ARNAUD REBOTINI, INTEMPOREL

 

Cela fait bientôt 15 ans qu’Arnaud Rebotini encense la techno et ce n’est pas prêt de s’arrêter.
 
En 1997, l’ancien rockeur – dont il garde aujourd’hui le look – forme le groupe électro Blackstrobe avec Ivan Smagghe. Ensemble, ils signent des remixes allant de Depeche Mode à Gold Frapp en passant par David Guetta. En 2008, Arnaud Rebotini délaisse les ordinateurs pour revenir aux vieux synthétiseurs et sort son premier album solo : "Music Components".
Début 2011, il lance son propre label, Black Strobe Records et sort "Someone Gave Me Religion", un album techno où l’esprit du rock plane. Portrait de ce pionnier de l’électro.
 
Paulette : Un an après la création de ton propre label, Black Strobe Records, comment tu te sens ?
Arnaud Rebotini : Je me sens bien, je me sens même très bien ! La sortie de "Someone Gave Me Religion" a été une réussite, ça s’est très bien passé. Là, du coup, je commence à sortir d’autres artistes. Le premier c’est Museum, qui n’est pas totalement étranger à Black Strobe puisque c’est le guitariste. Et il y aura bientôt un maxi en collaboration avec Mixell.

Le 5 mars dernier tu as sorti un EP avec différents remixes du titre "Italian Fire Flies", édité par Kitsuné en 2004. Tu voulais lui redonner un petit coup de jeune ?
Disons que ce titre n’existait pas en digital du coup j’ai voulu faire vivre le Black Catalogue en le ressortant. Mais il est vrai que les remixes sont majoritairement faits par la nouvelle génération donc ça modernise le titre. Enfin, quand je dis "nouvelle génération", il ne faut pas oublier qu’il y a Munk quand même… (Rires).
 
Tu es connu pour ne pas utiliser d’ordinateurs mais d’anciennes machines synthétiques. Peux-tu nous dire quand as-tu acheté ta toute première machine ?
La toute première ça devait être en 1992 et c’était un JX8P Rolland. Et tout de suite après j’ai acheté un SH101. Et maintenant je dois en avoir une trentaine !
 
Et tu penses un jour revenir au laptop ?
Ce serait un drôle de retour idéologique pour moi, vu que j’ai pas mal basé mes live là-dessus, depuis 2008. Et puis je maîtrise la technique, je m’amuse, je trouve ça vraiment marrant de jouer avec des machines. Ça permet d’avoir une vraie interprétation en live, sans ordi donc, sans être soupçonné de quelques play-backs ou quelques rigidités.

 

"JE N’AIME PAS LE TOTAL LOOK 50’S"
 

Avec ta gomina, ta moustache, tes creepers  et tes chemises à carreaux, tu as un look très années 50. Un tel style dans le milieu de l’électro, ça dénote ?
J’ai déjà eu les cheveux très longs type métalleux ! Mais j’avais la sensation que ce look rétro m’allait mieux, m’allait bien même ! J’aime les années 50, c’est rock, c’est chic et comme je suis assez attaché aux choses intemporelles. Je trouve que c’est une période qui me correspond bien – même si j’aime bien toutes les périodes en général.  
Par contre, je n’aime pas le look total fifties, je fais attention à toujours associer des vêtements ou des accessoires modernes. Et figure-toi que des mecs avec des creepers et de la gomina, j’en vois de plus en plus dans l’électro ! J’ai d’ailleurs été obligé de donner le secret de ma gomina à Igor Cavalera de Sepultura !
 
Et tu peux nous le donner ce secret ou il est bien gardé ?
Non je peux vous le dire ! Il s’agit de la Murray’s, c’est une marque américaine de gomina que je commande sur Internet. Je vais chercher loin hein ? (Rires.)
 
Et combien de temps mets-tu pour te tailler une si belle moustache ?
Ah ah, ce n’est pas moi qui le fais, c’est mon coiffeur.
 
 
 
Le 21 avril se tiendra le Disquaire Day, un jour de soutien aux petits disquaires indépendants. En tant qu’ancien vendeur de Rough Trade et acheteur régulier chez les disquaires, tu vas participer à cette journée ?
Oui j’irai faire un tour chez les petits disquaires. Surtout que j’ai vu qu’il y avait un disque de Dinosaur Jr complètement électronique qui sortait spécialement ce jour là alors je crois que je vais l’acheter !
 
On dit électro ou techno quand on parle de ta musique ?
Le terme techno est super à la mode, même un peu galvaudé, parce qu’on sent le côté French touch en force. La techno fait noble, classieux tandis que l’électro, au contraire, à une connotation un peu bourrin. Mais ça c’est une histoire de tendance.
Quand, dans 2 ou 3 ans, il n’y aura plus que de la techno avec un abus de "Kicks" hyper vulgos, alors on dira que la techno, c’est ringard. Pour la plupart des gens, la différence entre électro et techno est mince, enfin, je crois…
 
Quels sont tes projets à venir ?
J’ai récemment produit l’album de Yann Wagner, qui sera au Nouveau Casino lors de la Prom Night du 23 mars et je risque de prochainement produire celui de Mister Nô, qui sera là également. Et en 2013, il y aura un prochain album de Blackstrobe qui sortira sur le label.
 
Une petite dédicace à Paulette ?
Et bien je pose une question à Paulette. Paulette, es-tu plutôt électro ou techno ? Le débat est ouvert…
 



Surprise 
 
Paulette vous offre 2×2 places
pour assister à la Black Strobe’s Prom Night
le 23 mars au Nouveau Casino.

Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses à la question suivante : 

Dans quel film de Guy Ritchie apparait la
chanson de Black Strobe, I’m a man ?

Bravo à Camille et Burning Twig qui remportent les places !

 
 
 
 
 
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