AMANDA MAIR, LA BELLE ENVOLÉE

Photos, (c) Kjell Persson

Elle a 18 ans, vient du grand froid et a une voix envoûtante. Rencontre avec la Suédoise Amanda Mair, dont l’album sort le 28 janvier en France.

 
Paulette : Tu avais seulement 14 ans quand tu as été découverte. Raconte-nous ton incroyable histoire…
Amanda : Oui, c’était il y a quatre ans. Ma mère m’a demandé si je voulais faire des chansons. J’ai trouvé l’idée marrante donc j’ai enregistré trois chansons cette année-là avec un mec qui s’appelle Tom. Après l’enregistrement, on s’est dit "Ok, c’était sympa, merci,  au revoir". Je n’ai même pas écouté les chansons, je ne les aimais pas tellement.  Deux ans plus tard, à 16 ans, Tom m’a rappelée car un ami à lui, qui bosse dans un label, voulait me rencontrer. J’étais très surprise, j’avais presque oublié les chansons que l’on avait enregistrées. Et c’est comme ça que j’ai rencontré Johan du label Labrador.
 
Comment s’est passée la rencontre ?
Quand j’ai rencontré Johan, je n’avais aucune idée de comment fonctionnait le milieu de la musique, je n’attendais pas grand chose de cette rencontre. Mais il aimait vraiment les chansons. Il m’a proposé de m’envoyer des démos de ses compositions et, si j’en aimais une, on pouvait l’enregistrer. J’ai donc enregistré quelques morceaux, comme House, qui est devenu mon 1er single,  et le début de mon album !
 
"Les gens trouve ma musique vieillotte, moi pas."
 
Ta musique est vraiment très riche et élaborée. Comment est-ce possible d’avoir tant de connaissances musicales à 18 ans seulement ?
J’ai écouté beaucoup de musique. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais ce que mes sœurs écoutaient. Beaucoup de gens me disent que ma musique sonne "vieillotte", moi je ne pense pas. Mais c’est peut-être à cause de l’influence de mes sœurs qui ont six et dix ans de plus que moi. Sur cet album, j’ai travaillé avec beaucoup de personnes qui m’ont également inspirées.

Photo( c) Joel Barhmand

 
Ressens-tu de la pression en raison de ton jeune âge ?
L’album est sorti en février en Suède. Avant la sortie, les gens parlaient beaucoup de l’album, il y avait des articles dans la presse. C’était un peu étouffant pour moi, je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, c’était tout nouveau. J’ai ressenti de la pression parce que je ne savais pas si l’album allait plaire ou pas.
 
Dans ton clip Sense, on te voit porter une pancarte sur laquelle est écrite  "Who is Kate Bush ?", puis une autre "I prefer Spice Girls". Tu en as assez d’être comparée à Kate Bush ?
Amanda : Je ne peux pas dire que je suis fatiguée d’être comparée à elle parce que c’est vraiment une chanteuse incroyable.  J’aime beaucoup  sa voix. Mais je ne l’avais jamais vraiment écoutée, je connaissais à peine sa musique quand les gens ont commencé à me comparer à elle. Pour le clip, je pensais que c’était marrant de le faire.
 
Et tu préfères vraiment les Spice Girls ?
Oui, quand j’étais très jeune ! Aujourd’hui c’est fini ! (Rires.)
 
Quelles sont tes influences ?
J’écoute beaucoup Ane Brun, elle est Norvégienne, Anna Ternheim. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais beaucoup Norah Jones. J’aime aussi beaucoup Bon Iver.
 
Tu es toujours étudiante. Comment arrives-tu à concilier l’école et ton récent succès ?
J’essaie de faire au mieux. Comme je suis inscrite dans une école de musique, mes professeurs font en sorte d’être arrangeants. Je peux rendre mes devoirs par email. Mais là, j’ai des exams, donc je sais que les deux prochaines semaines vont être stressantes. Mais quand on veut, on peut.
Photo (c) Joel Barhmand
 
Avant ta majorité, tes parents t’accompagnaient à tes concerts. C’était comment ?
Le concert fini, ils insistaient pour me ramener directement à la maison. Mais je n’ai jamais trouvé ça étrange. D’ailleurs, encore aujourd’hui, ils continuent à m’accompagner.
 
Pour cet album, tu n’as pas écrit les paroles. Est-ce quelque chose que tu as envie de faire dans le futur ?
C’est mon but et mon rêve d’avoir un album avec des chansons écrites par moi. Je vais travailler aussi dur que possible, mais il faut du temps ! Ça n’enlève rien à celles de l’album, auxquelles je me sens complètement connectée, même si je n’en ai pas écrit les paroles.
 
Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Je veux revenir jouer à Paris. Je suis amoureuse de cette ville. Je ne l’ai pas assez visitée ! J’espère que vous aimerez mon album, comme ça je vais pouvoir revenir très vite !
 
Un mot pour les Paulette ?
Ça a marché pour moi donc si vous voulez vraiment faire quelque chose dans la vie,  alors il faut vous battre pour obtenir ce que vous désirez. Après, vous vous sentirez heureuses !
 
AMANDA MAIR :: AMANDA MAIR
Labrador / 323 records
Sortie le 28 janvier 2013
 
 
 
 
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