 €.

© casanapraiatofo
© casanapraiatofo

La nouvelle maison de campagne des citadins

Alors ici, on vous propose un bon plan à 35 minutes en voiture de la capitale. Pour celles et ceux qui n’auraient que de très courtes vacances, ou qu’un simple week-end à s’accorder. Nous avons déniché pour vous Les Maisons de Campagne. Elles rouvrent le 21 mai et seront absolument ravies de vous accueillir dans le calme et la sérénité de leur parc à 12 hectares. Une petite escapade bucolique bien dépaysante au cœur du Château de Villiers-le-Mahieu. Les équipes du domaine s’activent en cuisine, en terrasse, ou même en extérieur pour vous fournir le meilleur accueil possible.

Premièrement, une carte à volonté, généreuse et locale pour les plus gourmand·e·s. Puis, des chambres charmantes, pour s’évader, entre ferme et campagne. Finalement, un panel d’activités sportives, bien-être et culturelles que vous serez ravi·e de retrouver, après les confinements. Qui n’a jamais rêvé de dormir dans un château ? 

L’offre pour une chambre en duo pour une nuit, tout inclus est environ à 412 €.

Source – MytravelDreams

Un article de Margot Hinry

Le 5 mai, c’est le Cinco de Mayo. Comme chaque année, c’est l’occasion de célébrer le Mexique, sa culture, ses danses et aussi (et surtout), sa cuisine ! Miam, à nous les tacos à tout va. Voici une liste non exhaustive de nos meilleures adresses, pour se régaler, at home !

© Coyotaco
© Coyotaco

Les Mexicain·e·s, Américain·e·s et un peu tou·te·s ceux et celles qui le souhaitent, commémorent par la fête la victoire des Mexicains face aux Français, en 1862. Une bataille avec une issue inattendue. En effet, les Mexicains étaient en plus petit effectif et moins équipés que les troupes françaises envoyées par Napoléon III. Depuis, cette date du 5 mai est une belle occasion de danser, boire et manger, en l’honneur de la bataille de Puebla. D’ailleurs, sachez que dans l’état de Puebla, le Cinco de Mayo est un jour férié. L’occasion d’engloutir des tacos avec une bonne excuse et de les accompagner de quelques verres de tequila mexicaine…

La nouvelle adresse parisienne

Ils ouvrent en octobre 2020 et ferment aussitôt, pour cause de crise sanitaire. Mais Coyo Taco a plus d’un tour dans son sac. Pour célébrer le Cinco de Mayo avec une nouvelle adresse, fraichement implantée dans la capitale (dans le 2ᵉ arrondissement, et sur Deliveroo), optez pour Coyo Taco ! Des kits tacos pour régaler tous les palais. D’abord, choisissez les tortillas maison par 6 ou 12 : blé ou sans gluten ? Ensuite, place à la garniture : du poulet grillé en passant par le canard confit, jusqu’au sauté de champignons, vous avez de quoi vous faire plaisir. Ajoutez à cela 2 sauces et 2 toppings et vous n’aurez plus qu’à assembler les ingrédients à votre guise !  Un Cinco de Mayo réussi avec des tacos sur-mesure à déguster de votre canapé.

D’ailleurs, pour l’occasion, le restaurant propose tout le menu à -20 % sur Deliveroo et pour le take-away, les tacos sont à 5 €. La bonne nouvelle du jour, c’est que vous pouvez arroser votre festin avec des Margaritas, l’une achetée, l’autre offerte. Et pour ceux et celles qui ont très soif et ne peuvent plus attendre la réouverture des bars, des cocktails sont vendus au litre…

© Coyotaco
© Coyotaco

El guacamole, un dépaysement total assuré

Bon marché et traditionnelle, cette petite adresse nous donne l’eau à la bouche. En livraison sur Deliveroo, c’est une jolie taqueria qui propose des bons petits tacos à 3,50 €. Une carte super complète à dévorer chez vous ou sur les bords du canal Saint-Martin. Le restau est situé dans le 10e arrondissement et propose au choix, des tortillas de blé ou de maïs, à garnir de porc mariné à l’ananas et au piment, d’avocat à la tomate, coriandre et oignon… Ça sent Mexico à plein nez ! Et pour les amateur·rice·s de fromage, en bon français que vous êtes, il y a évidemment plein de déclinaisons fromagères dans les recettes des tacos d’El Guacamole.

Miam, miam, miam. 

Source : Facebook © El Guacamole
Source : Facebook © El Guacamole

Le tacos du Tigermilk

On ne vous le répétera jamais assez, mais le tacos de patate douce à la sauce crémeuse et à la grenade de cette enseigne latino-américaine est une petite merveille ! Comme nous vous l’avions présenté dans un article l’année dernière, le Tigermilk propose deux petits tacos à tomber. L’alternative, c’est un effiloché de poulet, quelques cacahuètes mises en valeur par de la coriandre fraîche. Le tout, recouvert d’une mayo spicy. Ami·e·s bruxellois·e·s, cette adresse est aussi chez vous ! Un restaurant aussi goûtu qu’instagrammable, qu’il nous tarde de pouvoir réinvestir. En attendant, il est disponible sur Deliveroo et Ubereats.

Des tacos à Pigalle

Et si vous aimez El Guacamole, vous allez adorer leur deuxième restaurant : ACÀ Pigalle. Au cœur d’un quartier où l’on aime les plats hot, venez récupérer vos tacos à emporter avant de pouvoir vous asseoir à leur jolie terrasse, en fin de mois. L’équipe est 100% Mexicaine, comme les recettes, venant tout droit du livre de cuisine du chef, originaire de Sonora, au nord du Mexique. Entre les recettes de burros et de quesadillas, il y a nos tant aimés tacos.

Une vingtaine d’ingrédients frais pour les garnir, sans oublier les épices mexicaine, qui donnent du caractère. Entre le chorizo et le porc mariné à l’orange, on s’y régale. Bien évidemment, l’adresse propose du sans gluten et du veggie, mais aussi des tacos de la mer. Les recettes sont généreuses, c’est un vrai voyage gustatif ! N’hésitez plus, commandez sur Deliveroo ou Ubereats.

Un semi-gastro, et pourquoi pas ?

C’est le jeune chef Alexis Delassaux (ancien du Frenchie et du Royal Monceau) connu pour avoir participé à Top Chef 2017, qui lance son bistrot mexicain à Paris. Une cuisine bistronomique donc, pour se régaler de mets de qualité tout droit issus de sa culture mexicaine maternelle. Des produits frais et de saisons viennent parfaitement se mélanger et forment, en bouche, des saveurs que l’on ne saurait décrire…

En fait, le restaurant et bar Luz Verde, propose une carte de cocktails de créations ainsi que des classiques. Côté restauration, la carte revisite les traditions mexicaines. L’alternative take-away, c’est le CHIQUITIN. Le concept prolongé en street-food mexicaine. Vous y trouverez également des délicieux tacos au porc noir de Bigorre mariné 24 heures « al pastor ». C’est très, très, (trop ?) bon. Disponible sur Deliveroo et Ubereats.

© Luz Verde
© Luz Verde

Et pour accompagner vos petits tacos bien chauds et dégoulinant de fromage, un petit verre de Margarita by Cointreau ? À l’occasion du Cinco de Mayo, la marque pionnière du cocktail célèbre sa tant appréciée Margarita. Et son secret n’est autre qu’un combo Cointreau-tequila-jus de citron vert & givrage au sel. Pratique, frais et acidulé, vous pourrez facilement le reproduire cet été !

© cointreau
© cointreau

Bon appétit et surtout : ¡ SALUD !

Un article de Margot Hinry

Objet de tous les fantasmes, la lune aurait une influence sur nos vies. Et Danielle Bhavya Winter en est convaincue. Née en Nouvelle-Zélande, elle trouve, enfant, refuge dans la nature et les contes de fées. De ce pays, elle a un souvenir très doux : « Je courais sur la route pour saluer mon père lorsqu’il rentrait du travail. Un jour, il a baissé la vitre de sa petite voiture et m’a tendu une pièce en me disant qu’elle venait de l’homme sur la Lune. Je me souviens encore tenir ce petit morceau de cuivre entre les mains et regarder le ciel avec joie et fascination. Je suis venue dans ce monde avec le sentiment d’être mystique », confie-t-elle. D'ailleurs, son deuxième prénom, « Bhavya », lui est très cher, car empli de spiritualité: c'est la célèbre Amma qui l'a baptisée ainsi pour lui apporter joie et beauté.

© DANIELLE BHAVYA WINTER
© DANIELLE BHAVYA WINTER

« Dans notre monde moderne et bruyant, j’espère produire quelque chose de transcendantal, qui touche l’âme, qui offre un répit à la pensée, qui ouvre les yeux vers l’invisible. »

Elle migre ensuite vers New York où, adolescente, elle trouve un sens au-delà du banal dans l’art des transcendantalistes, le symbolisme tantrique et la philosophie du Vedânta. Tout ça l’aide à désapprendre ses façons habituelles de voir et de penser. Bien que ça puisse sembler déroutant, « ça stimule la vitalité et la spontanéité, et apaise le processus troublant d’être dans un corps.» Il y a sept ans, elle déménage en Allemagne où son compagnon est muté. Elle est alors plongée dans un isolement extrême qui la fait entrer en communion avec les éléments cosmiques. « Il existe une méthode appelée astrogéographie, qui dit que nos expériences de vie peuvent varier en fonction de notre emplacement sur la Terre, car notre position active différentes planètes et angles dans notre thème. Ça m’a aidé à situer ce qui m’est arrivé en Allemagne et c’est durant cette période que mon art a pris vie », raconte-t-elle.

© Danielle Bhavya Winter

C’est à ce moment que l’artiste a appris à connaître la lune en tant qu’entité vivante. « Elle est devenue ma guide spirituelle et j’ai l’impression qu’elle m’a prise sous son aile. » C’est ainsi que, depuis quelques années, Danielle Bhavya Winter immortalise la lune au fil de ses cycles. Elle se plaît à observer le ciel plongé dans la nuit et à photographier de nombreux cas d’éclipses. Sa collaboration avec la lune est un processus en trois étapes, où après l’expérience cosmique, elle couche et fusionne les images numériquement pour les imprimer avec des encres pigmentaires sur des chiffons de coton ou du papier de bambou.

« Pendant les heures du jour, nous enfilons nos masques et nous nous frayons un chemin à travers le monde matériel, mais au clair de lune, nous sommes souvent seul.e.s. C’est un moment où nos émotions peuvent remonter à la surface. Bien que le monde entier puisse voir la lune, chacun.e établit sa propre relation intime avec elle. Elle est juste là, et sera toujours une perle bienveillante versant la lumière sur les ténèbres. » Exploratrice invétérée, Danielle déroule son chemin à mesure que la grâce du seva (un acte désintéressé, en sanskrit) change sa réalité. Elle a ainsi offert son art dans une école spécialisée au beau milieu d’une zone rurale isolée du nord de l’Inde. Repenser continuellement sa vie dans des pays nouveaux est aujourd’hui la source vive de son art. « Créer une nouvelle vie est une forme d’art, et de ce point de vue, l’art et la vie ne font qu’un. »

À retrouver juste ici.

Un article de Pauline Weber

Saviez-vous que seulement 6 % des Français·e·s payent une assurance santé à leurs boules de poils adorées ? On les adore, ils adoucissent notre quotidien, nous font rire, nous agacent, nous étonnent, nous rendent gaga. Mais aussi : ils nous coûtent cher ! Alors, Alban de Préville et Raphaël Sadaka lancent DALMA, le premier abonnement santé 100 % digital pour les animaux.

© DALMA
© DALMA

En effet, le budget moyen des Français pour un chien est de 350 €/an et il augmente chaque année ! Une petite patte cassée est vite arrivée, les vaccins, le vermifuge… Nos amis les animaux ont besoin d’être autant (ou presque) chouchoutés que leurs maîtres et maîtresses (c’est là que les non-amateur·rice·s d’animaux nous perdent complètement…). Mais pour la team Pet Lovers rassurez-vous, on se comprend. En Suède, 80 % des chats et chiens sont assurés, au UK, 40 % d’entre eux, selon DALMA. Il se pourrait bien que ce soit notre tour…

Un abonnement qui défie toute concurrence

25 % moins chère qu’ailleurs. C’est la promesse que nous font les deux fondateurs sur cette nouvelle assurance lancée fraichement, il y a un mois. Le CEO, Alban de Préville, estime que « (…) jamais personne ne devrait choisir entre la santé de son animal et son portefeuille ». C’est pourquoi, dès 7,99 € par mois pour un chat, et 10,99 € pour un chien, tous les frais vétérinaires sont remboursés en 48 heures ! Une volonté de réactivité hors pair, à prix cassé. La start-up annonce la couleur d’un service motivé par le bien-être des chiens et des chats.

Des expert·e·s disponibles pour vous

Une fois abonné·e, DALMA permet de poser des questions en ligne à des vétérinaires agréé·e·s. Ainsi, pour tout questionnement lié au bien-être, à la santé ou même à l’éducation de l’animal, les expert·e·s sont disponibles pour répondre rapidement aux propriétaires. Un marché qui semble florissant et très prometteur sur le sol français, puisque selon DALMA, l’assurance santé animal croit de 15 % par an. DALMA affinera son offre au besoin des animaux et de leurs propriétaires. Pour le moment, la start-up lève 2 millions d’euros auprès de GFC* et Frst*.

Alors, ça vous tente?

*GFC, Global Founders Capital accompagne depuis plusieurs années les entrepreneurs à travers le monde.

*Frst est un fonds de Venture Capital

Un article de Margot Hinry

Ce 28 avril 2021, le monde célébrait la journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail. Au cœur d’une pandémie mondiale, le sujet est de mise. Mais parmi les grand·es oublié·es de cette thématique, il y a les travailleur·euses du sexe.

Aux yeux de la loi, les travailleur·euses du sexe – et notamment les prostitué·e·s – sont autorisé·es à exercer leurs activités. Seulement voilà, la législation de ces métiers, en France, reste très compliquée. La prostitution n’est pas sanctionnée par la loi pénale. Pourtant, les clients le sont. Contradictoire, non ? Il y a cinq ans, le Conseil constitutionnel votait la loi de 2016 sur la prostitution. Cette dernière, jugée dangereuse par le STRASS (Syndicat du Travail Sexuel), est évidemment contestée depuis ce jour. Zoom sur une décision remettant en cause les droits liés à la sécurité et à la santé de ces travailleur·euses.

Source : facebook © SWAG
Source : Facebook © SWAG

Pénalisation des clients, des conséquences dramatiques

Aujourd’hui, des chiffres approximatifs estiment qu’il y aurait entre 30 000 et 50 000 prostitué·e·s en France. Parmi iels, 62 % de la prostitution s’exercerait sur Internet, pour 30 % dans la rue et seulement 8 % dans des bars à hôtesses ou salons de massage. Le Syndicat du Travail Sexuel dénonce une augmentation des violences et une mise en danger de la santé des travailleur·euses depuis l’application de la loi de 2016. 

Selon lui, c’est une loi répressive, pensée au détriment de la santé. Sur leur site Internet, on peut lire « Nous dénonçons avec force la volonté de faire primer une logique abolitionniste au détriment d’une prise en compte des besoins réels de travailleur·ses du sexe et de leurs revendications. »

Précarité et vulnérabilité

La pénalisation des clients, votée il y a cinq ans, entraîne une précarité financière très importante, renforcée par la crise sanitaire. Et finalement, les travailleur·euses sont fragilisé·es et contraint·es de prendre des risques élevés pour leur santé.

Le président de Médecins du monde explique que globalement, la santé des travailleur·euses s’est dégradée depuis l’application de la loi. Dans le cadre de leurs activités, les ces dernier·es observent des difficultés à imposer le port du préservatif (augmentation des IST). Iels sont contraint·es d’accepter des clients instables, irrespectueux, violents. La santé mentale et l’isolement entrent évidemment aussi en jeu.

Concrètement, que se passe-t-il ?

En fait, la loi sanctionne l’achat de services sexuels d’une amende allant de 1 500 à 3 500 €.  Ainsi, les violences montent en cascade, les tarifs sont systématiquement négociés et l’exercice de l’activité est, selon le STRASS, effectué dans des lieux de plus en plus isolés. Les viols, les agressions, les vols avec violences continuent et se multiplient, selon l’association lyonnaise de santé communautaire pour les prostituées, Cabiria

Source : Twitter © STRASS
Source : Twitter © STRASS

Selon le STRASS, l’État serait complice de tueries

« La putophobie tue », « Clients pénalisés, putes en danger », sont les mots que l’on pouvait lire sur les pancartes des marcheur·euses lors de l’hommage à Jessyca Sarmiento. Cette femme transgenre, prostituée, a été assassinée le 20 février dernier sur son lieu de travail. Selon le Syndicat du Travail Sexuel, environ 10 personnes seraient mortes dans des conditions similaires, en à peine six mois.

Toutes les conversations convergent vers la même conclusion : cette loi. Celle du 13 avril 2016, votée pour lutter contre « un système prostitutionnel », incluant le proxénétisme et la traite des êtres humains. Mais qui finalement, empêche des travailleur·euses à faire valoir leurs droits, à exercer en règle et en sécurité, leurs activités.

261 requêtes ont été déposées par des travailleur·euses en 2019 et seront examinées par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (selon un communiqué en date du 12 avril 2021). C’est une avancée conséquente, vers peut-être, une abrogation de la loi.

Des associations à la rescousse

À cela, vient s’ajouter depuis mars 2020, la crise sanitaire liée au Covid-19. Confinement oblige, comme la plupart des Français, les travailleur·euses du sexe ne peuvent plus exercer leurs activités. Finalement, très peu d’entre eux et elles bénéficient de l’aide de l’État. Une situation financière critique s’ajoute à un statut déjà très fragilisé. Les associations ont dû faire appel à la générosité du public pour les aider.

Ces dernières sont nombreuses et luttent constamment pour une amélioration de ces conditions de travail. D’ailleurs, Médecins du monde à mis en place depuis 2019, Jasmine. Un programme de lutte contre les violences faites aux travailleur(euse)s du sexe dans leur activité. Une aide pour faire valoir ses droits, se protéger, être soutenu·e et accompagné·e.

Pour plus d’informations, consultez également la page Facebook du Swag, organisation d’autodéfense pour travailleur·euses du sexe. 

Un article de Margot Hinry

Avis à tou·te·s, à ceux et celles qui aiment être apprêté·es jusqu’au bout des ongles. À ces mamans pressées, ces ados impatient·es, à ces girl boss, ces expert·es beauté, ou même aux novices. Cet article est pour vous.

Offrez-vous le nouveau trio de vernis semi-permanents Le Mini Macaron, faites une folie. Après tout, c’est le printemps !

© Mini Macaron
© Mini Macaron

Le trio renversant

Les couleurs pastel embaument nos coeurs depuis déjà plusieurs années. Mais quand il s’agit de nos ongles, on les aime encore plus. Elles passent partout, tout le temps. Finalement, peu importe la tenue, le vernis pastel ré-hausse et donne le ton. Et c’est pourquoi vous allez adorer la gamme printanière du Mini Macaron

Trois teintes douces et fleuries. Un bleu ciel (Fleur Blue), un vert d’eau (Mint Chocolate Chip) et un jaune crème (Milkshake). Le « serenity trio » de la marque vegan française va, une fois de plus, looker nos mains. De plus, ces vernis sont 3 en 1, ils se suffisent à eux-mêmes. Alors, pas besoin de base ou de top coat. Un gain de temps et d’argent. Et le + ultime, c’est qu’ils sont semi-permanents…

© Mini Macaron

Passez vos ongles manucurés dans le macaron

Connaissiez-vous le concept ? Si non, on vous explique. En fait, Le Petit Macaron, c’est une lampe LED en forme de macaron, à brancher facilement un peu où vous voulez (elle est dotée d’un port USB). Et depuis son lancement en 2015, ses deux créateurs garantissent des ongles parfaits pour 7 à 10 jours, sans besoin de retouche ! N’est-ce pas merveilleux ? Alors? On vous l’avait dit : c’est un gain de temps colossal. Et les kits de manucure permettent de s’offrir un semi-permanent home-made en 15 minutes, top chrono. Bien évidemment, les patchs de dépose sont fournis avec le kit.

Ainsi, à l’intérieur du kit, vendu entre 32 et 34,95 €, retrouvez une lime à ongles, un pousse cuticules, le câble USB, les patchs de dépose, la lampe LED et un vernis. Enfin, craquez pour la nouvelle collection printanière ! Pour des ongles frais et colorés qui ne s’écailleront pas en passant votre main dans vos cheveux…

Le « serenity trio » est garanti vegan et fabriqué en France. Il est vendu au prix de 27,90 €. Ou 12,95 € l’unité. Retrouvez les trois nouveaux vernis sur le site.

Un article de Margot Hinry

"Acheter mieux, pour porter plus longtemps", c’est le slogan de la nouvelle campagne Levi’s. Sensible aux questions environnementales d’aujourd’hui et de demain, la marque prône une mode consciente et durable. Pour ce faire, elle donne la parole aux jeunes (et pas n'importe lesquel·le·s...).

© LEVI'S
© LEVI'S

On a tous un Levi’s increvable au fond de notre armoire, acheté il y a plusieurs générations. Nos parents ne le répéteront jamais assez, mais il n’y a rien de tel qu’un bon vieux jean : « Tu y mets le prix, mais il dure dans le temps ! » Avis aux adeptes de la fast fashion, levez le pied ! La qualité mène à la durabilité. Et en ces temps pollués, ça n’a pas de prix. 

Des jeunes activistes inspirant·e·s

Et pour célébrer haut et fort ce qu’ils ont à dire, Levi’s laisse la parole à la nouvelle génération. Celle pour qui tout se joue, maintenant. Icônes culturelles, activistes, mais surtout fervent·e·s défenseur·se·s de l’effort écologique à fournir. Dans la vidéo de campagne, on retrouve l’acteur Jaden Smith, les activistes Xiye Bastida, Melati Wijsen, Xiuhtezcatl, la porte-parole Emma Chamberlain et le footballeur Marcus Rashford.

Tous et toutes uni·e·s pour nous encourager à acheter mieux. Lorsque l’une opte pour l’achat en friperie, l’autre s’engage dans la sensibilisation aux ressources limitées. Selon la Mexicaine Xiye Bastida, qui a vu les conséquences du réchauffement climatique de très près dans sa ville, cette crise est une grande opportunité pour progresser.

Le monde dans lequel on vit nous pousse à acheter constamment. Cela nous conduit à un cercle vicieux. Je suis ravi que Levi’s® change ce message en rendant les fripes cool. Plusieurs de mes jeans préférés viennent de friperies. Et je suis encore plus heureux de voir Levi’s® soutenir toutes ces jeunes personnalités incroyables qui prennent la parole pour défendre l'environnement.

Jaden Smith

"La consommation mondiale de vêtements a doublée ces 15 dernières années"

Mais comme le dit celui qui nous a tous et toutes fait craquer dans À la recherche du bonheur, « on peut aider à changer ça ». Pour ce faire, repensons nos modes de consommation. Levi’s a à cœur de réduire son impact sur l’environnement et développe constamment des efforts de production. Nous gardons nettement moins longtemps nos vêtements aujourd’hui qu’il y a 15 ans. Bien trop pressé·e·s d’acheter à nouveau, de jeter. La marque de jean conçoit qu’elle a encore beaucoup de choses à apprendre et à changer, alors, elle investit dans une production durable en réduisant considérablement son utilisation d’eau.

Vous voyez la différence quand vous avez un jean avec lequel vous avez tout traversé, ou quand vous faites les friperies pour trouver un jean d'occasion. Un Levi’s® résiste mieux et conserve sa valeur plus longtemps. C'est à la fois une durabilité physique et émotionnelle que nous nous efforçons de proposer aux consommateurs en investissant dans la qualité et en concevant dans l'optique d'une valeur durable.

Paul Dillinger, vice-président en innovation des produits.

10 milliards de litres d’eau recyclés

En fait, en développant des modes de fabrication Water<Less®, Levi’s donne naissance, petit à petit, à une industrie vestimentaire plus respectueuse de la planète. En effet, aujourd’hui, 76 % de tous les produits Levi Strauss & Co. sont fabriqués à l’aide de cette technologie (Water<Less®). Ainsi, cette dernière répond à un ensemble de finitions et de consignes permettant de recycler l’eau utilisée lors de la conception d’un vêtement. Et le résultat est sans appel, plus de quatre milliards de litres d’eau sont économisés. Depuis le début de l’utilisation de cette technique, Levi’s recycle près de 10 milliards de litres d’eau. En tant que l’un des leaders mondiaux de l’industrie du vêtement, c’est une avancée inédite et conséquente. 

Ensemble, consommons mieux.

Un article de Margot Hinry

Maëva, 25 ans, alias 47MEOW, c’est la douceur du rap qu’il faut connaître. Elle posait parmi nos 50 rêveur·euse·s dans le dernier numéro papier de Paulette et s’impose doucement, mais surement, dans le milieu de la musique. Rencontre avec une féministe dans l’âme, qui n’a pas peur du regard des autres.

Source - Instagram © leo_papin
Source - Instagram © leo_papin

Avec 47MEOW, nous nous sommes donné rendez-vous lors d’une de ses sessions studio. Assises sur un canapé, face aux micros et aux écrans de montage de son, on a parlé. Entre inspirations musicales et stylistiques, entre rêves et désillusions, l’artiste s’est livrée, pour Paulette.

Ma première question, comme je sais que tu es une rêveuse, c’est : De quoi tu rêves ?

Mon plus grand rêve, c’est que ma musique soit dans toutes les oreilles. Mais ce n’est pas une question de « percer ». Si je peux vivre de ce que j’aime, ça me va. Même si ce n’est pas moi la star, je serais très contente. Et par le biais de ma musique, si je peux aider mon prochain, en agissant bien, ça me va aussi. 

Quelle est l’histoire derrière ton nom, 47MEOW ?

Au début je l’ai mis comme ça, en pseudo Instagram. Il y avait une certaine dualité entre le « aK 47 » par rapport aux armes à l’aspect dur à la violence. Mais à côté de cela, moi j’aime les félins, les chats, et c’est vrai que je trouvais que le mélange me correspondait bien.

En 2017 tu sors ton premier EP autoproduit, mais il semblerait que tu écrives tes sons depuis toute jeune. Petite fille, qui étais-tu ?

Je lisais beaucoup, j’étais à fond dans l’univers fantastique. À force de lire des romans, j’inventais des petites chansons pour illustrer l’histoire. J’aimais ce genre d’ambiance, ça me faisait écrire. Même si j’apprenais aussi des textes. Corneille, Tété, certains m’ont touchée. Mais souvent, au lieu d’apprendre les musiques des autres, j’écrivais mes propres paroles. Et puis, c’était plus facile à retenir comme ça (rires). Au début, je faisais du franglais, je chantais en yaourt ! Quelle époque… J’ai aussi commencé plein de petits essais, j’aimais inventer des trucs, faire travailler mon imagination.

© Photographe @zameunier - styliste @Jillgattegno - make up @Pauvrelola
© Photographe @zameunier - styliste @Jillgattegno - make up @Pauvrelola

Tu joues de quel instrument ? Tu as appris à jouer grâce à ton père musicien ?

Je joue de la guitare, j’ai appris en autodidacte. Je suivais des tutos YouTube. Et sinon, surtout, j’ai fait 15 ans de piano. D’ailleurs, j’étais au conservatoire. Mais je n’en joue plus, et mon père, en tant que saxophoniste, il me demande toujours : « C’est quoi ces musiciens qui ne pratiquent pas ? ». Ce n’est pas du tout ce que je fais aujourd’hui dans ma musique en plus. J’apprenais du rock alternatif ou des petites chansons mignonnes. 

Mon père lui, il jouait dans plusieurs groupes, et notamment au sein de la comédie musicale de Robert Hossein, On achève bien les chevaux. J’ai toujours été bercée par la musique. Il en joue encore aujourd’hui, peu importe l’heure. Parfois à 23 heures, il se met à jouer de la flûte.

Comme je le disais, en 2017, ton premier EP F.L.R voit le jour… Dedans tu parles d’amour, d’argent, de déception, de pouvoir, comment as-tu décidé de te lancer dans ce premier projet ?

En fait, j’avais déjà écrit tellement de sons, j’avais aussi rencontré des gens du milieu. À chaque fois, il y avait finalement un problème, ça n’aboutissait pas, ça ne sortait pas. Je me suis dit que j’allais sortir un EP en proposant une palette de ce que j’aime, ce que je sais faire. Et voilà, j’ai sorti F.L.R, la contraction de « Fout La Rage », qui est une expression que je dis souvent. J’étais jeune encore, j’ai beaucoup évolué depuis cet EP. 

Tu as complètement réinventé les codes du rap en les mélangeant à de la pop urbaine et à ceux du r'n'b. Ton univers musical, tu le qualifies comment toi ?

Même moi j’ai du mal à le qualifier. C’est drôle que tu me demandes ça. Un jour, un abonné m’a demandé quel était mon genre musical. Et moi au début, je l’ai mal pris. Je voulais lui dire « Écoute, tu verras, c’est surement du r’n’b ». Finalement, je lui ai répondu que je rappais et que je chantais. Parce que je sais qu’être une fille et rapper trop dur, ça n’enchante pas non plus et ce n’est pas ce que les gens aiment écouter. Donc j’ai fait un mélange des deux. Et lui m’a répondu que justement, c’est ce qu’il pensait, il n’arrivait pas à me mettre dans un genre et m’a dit que je m’étais inventé une nouvelle catégorie.

Et j’avoue que c’est un peu vrai. C’est ça que j’aime dans 47MEOW, c’est hybride. Pas de filles, ni de garçons. Je ne veux pas qu’un mec se sente mal d’écouter mes chansons d’amour. C’est pour ça que j’essaye de mélanger les points de vue des deux sexes. Même si bien sûr, « girl power ».

On dit de toi que tu es une rappeuse avec des sonorités douces et fraîches. Et c’est vrai que tu réussis à mêler des ADN très gangsta (je pense par exemple à la cagoule dans le clip Vautours) en y ajoutant toujours une touche féminine, colorée. C’est important pour toi ?

Oui, ça l’est. Tu sais, ma personnalité et mon style, parfois ça plaît, parfois non. J’ai eu des remarques comme quoi j’étais « trop garçon », trop ceci », « trop cela ». Par rapport à mon style vestimentaire on me demande même si je suis lesbienne. Mais moi, j’ai un grand frère, on a 10 ans d’écart. J’en ai qu’un seul, il a pleuré 10 ans pour m’avoir dans sa vie. Alors, très vite il m’achetait les mêmes affaires que lui, m’habillait comme lui. En fait, je suis beaucoup influencée par mon frère, je prends exemple sur lui, même les baskets, c’est lui qui m’y a initiée. Mais j’aime bien toujours garder ma petite touche « girly », le rose, les ongles assortis ou une wig fluo.

Dans Vautours, tu dis : "La plupart n’en valent pas le détour alors nique les tous avec amour". L’amour, c'est la thématique qui t’inspire ?

Elle m’inspire beaucoup parce que, de l’amour, peuvent découler tellement de choses. Parfois, on va passer par plusieurs sentiments, pour finalement, retomber sur l’amour. Avec nos proches, nos copains, on peut être en colère, avoir le seum, mais finalement on prend du recul. Tu vois, avant, j’avais un peu de rancœur. Je me demandais pourquoi mes connaissances se disaient que c’était facile pour moi. Pourquoi elles pensaient que je ne méritais pas que l’on me donne de la force. Mais en fait, ce qui ne vaut pas le détour, c’est de se prendre la tête ! Les chemins se croisent et se séparent. Je trace ma route et ceux qui n’en valent pas le détour, restent en chemin. 

Cette chanson je l’avais écrite pour mon frère. À cette époque, il était en prison et je voulais tout arrêter, même la musique. Mais il m’a dit : « Maeva, si ça n’était pas difficile, la vie n’aurait pas de goût ». Il me répétait de ne pas me préoccuper des gens autour. Il est d’ailleurs sorti de prison la veille de la sortie de cette chanson, j’étais vraiment contente.

Souvent dans le rap, lorsque le sujet de la déception - et notamment, la déception amoureuse - est abordé, les punchs sont souvent violentes et agressives. Mais toi, on ressent de la bienveillance dans tes textes. Par exemple, je lisais dans ta bio insta "Only positive vibes", c’est ce que tu prônes à travers ton art ?

C’est ce que je veux valoriser en tout cas. Je reste un être humain, parfois je n’ai pas les bonnes réactions ou les bons ressentis. Mais j’aimerais réussir à toujours être positive. Et si ce n’est pas mon état d’esprit sur le moment, je préfère ne pas parler à la personne, plutôt que de lui renvoyer des ondes négatives. Je suis contente d’avoir pris du temps pour grandir. Par exemple, je me suis rendu compte que sur Internet, les gens sont méchants. Après ça, j’ai réalisé que je n’avais pas à prendre en compte les avis des haters. Peu importe ce que je fais, je vais être critiquée. Autant que je fasse ce que j’ai envie de faire ! 

Le clip de Jamais est sorti le 8 mars 2020, le jour de la Journée internationale des droits des femmes. Je ne pouvais pas m‘empêcher de te demander si c’était une coïncidence, et si ça représentait un message particulier pour toi en tant que femme artiste ?

C’était grave fait exprès ! Ça me faisait plaisir que ce jour-là, je puisse dire que l’on est des femmes. On est fortes. On est aussi des mamans, ou des veuves pour certaines, qui essaient de vivre à travers notre art. Aujourd’hui, apparemment, il faut prendre à la rigolade le fameux “la femme à la cuisine”. Mais nos mamans étaient non seulement à la cuisine, mais aussi en train de changer les couches, elles étaient aussi là pour aller charbonner. Quand je vois notre société, tout ce que font les femmes, je suis super fière de nous. À chaque fois que je vois des petites meufs lancer des projets, avoir des objectifs et les atteindre, je suis fière. C’est comme si on était une grande équipe et que l’on se soutenait.

Dans ce clip justement, qu’est-ce qui t’a inspirée pour le visuel, la photographie, les couleurs, le style ?

Un gros big up à Juliette et Gillian qui ont fait le clip. Je leur disais ce que j’imaginais et on a réussi à faire un truc super ! 

Je regarde beaucoup de clips qui m’inspirent et je suis entourée de bonnes personnes qui se donnent pour pouvoir produire quelque chose de cool, sans gros budget. Je leur répète que l’on doit vraiment faire quelque chose de carré, même si l’on n’est pas signées. Il faut que les gens puissent voir que l’on est sérieuses. Comme j’adore les sapes et les baskets, je peux habiller mes copines avec mes vêtements. C’était beaucoup de travail, je créais toutes les tenues. À l’avenir, je laisserai cette tâche à une vraie styliste (rires) !

Qui sont les artistes et les personnes de manière générale qui t’inspirent et te motivent dans ton art, chaque jour ?

Certains artistes me motivent par leur histoire, plus que par leur musique. Par exemple, Jul. Quand il a débarqué, il était très insulté, traité de plein de choses horribles. Et maintenant, tout le monde fait le signe Jul ! Il a tout explosé, et s’est construit tout seul. Aya Nakamura, pareil. Je n’écoute pas à fond sa musique, mais le fait qu’elle soit une femme noire, qui fait ce qu’elle a à faire, face aux horribles critiques qu’elle reçoit, je trouve ça inspirant. 

En termes d’inspirations musicales, c’est vraiment des anciens. J’écoute Erykah Badu, Lauryn Hill, j’aime bien aussi des artistes que mon père m’a fait connaître. Melody Gardot, Norah Jones, qui a une voix vraiment magnifique. C’est grâce à ces personnes-là aussi, que j’ai compris ce que je voulais faire musicalement. J’adore chanter, mais je ne suis pas une chanteuse qui pourrait faire des notes très complexes. Je préfère faire  simple, plutôt que de prendre des risques et de ne pas être dans le ton. Norah Jones, j’adore son grain de voix. C’est simple, c’est reconnaissable parmi plein d’autres.

Ensuite, il y a aussi beaucoup de mecs qui m’inspirent. Gucci Mane, j’aime son histoire de fou, j’adore sa musique, son style. Et Corneille, quand je le réécoute aujourd’hui, pour moi, c’est toujours d’actualité. « Nous sommes nos propres pères, si jeunes et pourtant si vieux », c’est magnifique, je suis toujours dedans. Diam’s aussi, grand exemple. Quand j’écoute « Big up, big up, big up à toutes mes soeurs », message de fou ! Et je l’écoute encore, pour moi, c’est la seule dans sa catégorie qui a eu une carrière respectable du début à la fin. Rien à dire, c’est lourd. 

Récemment on pouvait t’entendre sur Jogging Jojo dans le nouvel EP d’Amouravenir… Elle parle de quoi cette chanson ? Comment s’est passée votre collaboration ?

Quand j’ai reçu ma prod, j’avais envie de faire une chanson d’amour, mais aussi de montrer que la fille avait un peu le contrôle. Même si j’ai mon uniforme de tous les jours, je suis souvent en jogging/baskets parce que j’adore les ensembles, je te ferais craquer quand même ! Donc, j’ai fait mon petit hymne, un peu d’égo trip, mais qui fait du bien. Je suis fière de cette collaboration, d’ailleurs on va surement bientôt faire le clip.

Est-ce que cette chanson annonce la nouvelle 47MEOW ?

Franchement ? Oui. Après, moi je trouve que c’est un terrain facile, ce genre de sujets. Mais avant, quand je faisais des sons, je me mettais la pression du « qu’en-dira-t-on » ? Alors que pour celui-là, je n’y ai pas pensé, j’ai sorti mon son, moi je le kiff. À partir du moment où ça fait danser mes copines, je suis contente. Ce qui compte pour moi, c’est que la musique te fasse changer de mood. Tu la mets, tu sais que tu es en mode apéro !

On fait cette interview lors d’une de tes sessions studio... Tu peux nous dire sur quoi tu travailles en ce moment ?

Là je travaille sur un EP, on a fait huit titres et on va en choisir cinq. Aujourd’hui, c’est la session où je termine d’enregistrer un de mes sons qui s’appelle Mes bails. D’ailleurs, on va déjà le clipper dimanche, on met les bouchées doubles. Là, on va ré-écouter les 5 sons en question et les perfectionner, voir si j’ai des backs à rajouter et essayer de vous le sortir au plus vite !

Il y aura des featurings ?

Non, ce n’est pas prévu pour l’instant. Je ne suis pas du tout fermée à l’idée ! Mais je pense que j’ai mes preuves à faire en solo d’abord. Je n’ai pas envie que l’on dise que grâce à un feat, j’ai explosé ! Je ne pourrai pas supporter de m’être battue tout ce temps pour que l’on accorde mon crédit à un seul feat. Je préfère essayer longtemps. Et puis, j’aime bien ce qui se fait par affinité. Moi, j’aime rencontrer la personne, comme ça, on est sûr·e·s de faire un son de fou !

Merci à toi, et plein de courage pour la suite !

47MEOW, à suivre de près sur Spotify, Youtube et Instagram

Un article de Margot Hinry

Le fluo est la star de la dernière collection de lunettes de soleil Etnia Barcelona. Une capsule créée dans un état d’euphorie, qui offre un regard futuriste, psychédélique et très coloré sur la vie.

© Enia Barcelona
© Enia Barcelona

Des lunettes qui donnent du caractère et du style, c’est le pari que réussit toujours la marque barcelonaise indépendante. Et cette fois-ci, croyez-nous, avec une paire de la capsule Eufluoria, vous ne laisserez personne indifférent. 

#BeAnArtist , c'est Etnia Barcelona qui le dit

La devise de la marque aux lunettes ne pouvait pas être plus mise à l’honneur qu’avec cette collection. Et c’est une invitation à s’exprimer librement à travers le design en faisant appel aux couleurs, à l’art et à la culture. Alors, pour sa campagne, le label s’est entouré du photographe marocain Mous Lamrabat. Ainsi, il ajoute la petite touche qui fait toute la différence à ce projet haut en couleur. Finalement, il dévoile un shooting stylé très futuriste, qui renvoie aux origines et aux valeurs de la marque.

THERE'S A LIGHT THAT NEVER GOES OUT

Etnia Barcelona

Une explosion de couleurs pour revivre

Pendant une longue période durant laquelle les libertés sont limitées, mises sur pause, réduites, et même interdites, Etnia Barcelona pense à l’après. En bref, au temps où tout sera terminé. C’est ainsi qu’en 2020, la marque conçoit ces tonalités vibrantes et ces modèles pleins de vitalité. Les lunettes Einstein, Kennedy et Khalo sont élaborées en acétate naturel Mazzucchelli. Vous savez, ces lunettes « en plastique ». Elle sont en fait réalisées en cellulose conçue à partir d’extrait de coton ! Et munies de verres minéraux technologie HD Colors ». Alors, voyez la vie en bleu, vert ou rouge ! En tester une, c’est l’adopter. Les détails sont bien finis, les branches sont minutieuses, chacune travaillées avec soin. Vous ne serez pas déçu·e·s !

Et pour les plus old school d’entre vous, découvrez également la collection VINTAGE sur le site internet d’Etnia Barcelona.

À shopper au plus vite juste ici.

Un article de Margot Hinry

Cette semaine, les magasins C&A intégraient la plateforme en ligne Zalando. Près de 80 produits sont désormais disponibles à l’achat, en plus de leur propre site internet.

Source - Instagram © C&A
Source - Instagram © C&A

La direction générale des magasins C&A se réinvente et innove afin de répondre au mieux à la demande des client·e·s. Et cette demande, c’est celle de la flexibilité et de l’accessibilité. Ainsi, la marque propose une solution adaptée en s’associant à Zalando.

Le programme Connected Retail

Après ses magasins en Allemagne, Autriche et Hollande, la France déploie à son tour ce partenariat. Le tout s’inscrit dans un programme ayant pour objectif de développer ses canaux de distribution. Ainsi, la marque s’adapte au marché en constante demande. Le secteur de la vente est très touché par les commandes en ligne, notamment avec la crise sanitaire actuelle. Afin de ne pas perdre le contact avec les client·e·s, malgré la fermeture des boutiques, C&A ajoute un canal de distribution afin de rester en phase avec ses valeurs d’entreprise moderne.

Comment ça fonctionne finalement ?

Le processus est très simple. La commande C&A peut se faire via le site web de Zalando. Une fois payée, la plateforme en ligne envoie la demande de commande aux magasins du boulevard Haussman qui traitent le colis dans les plus brefs délais. Dans le cas où la boutique initiale est en rupture, le magasin de Rivoli prend le relais. Enfin, Colissimo se charge d’envoyer les colis au domicile des client·e·s. Quelques clics, et c’est à vous ! De plus, ce partenariat permet également à la marque de s’investir d’autant plus dans sa démarche écoresponsable et éthique. En ligne, (re)découvrez la gamme C&A Cradle-to-Cradle CertifiedTM, fabriquée à partir de matériaux durables, sans produits toxiques.

Longue vie à ce nouveau partenariat ! 

Un article de Margot Hinry