5 FAÇONS D’AIDER L’UKRAINE À SON NIVEAU

La guerre gronde en Ukraine depuis le 24 février dernier. Sur place, la population est dévastée. Celleux qui ont pu partir, qui ont dû tout quitter, se retrouvent démuni·es. Voici 5 façons d’aider, que l’on ait les moyens ou non.

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Réserver une ou plusieurs nuits sur Airbnb

C’est l’idée d’un internaute pour s’assurer que la somme versée parvienne directement aux civil·es ukrainien·nes. “Louer” une nuit, ou plusieurs, dans un appartement de Kyiv, de Marioupol, de Kharkiv. Des villes pour la plupart assiégées et bombardées par les forces russes, et dont une grande partie de la population a dû fuir. 

Le principe est simple : on se rend sur l’application, on tape le nom d’une de ces localisations et on choisit un logement à des dates proches, pour que le montant arrive sur le compte bancaire de l’hôte dans de brefs délais. Et puis, on pense à décrire notre démarche dans le message qui accompagne la réservation, précisant bien sûr qu’on ne viendra pas (on ne sait jamais) et ajoutant quelques mots de soutien, particulièrement précieux en ces temps tragiques.

CNN rapporte d’ailleurs un exemple bouleversant de cette entraide. Celui d’Andre Osypchuk, marin à la retraite et hôte Airbnb à Kyiv, resté sur place avec sa femme et ses deux enfants. Il y a quelques jours, il a remarqué qu’une jeune femme de Brooklyn qui avait loué son logement trois ans auparavant pour rendre visite à de la famille sur place, venait de confirmer une nouvelle location d’une semaine. Depuis, les demandes affluent. « Merci beaucoup pour votre aide, qui est tellement nécessaire maintenant », peut-on lire dans son message de réponse. « Je fais la queue pour de la nourriture depuis ce matin, que je peux maintenant acheter avec l’argent que vous avez envoyé ».

Devant l’engagement des utilisateurs et utilisatrices, Airbnb a également décidé de supprimer les frais des deux côtés.

Manifestation de soutien à l'Ukraine en Angleterre
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S’inscrire pour héberger des réfugié·es chez soi

Au 10 mars, près de 7 500 réfugié·es ukrainien·nes étaient arrivé·es en France. Pour aider à leur accueil, nombreux·ses Français·es se sont proposé·es de les héberger à domicile. Un moyen de fournir un toit mais aussi de contribuer à leur insertion sociale. Comment entrer en contact avec les personnes dans le besoin ? Par le biais de plateformes créées par des bénévoles, recensées sur un site dédié créé par le gouvernement le 4 mars dernier

Sur “Solidarité accueil réfugiés ukrainiens” notamment, conçue bénévolement en quelques jours par un développeur informatique, il n’y a qu’à renseigner sa ville, son département et la capacité de logement pour devenir hôte. Les ressortissant·es ukrainien·nes peuvent ensuite envoyer un message à l’hébergeur·se, d’abord anonyme et sans partage de coordonnées. En quelques jours à peine, 68 inscriptions et 17 hébergements avaient été enregistrés. 

Faire des dons alimentaires, vestimentaires ou financiers

Partout en France, les points de collecte s’organisent. Il est possible de déposer directement des sacs de nourriture non périssable ou de vêtements, en se rapprochant des assos de sa ville ou directement de sa mairie. Afin d’être efficace, il est important de se renseigner sur les produits nécessaires avant de se déplacer.

Au 1er mars, détaille France 3, l’ambassade d’Ukraine précisait avoir besoin des produits suivants : des fournitures pour bébés (lait maternisé en poudre, petits pots, couches), des produits d’hygiène : dentifrice et brosses à dent, gel douche, shampoing (sec si possible), savon, dentifrice, brosses, serviettes hygiéniques, coton, serviettes en papier, masques réutilisables et jetables ; soins : bandages, pansements, médicaments grippaux, rhumes, antidouleur, antiseptique, alcool médical ; et enfin des équipements divers : tentes, couvertures thermiques de survie, plaids, matelas, oreillers tentes, sacs de couchage, lits de camp et réchauds, serviettes en microfibre, sets de vaisselle réutilisables, piles, bougies, lampe-torches, cartes SIM (qui fonctionne avec l’Ukraine).

Soutien à l'Ukraine
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Pour ce qui est des dons financiers, le Comité international de la Croix-Rouge, Première Urgence Internationale et United Help Ukraine interviennent sur place et disposent de plateformes dédiées. On peut également se rapprocher d’ONG locales dont les actions sont spécialisées. Par exemple, les ONG de défense des droits des personnes LGBTQIA+ Fulcrum et Gay-Alliance Ukraine décrivent sur leurs sites ce qui leur est primordial pour continuer à venir en aide aux personnes de la communauté qui sont restées.

À Coeur, l’asso fondée par Paulette, organise également une collecte dont les fonds sont destinés à Choose Love, qui vient en aide aux réfugié·es, et se fait le relais d’une liste de ressources précieuses.

Partager des infos sûres et vérifiées

Autre action nécessaire : se renseigner et sensibiliser son entourage à ce qui se passe sur place. Il est essentiel de diffuser des infos et des témoignages qui décrivent la réalité sur le terrain, ainsi que les enjeux politiques qui ont mené à cette situation dramatique. Mais pour le faire bien, il faut absolument s’assurer de la fiabilité des sources que l’on partage. En temps de guerre, l’information est cruciale, et la désinformation, une arme à ne pas prendre à la légère.

Des exemples de reporters français à suivre : Charles Villa et Camille Courcy, envoyé·es spéciaux de Brut ; Faustine Vincent, journaliste du Monde spécialiste de l’Europe de l’Est ; le journaliste franco-bélarusse Andreï Vaitovitch. Côté média, on jette un œil rigoureux au travail du très sérieux  média anglophone et indépendant The Kyiv Independent.

Manifester ou devenir bénévole

Enfin, pour celleux qui n’ont pas les moyens de donner de l’argent, des vêtements ou de la nourriture, il est toujours possible d’apporter un soutien physique. En manifestant contre la guerre dans la rue, ou en devenant bénévole pour une association afin de trier les produits amenés par le public. On peut également offrir des services de traduction, de cours de français, d’aide administrative…

Chaque petit geste compte, alors n’hésitons surtout pas.

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