6 VILLAGES OÙ PARTIR EN EUROPE CET ÉTÉ

Avec la réouverture des frontières dans l’espace Schengen, nos perspectives de voyage ont évolué. Et notre envie d’ailleurs aussi. Seulement cette année, on veut faire les choses autrement. Miser sur le slow travel, cet art de prendre le temps. De visiter au rythme local, de se déplacer lentement – en train, en bateau ou en bus – et de polluer moins. Notre monde d’après sera respectueux de l’environnement ou ne sera pas, et ça vaut aussi pour nos vacances. On a déniché six villages logés aux quatre coins de l’Europe pour s’y mettre dès le mois prochain, et profiter en douceur.

Roussillon, France

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Niché dans le Vaucluse, Roussillon est aussi surnommé le village ocre. Et quand on voit les murs des maisonnettes qui délimitent les rues escarpées du bourg, on comprend. Enfin, en réalité, l’appellation vient plutôt de la nature qui l’entoure. Des gros rochers orangés qui s’étalent dans la forêt adjacente, au milieu des pins. Le lieu, d’ailleurs baptisé le sentier des ocres (parce que pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple), semblerait presque sorti d’un conte.

Voire incarner un Grand Canyon version franchouillarde. Donc avec de la bonne bouffe, un marché hebdomadaire qui sent bon les abricots gorgés de soleil, et forcément un petit troquet qui sert des Ricard (ou des grenadines) en terrasse, à toutes heures. De quoi nous charmer facilement. Côté foule, c’est le dosage optimal. On y trouve assez d’agitation pour pouvoir profiter d’une soirée animée, mais pas trop pour éviter de se choper une crise d’agoraphobie sévère. Et regretter notre 18m2 confiné (si, c’est possible).

Manarola, Italie

https://www.instagram.com/p/CBjNReXhZSd/

Riomaggiore a envahi notre feed Insta l’année dernière, c’est comme ça qu’on a découvert les Cinque Terre. Cette région de l’Ouest de l’Italie qui plaît tant aux influenceuses nous donne de l’espoir ; peut-être qu’un selfie devant la crique désormais emblématique nous aidera à – enfin – franchir le seuil des 1000 abonné.e.s ? (On stagne péniblement à 921). On peut toujours rêver. En attendant, pourquoi ne pas remonter la côte vers Manarola, hameau tout aussi charismatique et peut-être moins prisé que le précédent. Un site dédié le décrit comme un « joli petit village aux rues tranquilles avec bon petits restaurants » – aka les mots magiques.

En parcourant Instagram (encore), on tombe sur des photos d’apéro Spritz-antipasti avec vue sur la baie, et ses habitations colorées. On ne sait pas vraiment ce qui nous séduit le plus, mais rien que de s’imaginer en bord de Méditerranée, la brise du soir sur notre visage et une Caprese dans notre estomac nous fait baver d’envie. Tellement, qu’on finit par en oublier les réseaux. 

Cudillero, Espagne

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On a clairement un faible pour les petites maisons qui toisent l’eau turquoise. Sauf que là, on mise sur l’Atlantique. Le temps est moins garanti que dans le sud de l’Italie mais la côte sauvage des Asturies charme au-delà de sa météo incertaine. Cudillero est pittoresque, mais fréquentée en été. Comprendre que l’on peut à la fois se mêler aux touristes locaux et européens pour un verre, ou un filet de poisson tout juste pêché (les bateaux, très attendus, débarquent au port à 17 heures avec leurs trouvailles), et retourner s’isoler loin des humains plus tard dans la journée. Face à l’océan. 

La plage du Silence est peut-être celle qui nous tente le plus. Déjà parce que son nom inspire le calme que nos cerveaux surchargés réclament. Et aussi car la route sinueuse qui y mène ne rend l’arrivée que plus appréciable. Il faudra y accéder par un sentier perdu qu’on suit jusqu’en contrebas d’une falaise. Pas de sable mais des galets, et un cadre enchanteur qui revigore. Idyllique.

Ericeira, Portugal

https://www.instagram.com/p/CBuwZOog-K1/

L’office du tourisme locale l’appelle la « réserve du surf ». Et les surfeurs “le coup de coeur absolu”. Autant vous dire que notre envie d’y mettre un pied dépasse de loin celle de réussir à s’asseoir chez Pink Mamma en moins de cinq minutes. Et avec le label Safe Travels que le Portugal vient de décrocher, le feu est clairement au vert pour traverser l’Europe en suivant les voies ferroviaires, plein.e.s d’espoir quant à une potentiel victoire face aux vagues. Ou simplement en rêvant de pouvoir enfin tenir debout sur la planche. 

On a toujours mis notre échec sur le dos de notre – grande – taille, refusant de croire à un manque notoire de talent dans le domaine. Alors qu’en fait, on est juste très très nulle. Mieux vaut tard que jamais : c’est décidé, Ericeira va nous réconcilier avec le surf. Et si au bout d’une semaine, l’échec est toujours cuisant, on se réconfortera en engloutissant notre poids en pasteis de nata. Une perspective qui nous réjouit d’ailleurs plus que le sport. 

Dimitsana, Grèce

https://www.instagram.com/p/CBlWTITF_KR/

Souvent, quand on pense à la Grèce, on a tendance à imaginer les Cyclades. D’ailleurs, l’archipel qui héberge Mykonos (et feus les Ch’tis) ressemble exactement à l’idée qu’on s’en fait : petites maisons blanches, volets bleus, et tonnes de souvlakis (des brochettes de viande au tzatziki glissées dans un pain pita) qu’on déguste au petit matin en rentrant d’une boîte sur la plage. Mais le continent aussi, abonde en dizaines de spots qui donnent envie. Comme Dimitsana, village du Péloponnèse à quelques dizaines de kilomètres de la célèbre Sparte.

Cette fois, on ne chante pas les louanges du littoral mais celles de la région montagneuse qui surplombe une vallée à la nature luxuriante. On y va pour de longues randos dans les gorges de Loussios, en longeant les falaises habitées par des moines, et décorées de centaines de fleurs violettes. On peut même visiter les cabines encastrées qui servent de monastère et d’églises depuis le XIIe siècle. Historique. De retour dans le centre, on arpente les escaliers des rues piétonnes jusqu’à trouver le Graal : une petite terrasse où se désaltérer et picorer fêta nature et feuilles de vigne.

Tunø, Danemark

https://www.instagram.com/p/BTOwAshlekM/

L’île de l’archipel de Horsens est interdite aux voitures. On y arrive par bateau depuis la ville de Hou, au Nord du pays. Sur place, 112 habitant.e.s et une nature préservée. Le seul moyen de transport pour en faire le tour (3,5 km2, rapide) reste le vélo, ou des sortes de wagons rattachés à des tracteurs. On optera pour le premier, qu’on loue à Tunø By (Tunø village) où on repasse pour déjeuner. Là-bas, le fumoir, Tunø Røgeri, propose des tartines de saumon ou de maquereau fumés sur pain noir, agrémentées de radis, ciboulette et cream cheese.

Le temps semble comme suspendu, loin du tumulte des stations balnéaires bondées du Sud de l’Europe. Et l’atmosphère apaisante nous convainc d’adopter certains de ces réflexes bienfaiteurs sur le long terme. Plus que ressourcé.e, on reviendra certainement de ces vacances d’été inspiré.e à faire mieux, en privilégiant la lenteur. Un changement nécessaire, qui signe notre nouvelle ère.

Article de Pauline Machado

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