5 FAITS INSOLITES SUR L’ISLAM

Depuis plusieurs années, la religion soulève de nombreux débats et se trouve au centre de maintes polémiques. Et ce n’est pas tant les fondements théologiques que l’ignorance de ceux qui en abordent le sujet qui en est la cause. Aujourd’hui, on vous présente quelques anecdotes et faits peu connus de l’islam. Si certains peuvent vous surprendre, on espère surtout que cela vous permettra d’avoir une meilleure connaissance et peut-être un autre regard sur cette religion souvent décriée.

© Juliette Mita

1. L’islam et les autres religions

Dans la logique interne à la théologie islamique, la Révélation se situe dans le prolongement des principes éthiques et moraux présentés dans la Torah et l’Évangile. S’il vient poursuivre et complété l’enseignement reçu, l’écrit coranique reprend un précepte divin égal à lui-même depuis toujours. Ses paroles font référence à une même réalité ultime, une et indivisible, celle d’un logos divin émanant continûment de Dieu. Celui-ci aurait ainsi été donné à Moïse dans le désert du Sinaï, avant de s’incarner dans le sein virginal de Marie. C’est la raison pour laquelle on retrouve dans le Coran des références aux écrits judéo-chrétiens. La tradition biblique présente ainsi les deux fils d’Abraham, Isaac et Ismaël, comme les ancêtres respectifs des Israélites et des Arabes. 

2. La femme du Prophète

Considérée dans l’islam comme la « mère des croyants », Khadija est une femme hors du commun dont le prophète dira : « la meilleure des femmes de ma communauté a été ma première épouse … »

Alors qu’il n’avait que 25 ans, Mohammed s’en alla travailler chez Khadija, une riche commerçante Mecquoise de 40 ans. Remarquant une profonde sagesse chez celui qui deviendra le Prophète, celle-ci avoua quelque temps plus tard son amour et lui demanda sa main. Après 15 ans de mariage heureux, la première révélation de Dieu à Mohammed se manifesta. Une période difficile et remplie de souffrances s’en suivit et Khadija se montra de montra d’une grande patience et d’un soutien inébranlable. Apaisant les angoisses de son mari, elle l’encouragea à mener sa tâche de Messager correctement et fût ainsi la première à embrasser l’islam. Khadija ayant une place particulière dans le coeur du Prophète, il ne se remettra jamais de son décès.

3. La polygamie 

La notion de polygamie en islam est souvent mal comprise, donnant ainsi lieu à des discours erronés sur le sujet. En vérité, la Révélation coranique est apparue dans l’Arabie du VIIème siècle, société dans laquelle la polygamie était une pratique largement répandue. L’objectif de la religion a alors été de limiter cet usage en le régulant et en le soumettant à la contrainte de traiter équitablement ses épouses. S’il arrive que la polygamie soit encore pratiquée aujourd’hui, elle n’en est pas moins fortement déconseillée et relève d’un interprétation abusive du texte religieux. En outre, une lecture globale de l’ensemble de livre sacré rend celle-ci tout simplement irréalisable, comme en témoigne la Sourate 33 du Coran : « Dieu n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine de l’homme … ».

4. Le voile

On peut lire dans le Coran (sourate 33, Les coalisés, verset 59) :

« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs mantes : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux. »

Ce verset bien connu a fait couler beaucoup d’encre et se trouve au centre de nombreux débats depuis plusieurs décennies. S’il exprime une recommandation de se vêtir de manière décente et bienséante, c’est avant tout une attitude de pudeur et de retenue qui est recherchée. Ainsi, aucune mention explicite de couvrir la chevelure ne figure dans le livre sacré. Libre à chacun donc d’interpréter cette parole divine comme il l’entend.

5. La figure maternelle

La rôle de la mère en islam est souvent illustrée par le hadith qui enseigne que le paradis se trouve sous les pieds des mères. Si l’authenticité de ce dernier n’est pas assurée, l’idée qu’il transmet n’en est pas moins vraie. La tradition coranique insiste en effet sur l’obligation de respect et de bon traitement des enfants envers ses parents. Néanmoins, elle concède à la figure maternelle une dimension supérieure, comme en témoigne le hadith suivant, la piété filiale : 

Un homme vient chez le Messager de Dieu et lui dit : 
« Quelle est la personne qui mérite le plus ma bonne compagnie ? »
« Ta mère », répondit-il
« Et qui ensuite ? »
« Ta mère »
« Et qui ensuite ? » 
« Ta mère »
« Et qui ensuite ? »
« Ton père »

Article de Juliette Mita

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