ANOUK AÏATA, LA MANGEUSE DE NUAGES


C’était le projet de la dernière chance. Il aura fallu un long parcours à cette chanteuse pour sortir enfin son 1er EP. Le résultat ? Des chansons teintées de poésie à mi-chemin entre rêves et voyages, en attendant le premier album prévu dans quelques mois.
 
Paulette : Tu as commencé à chanter à 15 ans. Après ton bac, tu as arrêté tes études et tu as signé au bout de 10 ans chez Barclay. Que retiens-tu de tout ce parcours ?
Anouk : Que le rêve est possible et qu’il faut se battre dans la vie ! Je retiens que ça n’a pas été facile quand même, que ça a été dur et long mais cela m’a servi à être prête aujourd’hui et que je sache vraiment ce que je veux faire, sans faire trop de concessions sur mon artistique. Ça m’a surtout appris que dans la vie quand on veut quelque chose et qu’on est sûr de soi, il faut se battre.
 
As-tu douté à certains moments ?
Oui beaucoup ! Mon projet avant de s’appeler Anouk Aïata s’appelait Anouk Aïata and the last chance. C’était très pessimiste mais c’était un peu mon projet de la dernière chance. J’ai participé à beaucoup de projets et j’ai eu une grosse période de doutes avant de monter ce projet. Mais mine de rien, c’était le projet de la dernière chance qui a porté ses fruits.


 

Et du coup, tu as changé de nom ?
Oui, je travaille en binôme avec un violoncelliste Amos Mâh, et comme il y avait un côté un peu négatif, on a finalement gardé que Anouk Aïata.
 
Tu réalises aujourd’hui l’aboutissement ?
Je réalise que c’est un accomplissement mais je fonctionne un peu comme une échelle : à chaque marche passée, je suis déjà en train de penser à la suivante. J’ai surtout pris conscience quand j’ai eu l’EP avec mon nom, le nom du label Barclay. Je réalise petit à petit mais j’ai déjà un autre combat qui est celui d’aller chercher le public. Je prendrai vraiment conscience quand j’aurai mes dates avec mon public. J’ai le gros fantasme du public qui chante mes chansons.
 
"JE ME SUIS TOUJOURS DIT QUE LES NUAGES C’ÉTAIT L’AME DES GENS QUI VOYAGEAIT EN COUCHES AUTOUR DU MONDE."
 
En maori, Aïata signifie "la fille mangeuse des nuages du ciel". Ça te définit ?
Oui, complètement. Je suis très contemplatrice, j’aime la nature, j’essaye de me fixer sur le beau que ce soit l’âme des gens ou l’âme de cette planète. Les nuages, pour moi, ce sont la poésie, le rêve, le voyage. Je me suis toujours dit que les nuages c’était l’âme des gens qui voyageait en couches autour du monde. Je voulais un nom avec des a et quand j’ai vu ce nom j’ai eu l’impression de voir une femme qui mangeait de la poésie. Je trouvais que ça définissait assez bien mon personnage artistique.
 
Comme tu l’as dit précédemment, pour cet EP, tu as collaboré avec Amos Mâh. Qu’est-ce que t’apporte cette collaboration ?
J’ai rencontré Amos pendant ma quête du Graal sur un projet trip hop, il y a 5 ans. On était dans un projet bancal, et sur scène, il y avait souvent des problèmes techniques, et donc on comblait les blancs en faisant des morceaux violoncelle voix. On s’est vite rendu compte qu’on avait une super alchimie musicale. Une fois que ce projet a splitté, il m’a dit que si je montais un projet, il voulait bosser avec moi. On a bossé à 2 pendant un an avant de se faire rejoindre par les musiciens. Ce projet n’existerait pas sans notre rencontre.

 
Cet EP est très éclectique…
Je n’ai pas du tout envie de rentrer dans une case ! J’aime trop de musiques différentes pour me cantonner à un style. J’ai envie qu’on ait une cohérence quand même dans les styles musicaux que l’on mélange. Dans l’album à venir, il y a une cohérence qui s’installe plus contrairement à l’EP. Mais la grosse cohérence, c’est l’âme qui se dégage du projet, l’onirisme, le voyage.
 
C’est comme ça que tu définis ta musique, une invitation au voyage ?
Oui, c’est une musique de voyageurs, de contemplatifs. C’est aussi une musique de saisons, je vis à travers les saisons. C’est une musique qui bat avec le rythme du monde. C’est peut-être prétentieux mais c’est comme ça que je vois le truc !
 
"J’AI LONGTEMPS ECRIT EN LANGUE IMAGINAIRE."
 
Tu chantes notamment en français, en anglais et en espagnol…
Je suis désolée pour les Espagnols. Je sais, ça doit être dur pour eux, j’ai un accent démoniaque. J’ai toujours voulu chanter en arabe, dans des dialectes africains, en allemand. J’aime la musique dans plein de langues différentes. Mais je mets un point d’honneur à écrire en français aujourd’hui, j’ai longtemps écrit en anglais ou en langue imaginaire.
 
L’album sortira au printemps prochain. À quoi faut-il s’attendre ?
J’ai peur ! Je ne sais pas comment le public va réagir, j’espère que les gens vont se prendre une bouffée d’air frais. Il faut s’attendre à un projet original et très éclectique, mais cohérent.
 
Une dédicace aux Paulette ?
À toutes les Paulette, la vie est une chance et c’est un rêve. Je souhaite aux Paulette et aux Georges, de se réaliser, de croire en eux jusqu’au bout ! J’espère que l’on se retrouvera sur les routes de France cette année !
 
ANOUK AÏATA :: ANOUK AÏATA  (EP)          
 
Concerts
4/12 : La Loge, Paris
6/12 : Trinquette, Rennes
13/12 : Strasbourg, La Laiterie

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