ANINE BING : « NOUS DEVRIONS CÉLÉBRER LES FEMMES TOUS LES JOURS »

À l'occasion de la sortie de son tout nouveau it-bag, le Nico, Anine Bing répond à nos questions. Inspiration, création post-Covid, sororité, style personnel, souvenirs d'enfance... Autant de sujets qu'elle évoque librement.

Depuis 2012, Anine Bing réjouit les adeptes d’un look hybride, à mi-chemin entre la simplicité scandinave et l’énergie américaine. « Les femmes modernes à la recherche d’une approche intemporelle mais rebelle du style », décrit-elle. Ses collections, intemporelles, mises sur des pièces monochromes que l’on mixe à l’envie et que l’on enfile saison après saison. Une sorte d’encouragement à la durabilité et au less is more avant l’heure.

Cet automne 2021, la créatrice de Los Angeles sort un nouveau modèle que déjà, les modeuses s’arrachent. Le Nico, du nom de son mari, un sac à l’esthétique vintage qui se porte à l’épaule ou du bout des doigts, par sa hanse façon demi cercle graphique. On en a profité pour faire davantage connaissance avec l’un des grands noms du prêt-à-porter haut de gamme, esprit casual chic. Entretien.

Quand avez-vous su que vous vouliez travailler dans la mode et créer votre propre marque ?

Je savais que je voulais travailler dans la mode dès mon plus jeune âge, c’est pourquoi j’ai commencé à poser. J’adorais être sur le plateau et apprendre à styliser les looks. Au bout d’un moment, j’ai vraiment développé mon propre sens du style… J’ai constaté qu’il y avait un vide sur le marché pour les pièces intemporelles de la garde-robe, alors j’ai décidé de créer ma propre ligne. Tout a commencé dans mon garage à Silver Lake, en 2012. J’ai conçu une petite collection avec deux paires de denim, une veste en cuir, des bottes et des t-shirts.

Quel est votre premier souvenir mode ?

Quand j’étais plus jeune, j’essayais toujours les vêtements de ma grand-mère. Certains de mes premiers souvenirs remontent à lorsque j’étais dans son armoire en train d’admirer ses belles pièces… J’étais tellement fascinée par son style dès mon plus jeune âge, elle reste une grande source d’inspiration pour moi et ma marque.

Votre style est simple, monochrome et très élégant, et il est immédiatement reconnaissable. D’où vient votre inspiration ?

Je suis vraiment inspirée par la simplicité scandinave et l’énergie américaine. ANINE BING est un mélange parfait de style intemporel et d’avant-garde rock’n’roll.

Pourriez-vous nous parler un peu de votre processus de création ? A-t-il changé depuis Covid ?

Je puise mon inspiration dans tout ce qui m’entoure : la photographie, les voyages, l’art et l’architecture. Je commence toujours par rassembler des images, créer un tableau d’humeur, puis définir l’histoire et la palette de couleurs.

Lorsque Covid a frappé, tout le monde a commencé à travailler à domicile, ce qui signifie que notre processus créatif a dû s’adapter. Cependant, mon équipe et moi-même avons pu nous adapter rapidement et nous assurer que nous produisions des pièces que nos client·e·s pouvaient intégrer dans leur garde-robe à ce moment-là. Par exemple, nous avons lancé AB Sport l’année dernière, qui a trouvé un écho auprès de celleux qui faisaient de l’exercice à la maison ou se prélassaient en jogging.

Votre nouveau it-bag, le Nico, est un magnifique modèle d’inspiration vintage. Comment l’avez-vous imaginé ?

Confectionné dans un tissu pied-de-poule texturé de couleur crème et noire, le sac Nico est un choix facile pour intégrer un soupçon de motif saisonnier à tout look monochrome. Sa silhouette simple mais sophistiquée est suffisamment spacieuse pour y ranger vos essentiels quotidiens, et suffisamment compacte pour passer confortablement du jour à la nuit.

Comment choisissez-vous les personnes avec lesquelles vous collaborez ?

Les personnes créatives sont une véritable source d’inspiration. Je pense également que les collaborations sont l’avenir de l’industrie de la mode. Nos récentes collaborations avec Terry O’Neill et Helena Christensen sont parmi mes moments préférés pour la marque.

Des images de Kate Moss dans les années 90 figurent sur de nombreux moodboards que j’ai mis en place… Travailler avec Terry O’Neill pour faire figurer son image emblématique sur notre sweat-shirt Ramona et notre t-shirt Ida était un rêve devenu réalité.

Pendant le confinement, vous avez interviewé des entrepreneures sur Instagram (Elle McPherson, Miranda Kerr…). Pourquoi est-il important pour vous de soutenir d’autres femmes dans l’industrie de la mode ?

Je crois que nous devrions célébrer les femmes tous les jours. J’adore entendre d’autres femmes entrepreneures parler de ce qu’elles font et de la façon dont elles aiment s’habiller.

Nous avons également un partenariat à long terme avec l’organisation à but non lucratif Dress for Success. Elle permet aux femmes d’atteindre l’indépendance économique en leur fournissant un réseau de soutien, des vêtements pour le travail et des outils de développement pour les aider à s’épanouir. J’aime avoir une marque qui promeut l’empowerment, la diversité, l’équité et l’inclusion de toutes les femmes.

Quel conseil donneriez-vous à une femme qui cherche à percer dans l’industrie ?

Ayez une vision claire et tenez-vous-en à celle-ci. Entourez-vous de personnes qui comprennent cette vision… Engagez-vous également auprès de votre communauté sur les réseaux sociaux et n’ayez pas peur de vous mettre en avant.

Que signifie « être élégant·e » aujourd’hui ?

Pour moi, être élégant·e signifie créer son propre uniforme. Trouver des pièces simples dans lesquelles vous vous sentez le mieux et les utiliser comme la base de votre garde-robe.

Enfin, qui sont vos icônes de mode de tous les temps ?

Kate Moss et Bianca Jagger. Leur style personnel est l’exemple même du chic sans effort…

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