5 MOYENS DE PRENDRE SOIN DE SOI PENDANT LE COUVRE-FEU

C’est reparti pour un tour, ou presque. Impossible de sortir le soir dans de nombreuses villes de France. On fait quoi à la place ? On se fait du bien.

On avait eu vent de la rumeur d’un nouveau confinement, c’est partiellement le cas. Dans 54 départements de France désormais, sortir après 21 heures devient passible d’une amende. Une mesure entreprise, on ne vous l’apprend pas, pour tenter d’endiguer l’épidémie de Covid-19 qu’on peine à contrôler. 

Une restriction qui, aussi nécessaire soit-elle pour se protéger et protéger les autres, nous pèse, un peu. Surtout quand on a plutôt l’habitude d’occuper ces longues soirées d’automne par une vie nocturne rythmée et des retrouvailles en nombre. Et ne parlons pas de ceux et celles qui fêteront finalement leur anniversaire solo devant Vendredi tout est permis (coucou), plutôt qu’au resto. Pas dingue. 

Crédit : @yugnat999

Ce repos forcé, il peut clairement s’avérer difficile à gérer. Mais aussi l’occasion de se concentrer sur soi. Loin de nous l’idée d’instaurer de nouvelles injonctions, on veut plutôt proposer des alternatives sympa à ce que beaucoup voient – et on compatit – comme une énième preuve que 2020 est bel et bien une année à jeter. 

(Attendons tout de même le 3 novembre, on n’est pas à l’abri d’un miracle outre-Atlantique qui nous débarrasserait enfin du « crétin orange », comme l’appellent une partie – suffisante ? – de ses concitoyen·ne·s. L’espoir fait vivre.)

Retour aux façons de se cajoler 21 heures passées : on vous en liste cinq qui devraient vous réconforter et vous occuper plus concrètement qu’un binge-watching intensif des navets de Noël de Netflix.  

Maintenir tant bien que mal une vie sociale

Les journées sont désormais les seules plages horaires dispos pour profiter de l’extérieur et des autres, ou plutôt, de six personnes maximum. Qu’à cela ne tienne, on trouve des solutions pour ne pas se couper du monde complètement. Des brunches, des drunches (leur version alcoolisée), des soirées pyjamas ou des apéros moins tardifs que d’habitude. Le but, c’est de continuer à s’organiser une routine sociale pour éviter la déprime qui a des chances de nous guetter si on s’enferme. 

L’occasion de parler de tout et rien, de potentiels plans qu’on aimerait faire une fois qu’on pourra vivre sans risquer de contaminer la Terre entière, ou alors de se confier sur ce qui nous effraie, nous oppresse. Lâcher prise auprès de ceux et celles qui comptent pour remonter un moral peut-être un peu en berne, rythmer sa semaine, et apprécier davantage les moments à la maison quand on rentre.

En profiter pour se coucher tôt

Crédit : Warner Bros. Television

Et s’accorder une parenthèse apaisante qu’on s’autorise trop peu dans nos vies normales. Parce qu’on passe notre temps à courir partout et que, quand on s’arrête, c’est souvent pour scroller sans fin sur les réseaux. Le soir, on finit généralement par poursuivre le rituel dans son lit jusqu’à pas d’heure, avant de sombrer devant une énième vidéo de chien qui retrouve son maître après des mois d’absence. Classique.

Le couvre-feu permettra peut-être de réévaluer le moment où on décide d’aller sous la couette et de le décaler à une heure plus raisonnable, pour recharger réellement nos batteries. Ou encore s’imposer de nouvelles règles dans la chambre : pas d’écrans dès qu’on passe la porte. C’est tentant mais en fin de compte, leur utilisation affecte notre cerveau, nuit à notre sommeil et donc à notre repos. En adoptant cette nouvelle routine, on prend soin de sa santé mentale et de sa santé tout court, aussi. 

Parler avec soi-même (si, si)

« Nous traversons une période très difficile », confirme Dre Edith Eger, psychologue de 93 ans et survivante de l’Holocauste, dans une interview pour Stylist. « Nous n’étions pas préparés à cela, et c’est pourquoi c’est si dur. » Elle l’assure : « Ce que les gens doivent faire, c’est devenir un très bon parent pour eux-mêmes et prendre en charge leurs pensées – la façon dont vous pensez façonne la façon dont vous vous sentez, donc si vous êtes capable de changer votre façon de penser, vous pouvez changer votre vie. Je vous le garantis ».

Un bon parent pour soi-même, d’après l’experte, c’est veiller au grain, vérifier que tout va bien et engager des conversations nécessaires. « Je demande aux gens de ne pas traiter cette période comme une crise, mais comme une transition dans laquelle ils peuvent développer leur dialogue intérieur », détaille-t-elle. 

Plus concrètement, elle développe : « Quoi que vous fassiez, demandez-vous : ‘Est-ce que c’est bon pour moi ? Est-ce que cela va me donner du pouvoir ?’ Je pense que le mot magique est ‘permission’ – donnez-vous la permission de ressentir les sentiments et de les inviter à entrer », poursuit la spécialiste. « Si vous êtes en colère, c’est OK. Il n’y a rien de mal à légitimer un sentiment – il n’y a pas de ‘bon’ ou de ‘mauvais’ sentiment. Alors quand il arrive, invitez-le, asseyez-vous et donnez-vous la permission de le ressentir. » A essayer.

Se faire du bien avec ses mains (ou autre)

Crédit : HBO

Le selfcare, ça passe aussi par la découverte de son corps et de son plaisir. En solo, dans le cas présent. Il paraît d’ailleurs que la masturbation ait des vertus non négligeables en termes de bien-être mental. Le sexe au sens plus large serait même un anti-dépresseur naturel. Ça tombe bien. 

Tout ce temps qu’on a de nouveau sur les mains semble l’opportunité rêvée pour les utiliser, et explorer ce qui nous fait jouir – qu’on soit déjà experte en la matière ou non. Une autre étude lierait même l’activité à un renforcement de notre immunité… Nous faut-il vraiment d’autres raisons pour céder la tentation ?

Faire comme on peut

Même si ça signifie binge-watcher les navets de Noël de Netflix. Perso, j’attends la suite de A Christmas Prince (que le géant du streaming ne semble pas encore décidé à produire) avec une hâte certaine. Après le mariage et le bébé, je frétille d’impatience à l’idée de découvrir les futures aventures du couple royal. A Christmas Prince : Dépression post-partum ? A Christmas Prince : Bébé ne fait pas ses nuits ? A Christmas Prince : Plus de libido au château ? Hâte, je vous dis. 

Tout ça pour dire que ce qui compte, c’est d’appréhender la situation en douceur, d’y aller à son rythme, avec bienveillance, et surtout sans culpabilisation. Si on réussit à rendre productive nos soirées confinées, c’est bien. Mais sinon, c’est bien aussi. Tant qu’on s’écoute. 

En parlant de s’écouter, je viens de me rappeler que j’ai zappé le replay de L’Amour est dans le pré cette semaine. Et après consultation de mes propres émotions, la conclusion est sans appel : le regarder maintenant me rendra heureuse. Alors, bonne soirée !

Article de Pauline Machado

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