ALEXIS AND THE BRAINBOW, PETITS BOUCHONS LYONNAIS


Crédits photos : Thibault MAUREL et Valérie ARCHENO
 
Brainbow, c’est le groupe Made In Lyon qui souffle un vent de pop indé façon MGMT sur la capitale. Alexis l’auteur-compositeur-interprète, Giles le guitariste, Lucien le batteur et Thimothée le bassiste, à la tête de cette nouvelle vague 2.0, s’inscrivent dans le répertoire musical hexagonal avec leur premier EP “A Young Gun”.
 
Paulette :Vous êtes un groupe lyonnais, vous vous êtes produits plusieurs fois au Ninkazi, ainsi qu’aux Nuits de Fourvière à Lyon et vous avez fait plusieurs scènes parisiennes cette année, dont l’Olympia.Qu’est-ce que vous aimez le plus : jouer à Lyon ou à Paris ?
Alexis :Sans chauvinisme, nous adorons jouer dans ces deux villes. C’est toujours agréable de prendre la route avant un concert. Ces quelques heures de route nous permettent d’évacuer et de partager beaucoup de choses. Mais c’est aussi plaisant de jouer à domicile et de ne pas avoir à faire 5 h de bagnole, entassés les uns sur les autres avec une tonne de matos.
 
Pourquoi avoir appelé votre groupe “Alexis and the Brainbow” ?
Brainbow est un terme scientifique donné à un scanner mettant en évidence et en couleurs les neurones. Une amie étudiante en neurosciences nous a suggéré ça et nous avons tout de suite adhéré. Le mot nous plaisait et les images que cela gênerait correspondaient à notre univers : quelque chose de pop, de coloré, mais aussi de psyché.
 
Pourquoi avez-vous choisi de mettre Alexis en avant dans le nom de votre groupe ?
À la base, le projet est né de mes compositions. Nous aimions les noms composés et un groupe nommé Brainbow tout court existait déjà aux États-Unis, alors nous avons choisi mon prénom en préfixe.
 
Si vous deviez choisir un mot pour décrire votre EP “A young gun”, lequel choisiriez-vous ?
Un seul mot, c’est difficile… Je dirais “kiwi” !


 
Alexis, tu as écrit entre autres “Flow”, une chanson au texte évoquant l’altermondialisme et “Haircut” qui parle de la sensualité qui émane d’un shampoing fait par un coiffeur.  Où puises-tu ton inspiration ?
J’ai écris le texte de “Flow” en voiture en allant en Lozère. Et j’ai pensé le texte de “Haircut” en me faisant shampouiner les cheveux chez le coiffeur. Dans les deux cas, l’inspiration fut spontanée et immédiate. Ce sont deux émotions différentes qui ont déclenché l’écriture de ces deux textes. Je trouve l’inspiration dans ce qui m’émeut, me chagrine et m’excite.
 
Tu as un jour confié que les deux morceaux qui vous ont donné envie de composer étaient : “La Ritournelle” de Sébastien Tellier et “Sleeping Song” de Sébastien Schuller. Obsédés par les musiciens nommés Sébastien ?
Haha non, ce sont les deux seuls Sébastien musiciens que je connaisse. Ces deux musiques ont provoqué en moi le désir de composer des mélodies. Elles ont touché profondément ma sensibilité. Elles m’ont transporté, permis de voyager, de rêver. C’est ce pouvoir que peuvent avoir les notes entre elles qui m’a attiré vers la composition.
 
Il y a plusieurs remixs sur votre EP, en collaboration avec Spitzer pour “Haircut”, MKRMX sur  “A young gun” et Benjamin Fincher pour le titre “All the way”. Un lien entre les 3 titres ?
Nous avons choisi ces trois titres, car nous pensions qu’ils avaient le potentiel pour être emmenés autre part, dans un autre univers. C’est plus qu’intéressant de confronter son univers à celui d’autres musiciens. C’est surprenant et enrichissant aussi.
 
Comment avez-vous choisi les artistes avec lesquels vous avez collaboré pour remixer ces morceaux ?
Daft Punk planchait sur “Random Access Memories” et n’était donc pas disponible. De même pour Kevin Parker et Cerone qui avaient du pain sur la planche (rires). Heureusement les rencontres et les connexions (Mikrokosm) ont rendu ces remixs possibles. Benoît Bel (le réalisateur sur cet EP) et nous-mêmes avons contacté plusieurs artistes pour ces remixs et nous avons ensemble, retenus les plus intéressants.
 
On vous a souvent comparé à MGMT depuis vos débuts. Comment le perçois-tu ? Est-ce plus un compliment ou… pas ?
Il y a des choses que l’on aime et d’autres que l’on apprécie moins dans la musique de MGMT. Ça ne peut pas être une malédiction mais plutôt un compliment d’être comparé à eux. Ce ne sont pas nos modèles, mais si nous pouvions rencontrer le même succès nous serions plus que comblés.
 
En regardant la pochette de votre EP, on a l’impression de voir l’oeuvre de Magritte et qu’il ne manque plus que la mention “Ceci n’est pas un pistolet en dessous”. Peut-on dire de “A young gun” : “Ceci n’est pas un premier EP, mais le dernier avant un prochain album” ?
On l’espère ! En effet, notre frustration devient de plus en plus grande. Nous voulons faire un album !
 
Une petite dédicace à Paulette ?
Vous êtes fraîches !

 
ALEXIS AND THE BRAINBOW :: A YOUNG GUN (EP)
 

Concerts :
Le 14 juillet à la Soirée Paulette au Nuba à Paris
Le 19 juillet aux Nuits de Fourvière à Lyon

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