20 TRUCS COOLS ET MOINS COOLS DE LA VIE DE TOUS LES JOURS QUAND ON EST MAMAN EN VILLE EN 2021

Manque de nature, richesse culturelle, lieux de vie trop petits... Entre rires et larmes, voici le topo d'un quotidien d'une famille à Paris, capitale de la France, de la mode, de Disneyland et des jardins publics avec pelouses interdites.

Avoir des enfants en ville (ou dans le cas présent, à Paris) est un joyeux mélange d’accessibilité à un tas d’activités et de parcours du combattant journalier.

Des avantages, des inconvénients. Des envies de tout plaquer pour vivre au milieu de la nature pour les protéger de la pollution. Ou à l’inverse, de remercier la variété d’options ludiques, éducatives et sportives de parvenir à les occuper un dimanche pluvieux, sans passer par un marathon abrutissant – pour nous, qu’on s’entende – de T’choupi ni une bagarre de boue dans le jardin. 

Maman d’une charmante enfant de 2 ans (les parents sauront que « charmante » est forcément, à nombreuses occasions, un gros mytho étant donné l’âge : on n’appelle pas ça les « terrible twos » pour rien), je me permets d’en énumérer quelques-uns ci-dessous. Voyez plutôt.

Et, du fond du coeur, bonne chance à tou·te·s.

casse tête chinois
© Studio Canal

Cool : Les apéros en terrasse, où chacune profite de son côté : moi en sifflant des Spritz, elle en courant (et criant) après de pauvres pigeons qui voulaient juste bouffer des miettes de pain moisi peinards.

Moins cool : La crainte que l’enfant chope toutes les saloperies du monde quand elle fait des châteaux de sable pieds-nus dans un parc du 18e.

Cool : L’invention de la Yoyo, poussette signée Babyzen, qui réussit la prouesse de se caler dans le plus petit des ascenseurs et de passer sur les trottoirs microscopiques de la capitale, engloutis par les tables de bistrots entre autres.

Moins cool : L’absence quasi totale d’ascenseur dans le métro qui, pour une mère valide, n’est que chiant et lourd 20 minutes, mais pour une personne à mobilité réduite est un scandale sans nom.

Cool : L’emmener construire des maisons en mousse à la Cité des Sciences, parce que c’est le meilleur endroit de la Terre. Et fondre quand elle pose, sur le haut de son crâne tel une couronne, son casque de chantier un peu trop grand pour sa petite tête.

Moins cool : Quand elle prend la barre du métro pour une glace (véridique et on est d’accord : excessivement dégueulasse).

Cool : Les sourires et regards compatissants des autres parents quand elle se laisse tomber de caprice sur le sol du Franprix du coin, parce que je ne la laisse pas croquer dans la plaquette neuve de beurre salé.

c'est quoi cette famille
© UGC

Moins cool : Le manque d’espace. Un loyer dans la capitale coûte un rein et clairement, après le prix des couches et du mode de garde, j’en ai plus à disposition.

Cool : La faire rouler très vite dans une rue en pente à bord de sa trottinette aux roues qui s’allument – que je pilote – et l’entendre éclater de rire. (Oui, je reste sur les trottoirs, oui je fais attention à ce qu’elle ne tombe pas, oui je m’arrête au feu rouge.)

Cool : Pouvoir appeler les baby-sitters au dernier moment pour aller manger un morceau en amoureux en bas de la maison rapidement.

Moins cool : Le moindre de ses cris dans un resto déclenche la haine des personnes aux tables alentour. D’accord, on était dans la même situation il y a 3 ans, mais un peu de répit tout de même. La ville n’est pas uniquement réservée aux jeunes cadres dynamiques qui détestent les gosses. Et puis, nous aussi on a envie de bouffer autre chose que purée-jambon un samedi soir sans débourser 50 balles en plus pour qu’on la surveille quand elle dort.

Cool : Avoir tous les spécialistes à deux pas, pour rassurer en quelques heures mes angoisses hypocondriaques et réaliser que oui, elle guérira très vite et sans soins intensifs de sa rhino-pharyngite. 

Moins cool : Les seuls animaux qu’elle croise sont des bouledogues, des shiba inu et des pigeons (encore) à une patte. Saura-t-elle différencier une vache d’un cheval à 10 ans ? Rien n’est moins sûr.

comme t'y es belle
© Wild Bunch

Cool : La possibilité de l’éveiller à plein de spectacles, ateliers et événements culturels de son âge autres que Guignol – pire cauchemar de mon enfance et personnage qui mériterait franchement des cours de communication non-violente. Et au shopping, il n’est jamais trop tôt.

Moins cool : L’impossibilité de lui dire d’aller « jouer dehors toute seule » comme ce que m’ordonnaient mes parents quotidiennement lorsqu’on vivait perdu·e·s dans un village de Haute-Savoie. « Jouer dehors toute seule », en ville, reviendrait à lui proposer d’aller faire du slalom entre les scooters. Pas dingue.

Cool : L’obligation de l’emmener au parc même le dimanche pour qu’elle se dépense autre part que debout sur le canapé. Une sortie qui se transforme en moment privilégié en famille à l’observer escalader le toit de la cabane à toboggan (puis potentiellement tomber et perdre sa dent de devant). 

Moins cool : Les habitant·e·s de l’appartement du dessus, qui décident de jouer du violon à 1 heure du matin, d’aller aux toilettes à 23 heures, de marcher dans leur salon, de vivre. La réalité des immeubles parisiens fait qu’on entend ses voisins respirer. Et à force, ça réveille celle qu’on a déjà mis une heure à endormir.

Encore moins cool : Savoir que quand elle fait des tours en courant dans le salon, surexcitée devant Pat’Patrouille, ou qu’elle décide de ne plus faire ses nuits pendant 6 mois (priez pour moi) ce sont eux, qui ont envie qu’on disparaisse très vite. 

Moins cool (décidément) : Se rendre compte qu’elle a l’air beaucoup plus épanouie à la mer, à la montagne, n’importe où tant qu’elle ne se prend pas de pots d’échappements en plein visage.

Très très cool : Savoir que, aussi chouette notre vie parisienne a été à trois, on déménagera bientôt à la campagne.

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